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 #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]

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MessageSujet: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Lun 4 Mar - 16:51



My heart aches when I'm by your side, I feel so lost but I don't know why.Dreams of love in the snow so white and tears of a princess who would kiss me. I will always find you.
La chaîne luisait, reflétant la lumière du soleil qui s'infiltrait par la fenêtre laissée entrouverte. A moitié allongé sur mon lit défait, la tête envahie par la musique déversée par mes écouteurs, je ne la quittais pas des yeux, le cœur battant au rythme des secondes qui s'écoulaient. Je sentis une perle s'écraser sur ma joue, goutte qui s'était détachée de ma mèche ébène et humide, se coulant dans une rainure de ma peau telle une larme échappée. L'impatience me nouait les entrailles, alors que l'illusion même de la revoir était une erreur. Et pourtant, je m'y brûlais les ailes, amoureux de cette image dans laquelle ce visage tant admiré finirait par revenir sous mes paupières dans une réalité toute autre que celle que m'imposait mon imagination. La sonnerie chassa le silence de la pièce, jusqu'à présent rendue vivante par mon unique respiration, et je décrochai, tout en me redressant les genoux relevés et les coudes abaissés sur ces derniers. J'écoutai les mots du détective, dernier service que je lui demandai avant de couper tout lien avec celui-ci. Je le remerciai, puis, après avoir raccroché et laissé tomber le portable sur le lit, j'enfilai une veste de cuir marron sur mon haut pâle. Alors, je saisis le pendentif entre mes doigts, le faisant rouler entre mon pouce et mon index, puis le glissai dans ma poche de mon jean. La porte de l'appartement claqua dans mon dos, et mes pas résonnèrent dans l'escalier, préféré à l’ascenseur dédaigné. Mes lunettes rejoignirent l'arrête de mon nez lorsque je rejoignis l'extérieur, puis, d'un bon pas, je m'engageai sur le trottoir. Le parc s'étendaient à quelques dizaines de mètres, offrant à la caresse du soleil les branches inclinées de nombreux arbres. Inconsciemment, je ralentis le pas, le regard attiré par ces familles qui savouraient cette journée qui attisait l'espoir d'un printemps proche, sur ces parents qui surveillaient leurs bambins avec une lueur de fierté dans leurs prunelles, ces enfants qui jouaient en toute innocence. J'avais connu cette félicité teinté de naïveté avant qu'elle ne me soit brutalement arrachée, avant de brusquement être forcé de côtoyer la maturité et l'âge adulte. Il n'y avait pas plus fragile que la mentalité d'un enfant non préparé à la vie. Des souvenirs de mes parents m'envahirent, de ces sourires perdus, de ce bonheur remplacé par la haine et les ressentiments. J'avais toujours eu du mal à comprendre comment un père aimant avait-il pu abandonner ses enfants de cette façon, avec un tel dédain horrifiant. Comment pouvait-on haïr la chaire de sa chaire, changer si brusquement d'avis au point d'en briser des vies ? La simple idée de connaître un tel chemin me donnait la nausée, et je détournais les yeux de ces chérubins qui s'ébattaient dans le sable. Je n'étais pas celui qui allait endosser le rôle du père avant des années, puisque les sentiments de la femmes que j'aimais s'étaient évaporés. D'autre part, ayant déjà du mal à assumer ma propre vie, comment faire avec celle d'un enfant ? Débat stérile puisque la chose était impossible. J'avais suffisamment à faire dans ma tête sans imaginer une nouvelle équation improbable. Le paysage se mit de nouveau à défiler sous mes yeux alors que ma main se refermer sur sa chaîne dorée que je ramenais contre ma paume, hors de l'étouffante geôle dans laquelle je l'avais placé. J'inspirai profondément, puis m'engageai hors de la verdure, de nouveau jeté dans une petite rue pavée et bordées de plantes et par la végétation. Et c'est avec une certaine curiosité que je regardai autour de moi, en songeant que Perle y avait grandie … tout comme Wen'. Quelle ne fut pas ma stupeur de l'apprendre, moi qui n'en savait pas plus sur elle qu'elle n'en avait su sur moi. Je ne lui avais jamais vraiment posé de questions, déjà trop obsédé par le peu que j'en savais et dont je raffolais malgré moi. Et pourtant, c'est dans ce décors qu'elles avaient toutes deux évoluées. Les sons de mes pas moururent alors que je m'arrêtais, le chiffre 627 dansant devant mes yeux. Le jardin ouvert, qui entourait sa propriété, n'était qu'à un pas, pas que je ne franchis qu'en prenant un grande inspiration. Je gravis la petite marche, m'arrêtai devant sa porte puis embrassai la porte de mon index. La sonnerie retentit derrière le panneau de bois et je retins mon souffle. Je ne savais vraiment pas comment elle prendrait mon débarquement dans son espace privé mais, de toute manière, je ne venais que lui rendre son bien. Une fois de plus, mon regard caressa la chaîne. Un sourire éclaira mon visage, au souvenir de la tristesse qui l'étreignait lorsque, par mégarde, elle l'égarait. Alors, je la serrais dans mes bras avant de l'aider à chercher partout, gagnant toujours un baiser lorsque j'y parvenais. Il m'était étrange de comprendre que ces petits instants, ceux qui m'avaient tant effrayés, étaient ceux aussi qui me manquaient le plus.


Dernière édition par Jake Hendricksen le Mer 6 Mar - 20:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Lun 4 Mar - 20:08


+ i just can't say goodbye.

« Bon sang, où est-ce que je l'ai mis ! » Un flot de vêtements s'éjecta de mon armoire, s'écrasant sur le sol de ma chambre. Il fallait que je le retrouve, je n'avais pas pu le perdre. Mon pendentif, mon précieux pendentif, cadeau de ma grand-mère maternelle. C'était une fleur de lys nacrée, parfaitement dessinée, attachée à une chaîne en or massif. Ce cadeau avait une valeur inestimable et je ne m'en séparai jamais. Comment avais-je pu le perdre ? Je tremblais, ouvrant des tiroirs à la volée, cherchant sous les meubles, dans chaque recoin de mon espace privé. Mais rien. Hier, tout le bas était passé à la loupe, sans succès. De rage, je jetais un bouquin contre le mur, me prenant la tête entre les mains. Mon état actuel n'était pas dû qu'à la perte de ce bijou o combien précieux, mais également au fait qu'il était de retour. Lui. Jake. Depuis notre dernière rencontre, je pensais à lui, de notre bref échange et également à notre...Baiser. Comment avais-je pu l'embrasser ? J'étais faible. Faible face à lui. Il arrivait à tellement me perturber que je n'arrivais plus à réfléchir correctement. Je le maudis de tout les noms avant de glisser mes bras sur mon ventre. « Ne t'en fais pas...Ton...Erm...Enfin tu sais...Il a juste un peu énervé maman, mais ca va aller hein? » murmurai-je avec tendresse à mon ventre. J'avais du mal à prononcer le mot « papa ». Il n'avait pas l'étoffe d'un père et il ne l'aurait sans doute jamais. Et pourtant, je m'étais un peu radoucie à son sujet depuis notre dernière entrevue car il n'était pas comme dans mon souvenir. Il était devenu plus...Adulte ? Peut-être, mais cela ne changerait rien au fait que j'avais pris une décision concernant mon avenir et Jake ne faisait pas parti de l'équation. Pourtant, j'y avais déjà pensée. Je le voyais tenant ce bébé dans ses bras, affichant un sourire posé, heureux, lui chantant une douce berceuse avant de le mettre au lit. Mais ce Jake là n'existait pas. Il n'était que dans mon imaginaire. Je ne pouvais pas supporter le fait d' expliquer à mon bout de chou que son père était parti « travailler » alors que lassé, il se serait peut-être trouvé de la compagnie pour passer le restant de la soirée. Je ne voulais pas re souffrir. Je fermai les yeux pendant quelques instants avant de ranger un peu la chambre et de descendre les escaliers, toujours une main posée sur mon ventre. Il était inutile que je vive dans le passé, je devais aller de l'avant. Et je devais commencer par retrouver ce fichu pendentif. Alors que je m'apprêtai à rentrer dans le salon qui était tout aussi bordélique que la chambre, la sonnerie de la porte d'entrée retentit. Je reculai de quelques pas, essayant d'apercevoir la silhouette qui se dessinait à travers la vitre brouillée. Je me dirigeai lentement vers la porte, essayant de me souvenir si j'attendais quelqu'un en particulier, j'ouvrais donc la porte avec un air maussade. « Désolée je ne suis pas inté...Jake ??? » Ma gorge se noua et mon coeur ralentit son rythme. Que faisait-il ici ? C'était impossible qu'il soit là. Il ne pouvait pas être là. « Comment as-tu eu mon adresse ? » m'exclamai-je sous le choc et également suspicieuse. Me suivait-il ? Comment avait-il pu savoir où j'habitais ? Et voilà qu'il se trouvait au seul endroit où je ne voulais pas qu'il se rende : chez moi. Je me pinçai l'arête du nez, visiblement sur les nerfs avant de lever les yeux vers le ciel. « Je n'ai pas de temps à t'accorder, je suis occupée. » Je fermai la porte derrière lui, du moins, c'est ce que je crue, vu qu'elle resta entrouverte sans que je m'en rende compte et cela pouvait être pris pour une invitation à entrer. Je marmonnai, attachant mes cheveux en une queue de cheval tout en allant vers le salon. « Non mais il est gonflé de venir ici. » dis-je à moi-même avant de fouiller sur la table basse, faisant tomber un magazine sur la maternité au passage. J'enlevais les nombreuses feuilles éparpillées sur la table, contenant des notes et des idées pour mon roman. Je jetais les feuilles sur le canapé en me massant le front. Je me tournai alors et poussa un cri de surprise en voyant Jake à quelques mètres de moi, dans ma maison. « Jake ! Mais ca va pas non ! Tu veux que je me chope une crise cardiaque ou quoi ? » m'écriai-je avant de retourner à ma fouille sans plus me préoccuper de lui. Je me figeai alors, à quatre pattes entre le divan et la table basse...Attends...Jake...Etait là ? Je me relevai tellement brutalement que je percuta la table avec ma tête. Je poussais un juron en me redressant légèrement pour m'asseoir au bord du canapé, tout en me massant le crâne. « Erm...Désolé erm...Pour le bazar... » murmurai-je, gênée.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Lun 4 Mar - 21:25



My heart aches when I'm by your side, I feel so lost but I don't know why.Dreams of love in the snow so white and tears of a princess who would kiss me. I will always find you.
La porte finit par s'effacer devant la jeune femme, dont la mine fatiguée et les traits tendus me renseignèrent sur son état, état dans lequelle je l'avais imaginé, état qui m'avait motivé à me rendre chez elle. Son entrée en matière me fit sourire, mais elle se rendit bien trop rapidement compte que je n'étais pas un vendeur de porte à porte, mais l'homme qu'elle redoutait visiblement de trouver un jour sur le pas de sa porte. Bonjour Wen'. fis-je d'un ton léger. Mais, plus qu'effrayée, c'était la stupeur qui déformait ses magnifiques traits, illustrée par la question qui ne manqua inévitablement de suivre et à laquelle je répondis en toute franchise. J'ai demandé à un détective. Je n'entrai pas davantage dans les détails, ne voulant une nouvelle et énième fois rappeler l'existence de ma sœur. Je n'étais pas venu pour lui en parler, et seul le pendentif, dont la perte la minait déjà, m'amenait sur son palier. J'entrouvris les lèvres, souhaitant lui expliquer le but de ma présence, mais elle pinça son nez en un geste si familier avant de m'envoyer paître que je dus écraser mon poing contre mes lèvres pour ne pas éclater de rire. Elle tourna les talons avant même que je ne puisse ajouter un mot, mais, étrangement, laissa la porte entrouverte. Je doutai qu'elle l'ait fait exprès, il ne pouvait donc s'agir que d'un lapsus révélateur. De toute manière, je me voyais mal repartir en la laissant dans cet état, et je poussai donc la porte sans plus tergiverser, pénétrant son intérieur, ce lieu intime qui, d'un coup d’œil, lui ressemblait tant que cela en était troublant. Chaque objet, chaque petites choses, parfois posées négligemment, me la rappelaient. Je penchai légèrement la tête, retirai mes lunettes de soleil, que je posai négligemment sur mes mèches brunes éparses, avant d'observer la pièce que je venais de pénétrer avec une curiosité non feinte. Je ne savais si là était la maison dans laquelle elle avait grandit, mais si je ne faisais pas attention, j'allai me poser bien trop de questions, dont, pour la plupart, je n'aurais jamais de réponses. Ainsi, je fis taire toute curiosité, ici mal placée, et la suivit dans une pièce que je désignai sans peine comme étant le salon. Je ne fis aucun commentaire, à l'écoute du sien, qui, loin de me miner, me fit sourire. J'aimai ce côté un peu sauvage qui la poussait à sortir ses griffes de temps en temps, ce qui m'avait poussé, jadis, à la taquiner plus de raisons. Elle se pencha, et j'eus du mal à détourner les yeux de son postérieur, me maudissant moi même pour une faiblesse que je ne parvenais, décidément, à maîtriser. J'allai reprendre la parole, mais mes yeux furent attirés par un magasine tombé sur le sol en un son mat, un magasine publié à l'attention de jeunes mamans, prodiguant des conseils pour la grossesse et le reste à venir. Je me penchai afin de le ramasser, étonné de voir un tel journal chez elle. Se pouvait-il … Inconsciemment, je cherchai dans la pièce des signes d'une quelconque présence masculine, d'autant plus qu'un enfant ne se mettait pas en route quelques jours à peine après … quoique … Je ne sais exactement ce que je ressentis, mais quelque chose se brisa, et je serrai les lèvres. Pourtant, ce n'était qu'un journal, dont la présence dans sa table basse pouvait être expliquée de mille manières différentes. S'il était unique … Sa voix me sortit de ma torpeur, mais c'est un visage pâle aux traits tendus que je lui présentai. Je lui tendis le magasine d'un geste. Tu as laissé tomber ceci … Je n'avais pas à lui en vouloir de refaire sa vie … mais un enfant ? Non, c'était impossible. Elle n'était partie que depuis deux mois, puis, elle ne se serait jamais laissé aller à m'embrasser si sa vie s'était vu parée de la présence d'un autre homme. Ce n'était ni dans son caractère, ni dans ses manières. Je me retrouvai muet quelques secondes, ne sachant même plus pourquoi j'étais dans son salon. Ce magasine, pourtant innocent, me chamboulait bien trop. Ce n'était que quelques feuillets reliées, et non une déclaration. D'autre part, elle avait toujours soutenu qu'elle désirait profiter de la vie avant d'endosser le rôle à plein temps de la maman. C'était ridicule, j'étais ridicule. Je me suis permit de te suivre parce que j'ai retrouvé ceci dans la rue. La chaîne se déroula, le pendentif se libéra de l'emprise de ma paume pour tout simplement pendre dans le vide, simplement retenue par mes doigts. Je te connais assez bien pour savoir que tu dois le chercher partout comme une folle depuis deux jours. Je souris faiblement, encore légèrement perturbé, mais m'accroupis sur le sol afin de lui saisir en douceur la main dans laquelle je déposai le collier. Quant au désordre, tu sais bien que ça me m'a jamais gêné. Ce qui était vrai même si, pour ma part et bizarrement, j'étais assez maniaque, sans pour autant tomber dans les extrêmes. Je relevai la tête, plongeant dans ses yeux d'un vert ahurissant. Je songeais toujours à ce magasine … mais le chassais. Mais il revint au galop aussitôt et je fouillai ses prunelles pour avoir un semblant de réponses.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Mar 5 Mar - 0:07


+ i just can't say goodbye.

La présence de Jake dans la pièce ne me facilitait pas la tâche. Il avait le don d'apparaître au moment où je m'y attendais le moins et c'était déjà pareil à l'époque où nous étions ensemble. Souvent, il apparaissait devant moi comme par magie avec un sourire malicieux sur les lèvres, manquant de me flanquer une bonne crise cardiaque. La nostalgie me prit à la gorge. La voix de Jake me tira de mes songes et je levais les yeux vers lui avant de me figer, tandis qu'il me tendait le magazine de maternité. Je remarquai aisément ses traits tendus. Non. Non non non. Je n'avais pas fait cette connerie là. Pas maintenant. Je pris le magazine un peu trop rapidement avant de le jeter au loin, loin des regards indiscrets. « Je...J'ai achetée ça pour une amie...Enceinte...Pour l'aider un peu... » Je chipotai à mes cheveux, nerveuse. J'ignorai si Jake allait gober mon mensonge, c'était tellement gros. Je glissais mes mains sur mes jambes, les frottant contre mon jean. Je pris une profonde inspiration, tentant de me calmer. Je levai mon regard vers lui et vit le pendentif pendre entre ses doigts. Un poids en moins qui pesait sur mes épaules. « Tu l'as retrouvé » murmurai-je simplement, un sourire heureux se dessinant sur mes lèvres. Déjà à l'époque, c'était lui qui le retrouvait toujours, moi j'étais bien trop en état de stress pour tenter de mettre la main dessus. Il s'accroupit à mes côtés et glissa le pendentif dans ma paume. A nouveau, sa peau contre la mienne me brûlait et me rappelait douloureusement le souvenir de ce fugace baiser dans cette ruelle. Je ramenai la main refermant le précieux trésor contre mes lèvres, jetant un regard empli de gratitude à mon sauveur du jour. « Merci Jake. » murmurai-je simplement avant de glisser le pendentif autour de ma nuque et de le refermer. Je glissais mes doigts sur la fleur de lys, tentant de trouver les mots pour le calmer, car j'avais vu son regard plein d'interrogation. Sûrement à cause de ce maudit magazine. « Je erm... » J'aurai du lui demander de partir. C'était la suite logique après tout. Merci de m'avoir rendu mon pendentif, maintenant sors de ma vie. Je serrais les dents, me rendant compte que ça n'allait pas arranger les choses. Mais il fallait que je l'éloigne... Il le fallait absolument... « J'ai du café si tu veux...Enfin je peux en préparer...Enfin, si tu souhaites rester un peu...Erm... » Morwena Davidson, tu es certainement la femme la plus incompréhensible de l'univers. Je marmonnai contre moi-même avant de me lever avec lenteur. Je fuyais son regard, signe que quelque chose ne tournait pas rond. Comment j'allais m'en sortir cette fois ? Bon sang, tout ça à cause d'un stupide magazine. « Je...Reviens... » balbutiai-je avant de m'éclipser dans la cuisine, attrapant au passage le dit magazine. Une fois seule et loin de sa présence, je lançais un regard noir à la femme enceinte de la couverture qui avait une main posée sur son ventre. « Merci, vraiment. » marmonnai-je avant de jeter le magazine dans la corbeille et de m'appuyer contre le plan de travail, la tête baissée. Je ne pouvais pas lui dire, je ne pouvais pas m'imposer ça. Ni à lui. Que chacun continue sa vie de son côté. Je me mordis la lèvre inférieure et à nouveau, les larmes me montèrent aux yeux. Et merde. Je poussais un juron avant de me diriger vers la cafetière et de préparer du café. Une fois en route, je glissais mes doigts sur le plan de travail, pensive. « Pourquoi dois-tu toujours tout compliquer Jake. » dis-je à voix haute, à moi-même.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Mar 5 Mar - 0:46



My heart aches when I'm by your side, I feel so lost but I don't know why.Dreams of love in the snow so white and tears of a princess who would kiss me. I will always find you.
La scène manquait de naturelles et des tensions, autre qu'habituelles, avaient envahit la pièce. La façon dont elle m'arracha presque des mains le dit magasine acheva de me faire douter de la réalité. Je me remémorai alors notre conversation de la veille, sa peur, presque perceptible lorsque j'avais mentionné un docteur, sa manière de glisser une main sur son ventre comme pour se protéger. Quand à sa justification … Une amie ? Enceinte ? Je levais un sourcil, incapable de croire une seconde un mensonge aussi mal proféré. Elle n'avait jamais été bien douée pour me tenir des histoires imaginaires et là encore … J'avais la sensation d'entendre cette éternelle histoire de « mon ami a un soucis alors je vous demande des conseils». Mais les conséquences d'un tel mensonge impliquaient … enceinte … elle était enceinte et dans son être grandissait une autre vie. Mais quelque chose m'échappait … pourquoi me le cacher alors que l'annonce de sa vie refaite suffirait à me faire disparaître de sa vie ? Pourquoi me dissimuler un fait qui pouvait la débarrasser de moi ? Et où était le père de cet enfant ? Une nouvelle fois, mon regard erra dans la pièce, en quête de réponses à ces questions que je ne pouvais décemment lui poser. A la seule idée qu'il puisse y avoir un autre homme dans sa vie … je sentais cette colère, cet instinct de possessivité et de jalousie me bouffer de l'intérieur. Mais n'était-ce pas moi l'abrutit qui l'avait quasi poussée dans les bras d'un autre ? Qu'imaginai-je ? Qu'en trois ans, elle n'aurait refait sa vie avec une personne un peu plus intelligente que je ne l'étais, capable de la combler et de la garder ? Je serrais les poings, mais parvins à intérioriser mes sentiments. Mais je me sentais tendu, sombre, émotions exacerbé par la délicate et furtive rencontre de nos deux mains, lorsque son pendentif rejoignit sa paume. Je vis le bonheur couler sur son visage, je vis cette joie pur et sincère se déverser dans ses yeux et ce mouvement, ce simple geste consistant à ramener le précieux collier contre ses lèvres que je brûlai moi même de retrouver … J'inspirai profondément en me redressant, glissant les mains dans mes poches comme pour les retenir de commettre l'irréparable … me retenir. Elle hésitait, bégayait, prise entre deux feux croisés. Mon regard interrogateur se fit plus intense, tandis que je demeurai silencieux, dans l'unique but de la laisser aller au bout de ses idées. Elle se mêla, trébucha sur ses mots, finit cependant par me proposer du café. Son mal être était palpable … me demander de rester était une très mauvaise idée .. tout comme prendre la décision d'accepter. Mais ma tête dodelina de bas en haut, inconscient de l'erreur commise. Étais-je stupide ? Intérioriser mes peines et mes souffrances n'étaient pas difficiles, je pouvais compter sur ma fierté en toute circonstance .. mais la jalousie ? La colère ? Je n'en avais jamais été capable. Je craignais que ma langue, à défaut de tourner dix fois à l'abri de mes lèvres, ne trahissent mes pensées et ne m'amènent à l'interroger. Et pourtant, je ne bougeai pas. Elle s'éclipsa de la pièce, s'empressant de ramasser le magasine avant de disparaître avec … Je ne parvenais toujours pas à comprendre pourquoi elle me cachait la vérité, et pourquoi sa … L'imaginer mère me traversa l'esprit et, au delà de la souffrance, l'idée m'attendrit quelques secondes mais ... Je n'étais pas celui avec lequel elle vivrait ces quelques moments quotidiens, la souffrance, le bonheur. J'étais le seul à blâmer, puis, ce n'était pas un rôle fait pour moi. Et pourtant, cette simple idée blessait plus que les mots encore car toute ébauche d'espoir s'écroulait pour de bon. Je n'aurais jamais deviner, à sa silhouette, qu'elle puisse être enceinte. J'avais bien remarqué, la veille, que ses courbes étaient plus rondes, mais ce devait être récent, pas plus d'un mois ou … Je blêmis violemment. Se pourrait-il … Je renversais la tête en arrière, les yeux fermés, en riant à moitié de ma propre conn … Deux mois … C'était impossible … Un enfant n'était pas quelque chose qu'on pouvait sciemment caché toute sa vie au p … Je tournai les talons, quittai la pièce, entendis sa voix, ces quelques mots qui achevèrent d'arrêter complètement mon cœur. Ce ne pouvait être … Qu'est-ce que je suis censé compliquer ? Au delà de ma question, c'était les souvenirs de cette fameuse nuit qui m'envahissaient. Je me souvenais avoir été bourré … je me souvenais lui avoir sauter dessus .. Je ne me souvenais d'aucune protection. Mais Wen' n'était pas le genre à me cacher un truc pareil n'est-ce pas ? C'était impossible. J'étais le mec qui mentait et qui manquait de droiture. Pas elle.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Mar 5 Mar - 9:34


+ i just can't say goodbye.

J 'étais désormais obligée de lui dire. J'avais bien remarquée qu'il n'avait pas crû cette histoire d'amie enceinte et après coups, c'était vraiment l'excuse la plus stupide que j'aie pu inventée sur le moment. J'avais peur, peur de voir mon monde s'écrouler, que mes défenses s'abaissent. Il fallait que je me reprenne, il fallait absolument que je garde la tête froide et de repousser Jake le plus loin possible de ma vie. Mais malheureusement, je ne pouvais cacher l'évidence. Je tenais encore à lui, pire que ça, j'étais encore amoureuse de lui, malgré le poignard qu'il m'avait planté en plein coeur. Mon coeur s’accélérait et je dus me retenir de ne pas jeter quelque chose contre le mur de la cuisine. Je le haïssais autant que je pouvais l'aimer. C'était un cercle sans fin. Devais-je alors lui révéler qu'il allait devenir père ? Que j'attendais son enfant ? Est-ce qu'il accepterait l'idée ou cela l'angoisserait tellement qu'il s'enfuirait à toute jambe ? Je ne voulais pas de faux espoirs, je ne voulais pas être brisée à nouveau...Si je lui redonnai une chance, je n'étais pas sûre de pouvoir supporter à nouveau une infidélité, une absence, un manque. Tandis que je ruminais mes pensées dans la cuisine, je ne le vis pas à l'encadrement de la porte et donc qu'il avait entendu ce que j'avais pu marmonner. La son de sa voix me fit sursauter et je tournai la tête vers lui. Son regard était incertain et je vis bien qu'il se posait des questions. A nouveau, la colère m'envahit, parce que c'était de sa faute si j'étais dans cet état après tout et si j'étais tellement perturbée. « Tout Jake, absolument tout. Je m'étais faite à l'idée de ne plus te revoir et comme par magie, tu débarques ici. Pourquoi est-ce que tu continues à espérer ? Ça fait trois ans qu'on est plus ensemble !  » Je m'en voulais soudainement de mon ton un peu trop haineux. Je glissais une main sur mon front, secouant légèrement la tête. Il me troublait. Je n'étais pas autant sur la défensive à l'habitude, juste avec lui. Parce qu'il me connaissait, un peu trop bien même. Et cela m'effrayait qu'il puisse lire en moi comme dans un livre ouvert. « Je suis désolée. C'est juste que...C'est trop pour moi tout ça. » Je parlais de lui et évidemment de ma grossesse. Je lui tournai le dos durant quelques instants, observant la cafetière qui émis un bruit sourd, résonnant dans toute la cuisine pour signaler la fin de la préparation du liquide noirâtre. Je mis quelques secondes avant de me tourner à nouveau vers lui, plongeant mes émeraudes dans ses saphirs, une main sur ma hanche, l'autre sur le plan de travail. « Je suppose...Que tu n'as pas cru au faite que...J'avais une amie enceinte... » A son regard, c'était le cas. Je me massais la nuque, rejetant ma tête légèrement en arrière. Le moment fatidique était arrivé. Celui que j'avais tant redouté. Je pris une profonde inspiration, pesant mes mots. « Je... » Ma gorge se noua. Mon coeur s'arrêta de battre. L'air de la pièce devenait oppressant, j'étouffai à nouveau. Je glissais une main sur mon ventre, le caressant doucement, comme pour me donner du courage. « ...Je suis enceinte... » Ni plus, ni moins. Je voulais d'abord voir sa réaction avant de m'aventurer plus loin et de décider quoi faire par la suite.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Mar 5 Mar - 11:22



My heart aches when I'm by your side, I feel so lost but I don't know why.Dreams of love in the snow so white and tears of a princess who would kiss me. I will always find you.
Je ressentais sa peur avec précision à présent mais je ne parvenais à accepter l'idée qu'elle puisse être enceinte de moi. J'avais besoin de l'entendre l'énoncer aussi clairement que de l'eau de roche avant de pouvoir même y penser. Mais bien que j'étais clairement dans l'attente de ces mots que je ne savais comment prendre, mes certitudes se voyaient de plus en plus fondées. Sa réaction à vive, motivée par l'impulsivité, me donnait d'autre informations que celles déclamées par ses mots, à savoir qu'elle ne comptait pas me faire de nouveau rentrer dans sa vie, de quelques façons que ce soit. Hors … si cet enfant était le mien, elle ne m'en aurait jamais dit un mot … Au delà de la nausée, au delà du choc, ce fut la colère que je ressentis avec le plus de précisions, une colère qui me broyait de l'intérieur comme une main de glace décidée à tout piétiner. J'entendis donc ses excuses, mais n'y répondis pas. Je la regardais cependant, le visage droit et les traits tirés, alors qu'elle se détournait et cherchait ses mots. Le silence qui vibrait autour de nous n'était qu'entrecoupé que par ces appareils ménagers qui vrombissaient. J'étais un étranger qui venait de débarquer, avec l'unique but de retrouver une petite sœur disparue, avec la joie coupable d'avoir revu son ex, rencontre où se mêlait un bonheur tue et un remord avoué, je n'étais qu'un étranger qui hésitait encore quand à son avenir, mais je me sentais tout sauf étranger à l'égard de ce petit que, peut-être, j'avais aidé à concevoir. Elle se retourna, une main sur la hanche, tourmentée. Je sus à son visage que j'avais deviné juste, et, intimement, j'étais maintenant persuadé … Non, soufflai-je en réponse à sa question, à la manière d'un automate. Elle ouvrit la bouche, la referma, à la manière d'un poisson, en quête d'oxygène, de courage, et lorsqu'elle glissa la main sur son ventre, mon cœur s'arrêta net. Ce simple geste n'avait plus la même signification maintenant et mon regard y était accroché lorsqu'elle prononça les mots, une partie de vérité tant attendue. Je retins mon souffle, me sentis trembler. Mes mains tremblaient, secousses qui me rappelaient mes moments de crises lorsque je n'étais qu'un enfant. J'inspirai profondément en enfonçant mes doigts dans mes paumes. Je fus incapable d'attendre la suite. Et je suis le père n'est-ce pas? Je l'avais prononcé, d'une traite, à l'arrache, le cœur battant à la seule idée d'avoir un enfant. Mais ce qui me faisait le plus peur dans cette histoire, ce qui me touchait le plus, c'était cette possibilité, cette idée d'avoir pu passer à côté sans le connaître, d'avoir pu … l'abandonner ? Comme mon propre père avait pu me laisser derrière lui. Tu ne me l'aurais jamais dit. C'était plus une constatation qu'une véritable question, énoncée à voix froide, le regard perdu dans le vide. Je ne parvenais même pas à décrire l'état dans lequel j'étais en train de m'immerger, mais tous les sentiments qui avaient pu m'agiter enfant, la haine, l'incompréhension, le rejet, m'envahissaient de nouveau. Je savais que ce que je lui avais fait était répréhensible mais de là … Je pris ma respiration, lentement, avant de tourner les talons. J'étouffai dans cette maison, j'étouffai près d'elle, et j'avais besoin de quelques minutes, seulement quelques minutes pour pouvoir calmer toutes ces émotions qui se déchaînaient en moi. Je fermais la porte d'entrée derrière moi, et m'assis sur la marche, les jambes coupées par l'émotion. D'une main hasardeuse, je tâtais les poches de mon blouson, en sortis mon paquet de cigarette, en allumais une. C'était un tic, une manie pour calmer mes ardeurs, pour calmer la colère, la jalousie, la détresse, tous ces sentiments qui pouvaient me brûler sans que je ne parvienne à l'empêcher. Je l'allumai, d'une main plus ferme que je ne l'aurais cru, la portai à mes lèvres, puis inspirai à plein poumon la fumée noirâtre. D'un geste, j'arrachai les lunettes à mon crâne, les laissai tomber sur mon nez, en un bouclier qui pouvait dissimuler le désespoir de mes prunelles au reste du monde. Je lui en voulais … je me l'interdisais. Mais ce n'était pas que moi qu'elle avait désiré, un instant, condamner. Encore aujourd'hui, je souffrais de l'abandon de mon père, de son manque de sentiments, et il était en grande partie responsable de mes traumatismes d'enfant, même si mes actes aujourd'hui ne dépendaient que de moi et non de lui. En vérité, je lui avais donné raison. J'avais donné raison à son rejet, raison à sa haine, donnant l'opportunité à quiconque pouvait m'aimer de prendre les mêmes décisions que lui. La fumée se glissa dans mes narines, dans ma gorge et ma colère, doucement, s'amenuisa.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Mar 5 Mar - 16:24


+ i just can't say goodbye.

Le choc se lisait sur son visage. Je m'y étais attendue, préparée. Mon coeur ne cessa de battre, voulant comme sortir de ma cage thoracique pour échapper à cette confrontation. J'ouvris la bouche, pour continuer et mentir. Car j'avais un mensonge tout préparé, un mensonge le mettant hors de cause pour la paternité, que ce n'était qu'une aventure après lui. J'aurais également menti sur les dates, sur les semaines. Mais il me coupa la parole, me demandant si il était le père, bien que sa question sonnait plus comme une évidence. J'étais prise au dépourvue et ne su quoi répondre à son interrogation et mes mensonges tombèrent comme une pierre dans mon estomac. Je ne fis que le fixer, sans affirmer ou nier. Il le savait de toute façon. Au fond de lui. Il parla, d'une voix froide, constatant que je lui aurais tout caché jusqu'au bout. Et c'était le cas, si il n'était pas venu ici, je ne lui aurais jamais dis, jamais. Quitte à ce que cet enfant ne connaisse pas son père. Je me mordis doucement la lèvre inférieure en constatant l'état dans lequel mon ex se trouvait. Aussitôt, la culpabilité envahit mes entrailles et je le vis disparaître de ma vue. C'était à prévoir. Il allait fuir. Je devais être soulagée non ? Au lieu de ça, je ne ressentie qu'une profonde peine, mêlée à une autre forme de souffrance. Pendant quelques instants, je m'étais imaginée que peut-être tout s’arrangerait en fin de compte, qu'on aurait pu passer cette épreuve. Je fermai les yeux, ravalant ma tristesse. Je caressai doucement mon ventre avant de faire quelques pas pour me diriger vers la fenêtre. Et je le vis, il était toujours là, assis sur la marche du perron, sortant une cigarette de sa poche qu'il glissa entre ses lèvres. Je restai là, à scruter son profil, dissimulée derrière le rideau. Je baissai les yeux, me rappelant de ces soirées où l'on se baladait tout les deux au bord de l'océan, lorsque le crépuscule commençait à poindre. On s’asseyaient sur des rochers et observaient les vagues meurtrières se déchaîner. L'odeur de son parfum et du tabac se mélangeaient à l'air de l'océan. J'étais heureuse à cette époque. Je levai les yeux vers le plafond et pris mon courage à deux mains pour le rejoindre. J'ignorai si il voulait me parler ou non, de toutes façon, j'étais bien trop bornée pour prendre son avis en compte. Ainsi donc, je m'installai à ses côtés, ramenant mes genoux contre moi, mes yeux fixés sur le petit parc en face de nous où se promenaient quelques familles et où quelques enfants étaient entrain de jouer. Je savais que lui et moi, on ne ferait pas partis de ce tableau. Dans ma tête, il allait fuir, s'en aller. Et je m'étais faite à cette idée d'élever seule mon bébé. Même si c'était dur d'y penser. L'odeur du tabac vint chatouiller mes narines, ainsi que l'odeur de son parfum, comme dans mon souvenir. Je tournai légèrement la tête vers lui mais ses prunelles océans étaient cachées derrière ses lunettes, masquant ce qu'il pensait. Je repris ma contemplation du parc. « Tu as raison, je ne t'aurais rien dis. » murmurai-je finalement après un long moment, ce qui confirmait par ailleurs que c'était lui le père, même si je ne l'avais pas dit directement car ce mot restait coincé dans ma gorge. Je continuai à observer l'agitation tout en parlant. « Parce que j'ai été égoïste peut-être. Parce que je ne te voyais pas avoir l'étoffe d'un père dans mon esprit, je souffrais trop, alors je ne t'ai rien dis. Je me suis dis que c'était mieux que tu n'en saches rien. » Cette promesse n'avait pas durée longtemps au final. Je frottai doucement mes genoux, essayant de paraître calme, mais à vrai dire, j'étais prise de légers tremblements. Je ne voulais pas avoir cette discussion. Je l'avais évitée comme la peste. Mais tout changeait, trop vite...« Tu sais comment je suis. Je prendrai mes responsabilités mais toi tu n'es pas obligé de participer. Je ne t'impose rien. J'ai pris la décision d'élever seule cet enfant et je m'y tiendrais. » A présent, cette bonne résolution me semblait fade. Mais je tenais encore à lui et je savais qu'il tenait à sa liberté. Alors je devais le laisser partir. Même si cette pensée contracta douloureusement mes entrailles. Je croisais les bras, contre mon ventre, fuyant son regard. « J'ai hésité à le garder...J'ai pensée le mettre à l'adoption...Mais avec le recul, je me dis que je n'aurais pas eu le courage de le faire le moment venu. Alors j'ai décidée d'essayer quand même de l'élever même si cela me fait peur de devenir...Mère... » Pourquoi lui disais-je tout ça ? Je n'en savais rien. Je baissai le regard vers le sol. « Si...Si tu veux le voir...Enfin...Tu sais...Quand il sera plus grand...Tu seras toujours la bienvenue...Tu es son...Enfin tu vois après tout. » Je fermai les yeux, tripotant nerveusement mes doigts. Je m’attendais à ce qu'il parte. Il n'y avait pas d'autres solutions de toute façon.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Mar 5 Mar - 17:19



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Un calme traître m'envahit, mais la tempête menaçait, je le sentais. La cigarette entre les doigts, je la retirai de mes lèvres, observant ce petit bout de rien qui m'apaisait. Une fumée épaisse s'échappait, fumée grisâtre qui se déposait sur mes prunelles, mon cœur et mon âme telle une chape afin de m'étouffer. Au loin, j'entendis ces cris et ces rires dont j'avais été témoin le matin même, alors que je me faisais cette petite réflexion, innocente et inconsciente, du temps qu'il me restait avant d'endosser une responsabilité pour laquelle je n'étais pas prêt. Mais la vie n'attendait jamais … et dans quelques mois, je n'aurais pas le choix. Mais je n'en étais pas malheureux. Cette idée, bien que perturbante, se dessinait telle une petite flamme d'espérance dans mon esprit. La porte s'ouvrit derrière moi et, si je me gardais bien de tourner la tête vers elle, je sentis sa présence à mes côtés alors qu'elle s'asseyait. La cigarette vint aussitôt rejoint l'étreinte brutale de mes dents, qui s'y enfoncèrent, gardant captive une langue qui pourrait se révéler trop pendue, peut-être trop blessante. Si je lui en voulais, une minuscule part de moi même, lointaine, comprenait ce choix. De son point de vue, en tant que femme, il ne pouvait y avoir de meilleure décision que de ne pas imposer un homme comme moi dans la vie de son enfant, bien piètre modèle à ses yeux. Mais le regard que je connaissais, pour l'avoir vécu, était celui de l'enfant. Je priais pour qu'elle ne parle pas, qu'elle me laisse digérer avant de m'asséner une vérité que je ne pouvais véritablement encaisser. Je n'étais pas prêt, je n'étais pas calmé, je ne me sentais pas de la confronter maintenant. Mais elle éleva la voix, attestant ce que je savais déjà. Mes dents s'enfoncèrent davantage dans le mégot, mais son explication me força à sortir de mon mutisme, à prendre la parole, même si ce n'était que pour quelques mots dénoncés. Mieux pour qui Wen' ? Ce genre de secrets finissaient inévitablement, un jour, par revenir à la surface. Que lui aurais-tu dit à cet enfant ? Que je vous avais abandonné tous les deux, ou même peut-être qu'un décès était survenu inopinément avant sa naissance ? J'étais amer, mais je demeurai calme, les yeux tournés vers elle, l'expression de son visage floutée par l'obscurité imposée par mes lunettes. Intérieurement, je n'avais aucune envie de m'énerver contre elle, ni même de lui en tenir rigueur. Mais, une fois de plus, ma raison s'opposait à ce que je ressentais véritablement. Ce n'est plus une décision que tu peux prendre seule. Toute ma vie se retrouvait chamboulée par cette annonce, mais je n'avais plus qu'à m'adapter. Il était désormais hors de question de retourner à Chicago ou même de sortir une demi-seconde de la vie de cet enfant qu'en vérité … j'aimais déjà. Je me crispai davantage en entendant parler de l'adoption, maudissant tout bas le fait de l'avoir laisser partir. Au final, j'étais le seul à blâmer pour cette situation merdique. Je l'avais brisée, je l'avais mise enceinte, et elle s'attendait en plus à ce que je tourne les talons et accepte d'effacer tout ce qui était dans le but de me faciliter l'existence ? Non. Je finis par écraser la cigarette sur la pierre, puis à retirer mes lunettes de soleil, cessant de dissimuler. Je sais ce que tu attends de moi Wen' mais il en est hors de question. Elle n'était plus seule à décider, et je n'étais plus destiné à prendre de gants. Cet enfant … c'est le mien autant que le tien Morwena. Je ne sortirais pas de sa vie. Ni maintenant, ni demain. L'image de mon propre père se dessina sous mes paupières, homme que j'avais haït et méprisé. Il était hors de question que je lui ressemble, de près ou de loin, hors de question qu'il y ait une quelconque similitude entre nous deux. J'avais abandonné Perle, j'avais abandonné Wen, je n'abandonnerai pas ma propre chaire. Je vais être franc avec toi Morwena. Je peux parvenir à comprendre pourquoi tu souhaitais me le cacher, je peux même avouer que l'idée même d'être .. père m'effraie autant que toi. J'ai accumulé les erreurs, fais plus de mal que de bien, mais même si je dois acheter un millier de livres sur la question, je ne te laisserais pas me rayer de sa vie. Tu peux m'effacer de la tienne autant que tu le souhaites, et autant que tu peux. Je comprends, j'ai tout fait pour et c'est tout ce que je mérite. Mais lui, je ne l'abandonnerais pas. Je la regardai droit dans les yeux, la mettant au défi de m'interdire de faire partit de la vie de notre … Je pris conscience du lien qui nous unissait à présent, plus fort que je ne l'aurais escompté. Et, après le contre coup de cette fameuse révélation, je me sentis infiniment soulagé que ce bébé soit le mien et non pas celui d'un autre homme. Je n'en avais pas le droit, mais l'idée même qu'elle puisse appartenir à un autre me révulsait au delà de tout entendement.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Mar 5 Mar - 19:31


+ i just can't say goodbye.

J'avais tout imaginé. Tout les scénarios possibles et invraisemblable. J'étais préparée à un rejet. Sa voix s'éleva alors et je tripotai mes doigts un peu plus. Je savais que ce n'était pas la solution idéale, mais c'était mieux pour nous deux. J'ignorai ce que j'allais dire à cet enfant au sujet de son père absent. Je n'avais pas réfléchie à la question. Pourtant, il y aurait un jour où il me le demanderait mais parler d'abandon ou d'un décès semblait presque inhumain et je ne voulais pas voir de la peine dans les yeux de ce futur enfant. Je restais donc silencieuse, ne répondant pas à ses interrogations, me balançant légèrement d'avant en arrière. Je voulais simplement passer à autre chose, que cette longue minute de discussion prenne fin. Je m’attendais à ce que Jake se lève et s'en aille comme il était venu. Cela aurait été facile à gérer, même si au fond, j'en pinçai encore pour lui, mais j'aurais pu gérer mes émotions, mes sentiments. En revanche, je ne m’attendais pas à son non si prononcé. Je haussais un sourcil, tandis qu'il retirait ses lunettes, dévoilant ses magnifiques yeux océans. La suite me glaça ou me rassura, je n'en savais rien. Il voulait faire partie de la vie de cet enfant. Soit j'avais ratée un épisode, soit j'étais entrain de rêver. Je restais quelques minutes sous le choc de cette relation alors qu'il me lança un regard qui signifiait bien que je n'avais pas intérêt à le dissuader de s'en aller. « Tu veux faire parti de sa vie ? » J'étais surprise, la bouche légèrement entrouverte, clignant plusieurs fois des yeux, n'en revenant tout simplement pas. Je répondis à son regard par un, plus incertain et aussi outré. Je secouais légèrement la tête. « Je veux bien que tu fasses parti de sa vie, que tu lui rendes visite, mais il est hors de question que tu interfères dans son éducation Jake. » La moi bornée revenait au galop, je croisais les bras tout en plongeant mon regard dans le sien. J'avais peur. Peur de où tout cela pourrait nous mener. Peur de me rapprocher de lui, peur d'à nouveau souffrir où que ce petit être souffre. Je me protégeai tout simplement ainsi que lui, comme la lionne protégeant ses lionceaux. Je soupirai longuement, montrant bien que je n'étais pas enchantée à cette idée. « Qu'est ce qu'il me prouve que tu ne vas pas finir par trouver ça lassant d'être père et partir ? Ou même pire passer tes nuits ailleurs ? Je ne veux pas que cet enfant souffre part ta faute, tout comme moi j'ai souffert. » La plaie était à nouveau à vive et la douleur était persistante. Je rejetai ma tête en arrière, prise d'une nouvelle nausée. J'inspirais lentement, tentant de me calmer, mais j'étais tellement perturbée, troublée, ne sachant que faire. Je passais mes mains sur mon visage avec une extrême lenteur, tentant de réfléchir à un moyen de ne pas tomber dans le panneau, de laisser Jake venir dans sa vie sans pour autant s'attacher à lui. Ce qui s'annonçait difficile. « ...Très bien. Je ferais avec. Mais cela ne change rien pour nous deux. » murmurai-je alors, étonnée de ma facilité à accepter le fait qu'il veuille faire parti de la vie de cet enfant. Mais inconsciemment, n'étais-ce pas ce que je voulais ? Je lui jetai un regard en coin et une certaine chaleur s'empara de mon être. Je me rendis compte alors de ce petit détail, que j'avais sans cesse repoussé. Je portais son enfant. Je ne puis dire si je ressentais de la joie ou de la tristesse. Tout ce que je savais c'est qu'il y aurait un lien entre nous indestructible, construit par cet enfant. Et ce soudain rapprochement m'angoissa. Je cherchai alors dans les poches de mon sweat quelque chose, tout en évitant soigneusement son regard. « Je...J'ai fait une échographie il y a quelques jours...Juste avant que tu ne débarques... » Je sorti de ma poche une feuille soigneusement pliée que je lui tendis, toujours sans oser poser mes yeux sur lui. Cette feuille se révélait être la toute première photographie du bébé, qui n'était encore que minuscule, mais c'était lui, le fameux bébé, l'enfant de Jake et le mien.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Mar 5 Mar - 20:37



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Elle ne répondit pas, elle n'en avait pas besoin. Blessé, je désignai simplement les failles d'un plan qui n'avait rien de brillant. Comment avait-elle pu imaginer que cet enfant ne poserait jamais de questions sur un paternel dont il ne connaissait rien? Les enfants abandonnés par un de leur parent biologique ou même par les deux, les recherchaient tous inévitablement un jour ou l'autre. Et, à moins qu'elle n'ait souhaité me remplacer par la suite ou lui mentir sur ses véritables origines, cette histoire aurait inubitablement refait surface. Sur ses traits, je vis le contre coups d'un ciel qui venait de s'écrouler, alors qu'elle n'attendait pas à ce que je prenne une telle position. Cela te semble si improbable? Je savais que ça l'était, elle qui m'avait toujours connu fuyant et attaché à mon indépendance. Mais c'était des valeurs que je n'avais hurlé, maintenu, que pour me protéger moi même de blessures que j'avais occasionné. Ses paupières me dérobèrent ses iris plus d'une fois, tandis que ses lèvres formaient un « o » étonné. Je levai un sourcil sans la quitter des yeux, alors que les siens se paraient d'une détermination implacable. Un sourire sarcastique étira mes lèvres à ses dires. Je n'étais pas disposé à me laisser faire, estimant que les droits étaient partagés. Je aussi borné que toi Wen'. Ne m'entraîne pas sur ce terrain parce que je ne me laisserais pas faire. Je suis son père et je tiens à agir comme tel, que ce soit dans sa vie ou dans son éducation. L'explication suivit à l'interdiction, et mes sourcils s'arquèrent en deux accents circonflexes parfait tant ses arguments s’emmêlaient en un joyeux bordel incompréhensible. Passer mes nuits ailleurs ? Quel est le rapport entre cet enfant et mes nuits ? Tu comptais vivre en colocation? Je la regardai, sans comprendre où elle avait désiré en venir. Une partie de moi espérait qu'il s'agisse d'un lapsus, un désir secret et refoulé, qui me laissait entrevoir un avenir que je n'avais encore imaginé, du moins pas avec un enfant au milieu du tableau. Mais, à défaut de m'y attarder, je contre attaquais sur le reste. D'autre part, je ne compte pas partir. Ne te fais pas trop d'illusions, tu pourrais être déçue. Je ne compte pas agir avec lui comme on l'a fait avec moi. Un masque de froideur se glissa sur mes traits durant quelques secondes, à la seule évocation de mon enfance. Je me mordis la langue quelques instants, inspirant profondément en observant l'horizon. J'étais prêt à me battre contre elle, et n'aurais jamais imaginé, la veille encore, qu'une discussion aussi houleuse nous séparerait le lendemain. Elle n'avait pas confiance en moi, et ne pouvait donc décemment me confier son enfant. Le soucis était qu'il n'était pas tout à fait sien et que je pouvais mordre de la même façon. Elle finit par accepter, à demi voix, ma propre décision, et je souris lentement à la seule évocation de nous deux. Je ne t'ai rien demandé à ce sujet il me semble. Tu es la seule à avoir fait des sous entendus étranges. Et quels sous entendus ... La tension abandonna mes épaules et je me redressai légèrement, la tête prise dans un étau. J'avais mal à la tête, chamboulé par cette succession d’évènements. Comment aurais-je pu imaginer, en venant retrouver un visage de mon passé, trouver un avenir dans cette petite bourgade éloignée de tout ? Comment aurais-je pu imaginer que je retrouverais ma sœur tout en endossant un rôle de père inattendu ? Je relevai la tête à la mention d'une échographie, légèrement angoissé. En parler en était une chose, en avoir une preuve tangible en était une autre. Dans un état second, je me saisis de la feuille, glissant le regard sur cette photographie en noir et blanc. Des taches blanches parsemaient le cliché, et un cercle noir, au centre de cette masse enneigée, renfermaient une forme que j'identifiai comme celle d'un bébé. Et, contre toute attente, je fus fasciné par ce minuscule témoignage d'une vie qui grandissait dans son ventre. Instinctivement, je quittai la photo pour poser mes yeux sur son ventre où il … elle se formait. Je me surpris à imaginer une petite fille aux boucles brunes et je penchais légèrement la tête, dessinant un visage imaginaire en glissant le doigt sur la photo. Je souris faiblement en me rendant compte que j'espérais qu'il s'agisse d'une mini Wen', une que je pourrais aimer, sans avoir peur de la perdre un jour. Ce ne pouvait être possible, puisque je la protégerais autant que possible. Tu as une feuille de papier ? lui demandai-je brusquement.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Mar 5 Mar - 22:14


+ i just can't say goodbye.

Ce n'était pas faux que depuis tout à l'heure, j'usais de maladresse en ce qui concernait « notre » avenir, utilisant des sous-entendus qui pour moi étaient passés comme une lettre à la poste. Je me sentis presque rougir à l'allusion d'une colocation. Je lui jetai un regard noir pour toutes réponses, me trouvant trop silencieuse, mais j'étais dépassée par la situation. Jake savait désormais que j'étais enceinte et qui plus est qu'il était le père du futur chérubin alors qu'il y avait une semaine à peine, il n'était même pas encore entré dans ma vie. Si le poids de ce secret s'était allégé, je restais quand même craintive face à l'avenir qui se dessinait car toutes ces années où j'avais tentée de m'éloigner de mon premier amour n'avaient servies à rien, car aujourd'hui il serait ancré à ma vie. J'essayai d'imaginer ce que cela pouvait donner nous deux en parents et un vague sourire s'afficha sur mes lèvres en pensant à des situations qui nous dépasseraient tout les deux. Arriverai-je à mettre ma rancoeur de côté et lui pardonner pour ses actes ? Y avait-il un faible espoir de réconciliation grâce à cette petite merveille ? Nous verrons bien. Pour l'heure, je me sentais apaisée, même si j'étais encore légèrement mal à l'aise de me retrouver avec Jake, mais les souvenirs négatifs semblaient se tarir, laissant place aux souvenirs heureux. Je senti le cliché glisser entre mes doigts et malgré que j'avais pris la décision de ne pas le regarder, je ne pu m'empêcher de tourner la tête vers lui pour voir sa réaction face à la première photo de son fils ou de sa fille. Mon coeur s'emballa et mon air devint attendri lorsque je vis son regard fasciné parcourir le cliché. Il leva les yeux de la photo pour les poser sur mon ventre. A nouveau, mes joues s'enflammèrent et je me senti...Bien. Extrêmement bien. Il fallu que je me fasse violence pour ne pas me rapprocher plus de lui et sortir quelques commentaires du style : 'C'est notre enfant'. Cette face de sa personnalité, je ne la connaissais pas et elle me plaisait. Je sursautai légèrement à sa question, le regardant avec un air dubitatif. « Euh...Oui à l'intérieur...Viens... » Je me relevai et entrait dans ma demeure, laissant la porte ouverte pour qu'il puisse entrer et me mit à fouiller dans les tiroirs à la recherche d'une feuille vierge, mais vu ma façon désorganisé de ranger les choses, j'aurai pu tout aussi bien mettre un bloc de feuille dans mon frigo entre la mayonnaise et les cornichons. Je sorti alors une feuille apparemment vierge quoique légèrement chiffonnée et la lui tendit, intriguée. « Que comptes-tu f... » Je fus interrompue par une musique jazzy qui venait de mon portable. Je soupirai et lança à Jake que je revenais dans quelques minutes. Je me dirigeai vers la cuisine et attrapa mon téléphone poser sur le plan de travail. « Allo ?...Ah salut Maman...Comment ?... Non je ne savais pas...Non ne t'en fais pas tout va bien...Oui oui ca va tout se parfaitement bien ne t'inquiète pas...L'Irlande ? Vraiment ?...Et bien je te verrais à ton retour alors...Passe un bon voyage. » Je raccrochai, la conversation fût courte mais de routine, ma mère m'annonçant simplement qu'elle allait passer un mois en Irlande. Oh elle était au courant que j'étais enceinte, j'avais finie par lui dire et malgré le fait qu'elle trouvait cela formidable, elle faisait passer ses activités avant. Mais ce n'était pas ça qui me faisait tiquer, plus le fait qu'elle m'avait parlée de ma très chère soeur qui lui avait donnée des nouvelles. Apparemment elle était en Floride, non loin de la Louisiane. Je serrai les dents. Je me mis à la maudire de tout les noms avant de faire volte face vers la cafetière. Tiens, j'avais oublié ce petit détail. J'attrapai une tasse dans l'armoire et versa du café dedans avant de sortir de la cuisine en tenant la tasse entre mes mains. « Désolée de l'attente...C'était ma mère. » dis-je en déposant la tasse sur la table, ne mentionnant pas le fait qu'elle m'avait parlée de ma soeur, rien que d'y penser me chiffonnait assez et puis les choses commençaient un peu à s'arranger avec Jake, inutile de tout gâcher en parlant d'un sujet fâcheux n'est-ce pas ? « Alors ? Qu'est ce que tu as fait de si mystérieux avec cette feuille de papier ? » Je pris place sur une chaise, mes yeux posés sur Jake.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Mer 6 Mar - 0:17



My heart aches when I'm by your side, I feel so lost but I don't know why.Dreams of love in the snow so white and tears of a princess who would kiss me. I will always find you.
Je ne sus jamais ce qu'elle avait réellement pu penser en évoquant ces quelques nuits passées dans les bras d''autres femmes, mais, en mon for intérieur, j'eus la certitude que, même si elle ne comptait pas me réintégrer dans sa vie en raison de ce qui nous avait séparé, elle était atteinte de la même maladie que je ne l'étais lorsque je l'imaginais au bras d'autres hommes. La jalousie. Félin tapie dans l'ombre qui, dans sa gueule garnie de crocs, nous tenait à sa merci. Son regard noir, mais également son manque d'arguments, me fit comprendre que j'étais sans doute dans le ton le plus juste et je laissais tomber, du moins pour le moment. J'étais happé par mon imaginaire, par ce qu'il me poussait à dessiner dans mon esprit, ce visage de poupon aux grands yeux clairs et aux boucles brunes qui descendaient sur ses joues rebondies. Lorsque j'étais plus jeune, j'avais consigné tous les souvenirs de ma petite sœur, du bébé dont je me souvenais à la petite fille qu'elle avait été. Ainsi, je connaissais par cœur le trait délicat et courbé qui esquissait leur joues et leur menton. Malgré moi, je me laissé emporter, traçant une multitudes d'esquisses à la va vite dans mon esprit. Et je ressentis le besoin de mettre sur papier, de peut-être montrer par ce biais à Morwena que cette histoire me tenait à cœur. Je n'avais plus besoin de lui cacher ce petit quelque chose que j'avais toujours gardé pour moi. La question jaillit donc avec un naturel désarmant, à laquelle elle répondit avec une surprise teintée de doutes. Je la suivis à l'intérieur, la regardant fouiller dans son bordel si familier avec un sourire aux lèvres. Elle avait toujours été extrêmement bordélique, et ses objets se retrouvaient toujours dans des endroits improbables. Il m'était d'ailleurs déjà arrivé de découvrir des stylos dans le frigidaire, au milieu des fromages, ce qui déclenchaient généralement une hilarité suivie de moqueries poussées. Elle parvint cependant à retrouver une feuille qu'elle me tendit, et dont je me saisis le crâne remplit d'idées. Ses lèvres se mouvèrent en un commencement de question, interrompue par la sonnerie du téléphone. Je hochai la tête, puis retournai dans son salon où je retirai ma veste que je déposai sur le dossier d'une des chaises disposées autour de sa table. Des yeux, je fouillai rapidement son salon. Sur la table basse traînait un crayon à papier taillé, délaissé au milieu de quelques feuilles. J'en pris une, parcourant des yeux les quelques lignes. La nostalgie m'étreignit lorsque je songeai à toutes ces heures durant lesquelles j'avais lu ses ébauches, ses chapitres puis ses romans pendant qu'elle dormait à côté de moi. Lorsque j'y pensais … durant ces trois dernières années, j'étais passé à côté de toutes ces joies qui avaient fait mon quotidien. Je reposai la feuille avant de me faire prendre, ramassai le crayon puis m'attablai à la table, face à la feuille de dessin sous laquelle je glissai un magasine. Puis, d'un geste fluide, je traçai les premières lignes, donnant vie à ce visage que m'avait inspiré celui de Morwena. C'était une petite fille de deux ans environ dont je dessinais les prunelles, taillée en amande comme ceux de sa mère. Ses boucles cascadaient autour de son minois et frôlaient à peine ses épaules tandis que je l'imaginai avec un des romans de Wen' à la main. En vérité, je n'entendis pas cette dernière arriver, pas plus que la tasse qui se déposait sur la table. Ce n'est que lorsque j'eus esquissé sa bouche que j'entendis le son de sa voix. Je relevai la tête, me redressai afin de m'adosser à mon siège puis lui mis la feuille dans les mains en lui faisant un léger clin d’œil. Puis, sans plus de cérémonie, je saisis ma tasse de café tout en observant son salon avec plus d'attention. Non pas que je veuille te questionner, mais qui était cet homme avec lequel tu discutais à la sortie du café? Je l'avais en travers de la gorge même si je ne lui aurais avoué pour rien au monde. Je ne pouvais oublier son rire, pas plus que son expression et la curiosité me tenait par les entrailles. Puis … Je me penchai légèrement vers elle, la tasse entre les mains, avant de souffler d'une voix grave. Dis moi … pourquoi tu as mentionné ces nuits passés avec d'autre femmes tout à l'heure ? Je levais mes sourcils bruns, plongeant mes yeux azur dans les siens. J'étais parfaitement conscient de ma curiosité, et de ce que j'étais en train de faire. Mais, étant assez impulsif de nature, je savais que ces interrogations auraient finit, tôt ou tard, par m'échapper. D'autant plus que cette petite pique … Je guettai sa réaction, par delà mes cils noirs, immergés dans des prunelles qui n'avaient cessé de me hanter.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Mer 6 Mar - 12:12


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La curiosité m'avait prise, ainsi donc, j'étais impatiente de voir ce qu'il advenait de cette mystérieuse feuille de papier. Il me glissa alors la feuille dans les mains tout en me faisant un clin d'oeil et un léger sourire se glissa sur mes lèvres tandis que je baissais les yeux vers le dessin. Une vague d'émotion envahit mon être tout entier en constatant qu'il avait dessiné notre futur enfant...Une fille. Il désirait donc une petite fille ? Mon coeur battait un peu plus vite dans ma poitrine tandis que j'observai les boucles brunes, les yeux en amande et son petit minois tout simplement adorable. En fait, l'enfant me ressemblait énormément. Je reniflai discrètement, visiblement émue par ce potrait futuriste. Je glissais une main sur mon ventre tout en continuant à détailler le dessin, espérant secrètement que cet enfant ressemblerait à cette adorable petite bouille. « J'espère qu'il ou elle aura tes yeux. » Cette phrase était sortie inconsciemment et je ne m'épanchai pas plus dessus car je le pensais. J'avais toujours aimé ce regard saphir empli de malice et de mystère. C'était d'ailleurs l'une des premières choses qui m'avaient attirée chez lui. J'avais été fascinée par ses yeux si clairs où des vagues imaginaires semblaient se dessiner. Je déposai la feuille sur la table, laissant mes doigts glissés sur les traits de l'enfant, un sourire attendri sur les lèvres. Ce fût la voix de Jake qui me ramena à la réalité. « Qui ? » Je n'avais pas vraiment saisie de qui il parlait, il fallu quelques secondes pour me rendre compte qu'il parlait de l'illustre inconnu qui n'était pas resté longtemps dans ma mémoire. Alors donc, il nous avait vu ? J'arquai légèrement un sourcil, laissant un sourire mystérieux planer sur mes lèvres. « Oh lui. J'ignorai que je devais te rendre des comptes. » murmurai-je d'un ton sarcastique. J'avais bien insisté sur le 'lui' pour laisser son imagination divagué. J'ignorai pourquoi j'agissais soudainement ainsi. Je savais qu'il était jaloux et possessif, hors là, je le poussais à être jaloux. Comme si cela m'amusait en quelque sorte et même...Cela me plaisait à dire vrai. Je me penchai un peu plus vers lui, les bras croisés sur la table, vrillant mes prunelles dans les siennes. « Que ce soit bien clair, je porte peut-être ton enfant, je veux bien te laisser aller et venir dans sa vie mais il n'est pas question que tu commences à t'occuper de la mienne. » Je me demandai alors si il allait être possible de concilier les deux, à savoir avoir Jake dans les parages tout en gardant mon indépendance. Je me redressai alors légèrement. « Mais puisque je suis dans un bon jour, je dirai simplement qu'il est mignon et très gentleman. Mais je t'épargnerai les détails pour le reste. » J'affichai un petit sourire satisfait, alors qu'en vérité, ce type m'horripilait et je n'avais gardé qu'un bref souvenir de notre rencontre. Je reposai mon attention sur le dessin alors que Jake s'était légèrement penché vers moi. Je fronçais les sourcils tandis qu'il me demandait pourquoi j'avais mentionné l'allusion des femmes dans son lit tout à l'heure. Aie. La pique s'était retournée contre moi. Je pris un air outré. « Parce que c'est la vérité tout simplement ? » dis-je d'un ton moyennement convaincu. J'étais tout aussi jalouse que lui au final. Cela me dérangeait de le savoir avec une autre femme. Je me mordis la lèvre et tripota à nouveau mes doigts tout en ne cessant de le fixer. Son visage n'était pas si loin du mien, si je franchissais la faible distance qui...Hein ? Je pensais à quoi là ? A l'embrasser ? A nouveau ? Je du prendre sur moi pour refouler cette nouvelle tentation. Mais les derniers événements ne jouaient pas en ma faveur. « Tu n'as pas autre chose à faire que me troubl...M'embêter ? » Et merde. Lapsus. Je piquais un fard et me levai de ma chaise, peut-être un peu trop précipitamment à mon goût mais je venais de sortir une belle connerie. Je me dirigeai l'air de rien vers le canapé et m'y installa, prenant une des feuilles posées sur la table basse. « J'ai du travail. » annonçai-je d'une voix mal assurée, montrant bien le trouble qui m'habitait.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Mer 6 Mar - 14:23



My heart aches when I'm by your side, I feel so lost but I don't know why.Dreams of love in the snow so white and tears of a princess who would kiss me. I will always find you.
Je souris, lentement mais sûrement, touché plus qu'elle ne le pensait par ses paroles qui illustraient qu'elle avait accepté pleinement mon rôle dans toute cette histoire. Mon destin s'était tracé à mon insu, et moi même j'avais emprunté le chemin qui s'était dessiné avec peu d'hésitation. Peut-être parce que je savais … oui je savais que la présence de ce petit être dans ma vie ne dépendait que de moi et de ma capacité à la protéger. Un enfant ne pouvait détester ses parents, ne pouvait non plus balayer le lien qui l'unissait à ces derniers. Il serait, quoiqu'il arrive, toujours une partie de moi et ainsi, la peur de le perdre ne me dévorait pas de l'intérieur comme elle m'avait tué à petit feu pour Wen'. Wen … Mon cœur cognait mes côtes en mouvements désordonnés, s'amusant à imiter le battements des secondes par ses horloges vieillissantes. La jalousie m'avait emprunté ce corps qui était pourtant mien, mes lèvres s'étaient mouvés, trahissant ce sentiment si profond qui, depuis que j'avais croisé ses stupéfiantes prunelles, ne m'avaient plus quitté. Elle me broyait, me faisait sien, simplement parce que Morwena avait envahit mon psychisme, envahit mon cœur saignant, s'infiltrant dans mes veines, mes poumons et chacune de mes molécules. Je l'avais dans la peau … un jour, toujours. A défaut d'avoir su lui dire « je t'aime » chaque jour. Je répondis ainsi, motivé par cette main déloyale, avec une possessivité qui ne me surprit donc qu'à moitié. Cet espèce de bellâtre avec lequel tu riais comme une adolescente. Quelques heures m'avaient suffit pour recommencer à agir avec elle comme dans notre vie d'antan, alors que je n'avais pas vraiment mon mot à dire sur la question vu ce que je lui avais fait moi même. Et pourtant, les mots m'échappaient, un à un. Des comptes ? Il ne s'agit que d'une curiosité parfaitement innocente. Je ne tiens seulement pas à voir n'importe qui dans la vie de mon enfant. L'excuse était tout aussi pitoyable que la jalousie elle-même et j'adoucis donc ma réplique avec ce sourire que je destinais au charme. Toujours est-il qu'elle s'en souvenait parfaitement, me prouvant qu'il l'avait marqué d'une manière ou d'une autre. Malgré moi, mes pensées s'assombrirent, impulsives, à la seule image de ce visage que je n'avais qu'entre perçut. C'est une attention réciproque ? Je pourrais aller et faire venir les femmes que je veux dans sa vie?C'était une pique que je ne lançais que pour la provoquer et l'entraîner sur ce terrain dans lequel je m'embourbai moi même. Blondes, rousses, brunes, petites, élancées. Quoique tu as peut-être quelques préférences ? A présent, je la cherchais sciemment, le regard aussi innocent que pouvaient l'être mes pensées qui ne tournaient à présent qu'autour de sa bouche pulpeuse. Je désirais qu'elle sorte de ses gonds, qu'elle me donne la possibilité de lui prouver qu'elle ne pouvait avoir meilleur amant dans son lit, de me donner la possibilité de lui démontrer qu'elle ne pouvait se passer de moi tout comme je ne pouvais me passer d'elle. Je ris légèrement quand elle mentionna son bon jour, rire qui mourut sur mes lèvres lorsque j'entendis la suite et à laquelle je répondis d'un ton sarcastique. Mignon et gentleman ? Ce sont des qualités destinées aux comédies romantiques, qui ne te tiendront certainement pas éveillées la nuit. Je susurrais sciemment ces dernières paroles d'un ton grave et chaud, évoquant sans complexe l'un des point forts de notre union passée. Je me penchais légèrement sur elle, tout en m'aventurant plus loin encore dans la provocation. Une vérité qui t'intéresse n'est-ce pas ? Je suis un homme qui ne se destine pas à être moine mais je peux faire des concessions. lui proposai-je d'un ton entendu. Et je me délectai, suite à ces quelques mots, de la voir s'empourprer, alors que ce grenat qui lui sied si bien au teint, envahissait de nouveau ses joues laiteuses. Je penchais légèrement la tête alors qu'un sourire sincère s'épanouissait sur mes lèvres à la seule évocation d'un mot que je ne rêvai d'entendre aussi tôt. Non. J'ai même envie de te troub... t'embêter d'avantage. fis-je d'un ton moqueur en réemployant consciemment ses mots. Alors, elle prit la fuite, signant sa défaite avec panache, tandis que je me renversais sur mon siège, les doigts croisés sous ma nuque. Je me demandai ... commençai-je en ignorant sa manière confuse de vouloir me faire disparaître afin qu'elle puisse se remettre de ses émotions, si nous ne pouvions pas profiter de toute cette histoire intelligemment. Je me levai souplement, à la manière d'un félin, puis m'approchai d'elle, me laissant tomber avec une grâce presque animale sur le canapé, à ses côtés. Tu ne tiens pas à voir d'autre femmes, et je ne tiens pas particulièrement à voir d'autre hommes .. tu ne me fais plus confiance, et tu m'as clairement signifié que rien ne changerait entre nous mais … Je me penchai légèrement sur elle. Et si je ne te demandai pas de sentiments? C'était un pari risqué, mais l'imprévisibilité m'avait emporté sur les voiles dangereuses de l'érotisme imaginée et désirée. Elle m'emporta loin, si loin que je n'attendis pas sa réponse, si loin que mes lèvres se posèrent sur les siennes, à peine entrouverte, si loin que je ne n'attendis pas et l'embrassai avec un érotisme désarmant, vivifiant, brûlant.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Mer 6 Mar - 15:36


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J'étais entrain de me diriger vers une pente glissante. Je me sentais perdre pieds face à la situation. Jake occupait totalement mon esprit, je pensais à son regard saisissant, à ses lèvres douces et chaudes et à sa peau contre la mienne. Mes entrailles se tortillaient et une flamme s'insinuait dans tout mon être, ne demandant qu'à m'enflammer un peu plus. Je tentais de rester lucide, mes yeux fixés sur les quelques lignes d'une page de notes où j'avais écris la passion presque destructrice de deux amants déchus. Excellent moyen de ne pas penser à Jake, vraiment. Je chiffonnai la feuille, la réduisant en une vulgaire boule de papier que je laissais tout simplement tombée sur le tapis. Je repensais à ce qu'il avait dis, à ces sous-entendu et à ces femmes qu'il pourrait faire entrer dans mon existence. Et puis je repensais à son insinuation, des qualités qui ne me tiendront pas éveillées la nuit. Je savais de quoi il parlait car notre relation passée avait été tendre mais aussi passionnée, dévorante. J'essayai de chasser ces quelques images de mon esprit mais la flamme en moi ne cessait de grandir et j’eus beaucoup de mal à me concentrer sur mes écrits ou à une possible rédaction. Je me taisais tandis que sa voix revint à mes oreilles. Je ne le regardai pas, faisant semblant de ne pas être intéressée par ses propos. « Et qu'est ce que tu veux dire par là Einstein ? » répondis-je d'un ton purement ironique, fouillant sur la table basse pour retrouver un exemplaire d'une autre feuille. Je sentis le canapé légèrement s’affaisser à mes côtés et je tournai à moitié la tête vers lui. Sa posture et son regard pétillant m'intriguait et cette faible proximité qu'il y avait entre nous n'arrangeait pas mon état. Je n'arrivais pas à détacher mon regard, comme fascinée. Je l'écoutai parler et mon coeur rata plusieurs battements tandis qu'il se pencha légèrement au dessus de moi. Ma gorge était sèche et tout mes sens étaient en éveils, ses lèvres trop proches des miennes. J'avalai ma salive difficilement, me collant un peu plus contre le dossier du canapé, mais je ne pouvais pas m'échapper. Et je savais pertinemment comment tout ça allait finir. Et c'était uniquement pour cette raison que je ne voulais pas qu'il vienne ici, mais il était là, à seulement quelques centimètres de mon propre corps. Et il murmura cette petite phrase qui manqua d'achever le peu de neurones qui semblaient encore vouloir fonctionner dans ma petite tête. Je voulus répondre par la négative ou même le repousser mais ses lèvres me happèrent, m'emportant dans un baiser significatif. Je me laissais faire, sentant les feuilles que je tenais entre mes doigts, glisser de ceux-ci pour s'effondrer à terre. Je me surpris à écarter un peu plus les lèvres pour pouvoir jouer avec sa langue dans une danse sensuelle. Tout mon corps le réclamait. Après tout, n'était-ce pas une bonne solution ? Pourquoi ne me laisserai-je pas aller ? Je sentis mes doigts se frayer un chemin sous sa chemise, retraçant ses abdominaux, redécouvrant ce corps que j'avais longtemps désirée. Je laissai échapper un faible gémissement entre deux baisers. Un éclair de lucidité m'envahit et je posais mes mains sur son torse pour légèrement le repousser, à bout de souffle, la respiration saccadée, mes lèvres rougies et gonflées par ce baiser si intense. « ...A...Attends... » réussi-je à articuler, tentant de revenir à la réalité. Mon corps cria de protestation, je sentis mes doigts serrer le tissu de sa chemise. « Ce...Ce n'est pas une bonne idée...Pas du tout... » Et pourtant je ne cessais de le fixer et de le tenir contre moi. Je sentis mes lèvres glissées avec lenteur sur les siennes, les yeux mi-clos. « ...Je...ne peux pas...Faire ça... » murmurai-je faiblement, alors que d'un côté, je ne pouvais pas lui résister.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Mer 6 Mar - 17:25



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Son souffle chaud se mêla au mien alors que ma langue allait embrasser la sienne, en un mouvement langoureux. Je penchai légèrement la tête, le souffle haletant, sensible à la caresse de ses doigts qui cherchaient à rencontrer ma peau dissimulée sous mes vêtements encombrant. Je sentis ses paumes contre mon ventre, qui dessinaient mes muscles avec une ardeur née d'un manque. Mes doigts vinrent à la rencontre de sa nuque, libérée par sa coiffure, s'enfonçant dans sa peau blanche pour la presser contre mon visage en douceur. Le désir m'embrasait, mon sang bouillonnait dans mes veines, et ma masculinité réagit vivement à cette étreinte désirée et pourtant impulsive. Je jouai des dents sur sa lèvre inférieur, quittant la moiteur de sa bouche pour caresser la courbe pleine de ses lèvres de la langue. Et de ma main livre, je glissai souligner les courbes de sa colonne sous son haut, puis incarcéra mes doigts sous la fermeture de son soutien-gorge. Mon cœur martelait ma poitrine, en réponse au sien, qui pulsait sous mes doigts. Mais elle recula, tentant de s'échapper à une étreinte qui nous dépassait tous les deux, si légèrement que son visage n'était qu'à quelques millimètres du sien, tant et si bien que ses mots, accompagnant son souffle brûlant, rebondirent sur mes lèvres qui s'entrouvrirent pour le capturer. Elle était perdue, ses prunelles noyées par la peur et le doute, iris dont la couleur fut dissimulée par ses paupières bordées de long cil noir. Elle hésitait alors que l'animal, tapi en mon être, ne demandait qu'à s'ébattre avec la demoiselle. J'inspirai profondément puis soufflai doucement sur ses lèvres. Mes doigts tombèrent, chute contrôlée le long de son dos caressé, rejoignirent les siens que je glissai de nouveau sous ma chemise avant de plaquer sa main contre ma poitrine, en face de ce cœur qui tentait désespérément de s'en arracher. Et si je te promettais de n'en voir aucune autre? Je tentai le tout pour le tout, certes, mais je savais aussi que jamais je n'avais pris autant de plaisir dans les bras d'une femme que dans les siens. Les autres, en vérité, m'importait pas. Je n'avais découché que pour la faire souffrir, la faire fuir, mais j'étais attaché à elle, qu'elle soit loin ou dans mon paysage. Je ne te demande pas en mariage. Je ne te demande pas d'engagement. Je ne te demande pas ta confiance ni même ton amour. Juste quelques nuits. Les mots coulaient, balancées par ma langue humide, rejetée par mes lèvres fiévreuse. Ma paume se referma sur la sienne, contre ma peau incendiée tandis que mon regard recherchait le sien, désireux de s'abandonner à l'étreinte émeraude d'un regard dont la beauté était au delà des mots. Je palpai son désir, je l'entrevoyais dans ses iris nimbaient par des flammes qui se reflétaient dans les miens. Ces trois dernières années, cette histoire, ces deux derniers mots n'étaient venu à bout de ce que je ressentais pour elle si bien que je ne pouvais qu'accepter le fait qu'elle était définitivement ancrée en moi. C'était elle que je désirais mirer sur les oreillers, ses cheveux noires étalées sur les draps blancs, le corps nappé dans un linge transparent. J'étais prêt à faire le sacrifice de toute vie personnelle s'il suffisait à garantir sa présence dans ma vie, ne serait-ce que quelques secondes. Tu sais qu'on affirme que les femmes enceinte ont une libido exacerbée ? Je ne te propose ni plus ni moins d'être ton esclave sexuelle ajoutai-je un mystérieux sourire aux lèvres et les yeux en proie à ce brasier qui me consumait de l'intérieur. Lentement, je desserrais les doigts, lâchant sa main, lui rendant cette liberté que je lui avais momentanément retirée. J’attendais le souffle battant, une main toujours apposée sur sa nuque. Difficile était de rester immobile alors qu'un léger mouvement m'amènerait à rencontrer sa bouche de nouveau. J'étais en proie à des fantasmes presque douloureux mais mon imagination prit le pas, tandis que j'esquissais dans mon esprit différents scénarios afin de la faire flancher.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Mer 6 Mar - 18:18


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Je tentais vainement de résister. Il était devenu un objet de tentation à mes yeux, le diable en personne. Je savais que si je m'abandonnai dans ses bras, tout changerait irrémédiablement et toutes ces belles promesses que je m'étais faite seraient envoyées en l'air. Je brûlais de désir pour lui. Mais j'avais peur de ce qu'il adviendrait une fois le désir envolé. Ses doigts sur ma peau ne m'aidait pas à réfléchir et j'eus énormément de mal à me concentrer sur une situation qui m'échappait totalement. J'étais certaine que j'allais cédée et même répondre à son étreinte passionnée avec plus de hardeur que précédemment. Puis il parla, son souffle glissant sur mes lèvres qui réclamaient un nouveau baiser. Serais-je la seule et l'unique à partager ces nuits ? Mon coeur ralentit dans ma poitrine alors qu'il pris ma main dans la sienne, la posant à l'emplacement de son coeur. Je sentais les vibrations de celui-ci sous mes doigts. Un léger tremblement me prit, mes lèvres devenaient sèches. Je laissais mes prunelles émeraudes glissées dans ses yeux océans tandis qu'il continua de parler. Je commençai à flancher je le sentais. « Jake... » suppliai-je presque, tentant vainement de repousser l'évidence, ainsi que tout ce que je pouvais ressentir à son égard. Son parfum m'enivrait et la chaleur que son corps dégageait me faisait un peu plus succomber. Sa dernière phrase me fit sourire, un véritable sourire amusé alors que je me mordillai légèrement ma lèvre en continuant de fixer l'homme de toutes mes pensées. J'étais mitigée, mais en même temps, je savais quel chemin j'allais finir par prendre. Sa main relâcha la pression de la mienne et je glissais mes doigts et long de son torse et de son abdomen, mon coeur battant à tout rompre. « Simplement quelques nuits ? » Ma voix était légèrement enrouée, imbibée de cette passion meurtrière qui écorchait chaque organe de mon pauvre corps. J'étais revenue à San Francisco, lors de cette fameuse nuit ou malgré mes supplications pour l'arrêter, j'avais flanchée. Je m'étais laissée avoir dans cette spirale étourdissante qu'est le désir. Mes yeux se fermaient lentement. J'étais en proie à un choix qui changerait le cours de mon existence...Juste pour quelques nuits...Quelques nuits dans ses bras...Sans aucun sentiments, aucune arrières pensées. Juste quelques nuits. Je senti à nouveau mes lèvres frôler les siennes avec envie. Mais il y avait cette fichue raison qui m'empêchait de me laisser totalement aller. Et pourtant dieu seul sait que j'avais envie de l'embrasser et de le toucher. Mais je n'étais pas raisonnable. Oh que non. « On verra... » soufflai-je lentement d'une voix faible. Je succombais à tout ce que j'avais renié jusqu'à présent. Je senti ma tête se pencher légèrement sur le côté, mes lèvres effleurant sa mâchoire où séjournait une barbe de quelques jours . Elles traçaient un long chemin sinueux vers le creux de sa nuque avant que je m'arrête sur cette peau si douce et légèrement fruitée. Son parfum enivra mes narines tandis que ma langue toucha doucement cette peau nacrée et je me mis à l'embrasser avec lenteur et sensualité au creux de sa nuque. J'étais fichue je le savais. Mes dernières défenses étaient tombées. Une main traîtresse vint glisser sur les boutons de la chemise, en défaisant quelques uns sur son passage. Il fallait que je me réveille et vite avant que je commette une nouvelle bêtise que je regretterai bien plus tard. Mais pour l'instant à dire vrai, tout ça me passait par dessus la tête.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Mer 6 Mar - 20:23



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Quel doux mot que l'espérance, fleur qui s'épanouissait dans mon regard aussi bien que dans mon cœur, tandis que mes prunelles se nourrissaient des nuances qui paraient les siennes. Avais-je seulement le droit de la laisser déployer ses pétales au creux de mon estomac ? Avais-je seulement le droit de m'abreuver de son souffle, rejeté à chacun de ses mots prononcés, de m'en oxygéner ainsi ? Mes poumons s'emplissaient de sa flagrance, qui naviguaient dans mes veines pour m'attacher encore plus étroitement à elle. Ce fut presque une souffrance que de lâcher sa main fine, de perdre ses doigts que j'avais enserré des miens, de les laisser courir sans plus les retenir, sans plus la retenir … Je sondais ses yeux, miroir de son âme, et ce que j'y découvris acheva de faire taire mes doutes, alors que mon désir démesuré envahissait ma tête et mon corps librement. Ces mots … quelques lettres prononcées, marquant une hésitation que ses yeux contredisaient … Je souris à leur écoute, hochant la tête en un geste lent et quasi imperceptible. Juste quelques nuits ... En mon for intérieur, je savais que mes mots n'illustraient pas mes véritables désirs, que ce que je venais de déclamer n'était qu'un mensonge, que j'espérais beaucoup plus que quelques nuits insuffisantes. J'en désirais des milliers, des millions, car ma soif d'elle ne semblait se tarir, quelque soit le nombre d'année que nous ayons partagé, ou durant lesquelles nous avions été séparé. Je la désirais avec la même intensité que lorsque je l'avais croisé à cette fameuse soirée, qui allait scellé mon destin comme je ne l'aurais jamais imaginé. Elle était la seule que je n'avais su brusquée, la seule dont je n'avais volé ses lèvres, la seule qui ne s'était pas jeté à ma tête dans le seul plaisir d'obtenir un amour qu'elle ne pouvait avoir. La seule qui avait su me frôler de ses sourires, de sa candeur, de ce naturel ahurissant qui la mettait à part de toutes ces filles qui me déclaraient à tue tête être amoureuse sans véritablement me connaître. La seule que je n'ai jamais su aimer, même si je l'avais mal fait. Jamais je n'aurais cru avoir une seconde chance, ni même la souhaiter à ce point. Retrouver Perle, apprendre pour cet enfant, m'aidaient à panser des blessures dont je n'aurais cru guérir, des blessures que je ne pensais se voir refermer un jour. Ses lèvres frôlèrent les miennes, en une torturante approche à laquelle je ne savais encore répondre, peu désireux de la brusquer et de la voir fuir. Son « on verra » n'était pas crédible car elle avait déjà déposé les armes, se rendant à une évidence qui nous liait autant que l'enfant qu'elle portait en son sein. Mon cœur fit une embardée, lorsque ses lèvres parcoururent ma mâchoire en une pluie de baisers brûlants. Je fermais les yeux, l'esprit accaparé par l'effet procuré. Mais j'avais besoin de sentir sa peau contre la mienne, et alors que ses mains allaient et venaient sur les boutons qui refermaient ma chemise, mes doigts accrochèrent le fin tissu qui la recouvrait afin de le lui retirer, en un geste d'impatience libéré. Puis, je les glissai sur ses joues, afin de ramener son visage face au mien, de plonger une dernière fois dans ses prunelles avant de me laisser à l'embrasser avec une libre ardeur. Mes doigts, quant à eux, dessinèrent l'arc de ses épaules, la fine ligne de son buste, la courbe de ses hanches sur lesquelles il s'arrêtèrent pour soulever la jeune femme et la déposer sur mes genoux. Je la poussai, plaquant son bassin contre le mien alors que mes lèvres papillonnaient sur ses joues, puis sur sa gorge sur laquelle je m’attardai, remplaçant mes lèvres par ma langue. Je suivis sa clavicule, marquant sa peau de petits coups de dents, goûtant son épiderme dont la flagrance acheva de me rendre fou.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Mer 6 Mar - 21:22


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Je ne pouvais que l'aimer autant que je le désirais. Mais je ne pourrai jamais lui avouer pleinement, trop blessée par le passé. J'étais rancunière, c'était dans ma nature et ainsi donc, une fois trahie, je n'arrivai pas si facilement à pardonner. Je me laissais aller dans ses bras, je goûtais sa peau et ses lèvres comme si c'était notre dernier instant ensemble. Je n'osais pas penser aux heures qui suivraient notre acte, ni au lendemain. Je n'aurai pas de regrets, ni de remords, mais j'aurais cette vague impression de m'être laissée emportée et de lui appartenir à nouveau. Si je lui donnais une seconde chance, je me devais d'être certaine cette fois. Pourtant, il était difficile de penser à des heures obscures alors que j'étais enlacée dans ses bras, ma langue jouant contre sa peau tandis que je défaisais le restant des boutons de sa chemise qui devenait un vêtement bien trop encombrant. Avec une certaine impatience, je me débarrassai de la dite chemise. Je sentis mon haut subir le même sort, la tiédeur de la pièce me picotant légèrement la peau. Il attrapa mon visage entre ses mains. Dans ses prunelles bleutées, je pouvais voir l'ampleur du désir qui l'habitait, certainement que j'avais le même regard que lui à cet instant. Il m'embrassa, laissant ses doigts glissés sur ma peau, tandis que mes doigts glissèrent avec intensité sur son buste. Mon coeur faisait des embardés tandis que je me rendis compte que tout ceci m'avait manqué. Pas seulement ce contact physique, mais aussi tout ce qui allait autour. Cette passion qui me dévorait les entrailles et que je n'avais ressentie qu'avec lui. Je sentis qu'il me soulevait légèrement et nos bassins s'entrechoquèrent. Je me mordis légèrement la lèvre inférieure, succombant à ses baisers, laissant échapper quelques soupirs de plaisirs. Je griffai légèrement son torse avant de me coller plus à lui sous l'intensité de ses baisers et caresses. Je murmurai son prénom, la voix rauque, en encouragement. Mon corps entier s'enflammait contre le sien. Je revisitais chaque traits de son corps à l'aide de mes doigts avant de ramener son visage vers le mien et lui mordre légèrement la lèvre inférieure. Ma respiration fut saccadée et je lui affichai un sourire empli de malices et de désirs. Doucement, je me détachai de lui et glissa mes doigts dans mon dos, frôlant l'attache de mon soutien gorge. Je vrillais mes prunelles dans les siennes tandis que je défis lentement le soutien, le laissant glisser le long de mes bras avant de l'envoyer valser plus loin dans la pièce. Je forçai Jake à s'allonger sur le canapé, restant au dessus de lui tandis que mes lèvres vinrent prendre possession de son buste, ma langue et mes dents jouant contre sa peau, descendant sur son ventre avec une certaine lenteur, comme pour faire durer le plaisir. Je refis le chemin en sens inverse avant de reprendre possession de ses lèvres pour un baiser long et passionné, mes doigts glissant le long de son ventre jusqu'à atteindre la boucle de la ceinture qui était soudainement devenue un obstacle de plus. Je la défis lentement, laissant mon regard se perdre dans celui de mon amant. Mes lèvres glissèrent alors sur les siennes, caressant celles de Jake. Et ces mots sortirent de ma bouche sans que je n'y prenne garde car sous la pulsion, je ne me rendais pas compte. « Tu m'as manquée... » Cette simple phrase avait suffi à dévoiler une partie de ce que je pouvais ressentir à son égard. Juste quelques mots lancés en l'air qui prendrait une trop grande importance bien plus tard au moment où je m'y attendrais le moins.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Mer 6 Mar - 23:13



My heart aches when I'm by your side, I feel so lost but I don't know why.Dreams of love in the snow so white and tears of a princess who would kiss me. I will always find you.
Je valsais sur des contrées aussi familières qu'elles m'étaient devenus inconnues. Le temps nous avait séparé et marqué de son empreinte par le manque et l'exacerbation de nos sentiments, tel que le désir, la passion, l'amour. Ce mot, qui m'avait chiffonné si longtemps, et qui continuait à agacer mon subconscient, d'une certaine manière, me propulsait dans un océan dans lequel je n'avais osé nager durant de trop longues années. Peut-être que je n'avais besoin que d'une libération, un exutoire pour mes peines, une confiance en celle que je pouvais avoir choisit, bien que mon consentement n'ait compté. J'inspirai profondément la flagrance de son épiderme, dessinant sa clavicule avec une lenteur consciente et ardente. Mon prénom chuchoté me fit vibrer, ses mouvements me faisaient trembler. Ses mains quittèrent mon torse, qu'elles avaient débarrassé du tissu qui le dérobait à son regard et se glissèrent dans son dos afin de faire sauter ces chaînes blanchâtres en dentelle qui me dissimulaient sa poitrine. Mes prunelles fascinées s'attachèrent à ses seins laiteux, mis en valeur par ses bourgeons sombres. Mon cœur manqua un battement, et mes pouces vinrent naturellement se nicher sous ses tétons hérissés, avant de me pencher, tel un drogué en manque. Mes lèvres l'entourèrent naturellement, mes dents s'y nichèrent, ma langue le dessina, alors que ma main frictionnait le second dans un geste inconscient, seulement motivé par mon appétit. Mais j'en fus arraché, geste qui me fit râler, d'un ton rauque et chaud, alors que je basculai, forcé par ses mains sur le canapé. Mon dos embrassa le tissu ainsi que ma tête, que je ne redressais que légèrement en un geste instinctif. Mais ce fut un mouvement que j'abandonnai aussitôt que ses lèvres vinrent effleurer mon torse, marquant de leur empreintes les lignes que traçaient mes muscles. Un soupir profond échappa de mes lèvres, alors que la température de mon corps se hissait à un degrés insoupçonné. Une faiblesse extraordinaire prit possession de chacun de mes membres, faiblesse que je préférais prodiguer que ressentir, fierté masculine qui me poussait à la domination. Il était toujours effrayant de constater à quel point une femme unique pouvait vous faire perdre tout contrôle de vous même, et c'était une observation que je n'avais cessé de faire, encore et encore, durant deux années. Ses lèvres quittèrent mon torse, sa langue se mêla de nouveau à la mienne, et je râlais de plaisir alors que nos bouches s'étreignaient en un baiser enflammé. Et alors qu'elle cherchait à me débarrasser de mon jean qui ceignait encore ma taille, je partis la défaire du sien, tirant sur le tissu qui me dissimulait les courbes parfaites de ses fesses. Je le tirais en arrière, lentement, savourant le dessin de mes paumes, infiltrant mes doigts sous son sous-vêtement afin de les saisir à pleines mains, la poussant vers moi. Sa bouche s'écrasa de nouveau sur la mienne, et je ne la laissais repartir qu'en tirant légèrement sa lèvre inférieure à l'aide de mes dents. Mais mes prunelles s'agrandirent, miroir d'un cœur secoué, alors que ses mots pénétraient ma chaire aussi sûrement que n'importe lequel de ses sourires. Un dessin similaire se dessina sur les miennes alors que je poussais mon visage vers le sien, me redressant légèrement sur mes coudes afin de lui chuchoter d'une voix grave. Idem. Ce mot unique, parole dont j'usais et usais aussi souvent que ses phrases nous le permettaient dans le passé, ne partageant mes sentiments avec elle que par le biais de ces quatre lettres. Mais cette fois, j'y ajoutai un peu plus, libéré de l'étreinte d'une peur qui s'était tapie dans le tiroir le plus lointain de mon esprit. Tu m'as manqué. Puis, d'un geste, un seul, je me redressais avant de la faire basculer en un mouvement maîtrisé et familier. Je fis valser son pantalon, puis sa culotte en dentelle, alors que je me débarrassai de mon jean puis de mon caleçon, affichant ma nudité avec un naturel familier. Ma bouche vint de nouveau retrouvé la sienne, à laquelle je m'ancrais, avant de l'abandonner de nouveau pour me nicher dans sa gorge.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Jeu 7 Mar - 10:22


+ i just can't say goodbye.

J'étais à l'apogée d'un plaisir coupable, mes pensées naviguant vers des contrées lointaines. Ma raison s'était tue, résignée par mes gestes et l'écoute de mon instinct, de mon plaisir. A présent, je ne pouvais plus faire marcher arrière et d'ailleurs, je n'en avais point envie. Cet instant me rappelant d'anciennes sensations liées au passée, j'avais envie de les redécouvrir, de les réécrire et ce peut importe les conséquences. J'aime sentir ses mains sur chaque parcelle de ma peau, ses lèvres qui happaient les miennes, partageant son désir avec le mien. Ma respiration était profonde, chaude et tout mon corps vibrait contre lui à la seule pensée que j'allais bientôt devenir sienne. Un sourire se dessina sur ses lèvres et j'entendis ce petit mot composé de quatre lettres que j'avais maintes et maintes fois entendu par le passé. A l'époque, je m'épanchai plus sur mes sentiments que lui et lui répondait toujours ainsi, de cette manière vague mais qui était sa manière à lui de dire ce qu'il ressentait. Ce fût la suite qui me transperça le coeur violemment, j'en eu le souffle coupé pendant quelques instants car c'était bien la première fois qu'il exprimait ouvertement l'un de ses sentiments. Ma raison revint au galop, me susurrant d'arrêter tout ça avant d'atteindre le point de non retour. Je pouvais toujours m'échapper de cette étreinte passionnée, me rhabiller, l'obliger à s'en aller. Je ne voulais pas retomber dans le piège de l'amour, je ne voulais pas de nouveau dépendre de lui même si secrètement, je ne rêvai que d'être à nouveau à ses côtés. Mais la peur m'écrouait, m'empêchait d'avancer, cette peur d'à nouveau revivre la douleur ressentie lors de cette fameuse journée. J’étais prête à fuir, prête à m'en aller le plus loin possible, mais mon corps ne voulait pas bouger et bientôt, je me retrouvai à la place de Jake, sentant le tissu du canapé effleurer ma peau. Cette flamme dans mon estomac se raviva de plus belle et toutes mes pensées s'envolèrent à nouveau tandis que j'observai avec délice la musculature de mon amant qui s'étendait sous mon regard fébrile. Il se débarrassa des vêtements restants, derniers remparts à notre nudité. Mon regard se fit de braise, reluquant chaque parcelle de son corps alors que je me mordis la lèvre inférieure de façon un peu provocatrice. Je redevint l'ancienne Wen, juste pour quelques minutes. Les lèvres de Jake revinrent hanter les miennes et je jouais avec sa langue, haletant entre deux baisers, la tension étant à son paroxysme. Ses lèvres vinrent à nouveau trouver refuge dans ma nuque et je soupirais profondément, mes bras entourèrent son corps pour le coller au mien, avec une certaine douceur que je n'avais pas prévue. Mes jambes vinrent entourées sa taille et je pressai mon bassin contre le sien dans une requête silencieuse. « Jake... » murmurai-je, suppliante pour qu'enfin il passe à l'étape suivante. Mon coeur tambourinait dans ma poitrine, j'avais l'impression qu'il voulait s'envoler de ma cage thoracique. Je glissais mes doigts sur les joues de Jake et ramena son visage à mes lèvres brûlantes, l'embrassant fiévreusement. « S'te plaît... » soufflai-je entre deux baisers, lui indiquant mon état actuel. J'étais à présent dépourvue de toutes raisons, je ne voulais qu'une chose, que nous ne faisions plus qu'un, comme avant.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Jeu 7 Mar - 11:39



My heart aches when I'm by your side, I feel so lost but I don't know why.Dreams of love in the snow so white and tears of a princess who would kiss me. I will always find you.
Il n'existe qu'un fragile équilibre entre la raison et la perdition, celle même qui emprisonne votre esprit dans un tourbillon dont vous extraire vous semble impossible. La première battit en retraite, s'isolant dans un coin sombre de cette pensée auquel je n'avais plus accès, tandis que la seconde envahissait mon psychisme ainsi que chacun de mes membres, qui se mouvaient sur son corps, doués d'une vie qui leur était propre. Le passé et l'avenir se confondaient en un présent embrasé, les souvenirs s'égaraient au profit de cette sensation inouïe que celle de ressentir les lèvres de l'être aimé et désiré, ses mains, son corps chauffé contre le sien. J'avais oublié les sourires et les larmes, les batailles et les rires, la peur et la haine pour ne devenir que le réceptacle d'un désir si puissant qu'il me submergeait, m'étouffant de son étreinte incendiaire. Je redécouvrais Wen comme si une première fois nous unissait, comme si nos ébats passionnés du passé n'avaient jamais existé, comme si je ne connaissais pas chaque parcelle de sa peau tendre, parcourues ci et là de grains de beauté, comme si je n'avais jamais goûté à sa poitrine opale et galbée, ses lèvres rouges et gonflées, son épiderme clair et parfumé. Les sillons que traçaient ma langue sur sa peau, ma bouche qui se déposait telle une fleur en manque de soleil et qui marquait sa gorge de dessins rougeoyants, mes mains qui peignaient ses formes féminines, tableau qui reflétait tout ce que mon cœur gardait pour lui. Ces étreintes qui nous avaient lié, cet embrasement qui nous réunissait, si différent de ce que j'avais connu et vécu dans les bras de ces femmes qui avaient traversé ma vie si vite qu'elles n'en demeuraient plus que des visages floues ou oublié, cet enlacement au dessus des mots et de ce que nos sentiments ne pouvaient exprimer, était exalté par les émotions qui me maintenaient captifs de ses prunelles smaragdines, celles ci même que je n'avais su oublier la chaleur de ce corps qui se pressait contre le mien. Mon souffle se fit court, et mes doigts tremblèrent sur sa chaire tendre, tandis que mon nom, chuchoté d'une voix aggravée par le désir, se faufilait dans les sinuosité d'un cerveau en sommeil. Un grognement rauque échappa à mes lèvres entrouvertes, destinées à rejoindre les siennes en éveilles, par ses doigts qui étreignaient mes joues, destinés à goûter de nouveau le fruit écarlate qu'était cette bouche tendre et incandescente. Nos visages se rejoignirent en une danse langoureuse, mais mon objet de convoitise se déroba à ma caresse et un souffle s'en échappa, frôlant telle une bise ma bouche avide. Je me noyais dans ses iris, miroir de sensations qui ne pouvaient être altérées par ce que ce que l'on appelait communément le mensonge ou la tromperie, dans lesquels les sentiments ne pouvaient être jouées, tout au plus dissimulées à celui qui avaient l'inespérable chance de pouvoir y plonger. J'étais l'un de ces chanceux, détenteur de ce pouvoir infime de pouvoir lire son cœur par le biais de ses yeux en amande, et pourtant si inapte à savoir déchiffrer le curieux langage qui s'y inscrivaient. Mais, à défaut de pouvoir véritablement comprendre les sentiments de la séduisante brune à son égard, je savais que son désir à mon égard n'était en rien surjoué, une vérité qui ne pouvait que nous liait depuis des années, maintes et maintes fois prouvées. Peut-être aurais-je dû hésiter avant de la marquer profondément de cette empreinte de laquelle était née ce petit être qui grandissait dans ses chairs, peut-être aurais-je dû avoir la patience d'attendre ce cadeau inouï qu'était la combustion de nos deux êtres entremêlés. Je n'en fis rien, poussé par l'urgence d'un désir hors de porté, et je pénétrai la moiteur de son corps, retrouvant ainsi la place qui était mienne et qui m'était dû. Danse savoureuse et sensuelle que nos deux êtres mêlés, alors que sur mes coudes je m'appuyai dans la seule fin de mieux plonger en elle, délice corporelle qui me tiraient malgré moi ces râles et ces soupirs graves, exutoire de mon propre plaisir à son paroxysme. Intimement, je savais qu'elle m'appartenait, tout comme je savais que je lui appartenais. Définitivement, inévitablement. Nos corps étaient faits pour se rejoindre, en cette étreinte sauvage et incontrôlée.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Jeu 7 Mar - 18:32


+ i just can't say goodbye.

L'attente fut brève et lorsque nous ne fumes qu'un, un sourire satisfait emplissait mes lèvres. Je n’entendais plus les battements de mon coeur qui suivait le rythme de nos ébats. J'entendais sa voix rauque contre mon oreille, j'agrippai ses épaules, le rejoignant dans ses soupirs, dans son extase. Nos corps dansaient, cette danse que nous connaissions par coeur et qui nous était propre. Je me senti partir dans les limbes, les yeux mi-clos, profitant de l'instant présent alors que mes lèvres s'aventuraient encore sur sa peau, goûtant de temps à autres à l’arôme de ses lèvres. Je sentais que la délivrance n'était pas loin. Je revivais notre première union, ses deux années de passion, cette dernière nuit à San Francisco. Les sensations étaient les mêmes, quoique légèrement décuplées. J'avais perdue toute notion du temps. Tout se qui me préoccupait c'était lui, rien que lui. Une vague de plaisir m'envahit alors, mon coeur s'emballa, mon souffle se coupa et j’atteignis le mont Olympe dans un ultime soupir, qui était le premier d'une longue série.

~
Mes yeux s'ouvrirent lentement. Il faisait particulièrement sombre, j'étais étonnée que la lumière du couloir ne passe pas le dessous de ma porte. C'était pourtant un geste que j'effectuai avant d'aller me coucher, laisser une lumière allumée, c'était une espèce de toc. Je bougeai légèrement, un peu courbaturée, mon esprit encore ensommeillé. J'ignorai depuis combien de temps je dormais et je ne me souvenais même pas être montée dans ma chambre, ni m'être glisser dans les draps. Il fallu quelques secondes pour que je me rende compte que quelque chose ne collait pas. Une certaine pression collait contre mon corps. J'avais trop chaud. Terriblement chaud. Je glissais alors ma main vers mon ventre, geste qui était devenu naturel avec le temps. Je sursautai en sentant une autre main se tenir là, à l'endroit même où se développait ce qui allait être mon futur enfant. Les images me revinrent alors, furtives, passionnées. Deux corps entrelacés, s'ébattant de longues heures durant d'abord dans le canapé du salon, pour finir leur course dans le lit. Mon coeur accéléra tandis que je tournai légèrement la tête sur le côté. Jake était là, installé derrière moi, endormi. Ce que j'avais pris comme un rêve c'était réellement passé. Nous avions fait l'amour. Plus d'une fois. Comment avais-je pu me laisser aller aussi facilement ? Je regardai pendant quelques instants les traits parfaitement dessinés de son visage, des souvenirs lointains me revenant, de moi me réveillant après une longue nuit passionnée, nichée au creux de ses bras. A nouveau, l'incertitude se fraya un chemin et ma raison revint me hanter de plus belle. D'un geste, j'enlevai le drap qui recouvrait mon corps dénudé et me détacha de l'étreinte de Jake, glissant hors du lit. Je laissai mes mains glisser sur mon visage, secouant la tête en marmonnant contre moi-même avant d'attraper une robe de chambre et de sortir de la chambre. Je me tins quelques minutes dans le couloir, immobile, essayant d'analyser la situation. Mais j'avais fait une belle connerie en couchant avec lui. Tout allait encore plus se compliquer au lieu de s'arranger. Une nausée me prit, les joies de la grossesse. Je respirai lentement avant de descendre les escaliers et de me retrouver au rez de chaussé. J'entrais dans le salon et constata le bazar qui s'y trouvait, celui que j'avais occasionné pour chercher mon pendentif et l'autre partie qui était du à nos ébats passionnés. Je jetai un regard à nos vêtements éparpillés, entremêlés. Je pris mes propres vêtements que j'emmenai dans une petite pièce annexe à la cuisine. Je les jetais dans un panier à linge avant de revenir dans le salon, allumant deux, trois lumières, attrapant les vêtements de Jake et montant les escaliers quatre à quatre. Une fois dans la chambre, je constatai qu'il s'était réveillé. Je jetais sa tenue sur le lit, croisant les bras, peu coopérative. « Maintenant que tu as eu ce que tu voulais, tu t'en vas. » dis-je d'un ton ferme, peu amène de vouloir parler. Je me souvenais de ce que je lui avais dis entre deux baisers, du fait qu'il m'avait manqué. Je me souvenais l'avoir laissé faire, de ne pas l'avoir repoussé même quand j'en avais l'occasion. J'étais à nouveau sur la défensive, m'interdisant de faire un pas vers lui. Comme il le disait si bien, ce n'était que quelques nuits après tout. Mais à quel prix ?
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Jeu 7 Mar - 20:24



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Majesté envolée, cœur apaisée. C'est le souffle tranquille et l'esprit à la dérive que je me reposais, étreignis par une chaleur toute particulière que je n'avais plus ressentit depuis bien longtemps. Mes cils caressaient mes joues, voile de soie délaissé, et mes rêves se paraient de couleurs oubliées. Les cauchemars, qui n'avaient cessé de me poursuivre, où se mêlaient hurlements et peurs profondes, m'avaient offert un peu de répit, délaissant mon esprit à la beauté simple de l'arc en ciel. C'est lentement que je revins à la surface, le corps enlacé par une douceur torpeur qui maintenait mon esprit loin de ces questions habituelles qui le parasitaient. Un faible mouvement, respiration plus hachée et disparition inopinée. Mes cils bruns glissèrent, dévoilant à mon regard trouble la chambre de la jeune femme dans laquelle nous étions montés plus tôt, en un désir fulgurant de nous ébattre dans un lit. Son départ ne me laissait perplexe et je la connaissais si bien qu'un sourire caustique se dessina sur mes lèvres à la seule pensée de ce qu'elle même pouvait songer. Wen' était une femme entière, et, après ce qu'il s'était passé la dernière fois … Prudent, j'étirai légèrement mes muscles avant de me relever. Méfiant, j'imaginai déjà paroles acerbes et reproches, une facilité que je pourrais aisément lui reprocher. Et bien que préparé, son irruption dans la chambre suivit de la gifle imposée par mes vêtements attrapés instinctivement, suivit du verre d'eau glacé qui s'abattit sur ma tête alors que ses mots s'infiltraient dans mon cerveau endormit. Fierté blessée et diplomatie jetée aux oubliettes, ma mâchoire se contracta tandis que je persiflais, le souvenir aimant du débat envolé. Tu es un peu sévère avec toi même Morwena. Te considérer comme une victime et me faire porter toute la responsabilité de ce que nous avons fait est une réaction quelque peu … Je me tus quelques secondes, puis jetai négligemment. Puérile. Je bouillonnai intérieurement. Il était difficile de me désigner à présent comme le plus irresponsable, tant elle ne parvenait pas à assumer ses propres désirs. D'autre part, sa manière de procéder ne me plaisait pas vraiment si bien que, négligeant mes vêtements, je la saisis par les poignets avant de la renverser sur le lit, plongeant mon regard aux volutes chaudes dans les siens. Si tu veux me fuir, essaie de le faire plus élégamment Wen'. Je n'étais pas le seul à vouloir, et certainement pas le seul à le désirer de nouveau ! Alors épargne moi tes sarcasmes. Je plaquai ma bouche à la sienne, en un baiser brutal avant de me redresser, de me rhabiller et de claquer la porte sans plus me soucier de ses sentiments. Je ne pris pas la peine de boutonner ma chemise et sortis de la maison sans me préoccuper de ses voisins. En vérité, ses émotions m'importaient, ce qui expliquait que j'ai pu ainsi la laisser seule, de peur de lui dire ce que je pouvais, par la suite, regretter. J'étais un sanguin, qui peinait à maîtriser toutes formes de colère, et dont la langue se révélait bien souvent plus tranchante que l'on ne escomptait. Je savais blesser, mieux que quiconque, et je ne désirais faire d'elle une victime de plus. Je tâtai mes poches d'un geste, puis grognai lorsque je compris que ma veste était restée sagement dans son salon, en compagnie d'un paquet de cigarettes dont l'amitié m'aurait été plus qu'utile. Mes nerfs me lâchaient, trop tendus, et seule la fumée âcre et noircie de cette substance écœurante avait le pouvoir de m'apaiser. Vous êtes un ami de Morwena? La voix m'interpella alors que je faisais les cents pas, avec l'idée de passer le pas de sa porte pour la secouer comme un prunier et je me retournai. Mon regard croisa les prunelles agrandies d'une rousse élancée et je haussai un sourcil. Pardon? Elle fit un léger geste de tête, fixant mon torse dénudé, à peine recouvert par la chemise négligemment enfilée. Je haussai les épaules, les muscles du visage tendus à l'extrême par ma soudaine rage inexpliquée. Je suis Rebecca. fit-elle en me tendant ses longs doigts effilés. Je la saisis sans mot dire, sans bien savoir ce que cette jeune femme faisait dans ce jardin, à papoter avec un type ombrageux. Et vous êtes? insista t-elle en me fixant. Mon sourcil dessina un arc de cercle au dessus de mon œil aux myriades turquoises avant de répondre froidement. Vous êtes une amie de Wen' ? Allait donc lui demander ce qu'elle en pense! Puis, je lui tournai le dos avec une mauvaise humeur évidente, peu disposé à discuter alors que mille émotions agitaient ma tête. Je n'avais pas l'intention de partir, je n'avais pas l'intention de rentrer avec cette fille dans les parages et l'état soudain dans lequel j'étais en train de plonger ... indécision quand tu nous tiens.
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