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 #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]

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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Jeu 7 Mar - 22:23


+ i just can't say goodbye.

Je lui avais souvent reproché son manque de maturité et le fait qu'il ne prenait pas ses responsabilités. Hors, c'était aussi mon cas, à voir la façon dont j'agissais...Puérilement comme il le disait si bien. Je serrai les dents à sa remarque, même si il avait tout à fait raison. Mais o grand jamais je ne l'avouerai. Ainsi donc, je fus surprise en sentant ses doigts se refermer sur mes poignets et qu'il me fit tomber sur le lit, ses prunelles plongées dans les miennes. Ma gorge devint sèche et je l'écoutai parler, mon coeur se serrant. Sa bouche vint s'écraser sur la mienne dans un baiser assez brutal avant qu'il ne me relâche, se rhabillant en vitesse et claquant la porte de la chambre. Le silence fut maître des lieux. Je respirai lentement, atterrée, choquée et...Merde. Je me maudis de noms d'oiseaux, tout en attrapant un oreiller et le balançant contre le mur. Je ne me comprenais plus. D'un côté, je voulais qu'il s'en aille aussi loin que possible, de l'autre, je voulais qu'il reste. J'étais accro, accro à la pire drogue qui puisse exister : l'amour. Et cet amour que j'éprouvais pour lui était tout aussi bénéfique que destructeur. La culpabilité était à nouveau là et je dus fermer les yeux, caressant mon ventre comme pour rassurer ce petit être. Il fallait que je dépasse ma rancoeur, que je cesse de le revoir dans les bras de mon aînée...Pendant ces quelques heures, n'était-ce pas dans mes bras qu'il s'était logé ? Qu'il avait succombé au désir ? Je grimaçais légèrement, massant lentement mon front avant de me sortir du lit. J'enfilai une tenue des plus simples, quelques sous-vêtements et une robe couleur bleu pastel. J'observai mon reflet dans le miroir. J'étais blême, le regard perdu, le corps frêle. J'étais en manque. En manque de lui. Il ne pouvait pas partir. Mais je ne pouvais pas lui pardonner non plus. Que devais-je faire alors ? Je le détestai, je l'aimais. Deux contradictions qui ne pouvaient s'assembler. Il fallait que je fasse un choix, aussi radical soit-il. Je jetai un coup d'oeil par la fenêtre de ma chambre, donnant sur les environs. Les derniers rayons du soleil éclaircissaient le parc qui commençait à se vider. Mais mon regard fut attiré par une chevelure rousse qui se tenait devant mon entrée. Je haussais un sourcil, reconnaissant parfaitement la jeune femme qui était l'une de mes voisines. Mais que faisait-elle là ? Je sortis de la chambre et descendit les quelques marches avant de me diriger vers le salon, jetant un coup d'oeil par la fenêtre. Mon coeur bondit lorsque je vis que Jake était toujours là, mais ma mine se fit plus sombre. J'observai. Elle semblait lui parler mais lui ne semblait pas écouter. Je ne pouvais rien entendre de leur conversation. Je serrai le rideau entre mes doigts. Elle s'approchait lentement de lui et murmurait quelque chose à son oreille. Mon sang ne fit qu'un tour lorsque je vis qu'elle le reluquait. La jalousie m'attrapa à la gorge et je relâchai le rideau en me dirigeant vers la porte d'entrée. Je l'ouvris, un peu trop brusquement alors qu'elle était très proche de lui, le sourire charmeur. « Bonjour Rebecca. » Je descendis les deux marches de mon perron tandis que la rouquine semblait surprise de ma soudaine présence. Elle se recula de quelques pas, me rendant mon bonjour. Je me mis au côté de Jake, avec un sourire faussement poli. « Je vois que tu as fait la connaissance de Jake. » dis-je en affichant un grand sourire. « Il t'a dis qu'on allait avoir un bébé ? » Je jubilai devant la mine déconfite de ma voisine qui marmonna des félicitations qu'elle ne pensait pas. Je pris la main de Jake dans la mienne, toujours en gardant ce sourire hypocrite. « Et comme tu vois, on était très occupés...Donc...On se voit plus tard, je te téléphone ! » Sans attendre sa réponse, j'entrai dans la maison en forçant Jake à me suivre. Mon petit numéro avait parfaitement marché en voyant les cheveux de la rousse disparaître de ma vue. Je relâchai Jake et fermait la porte derrière moi. Bon ok. J'allais amplement regretter ce qui allait suivre. Car il était clair que j'avais piquée une crise de jalousie. Je me retournai lentement vers lui, appuyant mon dos contre la porte. « Tu peux arrêter de jouer au bellâtre quelques minutes ? » murmurai-je sur un ton de reproche, visiblement mal à l'aise. « ...Faudrait qu'on parle je crois... » Ma voix était peu assurée et à nouveau je n'osais pas le regarder, mes yeux fixés sur une vieille pendule accrochée au mur qui semblait soudainement devenue très intéressante.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Ven 8 Mar - 1:40



My heart aches when I'm by your side, I feel so lost but I don't know why.Dreams of love in the snow so white and tears of a princess who would kiss me. I will always find you.
Ce ne fut qu'une légère caresse, un frôlement de doigt sur mon bras qui attira mon attention en dépit des pensées orageuses qui envahissaient mon esprit. Je me retins de répondre avec une violence brutale, tandis qu'elle battait des cils outrageusement. Un grognement faillit étouffer ma gorge, incendiée par un rire étouffé. Je la savais unique mais certainement pas folle … Qu'as-tu bien pu lui faire pour qu'elle te jette à la porte ? enchaîna t-elle suavement. Les paroles acerbes qui dansaient sur ma langue ne furent retenues que par la barrière de mes lèvres pincées, sur lesquelles se dessinèrent un repli dur et peu avenant. Tu me trouves peut-être trop curieuse, mais voir un homme à demi nu dans son jardin est une première pour moi. Je levai un sourcil, puis remarquai le regard qu'elle attachait sur moi, et plus particulièrement sur la surface dénudée que je n'avais pris le temps de couvrir, peu concerné par ce qui déroulait en dehors de ma tête. Ma journée ne pouvait mieux rebondir qu'avec une tentative de drague inopinée. J'émis un léger rictus, détournant malgré moi les yeux vers la fenêtre de l'étage, peu désireux de me faire surprendre par Wen' dans une position aussi peu enviable que l'était la mienne en ce moment même. Elle sauterait à des conclusions erronées qui l’amèneraient inéluctablement à une méfiance encore plus exacerbée. Je ne suis pas intéressé ... Rebecca. fis-je avec une franchise tranchante qui, un instant, la déconcerta. Mais, loin de se rebiffer comme je l'avais escompté, elle se hissa sur la pointe des pieds, avant de souffler à mon oreille. Peut-être … mais si elle ne t'ouvre plus sa porte, je suis toute disposée à laisser la mienne ouverte … Après tout, Morwena est une vraie romantique et n'acceptera jamais une relation sans lendemain alors que moi … Mais je ne l'écoutai déjà plus. J'avais réagit avec violence à une réaction effrayée, la fierté féminine de Wen' n'étant destinée qu'à dissimuler cette peur qui la retenait captive. Mon impatience n'avait su me retenir assez longtemps pour la rassurer, et je n'étais pas certain de pouvoir y parvenir un jour. La porte s'ouvrit brusquement, son fracassant qui interrompit la demoiselle, qui loin d'être mortifiée et honteuse d'avoir été coupée dans son élan charmeur, plaqua un large sourire sur son visage pour accueillir la nouvelle venue. Je levai, sans subtilité aucune, les yeux au ciel, puis serrai les dents, prêt à subir de nouveau reproches. Mais ce n'était pas moi qu'elle regardait, de ces yeux vert émeraudes serties de noir, mais la rousse hypocrite qui hochait la tête en une amabilité insoupçonnée. J'aurai pu en rire, j'aurai pu la trahir, la mettre dans une position peu flatteuse à l'aide de quelques mots bien glissés, mais ceux de Wen' m'abasourdirent assez pour chasser de mon esprit toute autre idée. Mes yeux se posèrent sur elle, ses traits contractés mais déterminés. Elle sortait ses griffes … elle était jalouse. Sa colère n'était donc dirigée contre moi mais vers cette voisine qui avait osé m'approcher. Une part de moi en fut heureuse, soulagée, exaltée, mais la seconde vit une colère s'intensifier devant une inconstance que je ne parvenais plus à suivre. Je sentis ses doigts se faufiler entre les miens, sa paume s'écraser contre la mienne, en un geste de possessivité qui me ravit autant qu'il me refroidit, avant qu'elle ne m'entraîne dans cette maison dont elle m'avait jeté quelques minutes plus tôt. En vérité, cette fille était une véritable girouette. Je pouvais comprendre sa peur, ses doutes, ses chagrins, ses sentiments, mais je ne parvenais à réfréner cette impulsive fureur naquit de cette douteuse impression d'être pris dans un étau. Bellâtre ? Seul mon respect pour ta nouvelle vie m'a empêché de la balancer dans le lac. la contrai-je sombrement. Et elle ne m'aurait certainement pas sauté dessus comme une nymphomane si tu ne m'avais pas jeté dehors comme un malpropre. Je l'avais en travers de la gorge et mon orgueil piétiné avait du mal à s'en remettre. Une nouvelle fois, elle fuyait mon regard, prétextant devoir parler mais sans en avoir le courage. Tu ne sais pas ce que tu veux Wen'. Une part de toi veut me pardonner, la seconde trouve cette option inappropriée, injustifiée vu la souffrance que tu as pu ressentir lorsque je t'ai trahit. Je m'approchai d'elle, les prunelles assombries par le désir et la colère. Wen, regarde moi … Regarde moi !Mes doigts glissèrent sous son menton, forçant son visage à se relever afin que ses yeux ne rencontrent une nouvelle fois les miens. Hurle pleure, insulte moi, frappe moi s'il le faut, mais extériorise une bonne fois ce que tu penses ! J'encaisserai sans mot dire, répondrai à toutes les questions que tu désires mais si tu t'obstines à baisser la tête chaque fois que tu veux discuter, on n'avancera jamais!
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Ven 8 Mar - 9:21


+ i just can't say goodbye.

Fuir. Fuir ses sentiments ainsi qu'une discussion en rapport avec ceux-ci. Je n'osais pas lui dire tout ce que je pouvais ressentir, toutes mes contradictions à son égard et ce chamboulement qu'il avait effectué dans ma vie. Je ne pouvais pas...Je ne devais pas...Ou peut-être que si ? De toute façon, tôt ou tard, je devais cesser de jouer à ce petit jeu de cache-cache, de m'enfoncer la tête dans le sable. Il avait le droit d'être en colère car dans sa situation, je serais tout aussi perdue. Ses doigts se glissèrent sous mon menton et je fus happée par son regard empli de colère et d'incertitude. Je restais quelques secondes à le regarder, différentes émotions se mêlant à mon esprit déjà bouleversé. D'un geste, je le repoussais, un peu trop brutalement. Mes yeux le fixèrent, lançant des éclairs de colère. « Je te déteste Jake! » hurlai-je alors, le regard accusateur. « Je te déteste tellement pour ce que tu m'as fais. Avec ma soeur en plus ! Et c'est quoi ton excuse ? Tu voulais me repousser ? Ne pas m'aimer ? Merde Jake, tu avais qu'à me le dire alors au lieu de me faire autant souffrir ! » Ma gorge se noua douloureusement un tremblement me prit tandis que je m'appuyai contre la porte. La colère m'envahissait tel un poison. J'avais envie de le frapper, de l'injurier et même de le jeter dehors mais je n'en fis rien. J'essayai de rester calme, de tenter de contrôler mes émotions, c'était mal parti. « Ca me dégoûte de penser que pendant six longs mois, je t'ai embrassé, on a couché ensemble et qu'après tu allais la voir elle. J'aurais mieux fais de ne jamais me laisser embarquer dans cette histoire. J'aurai du te fuir dès notre rencontre. » Quelque chose d'humide glissa sur ma joue, mais je ne fis pas attention. J'étais trop énervée pour m'attarder sur ce genre de détail. Je lui jetai un regard douloureux et en même temps haineux. Le silence se fit après ces quelques paroles balancées. Je glissais mes doigts dans mes cheveux avant de murmurer d'une voix assez lointaine. « Et malgré tout ça, je n'ai jamais réussie à te sortir de ma tête. Comme si tu étais ancré en moi. » Ma brève colère fut remplacée par de la tristesse, de l'impuissance et de l'amour. Cet amour que j'avais tant refoulé car je ne voulais pas le laisser altérer mon jugement. A nouveau, mon regard fui ses prunelles saphirs. « Je t'aime encore Jake et je pense que ça ne changera jamais, malgré toute la peine que j'ai pu ressentir, malgré tout le mal que tu as pu me faire, je t'aime toujours autant. » Mes entrailles se contractèrent face à cet aveu on ne peut plus sincère. Je plongeai mon regard dans le sien, hésitante à continuer dans ma lancée. Ma voix se dénua de toute colère ou même de reproche, se muant en douceur et en nostalgie. « Je ne suis jamais arrivée à avoir quelqu'un d'autre dans ma vie après toi. Et pourtant j'ai essayée de t'oublier, en vain. » J'étais mal à l'aise, n'aimant pas me montrer à découvert, surtout devant lui. Et pourtant, je continuai, toujours sur un ton légèrement tremblant, hésitant. « J'ai envie de te redonner une seconde chance, parce que je pense que tu regrettes réellement et que tu as changé...Mais j'ai peur Jake...J'ai peur que cela dure à nouveau quelques années et que du jour au lendemain, tu te lasses de ce quotidien et que tu t'en ailles. Je ne pourrais pas supporter une nouvelle trahison de ta part. C'est trop dur. » Je ravalai mes sanglots, ces larmes qui avaient coulées après que je les ai vu ensemble, mais quelques unes s' échappèrent pour venir glisser sur mes joues malgré ma forte volonté de ne pas me montrer fébrile. La tête me tournait légèrement, je le contournai alors, me dirigeant alors vers le salon et me laissa tomber sur une des chaises autour de la table. Je pris mon visage dans mes mains, respirant lentement, attendant que ça passe. Je ne pouvais pas le regarder pour l'instant, j'en étais incapable.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Ven 8 Mar - 11:47



My heart aches when I'm by your side, I feel so lost but I don't know why.Dreams of love in the snow so white and tears of a princess who would kiss me. I will always find you.
La ligne de mes épaules était droite, mon visage impénétrable. Ses mains s'écrasèrent sur mon torse, me repoussant avec une violence que je la laissai exercer. Ma colère retombait, muée en patience et c'est donc muet que j'encaissai ses premiers mots. Elle ne m'apprenait rien, sa haine ayant été palpable plus d'une fois depuis nos inopinées retrouvailles. Tapie dans l'ombre, elle se disputait avec le désir qu'elle éprouvait toujours pour moi et qui lui faisais si peur. Quand à la suite … Quand je songeai à ma propre réaction, à laquelle j'avais eu le loisir de songer pendant plusieurs mois, il est vrai qu'elle m'apparaissait complètement débile. Mais je l'avais fait. Je n'avais cessé de le faire durant six moi, me moquant d'elle, de sa sœur. Je n'avais aucunes excuses à lui présenter pour ce simple fait de l'avoir trompé et les méandres de mon esprit était trop sombre pour que je me psychanalyse davantage. Peut-être aurait-elle dû m'éviter, me fuir, nos vies ne se seraient croisés, nos cœurs ne se seraient pas enchaînés, j'aurais continué mes frasques, elle se serait épanouie dans sa vie émotionnelle comme sentimentale. En vérité, nous nous étions rencontrés trop tôt, au moment où je ne savais considéré une relation autrement que comme un danger, un malheur, une souffrance à venir. Les larmes débordèrent de ses prunelles, fuirent ses yeux, roulèrent sur ses joues.Je serrais les dents, retenant tout geste envers elle, les traits tendus et contractés. Je n'avais appris, que trop tard, que je haïssais la voir souffrir, que sa peine rejaillissait sur moi en une douleur intolérable, exacerbée parce qu'elle comptait bien plus que moi-même à mes yeux. Et ses sentiments … qu'elle déclama d'une voix empreinte de tristesse, malédiction à portée et à subir, éteignirent toute trace de ressentiments, effacèrent la rage et la colère que j'avais pu avoir à son encontre. Mais je ne savais comment faire, comment la convaincre de me faire confiance de nouveau. Elle acheva sa tirade, s'en fut vers cette table contre laquelle elle se recroquevilla comme une huître, sans doute exténuée par ses mots, par ses sentiments dévoilés et mis à nus. J'inspirai lentement avant d'entrouvrir les lèvres. Je te quitterais Wen'. Si jamais un jour, je me lassais, ce qui m'apparaît aberrant, je te quitterais comme il se doit. Mais je ne voyais pas comment mes sentiments pour elles pourraient s'éteindre, elle qui m'avait hanté tel un fantôme durant toutes ces années de séparation, mais je me sentais en devoir de la rassurer sur mes intentions à venir. C'est ce que j'aurais d'ailleurs fait si je n'étais pas tombé amoureux de toi. J'aurais été plus franc en réalité car je n'avais rien à accepter de plus que l'inexistence de sentiments qui m'auraient rattaché à toi. Je m'approchai d'elle, avant de me laisser tomber à genoux, posant les coudes sur ses genoux tandis que je regardais le voile de cheveux brun qui dissimulaient ses mains puis son visage. Je me serais volontiers arraché le cœur pour te le donner, mais j'ai peur que la mort ne résolve pas nos problèmes actuels. Je regrette vraiment de m'être servit de ta sœur afin de me faire haïr, je regrette de vous avoir séparé mais je regrette encore davantage de t'avoir fait souffrir. Je ne sais pas comment réparer Wen'. Je la regardai intensément, avant de me redresser et de glisser les mains dans ma chevelure, course qu'elles achevèrent dans ma nuque. Je renoncerais à mes droits sur l'enfant. Cette seule possibilité me soulevait l'estomac, et la nausée m'envahit. Mais je ne voyais aucun autre moyen de lui prouver que je pouvais être sérieux à son égard, puisque j'avais clairement évoqué que je ne pourrais jamais l'abandonner. Si je venais à te tromper, je renoncerais à lui et je disparaîtrais de vos deux vies. C'était extrême, c'était fou, mais puisque j'étais certain de ne jamais en arriver à cette extrémité, le proposer ne pouvait m'effrayer.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Ven 8 Mar - 13:12


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Mon coeur semblait être plus léger maintenant que tout les poids qui l'alourdissaient s'étaient envolés. J'ignorai qu'elle serait sa réaction après tout ce déballage. J'entendis alors sa voix et rien que d'émettre la possibilité de me quitter à nouveau me fendait le coeur. C'était assez aberrant de constater à quel point je tenais à lui alors que je voulais sans cesse l'éloigner. Mais cette dernière possibilité sembla bien lointaine dans mon esprit à présent. Je sentis quelque chose sur mes jambes et je baissais légèrement mes mains qui cachaient mon visage, mon regard rencontrant celui de Jake. Une vague intense emplissait mon estomac tandis qu'il parlait. Je m'en voulais presque de ma précédente réaction, celle de l'avoir ordonné de quitter les lieux en lui jetant ses vêtements à la figure. Je suivis les mouvements de son corps tandis qu'il murmura cette phrase qui me donna un haut le coeur. J'étais choquée, choquée qu'il puisse mettre cette possibilité sur la table. Et alors je compris, je compris qu'il tenait plus à moi qu'il n'y paraissait, qu'il tenait réellement à réparer ses tords. Mes mains retombèrent mollement sur mes genoux, alors que je le regardai, hallucinée par ses propos. « Tu...Tu abandonnerais les droits sur cet enfant si tu venais à me tromper ? » Cette phrase semblait complètement insensée et je fronçais les sourcils, me redressant alors avant de lui donner une tape sur le torse, visiblement mécontente. « Tu t'entends parler oui ? Je t'interdis de faire un truc pareil ! » Je pointai vers lui un doigt menaçant tout en le fixant. « Même si tu venais à me tromper, que je t'en voudrais, que je souhaiterais que tu brûles en enfer, le bien de cet enfant passe avant tout. Tu m'as clairement dit que tu veux faire parti de sa vie, alors tu en feras parti, point. » C'était un changement radical de comportement de ma part, d'habitude, j'étais assez bornée. Je me rendis compte de la faible distance qui me séparait de lui et l'image de nos ébats passionnés me revint en mémoire. J'avais envie de re goûter ses lèvres, de presser mon corps contre le sien, de me laisser aller, tout simplement. Je me rendis compte que j'avais légèrement penchée mon visage pour happé ses lèvres avec les miennes, mais je secouais légèrement la tête pour me remettre les idées en place, m'éloignant de quelques pas. « Il me faut du temps. » lâchai-je alors en caressent doucement mon ventre, ancrant mon regard dans le sien. « Je ne pourrais pas te refaire confiance de suite...Je dois prendre le temps de te pardonner...Mais... » Suspens. J'affichai un faible sourire. « On peut...Essayer...Voir où ça nous mène...Je tâcherais de faire un effort et de mettre cette histoire de côté... » J'étais on ne peut plus surprise de la tournure des événements. En clair, je lui donnais une seconde chance, mais si le chemin pour lui redonner ma confiance était difficile et semé d'embûche, car j'étais trop rancunière et trop têtue aussi. Je pris une profonde inspiration, légèrement hésitante avant de souffler : « Tu veux rester dîner ? Je suis toujours aussi maladroite en cuisine, ça n'a pas changé, mais je peux commander quelque chose...Enfin, si tu veux rester bien sûr. » Je n'avais jamais été très loquace et là je battais tout mes records. Je sortis alors une petite pique pour détendre quelque peu l’atmosphère. « Et ne t'étonnes pas des portions que je mange. Je ne suis plus seule maintenant et je peux te dire que même si il est pas encore très grand, c'est déjà un ogre. » Un léger rire s'échappa de mes lèvres tandis que je caressai un peu plus tendrement mon ventre, attendant sa réponse, légèrement anxieuse.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Ven 8 Mar - 16:37



My heart aches when I'm by your side, I feel so lost but I don't know why.Dreams of love in the snow so white and tears of a princess who would kiss me. I will always find you.
Je lui souris courageusement, m'accrochant à l'idée que ce ne pouvait jamais arriver. Jamais je n'irai la tromper de nouveau, tout simplement parce que je n'en avais pas envie. D'ordinaire, j'étais plutôt une personne franche, qui ne mâchait pas ses mots, et tromper par lâcheté n'était … n'aurait dû être dans mon caractère. Je ne l'avais fait que dans un but précis et inconscient, mais toute activité sexuelle avec une autre femme que celle que j'avais devant les yeux ne m'intéressait plus. Ces deux dernières années avaient été ô combien ennuyeuses, et ces filles sans visages et sans voix qui s'étaient succédées n'étaient parvenu à combler ce manque effroyable que son départ avait fait naître dans mon cœur. Je ne voyais plus ma vie sans elle, cette brune aux prunelles incendiaires et aux mots rebelles, je ne voyais plus mon existence sans son sourire et ses coups de gueule, plus depuis que je l'avais retrouvée, depuis que cet enfant avait décidé de pointer le bout de son nez. Cette proposition … la peur me délaissa puis la confiance se ficha dans mon être telle une promesse. Je lui souris, dévoilant mes dents blanches, avant de hocher la tête confiant. Je ne pouvais être effrayé par une chose irréaliste. Je ne tenais qu'à la rassurer, et je vis à ses iris que j'y étais parvenu. Oui. répondis-je sans l'ombre d'une hésitation. La tristesse délaissa son visage, et cette colère saine, qui éclairait ses iris de mille flamme, l'envahit tandis qu'elle se redressait, en dénonçant la folie de mes propos. Je souris lentement avant de répliquer en haussant les épaules. J'ai confiance en moi. Je ne risque rien .. puis … Je lui fis un léger clin d'oeil. La seule avec laquelle je désire brûler en enfer, c'est toi. Je remarquai ce doigt, ce doigt que je mourrais d'envie de croquer, mais me retins de justesse. Je ne tenais pas à être balancé dehors une nouvelle fois. Elle n'était qu'à quelques millimètres, j'avais la sensation d'entendre battre son cœur en coup désordonnés, de sentir son souffle se mêler au mien, faible flagrance parfumée et ensoleillé. Elle secoua la tête, sa raison la poussant à garder le fil d'une conversation qu'il était si aisé d'égarer. Je pinçai légèrement les lèvres, mais ne revins pas vers elle. Je tenais à la fin de cette discussion, je tenais à ce que tout soit clair, qu'il n'y ait plus de faux semblant, qu'il n'y ait plus d'obstacles insurmontables entre nous qui puissent motiver l'impulsivité de l'un ou de l'autre. Je me perdis dans ses yeux, puis j'acquiesçais. Je ne pouvais lui en vouloir puis … c'était un véritable espoir pour notre histoire qu'elle puisse même mentionner un peu de temps. Tu n'as pas à essayer de la mettre de côté. Tu n'as pas à faire d'efforts. En vérité, c'est à moi de te la faire oublier. Ainsi, prends le temps qu'il te faut mais laisse moi me charger du reste. J'étais sincère, conscient qu'il puisse s'agir de ma responsabilité. J'étais le seul à pouvoir réparer mes propres erreurs et je ne tenais pas à ce qu'elle laisse de nouveau cette histoire nous étreindre telle une mauvaise gangrène. D'autre part, il suffisait d'une rousse stupide pour la faire de nouveau songer à mon geste d'autrefois et le travail qui m'attendait se révélait ardu. Cependant … je désirais le faire plus que tout, lui faire comprendre que le retour de Perle dans ma vie, que sa disparition autrefois, m'avait poussé à jeter un regard dans ce passé que j'avais cherché à oublier et à panser certaines de mes plaies. Un sourire, des yeux perdus dans le vague, dans la félicité des siens. Je ne parvenais à croire qu'elle puisse me donner une seconde chance. Ô j'en avais rêvé, je l'avais espéré, ardemment désiré. Mais même dans mes rêves les plus fous, dans mes illusions nées de l'alcool ou bien dans cet imaginaire artistique dans lequel il m'arrivait de plonger, jamais je n'aurais cru que tout ceci puisse devenir réel. La proposition qui suivit ressemblait à un gage de paix, ou même à un premier rendez-vous amoureux, et malgré moi je souris. Commander ? Je peux cuisiner si tu veux, même si je te conseille de ne pas trop t'y habituer. Je souris innocemment, presque charmeur. Qu'est-ce que tu veux ? Bien que ce ne soit pas à proprement parler une passion, j'avais dû apprendre à me nourrir très tôt tout seul. Mon père ne s'était plus occupé de ma sœur et moi l'année qui suivit le décès de ma mère, puis mes parents adoptifs, n'étant jamais à la maison, m'avaient très vite lassé des plats à réchauffer ou à cramer dans un four. Un rire ronfla dans ma gorge, puis j'éclatai, lorsqu'elle mentionna le petit être qui grandissait dans son ventre. Il est encore plus vorace que toi ? Puis, il y eut une impulsion, un besoin, une envie. De mes doigts, j'encerclai son fin poignet, puis je l'attirai contre mon torse, avant de nicher une main sur sa nuque. Ma joue se frotta à la sienne, mon nez se perdit dans ses cheveux et je la serrais dans mes bras, sans mot dire, sans souffle, sans soupirs. Son odeur m'envahit, mes yeux se fermèrent, et je savourais simplement sa présence dans mes bras. Je brûlais de lui dire combien elle m'avait manqué, combien même j'étais heureux que le destin m'ait permit de la retrouver. Mais je me contraignais au silence, la serrant dans mes bras dans une étreinte presque désespérée.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Ven 8 Mar - 18:30


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Faire table rase du passé me semblait à présent une excellente idée. Je ne pouvais pas éternellement me battre contre Jake, ni contre les sentiments que j'éprouvai à son égard. De plus, je voulais la meilleure solution pour ce petit être qui verrait dans quelques mois la lumière du jour et ce n'était pas un combat entre lui et moi qui allait l'aider. Et puis, la situation actuelle était plaisante, j'étais à nouveau cette jeune femme de vingt-deux ans qui commençait petit à petit à vivre son premier amour. Il était amusant de voir que Jake était le seul homme qui avait vraiment compté dans ma vie. A San Francisco, j'avais eu quelques petits amis durant notre séparation, mais rien de bien concluent. La plupart était soit trop tiré sur le côté prince charmant et je finissais par mourir d'ennui, soit un peu trop pervers et se croyaient être des dieux vivants au lit alors que...Ce n'était pas de tout le cas. Avec Jake, c'était une surprise tout les jours, une certaine tendresse mélangée à une passion dévorante. D'ailleurs, j'arrivai faiblement à résister à ses avances, comme maintenant, comme par le passé où il suffisait d'un baiser un peu trop épicé pour me faire succomber. Mais notre vie allait changer radicalement, nous n'étions plus ce jeune couple vivant d'amour et d'eau fraîche...Parce que désormais il y aurait un petit être entre nous deux. Mais étions-nous en quelque sorte redevenu un couple ? Ma méfiance était toujours là, il me faudrait pas de mal de temps avant de de nouveau lui accorder ma confiance. Mais il prenait le bon chemin, c'était déjà ça. Je haussais un sourcil devant sa proposition de me cuisiner un met. J'avais beau chercher dans mes souvenirs, je ne me rappelai pas que Jake soit doué en cuisine, pour la simple et bonne raison que je ne l'avais jamais vu à l’œuvre. « Tu sais cuisiner toi ? » demandai-je un peu suspicieuse, mais la nourriture aura certainement meilleure allure entre ses mains que les miennes. Combien de fois n'avais-je pas carbonisé un plat ou tout simplement ne pas l'avoir assez cuit ? Je me rappelai quelques anecdotes de cuisine assez amusantes et digne d'être contées dans l'avenir. « J'aurais besoin des services d'un goûteur tu penses ? » le taquinai-je avant d'agrandir mon léger sourire. « J'ignore ce qu'il y a dans le frigo et dans le garde manger, j'ai pas mal travaillée ces derniers temps et je dois dire que je me nourrissais à la va-vite. Donc, essaye de trouver ton bonheur. » J'avais été prise par l'écriture de mon prochain roman, encore une histoire d'amour tragique dont la fin finissait en un meurtre passionnel. C'était ma propre peine que j'exprimais dans mes livres, hors, à cet instant précis, je me demandai comment je pouvais revenir à cette écriture pessimiste vu que ma douleur s'était un peu apaisée. La remarque de Jake me fit rire. « Vorace moi ? Cela dépends de la façon dont tu le sous-entends. » murmurai-je, un brin provocatrice tout en me mordillant légèrement la lèvre inférieure. Ses doigts vinrent alors entourer mon poignet et je me retrouvais contre son torse dénudé. Je sentis sa joue contre la mienne, ses doigts sur ma nuque. Mon coeur ralentissait. Je fermai les yeux, profitant de ce contact qui je devais l'avouer, m'avait particulièrement manqué. Je revenais des années en arrière, comme si rien n'avait changé. Je sentis qu'il me serrait plus contre lui, presque désespérément. Je glissais mes doigts dans ses cheveux noirs ébènes, déposant un long baiser sur sa joue comme pour le rassurer de ma présence. Je restai de longues minutes ainsi, à profiter de la chaleur de ses bras, je me détachai alors, un petit sourire sur les lèvres, glissant mon index sur les siennes. « Tu sais, on va dire que c'est notre premier rendez-vous. Hors je n'embrasse qu'au deuxième...Et je ne me lâche qu'au troisième. » murmurai-je d'un ton suave avant de laisser glisser mon doigt sur ses lèvres, mon pouce venant effleurer sa lèvre inférieure. « Tu vas devoir attendre. » annonçai-je d'un ton solennel avant de reculer. « Bon alors, tu t'y mets cuistot ? » lançai-je tout en me dirigeant vers la cuisine, dans une attitude décontractée.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Ven 8 Mar - 20:22



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Je me débrouille assez pour ne pas carboniser mes plats. la taquinai-je d'un sourire entendu, visant à lui rappeler ces quelques repas manqués, où, parfois, je me forçai à manger dans le seul but de lui faire plaisir. Puis … en présence de monde, ma jalousie m'avait même poussé à gober outrageusement tout ce qu'elle pouvait proposer, même si la plupart du temps c'était immangeable, à la seule fin que personne d'autre ni touche. Un comportement que je n'avais jamais su contrôler, auquel, sur l'instant, je ne pensais pas. J'avais toujours aimé être le seul, l'unique, à goûter ce qu'elle pouvait créer, ce qui expliquait sans doute toutes ces nuits de veilles durant lesquelles j'avais parcourut son livre. Afin d'être le premier, toujours, et en tout. L'amour rendait complètement idiot et cette remarqua avait accompagné chacun de ses gestes, non dictés par mon cerveau mais par mon cœur. Si tu as peur d'être empoisonnée, engage en un millier. lui soufflai-je amusé. Je secouai faiblement la tête, grimaçant à la seule idée qu'elle ait pu négliger sa santé, avant de me mordre la lèvre. Mes habitudes revenaient aux galops mais cette fois, j'allais m'efforcer de les contenir, afin de ne pas … quelle importance. Je devais accepter le fait qu'elle me rendait faible, n'est-ce pas ? Ce n'était pas quelque chose que je pouvais combattre, et ce n'était plus quelque chose que je désirais rejeter. Ainsi … Je t'en dirais plus lorsque le moment viendra. lui répondis-e sur le même temps avant de retrouver l'étreinte de ses bras. Étreinte que j'avais provoqué, en manque de ces instants de tendresse que je n'avais jamais connu avec elle. J'avais connu d'autres femmes, mais jamais ces petits moments qui lui étaient particuliers et qui la rendaient si unique. J'inspirai profondément son effluve, savourant la caresse de ses lèvres sur ma joue, ses doigts dans mes cheveux. L''étreinte de mes bras se resserra autour d'elle puis ce fut terminé. Mais je savais à présent que ce n'était que partie remise, que j'aurais le loisir de l'embrasser de mes bras aussi souvent que la vie me le permettrait. Sa lèvre vint taquiner ma lèvre, qui, inconsciente, quitta sa moitié. Mon souffle vint chatouiller sa peau, y rebondir, alors que le fumet que dégageait son épiderme se déposait sur ma langue. Et si ses mots me firent sourire, si mon cerveau se mit à en rire, incitant ma bouche à agir de même, mon corps souffrait déjà de l'attente imposée. Allais-je pouvoir tenir ? Je la suivis dans la cuisine, dans laquelle je me lavais rapidement les mains avant d'arpenter ses placards et son frigo. Je la connaissais, elle et ses petites manies, ses habitudes, mauvaises ou agréables, mais je ne pouvais qu'être surpris, malgré tout ce que l'on avait déjà partagé, par le contenu chaotique de son frigidaire. Je réprimai un fou rire, étudiant les quelques mets qu'elle y avait entreposé. Je négligeai la viande, qui me retournait quelque peu l'estomac depuis le scandale lié au bœuf subitement métamorphosé en cheval, et optai pour du poulet. Ma manière de manier le couteau, afin d'extraire toute graisse du poulet, ressemblait davantage à celle d'un bagarreur que d'un cuisinier, mais je n'en eu que pour quelques secondes à couper le tout en petits carré. Une poêle, une lichette de moutarde puis un peu de crème, et je m'attaquai tout simplement au riz. J'ai une idée, fis-je tout en laissant les différents ingrédients mijoter, je te propose de noter ton repas sur 10. Puis, pour me remercier, j'ai droit à un baiser par point. Je croisai légèrement les bras sur la table à laquelle elle s'était installée puis lui souris légèrement amusé. Je n'étais pas certain qu'elle relève ce défi, d'autant plus qu'elle avait sous-entendu que notre premier rendez-vous se devait d'être … chaste. Malgré elle, j'avais songé à cette première rencontre, puis indubitablement à notre premier rendez-vous amoureux. Tout me déstabilisait chez cette petite brune qui respirait la fraîcheur dont manquait ces filles, dont sa sœur, qui évoluant dans le monde que j'arpentai chaque jour. Elle était simple, et d'un naturel revigorant qui me maintenait captif. Puis, il y avait eu ce premier instant romantique, un mot qui jusque là m'avait été inconnu, un mot que je n'aurais jamais prononcé si cela avait été pour elle, ce premier baiser, à la lueur d'un coucher mourant. Le ciel s'était embrasé et les couleurs avaient explosées dans un ciel rougeoyant. Mais la véritable déflagration avait été celle subies par deux cœurs momentanément unie, reliait par ces lèvres scellés. A présent, je marchandai sa bouche contre un repas, lui laissant tout le loisir de tricher, de noter 0 si elle le désirait, afin de s'en tenir à ses paroles qui m'avaient fait sourire. Qu'en dis tu ? Je la laissai réfléchir, afin de terminer ce qui avait commencé. Quelques minutes plus tard, je déposai devant elle une assiette pleine de riz recouvert de sauce délicatement parfumé à la moutarde, dans laquelle j'avais évité d'incorporer du vin, ainsi que le poulet qui avait baigné dans le même fumet.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Ven 8 Mar - 22:31


+ i just can't say goodbye.

J'étais donc dans la cuisine, m'appuyant contre le plan de travail tout en le suivant du regard. Je le vis ouvrir mon frigidaire et réprimer un fou rire, me faisant arquer un sourcil. Mon bordel me suivait, même dans la cuisine. Ainsi donc, dans le compartiment réfrigéré, on pouvait trouver toutes sortes de mets qui n'avaient rien à faire là, comme des sachets de pâtes, deux-trois bouteilles de vin et même des biscuits. J'étais une grande désorganisée, pensant à un million de choses en même temps et donc, je n'arrivai jamais à finir correctement ce que je commençais, seul l'écrit échappait à la règle. Entonnement, mes cahiers de notes devaient être les seuls à être ranger correctement et soigneusement dans un tiroir dans mon bureau. Je le vis sortir du poulet et se mettre à enlever la peau d'une manière peu délicate qui me fit éclater de rire. Je ne lui proposai pas mon aide, parce que un, je savais qu'il refuserait, peu amène de voir la viande réduite en une espèce de noirceur immangeable et de deux, cela faisait très longtemps que je n'avais pas eu le plaisir d'avoir quelqu'un qui s'occupe de moi comme il le faisait. Il pouvait être ravi, cela lui faisait gagner des points. Je l'observai faire, d'un air un peu amusé, relevant un peu la tête lorsqu'il s'exprima. Il avait une idée, devais-je m'attendre au pire ? Je croisais les bras, posant mes émeraudes sur lui avant de lever les yeux au ciel, non sans un certain sourire amusé face à sa proposition. « Tu es incorrigible, pire qu'un gosse en manque de bonbons. » lançai-je en me mordillant légèrement le bout de la langue, tout en l'observant. « Hmmm...Tu sais, je pense que c'est notre premier 'rendez-vous' et il me semblait avoir dis que je n'embrassais pas au premier rendez-vous. » dis-je sur un ton faussement songeur, tout en me massant le menton. J'étais bien déterminée à ne pas me laisser avoir par ses airs charmeurs et ses subtilités. « Je vais y réfléchir. Tu as intérêt à ce que ce soit délicieux alors. » répliquai-je tout en mettant la table, essayant de me souvenir où j'avais pu ranger les couverts que je retrouvais dans les couverts à salades. Les assiettes, elles, fort heureusement, étaient restées à leurs places. Je disposai donc tout sur la table, attrapant un jus de fraise dans le frigidaire dont je raffolais alors qu'habituellement, ce n'était pas ma tasse de thé. Les désirs de femmes enceintes. Le jus de fraise, les olives et les biscuits aromatisés à la lavande étaient devenus mais mets de prédilection. Je n'avais pas encore de vrai dégoût par contre, mais cela allait venir très certainement. Je le fixai avec un petit sourire, l'imaginant à mes côtés pendant les mois qui s'écouleraient...Mais à nouveau la peur me saisit. Sept mois, c'était long. Allait-il tenir jusque là ? J'essayai de paraître optimiste et de me dire qu'il le fera, même si ce doute m'assaillait encore, vainement. Je pris place à table tandis qu'il déposa une assiette devant moi. Dans un merci, j'observai chaque met avec une certaine intention, me demandant si je n'allais pas mourir étouffé. Je levai les yeux vers lui avant d'attraper ma fourchette et de la planter dans un morceau de viande qui titilla ma faim et celle du petit monstre. Je goûtai alors et fût surprise de constater que c'était tout simplement bon. Je mâchai lentement, tout en fixant Jake qui avait pris place à mes côtés. « D'accord. Avoue que tu as fait exprès de bien cuisiner pour lance ce jeu stupide. » marmonnai-je tout en me régalant de ce qui se trouvait dans mon assiette, bien loin de tout ces plats que je commandais habituellement. Une fois, mon assiette vide, je laissais l'un de mes doigts récupérer un peu de sauce au rebord de l'assiette et le porta à mes lèvres. Je lui jetai ensuite un coup d'oeil et afficha un léger sourire en coin. « D'accord...On va dire que je te donne un 8. » Je me penchai vers lui et partageait alors mes baisers entre ses joues, son front et sa mâchoire mais sans toucher une seule fois ses lèvres. Je me reculais avec un sourire satisfait. « Tu n'as pas précisé où je devais t'embrasser. » lui fis-je remarquer avec malice, le regard pétillant.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Ven 8 Mar - 23:56



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Que sur certains plans. la contredis-je avec un grand sourire. Je l'écoutai, avant que ma bouche ne se dessine en un pli faussement boudeur. Qui ne tente rien n'a rien. Je remarquai d'un coup d'oeil les petits mets qu'elle disposait devant elle, et auxquels je ne l'avais jamais vu prêter attention jadis. Sa main, qui allait et venait sans cesse sur son nombril, dénonçait ce qui était sans aucun doute à l'origine de ces nouveaux désirs. Je me souvenais très peu de ma mère, et encore moins de sa grossesse, mais au delà des quelques mots et images qui frappaient parfois ma mémoire, c'était la douleur, tel que l'avait ressentit Wen' la veille, chose que je n'avais su analyser correctement, qui me revenait le plus en tête. Elle me donnait maintenant l'occasion de la surveiller de près, et elle ne refuserait certes plus de m'accompagner chez le médecin maintenant que le secret était découvert. La faible idée de prévenir mes « parents » me vint en tête, idée que je repoussais aussitôt. J'étais partit sans un au revoir, sans même les prévenir, et ils ne devaient pas spécialement se montrer inquiet maintenant. Quoique Gabrielle avait tendance à me harceler et à m'appeler plus que de raison, chose que je n'avais jamais véritablement compris. Après tout, rien ne nous reliait sinon un morceau de papier qui, à mes yeux, ne représentait rien. J'avais cru pouvoir leur pardonner mais n'y étais jamais parvenu. Il ne me restait plus que Perle au monde, seule famille qui m'importait désormais, et mon impatience quant à la revoir était forte. Il ne me restait plus qu'un pas à faire avant d'y parvenir … Je revins sur le contenu de mon assiette, tandis que Wen' mangeait la sienne avec appétit. Je fis un léger sourire, à la simple idée d'avoir pu lui proposer quelque chose d'extravagant, et me laisser également aller à goûter sans surprises ni même intérêt. C'était un plat que j'avais fait souvent, étant un grand amateur de riz. Sa remarque me fit rire. Tu me prêtes une intelligence qui n'est pas la mienne. lui répondis-je en ponctuant ma remarque d'un clin d'oeil léger. Ses lèvres se posèrent, papillon qui bat des ailes, qui frôle mon épiderme, qui souffle. Mon front, mes joues, ma mâchoire, furent les heureux destinataires de ses baisers mérités. Son regard, tout comme la réaction qui suivit, me prit de cours et j'éclatai de rire avant de lever les mains en signe de reddition. 1-0, je me rends. Pour le moment. ajoutai-je malin. J'étirai légèrement mes bras, sans cesser de l'observer. Tu ne m'as jamais confié que tu venais de Louisiane. Tu y a vécu combien de temps? C'était une question, bien que banal, motivait par une sincère curiosité. J'avais presque la sensation de recommencer véritablement à zéro, suite à cette seconde chance offerte par le destin. En fait, nous nous étions aimés sans véritablement nous connaître. Je ne savais rien de son enfance, pas plus qu'elle ne connaissait la mienne. Maintenant que j'étais parvenu à balancer ma peur dans un ravin, en espérant qu'elle y reste, j'avais envie de franchir ses pas que je m'étais autrefois interdits et de lui poser ses questions qui n'avaient jamais osé franchir la barrière imposée par ma tête et mes lèvres. Je voulais la connaître mieux que cette rousse qui avait su si bien la cerner tout en évoluant mal la situation, mieux que ses amis, mieux même que ses parents même si ce dernier point risquerait fort de ne jamais être atteint. D'autre part … Dis moi, tu connais le numéro du type avec lequel tu flirtais hier? J'étais un type borné, mais plus que tout, j'étais très possessif. Et, à moins qu'elle ne veuille que je lui casse la figure sur son perron, pour simplement vouloir l'approcher, j'étais très désireux d'appeler ce dernier afin de le lancer sur une autre piste que la sienne. Le pauvre. Il faut lui souligner que tu n'es plus libre. Je connaissais mon caractère et je savais que mon entraînement aux arts martiaux pouvaient conduire quelques malheureux à l'hôpital avant même que je ne puisse me rendre compte de la portée de mon geste. Quant à moi … je n'avais évidemment personne à mettre au courant de ce nouveau fait. Je n'avais jamais de femmes permanentes dans mon existence, ni même de … Je fronçais légèrement les sourcils. Il y avait bien la sœur d'un de mes amis qui avaient tendance à me courir après et à m'envoyer texto sur texto en me suppliant de la reprendre. Mon appel incisif n'allait pas plaire à ce fameux ami mais je n'avais aucun intérêt à le revoir.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Sam 9 Mar - 8:33


+ i just can't say goodbye.

Cela m'avait toujours amusée de le rendre fou, de lui faire tourner la tête. Des avances refusées, des baisers évités, tout pour qu'il finisse par se lasser et afficher un air boudeur sur son visage face à mon manque d'initiative. J'avais toujours été une peste avec lui et je continuai sur ma lancée. Il rendit les armes et j'affichai un sourire satisfait. « Tu ne peux pas gagner contre moi. » Pari risqué, car il suffisait qu'il insiste un peu trop pour que je finisse par mettre à mal ma bonne résolution. Mais j'étais du genre terriblement bornée, ainsi donc, je ne lâcherai pas l'affaire, déterminée à ne pas l'embrasser durant les heures qui allaient suivre. Je m'adossai contre le dossier de la chaise, mains posées sur mon ventre tout en le fixant s'étirer. Sa question me pris quelque peu au dépourvue, alors qu'elle était simple et basique. Mais je me rendais compte qu'on avait très peu parlé de nos vies dans le passé. Je réfléchis quelques instants, mes doigts tapotant sur la table. « J'ai vécue ici jusqu'à mes onze ans, mais après, mon père a trouvé un travail qui valait la peine à San Francisco, donc on a déménagé. » Je me souvins de la peine que j'avais ressentie en quittant cette ville qui était si chère à mon coeur. Je ne m'étais jamais vraiment habituée à la vie citadine de San Francisco, préférant le côté sauvage et mystérieux de la Louisiane. Je savais que c'était ici que je devais poser mes valises. J'étais revenue ici pour retrouver un semblant de familiarité, même si ma famille était dissoute, mes parents voyageant au quatre coin du globe et ma soeur...Un léger rictus s'afficha sur mes lèvres rien que de penser à elle. Je balayai à nouveau mes pensées d'un revers de la main avant de poser mon regard sur lui. « Et toi...Tu es venu pour ta soeur si je me souviens bien... » Je me rappelai quelques brides de notre conversation lors de notre précédente rencontre. Il m'avait clairement dit qu'il ne voulait pas en parler, bien qu'il m'avait donné quelques indices. « Si l'envie t'en prends, un jour, de vouloir me parler d'elle... » murmurai-je doucement mon regard fixé sur lui. Je me demandai quels autres mystères pouvaient bien l'entourer, regrettant de ne pas m'y être plus attardée lors de notre relation passé. Je fronçais les sourcils tandis qu'il remit mon rencard sur le tapis. J'avais oubliée à quel point il était possessif. J'étais peut-être extrêmement jalouse, mais je ne m'attardai pas trop sur ces filles qui avaient osaient ne serait-ce poser un regard trop équivoque sur lui. Il n'y avait que ma soeur qui pouvait se sentir privilégiée d'être vue comme rivale. Je poussais un soupir, mi-exaspéré, mi-amusé par sa réaction. « Tu plaisantes j'espère ? » dis-je avec un ton de reproche. « Laisse ce pauvre gars là où il est, il n'a pas besoin de se retrouver dans sur un lit d'hôpital. » Je connaissais le côté bagarreur de Jake, j'avais déjà été témoin de bagarres entre lui et quelques types qui avaient osés trop m'approcher ou qui l'avaient ennuyé. Je me redressai un peu, tout en ne le quittant pas du regard. « Je n'ai plus son numéro, je l'ai jeté dans la première poubelle que j'ai rencontrée. » avouai-je. « Je t'ai menti...Ce gars était tout sauf mignon et gentleman, c'était un gros lourd assez pervers. » Je fis un geste de la main, mimant le faire de le balayer de mon existence. Sa dernière phrase me fit sourire et je penchai légèrement la tête sur le côté tout en le fixant. « Plus libre hm ? » Je me rapprochai un peu de lui, joueuse. « Ceci est notre premier rendez-vous tu sais...J'ignore si tu vaux la peine que je te garde par la suite. » murmurai-je avec amusement, un grand sourire emplissant mes lèvres. « Bien que je dois avouer que pour l'instant, tu te débrouilles pas mal. » Je me penchai alors vers lui, comme si j'allais l'embrasser avant de me détourner au dernier moment de ses lèvres, juste pour l'embêter un peu plus. Je me levai alors et débarrassait mon assiette, commençant un peu à ranger, à des endroits convenables cette fois-ci.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Sam 9 Mar - 11:55



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Tu ne gagnes que parce que j'ai la délicatesse de ne pas aller plus loin. la repris-je en dessinant, sur mes lèvres incarnates, un sourire séduisant . Ma question sembla la prendre au dépourvu, mais elle y répondit, avec cette réserve dont je pouvais moi même faire preuve à l'égard de ma famille. Je ne m'étais rendu compte, bien trop tard, qu'évoquer sa famille serait à présent difficile entre nous, en particulier parce que sa sœur avait été la cause d'une si grande dissidence entre nous. Mais à présent qu'elle faisait un pas vers moi, qu'elle connaissait les « raisons » de cette tromperie infâme, n'allait-elle pas pouvoir pardonner à cette sœur, qui était bien moins coupable que je ne l'étais ? Allait-elle comprendre que perdre sa sœur était la pire punition ? D'ailleurs … comment avais-je pu, avec mon histoire personnelle, mettre Elisabeth dans une situation telle que sa sœur en viendrait à la haïr ? Certes, son bien être ne m'intéressait guère, mais celui de Wen' en revanche … Je l'avais poussé à vivre la même chose que moi, la perte d'une sœur à laquelle on tient. Je glissai les mains sous mon menton, conscient de mon propre égoïsme, tandis que Wen' mentionnait cette petite Perle au souvent persistant, seule autre femme vers laquelle s'ancrait mon cœur. Je n'ai pas grand chose à dire. Elle avait quatre ans quand nous avons été séparé donc je ne la connais plus vraiment. Cette réalité n'était pas celle espérée. Si j'étais possessive envers Wen', je commençais également à le devenir envers ma petite sœur, à la seule idée qu'elle puisse aimer d'autre personnes, une famille qui lui avait mentit, qui l'avait vulgairement acheté comme on acquiert n'importe quel bibelot en magasin. J'inspirai profondément, avant de hausser faiblement les épaules et de faire dévier le sujet sur ce fameux gars qui ne désirait quitter ma tête. Après tout, ne l'avait-elle pas décrit un peu trop parfaitement ? Je ne tiens seulement qu'à lui éviter l'hôpital. Mes mots moururent sur ces lèvres entrouvertes alors qu'elle avouait un mensonge qui me fit lever mon sourcil gauche avec étonnement. Tu as cherché à me rendre jaloux? Je situais de nouveau cette scène, où elle m'avait tenu ce discours, tandis que nos ébats avaient suivit. Puis, la scène de ces vêtements jetés dans ma figure étonnée. Un sourire fin éclaira mon visage alors que cette constatation me sautait aux yeux. Soit elle avait cherché à, effectivement, titiller ma jalousie de la meilleure façon qui soit, soit elle avait cherché à me faire peur, ce qui était dans mon cas, une belle connerie en soit. J'avais davantage l'habitude de foncer plutôt que de m'arrêter sur ce que je pouvais briser d'un coup de poing, violence exacerbée par mes années d'enfance et force intensifiée par ces cours pris pendant des années, la seule chose dont je remerciais mes parents adoptifs, cela et quelques petits services en plus. Mais, malgré moi, je ne pus m'empêcher de souligner sa dernière phrase. Un pervers ? Il t'a fait quelque chose ? Je n'en avais eu l'impression, de la vitre par laquelle je les avais observer, mais n'avais-je pas été trop choqué pour le constater ? Je me surprenais presque à désirer qu'il vienne finalement pour le simple plaisir de lui faire savoir ce qu'il … Je me mordis légèrement la lèvre devant son expression avant de rentrer dans son jeu en courant. Vraiment ? Mais je ne compte pas te laisser partir Wen'. Tu es écrouée maintenant. lui révélai-je sur un sourire avant de la suivre dans son mouvement. Je l'aidai à ranger, avant de boutonner ma chemise qui pendait et de relever mes manches. C'était étrange d'exécuter de nouveau ces petites tâches ménagères qui, par le passé, nous avait lié et même parfois délié. Ces petites disputes, sur des choses qui me semblaient à présent hors contexte. Mais elle faisait un effort, sous mes yeux, en replaçant chaque chose à une place qui était sienne. Je me surpris à sourire avant que le téléphone ne sonne. Je tournais légèrement la tête, cherchant à savoir si c'était mon portable ou le sien, mais la musique vint bientôt me confirmer qu'il ne s'agissait pas de mon portable. Je haussai faiblement les épaules, sans plus m'en préoccuper. Et pour ce second, auquel j'aurais droit à mon baiser … qu'en aura t-il lieu ? Maintenant?
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Sam 9 Mar - 14:47


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Ce quotidien à deux m'avait manqué. Je me souvins d'une fois où nous nous étions disputés à cause de la façon dont l'on devait réchauffer un plat asiatique. Tout ceci s'était terminé finalement sur un compromis, sur des promesses d'une nuit. Je lui jetai un coup d'oeil, l'observant laver la vaisselle, comme si nous cohabitions à nouveau ensemble. Mais je n'étais pas encore prête à franchir cette étape-ci. Je voulais prendre mon temps, faire étape par étape et ne pas précipiter les choses comme par le passé. Je souris légèrement . Il semblait intrigué de ce que ce type avait pu me faire, je haussais les épaules. « Il a essayé disons de m'inciter à aller plus loin en m'invitant chez lui...Mais je lui ai sorti la bonne vieille excuse de la grand-mère malade et le pire, c'est que ca a marché. » Je posais mes mains sur le plan de travail tout en souriant à sa remarque comme quoi je n'irais nulle part, vu que j'étais écrouée à lui. Je lui glissais un clin d'oeil, m'apprêtant à répondre lorsqu'une sonnerie d'un téléphone retentit. Je reconnu la sonnerie de mon portable et je levais les yeux au ciel, m'excusant avant d'aller vers le salon et d'attraper mon portable. « Allo oui ? » dis-je d'un ton involontairement exaspéré. C'était à croire que le reste du monde voulait m'empêcher de savourer mes retrouvailles avec Jake. Cependant, mon exaspération retomba bien vite dans les oubliettes lorsque je reconnu la voix de mon éditeur au bout du fil. Je restais donc une bonne dizaine de minutes à lui parler, jetant un coup à mes notes posées sur la table basse. Je me massai la nuque avant de raccrocher en poussant un long soupir. J'avais oubliée que je devais lui faire un résumé de mes idées et lui envoyé et ce depuis deux jours. Mais je n'avais pas vraiment la tête à ça, je délaissais donc le téléphone retournant dans la cuisine comme si de rien n'était, entendant la voix de Jake qui me posa une question qui me fit afficher un sourire un peu ironique. « Tu es si pressé que ça ? » dis-je en glissant mes doigts sur son bras, remontant jusqu'à son épaule dans un geste lent et équivoque. Je pressais légèrement mon corps contre le sien, mes mains prenant possession de ses épaules tandis que je m'approchai de ses lèvres, que je caressais lentement avec les miennes. « Tu sais...Je viens d'avoir une idée... » Ma voix avait pris un ton sensuel tandis que je glissais mes doigts sur les boutons de sa chemise, laissant mes lèvres glissées sur sa joue pour atteindre son oreille. « Une idée qui devrait te ravir... » Mes mains remontèrent le long de son buste, mes dents titillant le lobe de son oreille. « ...Si on se regardait un film ? » Je me détachais subitement de lui dans une pirouette, un grand sourire insolent sur mon visage. « J'ai du pop-corn si tu veux. » dis-je en sortant un sachet d'une armoire avant de me diriger vers le salon, sans lui jeter un regard. Je riais intérieurement de ma plaisanterie tandis que je rangeai un peu le salon, de manière générale avant de me diriger vers une armoire vitrée contenant mes précieux DVD. Je n'étais pas très comédie romantique ou tout autre film à l'eau de rose. Ma vidéothèque ne contenait que des films historiques, fantastique, d'aventures ou encore des dramas tragiques, parfois même sanglant. Je n'étais pas vraiment ce qu'on pouvait appeler une âme sensible. Je sortis une sélection que je déposai sur la table avant de me laisser tomber sur le canapé en soupirant d'extase. Je tapotai légèrement mon ventre avec un sourire complice. « Tu sais, j'aime lui en faire voir de toutes les couleurs et je compte sur toi quand tu seras né pour en faire de même, d'accord ? » lui murmurai-je avec tendresse.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Sam 9 Mar - 16:51



My heart aches when I'm by your side, I feel so lost but I don't know why.Dreams of love in the snow so white and tears of a princess who would kiss me. I will always find you.
Je ne commentai pas les quelques phrases d'explication qu'elle m'offrit mais je ne souhaitais à ce pauvre malheureux de se retrouver en face de moi un jour. Ce qui, dans une petite ville comme celle-ci, n'était pas un vœu réaliste, en plus d'être hypocrite. D'autant plus que, lorsque j'analysai ses paroles, il était fort probable qu'il débarque puisque la jeune femme était à son goût en plus d'être célibataire. Du moins, jusqu'à ce que je ne revienne dans sa vie. Une explication, une dispute, une seconde chance, les vingt-quatre dernières heures avaient filées plus rapidement que je ne l'aurais escompté. Nous avions tous deux laissé deux côtés notre histoire passée, notre séparation, en reprenant des habitudes que nous avions cru oublié. En vérité .. c'était un peu déstabilisant de se retrouver dans cette cuisine, à ses côtés, en train de bavarder malgré tout ce qui nous avait opposé. Notre relation était troublante. Amour, haine, passion, romance. Chaque sentiment y trouvait une place, chaque moment avait son importance et sa différence, et nous pouvions évoluer de l'un à l'autre bien trop rapidement. Qu'est-ce qui nous séparait de cette folle attirance, de ces baisers fous, de ces taquineries, de ces piques, de ces cris, de ces crises. Wow … C'était fou quand nous y pensions. Elle s'éclipsa de la cuisine pour répondre au téléphone, et j'achevai de nettoyer, en replaçant ci et là ce qui pouvait me choquer. Hormis me moquer, je ne lui avais jamais trop fait de remarques … quoique mes sarcasmes l'avaient plus d'une fois poursuivie lorsqu'elle faisait des trucs qui m'apparaissaient aberrant. A peine sortie de la cuisine, j'eus conscience du manque qu'elle représentait. L'idée farfelue d'écouter aux portes me prit, si familière, si facilement repoussée. J'étais bien trop fier pour m'abaisser à ce genre de choses. Elle revint, en me posant une question à laquelle la réponse m'apparaissait évidente. Le troisième me nargue alors … je suis impatient d'y parvenir. Je la taquinais, mais en réalité, une part de moi voulait également prendre son temps afin de ne pas faire foirer une relation qui s'était déjà vu piétinée. Ses doigts glissèrent sur mon bras, sur les boutons de ma chemises, ses lèvres se frottèrent contre les miennes en un baiser tentant. Tu es consciente que tu es en train de jouer avec le feu ? Je vais avoir du mal à respecter tes trois règles si tu te frottes à moi de cette façon.lui soufflai-je en entrouvrant les lèvres. Je devais me faire violence pour ne pas succomber à la caresse de son haleine, alors que ses lèvres délaissaient les miennes pour parcourir la ligne de ma mâchoire, pour chuchoter suavement à mon oreille tendue. Un film? repris-je surpris. Un film, à deux, lors de premiers rendez vous, étaient mouvementés, tandis que l'attention était attirée par les lèvres, les mains. Tu es certaine que c'est une bonne idée ? Je ne suis pas fait de glace.grognai-je faiblement, désir éveillé par ses baisers. Mais lorsque j'en vins à craquer, elle se déroba tandis que je râlais dans ma barbe, les yeux sombres. Je pris le temps, quelques secondes tout au plus, pour calmer mes ardeurs avant de la rejoindre dans le salon. Elle parlait à voix haute, à l'intention d'un petit bout dont elle espérait qu'il aurait sa malice. Qu'à cela ne tienne. Je me laissais tomber près d'elle, penchais la tête puis soufflais sur son cou. Tu sais … ta peau m'a manqué. Cette subtile flagrance fruitée que j'inspire à plein nez lorsque mon visage se dissimule dans tes cheveux. Puis, le fruit qu'est ta bouche … la fraîcheur de ton haleine, ta langue savoureuse. Je relevai la tête, glissai les mains sous ma nuque afin de ne pas céder à mes impulsions, puis continuai. J'ai maintes fois songé à tes boucles sous mes doigts, dispersées sur l'oreiller, maintes fois songer à la rondeur de tes seins à la peau nacrée, à ton ventre plat et ce nombril dans laquelle ma langue aime à se perdre. Je tournai la tête vers elle, plongeant mes prunelles dans les siennes avant de lui sourire avec provocation.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Sam 9 Mar - 19:40


+ i just can't say goodbye.

Jouer avec le feu, au point de se brûler. Je me souvenais d'agir ainsi à l'époque. Mais ce côté provocateur et charmeur, je ne l'avais qu'avec lui, car je n'étais pas une séductrice née. Oh oui, j'aimai attirer l'attention des hommes, c'était flatteur et parfois j'entrais dans leurs jeux juste pour le plaisir, mais je n'étais pas une allumeuse. Ce côté passionné, un brin aguicheur lui était entièrement dédié, mais il n'était pas blanc comme neige, il m'avait appris quelques ficelles. Généralement, c'était Elizabeth qui savait comment jouer avec la gente masculine. Moi je n'étais que recalée que au rang de 'petite soeur', ce qui voulait dire que je n'y connaissais rien du tout. A tord. Je n'étais pas une petite chose fragile, ni innocente et je détestai qu'on soit trop gentil avec moi, qu'on me traite comme si j'étais fébrile ou comme une enfant. Je levais les yeux, voyant Jake entré dans le salon avant de s'installer à mes côtés. La surprise s'afficha sur mon visage tandis que son souffle chaud caressa la peau de ma nuque. Un frisson parcouru mon épiderme. Je l'écoutais parler tandis que mon coeur battait de plus en plus vite, que des frissons me parcouraient la peau et qu'une certaine chaleur se développa dans mes entrailles, se propageant dans tout mon corps. Il tourna son regard vers moi, affichant un sourire provocateur. En toute réponse, je lui jetais un regard noir et détournai la tête, les bras croisés. Mais un certain trouble avait marqué mes traits tandis que les fugaces images de nos précédents ébats me vinrent en mémoire. Je plantais mes ongles dans ma peau, me refusant à l'idée de l'embrasser, ne voulant pas perdre la partie de ce jeu stupide auquel je l'avais invité à jouer. « J'ignorai que tu faisais des rêves érotiques sur moi. » murmurai-je, taquine, mais ma voix était plus enrouée qu'elle ne le devrait. Je laissai aller ma tête contre le dossier du canapé, tout en trouvant un intérêt certain au plafond. Mes lèvres avaient envie de se coller contre les siennes et se délecter de leurs goûts si prononcés. J'humidifiai celles-ci, le maudissant intérieurement, mais j'étais la seule fautive dans l'histoire. Je piquais alors, comme toujours. « Il n'y a rien qui m'a manqué chez toi de toute façon. » ajoutai-je avec mauvaise foi. C'était un mensonge, ses lèvres, son corps, son parfum, tout m'avait manqués. J'inspirais lentement avant d'attraper les DVD disposés sur la table et portant mon attention sur eux, mais à vrai dire, j'étais à nouveau à mille lieux d'ici...Et cette scène me rappelait un certain goût de déjà vu où je m'étais plongée dans mes notes et qu'il s'était mis à me draguer...Je lui jetai un coup d'oeil avant de me lever du canapé, abandonnant l'idée de regarder un film, sachant très bien que ce dernier deviendrait très vite désintéressant. A nouveau, je le fuyais, pas pour les mêmes raisons que précédemment, simplement car le souvenir de nos deux corps entrelacés était encore trop présent dans mon esprit. Je contournai la table basse et lui fit face, mettant un obstacle entre nous. « J'allais te proposer de rester pour la nuit mais tu as raté ta chance. » murmurai-je lentement avec un air malicieux avant de rajouter comme une évidence : « Bien sûr, tu aurais dormi dans le canapé, cela va de soi. » Évidemment.
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MessageSujet: Re: #0627 WEN' ● I just can't say goodbye [HOT]   Sam 9 Mar - 21:24



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Je savais que mes mots allaient la toucher, mais je n'imaginais réussir aussi bien. L'écarlate avait envahit ses joues, ses mains tremblaient légèrement et son regard me fuyait, ou plutôt fuyait ses propres réactions, présentes et à venir. J'étouffai un léger éclat de rire, mais ne continuai pas, afin de la laisser quelque peu mariner. J'en fais chaque nuit … surprise? Je retenais ce sourire, ce rire qui narguait ma gorge, mais mes yeux turquoises, eux, ne pouvaient quitter ce profil à demi dissimulée par sa chevelure relâchée. Ainsi, sa remarque ne me surprit guère, ne soulignant que son trouble. Vraiment ? Mais alors, pourquoi t'es tu ainsi abandonnée dans mes bras? Je penchais légèrement la tête, effleurant sa joue pâle de mes lèvres avant qu'elle ne se sauve à toute jambe. Ma tête vint s'appuyer contre le divan, alors que je ramenai, une nouvelle fois, les mains sur ma nuque. Mes mèches corbeau se mêlaient à mes doigts, alors que mon regard s'attachait à la séduisante silhouette de mon aimée. Vraiment? Je soupirai exagérément avant de me redresser souplement. Je ne suis pas un grand amateur des canapés. Je préfère de loin un bon lit alors … J'attrapai mon blouson, que j'enfilai avant de glisser mes lunettes de soleil dans ma poche, puis me tournai vers elle. J'irais rêver de toi, érotiquement, dans mon propre lit. Après tout … pas de sexe avant le troisième n'est-ce pas? Mes doigts glissèrent sur ses joues, s'emmêlèrent dans ses boucles, s'enfoncèrent dans sa peau pâle alors que je déposai mes lèvres sur son front, sur son nez retroussé, sur ses pommettes, son menton. Enfin, je soufflai sur ses lèvres, les frôlai puis reculai. J'allais te demander un baiser avant mon départ mais … pas avant le deuxième n'est-ce pas? Un clin d’œil mit un point à ma phrase et je songeai à la journée, à cette après-midi. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle me demande de rester, j'allais simplement respecter. Après tout … je ne serais pas le seul à souffrir de sa décision. Je la lâchai, quittant sa peau velouté de mes doigts, n'attachant que mes prunelles à son physique possédé et rêvé. Tu fermes ta porte à clef, et si ce bellâtre réapparaît, tu m'appelles et je l'envoie à l'hôpital. lui dis-je avec une franchise naturelle. A la seule évocation de ce crétin, mon sang ne fit qu'un tour, mais je me retins puis serrais les poings. Mon pouce vint doucement caresser sa joue. Puis, je me penchais et je soufflais à l'oreille de ma dulcinée. Ne m'oublie pas cette nuit. Ces sur ces paroles chaudes que je la délaissais, que je la délaissais avec un sourire aux lèvres, impatient déjà d'être au lendemain.
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