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 Judicaël&Ariel ► Si tu ne peux pas dire un mot gentil, tu ne dis rien du tout !

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MessageSujet: Judicaël&Ariel ► Si tu ne peux pas dire un mot gentil, tu ne dis rien du tout !    Mar 5 Mar - 19:15


Judicaël & Ariel

Je me suis levé tôt ce matin. J'aurais aimé dormir plus longtemps mais quand vous avez un couple de mésanges qui s'est installé dans l'arbre en face de votre fenêtre et qui chantent dès que les rayons du soleil pointent le bout de leurs nez, je vous assure que c'est impossible de dormir. Ces maudits piaf, je les aurais bien passer à la casserole. Hors de moi cette pensée, j'ai comaté des heures durant devant les stupides dessins animés du matin. En voyant ces bêtises je n'étais pas surpris de la débilité des enfants de nos jours. Nous étions bien mieux devant les Disney pensais-je alors que la sonnerie de mon téléphone sonna.
Le texte que je venais de recevoir m'informa qu'aujourd'hui, du moins ce soir, j'étais de sorti. Je parle de moi comme si j'étais un chien, mais c'est un peu ce que je ressens quand je suis avec mes clientes. Elles me promènent entre les tables des invités de la soirée, se vantent de mon comportement et me parlent comme si je n'avais rien dans le ciboulot. M'enfin, je ne m'en plain pas, je fais un job que j'adore et même si je suis considéré comme une vulgaire pièce de chaire fraîche ça rapporte gros. Mais ce sms m'avertissait surtout qu'il fallait que je sois impeccable ce soir. Non pas que du point de vu physique mais aussi des cadeaux que j'avais l'habitude de ramener à mes dames. Avant ces derniers mois, j'optais pour une petite carte avec d'hypocrites mots doux à l'intérieur, mais depuis qu'un nouveau fleuriste s'est ouvert au centre ville, je n'offre que des fleurs.
Pourquoi les femmes raffolent-elles des fleurs ? Et je dois avouer que depuis que mes dames reçoivent de belles fleurs à chaque rendez-vous mon butin financier s'est agrandi. Oui, même si les fleurs son payées de ma poche je suis généreusement récompensé par une belle prime de soirée. Oui, le pouvoir des fleurs ... allez savoir pourquoi ?

En fin d'après midi, avant que mon fameux fleuriste ne ferme, je sautai dans ma voiture, habillé d'un costume noir et d'une chemise bleu clair. Le chemin, je le connaissais presque par coeur. Je l'avais déjà emprunté une petite dizaine de fois.
Et si je reste chez ce fleuriste c'est parce que le type est sympathique et que ses fleurs sont sublimes. Comment fait-il ? Sûrement un secret bien gardé et qui fait sa notoriété.

Je me garai devant sa boutique. Avant même d'être sorti de la voiture, je sentais déjà le doux parfum de sa devanture fleurie. Les couleurs des fleurs étaient si intense qu'on pouvait penser qu'elles étaient fausses. Mais leurs pétales étaient bel et bien réels.
Mon rendez-vous de ce soir n'avait encore jamais eu le droit au coup des fleurs ce qui me mettait dans une situation embarrassante. Quelles fleurs aimait-elle ? Les roses ? Les tulipes ? Les jonquilles ? J'en savais fichtrement rien et l'aide mon ami fleuriste m'allait être indispensable.

J'entre dans le magasin et je l'aperçois dans l'arrière boutique en train de confectionner un énorme bouquet. De tous mon respect, je l'interpelle
«Bonjour, excusez-moi, j'aurai besoin de votre aide pour un bouquet.»

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Judicaël&Ariel ► Si tu ne peux pas dire un mot gentil, tu ne dis rien du tout !    Mer 6 Mar - 17:59


La vie ne vaut rien.

Mais rien ne vaut la vie.


(Paul Zumthor) ▽Le don est échange de vie ; et la vie, échange de don.
Je regardais soigneusement ma collègue de travail se hâter à la tâche. A vrai dire elle s'évertuait à créer un bouquet de fleur original afin d'attirer les regards désireux des clients. Comme chaque jour je n'avais aucune motivation. Alors j'observais la dextérité miracle de ma collègue avec une certaine admiration. Je baillais constamment. En ce moment j'avais particulièrement des difficultés à trouver le sommeil. Ceci était dû aux nombreux conflits familiaux qui se déroulait bien souvent devant mes yeux où lors des coups fils que passait ma mère. Je l'entendais hurler dans toute la maison à l'encontre de mon paternel. A croire que j'étais transparent. Par moment je me demandais d'où pouvait venir toute cette violence verbale ? Ma sœur était partie. Elle m'avait abandonné lâchement. Je devais donc supporter les crises de folie et d'angoisse de ma mère sans parler des nombreux hommes qu'elle ramenait à la maison histoire d'oublier mon père. J'avais l'impression d'être écarter de tout ceci alors que j'étais conscience d'être a un âge ou je pouvais comprendre les choses avec calme. Malheureusement j'étais écarté, effacé comme-ci tous les ressentis, toutes les émotions qui me faisait souffrir anormalement devaient être oublié. Je n'avais toujours pas fais le deuil de la séparation de mes parents. Je niais toute évidence. J'étais en plein déni. Le pire c'est que j'en avais conscience. Cela me perturbait intérieurement, ma vie sociale ainsi que professionnelle. J'avais toujours eu cette image de couple idéal qu'était mes parents. Cependant cette image bien utopique venait de se briser en quelques mois. La voix douce de ma collègue me remmenait rapidement à la raison, dans le présent. "Judi, je sais qu'en ce moment tu ne vas pas bien. Mais il faut que tu t'en remette. Tu ne t'es même pas aperçu que nous avions un client. Je te laisse t'en occuper. Et par pitié ne fais pas de gaffe cette fois-ci !" J'affichais un sourire sincère malgré mon état d'esprit. Avec un soupir je m'avançais donc vers mon premier client de la journée. Allais-je réussir à faire abstraction de tous mes problèmes pour correspondre au parfait fleuriste de basse. Plus je m'approchais de ce client, plus je sentais la pression monter le long de mes veines. Pourtant j'avais déjà fais cela auparavant. Mais autrefois, tout allait bien, jusqu'à maintenant. "Bonjour, excusez-moi, j'aurai besoin de votre aide pour un bouquet." J'avais déjà entendu cette voix. Je n'arrivais pas à me souvenir réellement du moment exacte. Mon regard se perdait alors sur la silhouette de cet individu familier. Je reconnu aussitôt ces deux orbes émeraudes qui m'avaient intrigué la première fois sans parler de ce sourire fuguasse qui devait ensorceler bien des femmes. Si je pouvais avoir autant de confiance que cet homme dégageait rien qu'en parlant ma vie serait plus simple à vivre. Malheureusement ce n'était guère le cas. Je me raclais machinalement la gorge avant de lui répondre d'une voix fluette. "Bonjour, vous désirez quels genres de fleurs ? Un style vous attire particulièrement ? Si mes souvenirs sont bons, je crois que vous accordez un attachement particuliers aux orchidées et aux roses rouges. Cependant, ce n'est que mon observation. Je ne veux pas vous influencez dans votre choix. Si ce n'est pas indiscret à qui voulez vous offrir ces fleurs ?" L'indiscrétion était quelque chose que je devais contrôler dans mon métier. Cependant, je me laissais vite surprendre.
►Judi & Ariel
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Dernière édition par Judicaël Hämäläinen le Lun 18 Mar - 16:59, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Judicaël&Ariel ► Si tu ne peux pas dire un mot gentil, tu ne dis rien du tout !    Mer 6 Mar - 19:59

Le fleuriste arrive vers moi, les bras ballant. Il a une petite mine, et j'aperçois quelques cernes sous les yeux. Malgré sa fatigue apparente, il dessine un large sourire sur son visage pâle. Ce type manque cruellement e confiance en lui. Comment je peux le savoir ? J'en sais rien, je ressens ce genre de chose et son sourire apparent me laisse croire à un caractère effacé. Pourtant, pensais-je, je suis sûr qu'avec un peu d'assurance, il aurait une autre carrure.
Il se positionna à mes côtés et me questionna.
«Bonjour, vous désirez quels genres de fleurs ? Un style vous attire particulièrement ? Si mes souvenirs sont bons, je crois que vous accordez un attachement particuliers aux orchidées et aux roses rouges. Cependant, ce n'est que mon observation. Je ne veux pas vous influencer dans votre choix. Si ce n'est pas indiscret à qui voulez-vous offrir ces fleurs ?»
En faite, j'allais peut-être revenir sur ce que je disais. Il fallait une certaine assurance pour oser poser ce genre de question. Il était planté en face de moi, le sourire aux lèvres.
La plupart des gens face à ce manque de respect auraient rouspété et auraient ignoré la question posée. Pour ma part, ça m'était bien égal et si cela pouvait m'avoir une petite ristourne j'étais preneur.
«Les autres fois oui j'avais déjà mon idée sur la chose, mais justement, cette fois-ci je ne connais pas la personne à qui je vais les offrir. J'ignore totalement ses goûts en matière florale. Que conseilleriez-vous d'offrir à une femme qui a la 40aine ?»

Ma réponse peut en surprendre plus d'un. Un jeunot offrir des fleurs à une femme mûre ? La première idée qui vient en tête est surement le cadeau à une tante ou personne de la famille. Mais ce n'est pas mon cas. J'offre des fleurs à mes clientes, potentiel rendez-vous galant si on le voit dans ce sens.
Je voyais le blondinet perdu dans les fleurs qui étaient exposées dehors. Songeait-il aux fleurs qu'il allait me proposées ou alors à ma réponse ?
Je souris légèrement avant de reprendre.
«J'aimerai des fleurs pour un contexte romantique.»

En prononçant ces quelques mots, j'avais l'impression d'avoir dit une phrase illogique. Il s'était retourné vers moi, les yeux écarquillés.

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MessageSujet: Re: Judicaël&Ariel ► Si tu ne peux pas dire un mot gentil, tu ne dis rien du tout !    Jeu 7 Mar - 20:37


La vie ne vaut rien.

Mais rien ne vaut la vie.


(Paul Zumthor) ▽Le don est échange de vie ; et la vie, échange de don.
Je sentais déjà les coups d’œil soupçonneux de ma collègue derrière mon dos. C'était une sensation étrange comme-ci on vous lançait des poignards pour attendre votre moelle épinière. Je commençais à en avoir assez que l'on me prenne pour un demeuré. Je savais faire des choses positives aussi. Peut-être qu'en ce moment la maladresse me guettait plus que d'habitude mais il fallait me comprendre. Je soupirais vaguement avant d'entendre une nouvelle fois cette voix si familière qui avait la particularité de me faire revenir dans le présent. "Les autres fois oui j'avais déjà mon idée sur la chose, mais justement, cette fois-ci je ne connais pas la personne à qui je vais les offrir. J'ignore totalement ses goûts en matière florale. Que conseilleriez-vous d'offrir à une femme qui a la 40aine ?" Le problème c'est que je ne connaissais rien aux femmes. Mais strictement rien. Et pourtant je vendais des fleurs. Je ne pourrais vous expliquez cette envie soudaine d'exercer cette profession. J'étais peut-être psychologiquement suicidaire. J'aimais sans doute me faire souffrir. Mais j'appréciais la compagnie des fleurs. Elles avaient le don de m'apaiser. Contrairement aux femmes elles ne parlaient pas et ne s'agitaient pas dans tous les sens lorsque l'on ne leur accordaient nullement d'importance. Les femmes étaient bien trop compliqués pour moi. Qu'est-ce que je pouvais bien lui conseiller ? Il fallait bien que je trouve quelque chose de pertinent pour ne pas passer à ces yeux pour un abrutis. A la rigueur j'aurais préférer me cacher dans un trou de souris. Mais ce qu'il y avait de spécial chez moi c'est que je reprenais vite de l'assurance pour effacer toutes traces d'hésitation susceptible de briser ma fragile et fine carapace que j'avais eu énormément de mal à construire durant ces années. "Généralement les femmes de cet âge-là on une préférence particulière pour les roses." J'ai quelques vagues souvenirs. La mère de Léo, mon voisin de pallier à son jardin emplit de rose. Par moment je me dis que son amour inconsidéré pour ces fleurs est parfois étonnant, mais cela correspond parfaitement à sa personnalité. En y repensant cette femme pourrait être comparée aux épines aiguisées des roses. Malheureusement cela fait pas mal de temps que je ne retourne plus mettre un pied chez Léo. Sa mère me fait peur. Son regard m'effraie si bien que j'ai l'impression qu'elle ne désire qu'une chose. Moi. Voilà pourquoi les femmes d'âges mûres sont comparées à ce genre de fleurs. Mais je m'emporte peut-être un peu. Ce bouquet de fleur serait sans doute pour une tante ou pour sa mère. J'étais débile. Penser une telle chose ! "J'aimerai des fleurs pour un contexte romantique." Je crois que je devrais revoir le cours de mes pensées. Il m'avait pris de court. J'écarquillais stupidement les yeux avant de ravaler ma salive. Ce jeune homme, sans doute d'un peu près mon âge allait avoir un rendez-vous galant avec une femme qui avait plus de 30 ans de différence ? Comment faisait-il pour être aussi sûr de lui ? La prétention n'était pas une chose avec laquelle il fallait jouer et abuser. Je me sentais con. Tellement con d'être devant lui, béat sans savoir quoi lui répondre. Je repensais encore à la mère de Léo. Et si moi je...? Non impossible. Mauvaise idée. Je secouais machinalement la tête. Ce type allait me rendre chèvre. En prenant une grande inspiration, je lui répondis nerveusement. "Vous devriez lui offrir des roses rouges. Je pense qu'elle sera certainement ravie de cette attention. Mais vous devriez faire attention, les femmes de cette âges ont tendance à en vouloir davantage plus. Je vous laisse le soin de choisir vos roses rouges. Ensuite, ma collègue se fera un plaisir de vous confectionner le bouquet. Bonne chance pour votre rendez-vous galant." J'allais repartir mais étrangement ce type m'interpellait. Aller savoir pourquoi. On dirait un gay gaga. Je n'étais pas gay pourtant. Quoique j'en savais rien à vrai dire. Puis mince à la fin ! Qu'est-ce que je pouvais raconter comme idioties ! Alors bêtement, mais peut-être un peu trop sûr de moi je lui tendis ma main et d'une voix plus enjouée que d'habitude je lui adressais à nouveau. "Au fait, moi c'est Judi. Je peux vous tutoyer ? A vrai dire je vous vois souvent ici, donc autant faire les présentations." C'était stupide. Mais autant être en bon terme avec ces clients réguliers.
►Judi & Ariel
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MessageSujet: Re: Judicaël&Ariel ► Si tu ne peux pas dire un mot gentil, tu ne dis rien du tout !    Sam 9 Mar - 18:51

Le jeune fleuriste, qui devait tourner autour de mon âge, me conseilla d'acheter des roses rouges. Il n'avait pas tord. Bon ok, c'est son métier de bien conseiller, mais les roses rouges donnaient cette idée de passion romantique à deux balles que les nanas adorent, surtout quand elles sont d'un âge avancé comme celle que j'allais voir ce soir. Son conseil avisé donné, il avait déjà commencer à me tourner le dos pour retour surement dans l'arrière boutique.
Je trouvais ce personnage sympathique et attachant. Il n'était pas plus vieux que moi et pourtant, j'avais l'impression qu'il me craignait comme la peste. Est-ce que je l'impressionnait ou alors il en avait simplement rien à carrer de moi? Je n'en savais rien, mais je voulais en savoir plus sur ce jeune homme qui m’attendrissait par son attitude un peu brusque et maladroite à la fois.
«J'ai encore besoin de toi.» dis-je sans réfléchir alors qu'il s'apprêtait à rentrer dans la boutique.

Voilà ce que j'aimai chez lui, il est imprévisible. Tandis que je m'attendais à ce qu'il revienne vers moi comme un revendeur de fleur commun avec des paroles commerciales, il se présenta. Maladroitement, il essayait de se dépatouiller pour paraître le plus naturel possible et de faire passer ses présentations comme normale. Mais le contexte ne le permettait pas.
Cela ne me dérangeait pas ! Il était adorable et j'avais envie de découvrir ce que cachait cette fausse timidité. Au fond, il prenait des risques et j'aimais ça.
«Oui, on peut se tutoyer, nous devons avoir le même âge, j'ai 23 ans et toi? Je suis Ariel. Ca fait longtemps que tu travailles ici ? Je t'ai toujours vu depuis que je viens acheter des fleurs. »
Je trouvai le métier de fleuristes magnifique. D'ailleurs, j'ai un profond respect pour tous les métiers manuels. Peut-être est-ce parce que mon père est lui-même dans un corps de métier qui demande une certaine maîtrise manuelle.
«Excuse-moi, mais tu as grandi à Greenwood ? Je ne t'ai jamais vu à l'école... » C'est vrai, j'avais grandi dans cette petite ville et je ne l'avais jamais vu à l'école. Il avait pu passer entre les mails du filet s'il avait été timide et j'aurai pu ne jamais faire attention à lui.
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MessageSujet: Re: Judicaël&Ariel ► Si tu ne peux pas dire un mot gentil, tu ne dis rien du tout !    Dim 10 Mar - 16:45


La vie ne vaut rien.

Mais rien ne vaut la vie.


(Paul Zumthor) ▽Le don est échange de vie ; et la vie, échange de don.
Ce n'était pas simple pour une personne telle que moi de se comporter de manière détendue. Je ne l'étais jamais. J'étais constamment envahis par une angoisse quotidienne qui ne diminuait pas avec le temps. Pourtant en l’occurrence j'arrivais facilement à me faire des amis étant donné que mon caractère était plutôt joviale sans parler de ma maladresse légendaire qui était tout aussi attachante que mon sourire. J'avais beau observer ce jeune homme de façon peu discrète j'étais certain que nous ne venions pas du même monde. Mais pourquoi deux personnes différentes ne s'entendraient-elle pas bien ? C'était stupide de croire que non. Après les contraire s'attirent paraît-il du moins pour d'autres situations, en amitié je n'étais pas sûr. Mais je voulais tenter l'expérience. C'est pourquoi je me retrouvais bêtement la main tendue vers lui en attendant un signe bienveillant de sa part. "J'ai encore besoin de toi." Hum...? Sa voix me fit presque sursauter, je m'attendais pas à cette réponse là. A vrai dire je pensais entrevoir un sourire sur ce joli minois, ou bien un signe. Du coup je ne savais pas quoi lui dire. En échange je préférais rester muet quelques secondes en quête d'un autre signe de sa part. C'est à cet instant précis que je fus subitement soulagé lorsqu'un sourire frôla ses lèvres charnues. J'avais passé trop temps à l'observer, cela en devenait indécent. AHEM. "Oui, on peut se tutoyer, nous devons avoir le même âge, j'ai 23 ans et toi? Je suis Ariel. Ça fait longtemps que tu travailles ici ? Je t'ai toujours vu depuis que je viens acheter des fleurs." Au moins je n'allais pas passer pour un abrutis. Je lui souris également rassuré par ses propos. Il était plus âgé que moi, mais seulement d'un an. Étonnant, je lui aurais donné plus. Il m'avait l'air plus mature? Plus que moi en tous les cas. J'étais toujours atteint de ce syndrome enfantin que Peter Pan s'évertuait notamment de garder. Plus les années passèrent, plus je devenais encore plus idiot. Ariel ? Bien original pour un garçon. Je trouvais que cela lui allait bien malgré les sonorités féminines qui pouvait s'échapper de ce prénom. A mon avis on devait sans doute lui lancer quelques blagues à ce sujet. Mais je gardais ma curiosité pour plus tard. Avec le peu de politesse que mes parents m'avaient inculqués avec peine je lui adressais jovialement. "Enchanté ! J'ai vingt-deux ans malgré que l'on me donne moins. Je suis ravis de rencontré des personnes de mon âge sa change des gens de mon quartier." La rue où je vivais était envahis de femmes divorcées. Ma mère avait rejoins leur rang. Certaines avaient le don de m’agacer, d'autres passaient leur temps à me critiquer, et certaines avaient envie de beaucoup plus...Enfin. "Excuse-moi, mais tu as grandi à Greenwood ? Je ne t'ai jamais vu à l'école..." La question qui fâche. Depuis que j'avais emménage ici tout allait de travers. J'avais presque envie de prendre un avion en otage et de repartir en Suède l'a où j'avais tout abandonné pour vivre dans ce patelin. Avec toute la franchise nécessaire je lui répondis le cœur lourd. "Cela fait seulement quelques mois. Je suis tout nouveau, du moins je vis ici depuis un an. Donc je suis toujours un peu perdu. J'ai arrêté ma scolarité il n'y a pas longtemps pour devenir fleuriste. Je n'étais pas très doué pour les études, je passais mon temps à rêvasser plutôt que d'étudier. J'étais assez renfermer sur moi-même et puis tellement discret. Mes professeurs avaient tendance à me prendre pour un autiste. Mais que veux-tu je m'en suis quand même sortis ! Désolé. Je me suis un peu emporté. Et toi sinon que fais-tu de beau dans la vie ?" C'était sortis tout seul. La curiosité quel vilain défaut. Mais peut-être qu'à en juger par son apparence je dirais que son milieu de prédilection est la mode. Je jetais un bref coup d’œil sur ma montre qui affichait déjà 16h00. Aujourd'hui je finissais plus tôt. Ma collègue le compris aussitôt et m'afficha un sourire bienheureux avant de me faire signe de venir ce nouveau client sympathique. Elle était rassurée de voir que finalement je n'étais pas aussi idiot et que je pouvais m'en sortir très bien tout seul. "Ariel, je finis mon service tôt aujourd'hui. Cela m'a bien fais plaisir de discuter avec toi. Non pas que je souhaite te jeter dehors bien évidemment, mais je ne connais pas très bien le quartier, à part ma boutique et chez moi. Puis chez moi..." Je repensais subitement à ma mère et ses nombreux amants. Non ce n'était pas le moment de ramener quelqu'un chez moi. "Ma collègue s'occupe de toi dans quelques instants. Au fait, tu voulais autre chose ?"
►Judi & Ariel
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MessageSujet: Re: Judicaël&Ariel ► Si tu ne peux pas dire un mot gentil, tu ne dis rien du tout !    Jeu 14 Mar - 21:56

Le blondinet avait raison, il en parait beaucoup moins. Je lui aurai donné 18 ans, à tout cassé. Il a un visage juvénile et une attitude qui ne montrent pas qu'il a un an seulement de moins que moi. Sérieusement, je serai videur de boîte, je lui demanderai sa carte d'identité. A sa réponse, je souri par politesse.
D'une main, je rabattais mes cheveux vers l'arrière tout en lui adressant un sourire poli alors qu'il débitait, il débitait et me racontait sa scolarité. Il en avait des choses à dire, des tas de choses à dire. Il parlait sans se rendre compte qu'il me racontait son histoire personnelle, sa vie privée... Mais je connais à peine ce type. Certes il est sympa mais, jamais je ne l'aurai pensé aussi bavard sur sa vie.
J'ai une grande et bonne faculté à cerner les gens. Typiquement le jeune fleuriste qui est devant moi manque cruellement d'assurance et il est très curieux. Rien ne l'arrête il faut qu'il pose toujours une question en plus, comme si pour lui, il n'y avait aucune limite. Je le répète, ça ne me gène guère, je préfère les gens francs et naturels qu'un amas de mensonge qui tente de m'avoir par derrière. Il me demande ce que je fais dans la vie ? Ce que je fais dans la vie ? Mon job ?
Peu de personne le trouve normal, mon père le premier qui avait hésité à me renier et jeter de la maison quand je lui ai avoué. Mais les années passant, il s'est fait à l'idée que son fils fait parti du monde de la nuit. Allais-je vraiment choquer davantage mon partenaire en lui avouait que je suis Escortboy ? Hors de question, trop peu de personne le savent et contrairement au Judi' que j'ai en face de moi, je garde ma privée, comme le terme l'indique, privée. Quoi, il doit y avoir 2 personnes qui savent le job que je fais et peut-être une dizaine qui se doutent de cette option, mais jamais je ne leur ai dit véritablement. Non pas que je suis gêné, mais parce que je suis quelqu'un de discret et secret dans l'âme. Pourquoi les gens doivent savoir ce que je fais ? Je suis moi, peu importe mon job. «Je fais un métier pas commun. Mais passons, il n'est pas intéressant. Nous pouvons allez boire un café très rapidement ensemble après ton service. Tu m'as l'air gentil et c'ets rare que je croise des mecs de mon âge que je ne connais pas. Tu m'intrigues. Je t'attends dans ma voiture garée au coin de la rue, je t’amènerai dans un coin sympa de la ville. »

Je quitte Judicaël, en lui tapotant l'épaule amicalement. Non, je n'avais plus besoin de lui, il avait avancé tout ce que je comptais lui poser comme question. Alors, c'est avec mon célèbre sourire que je le quitte pour entrer dans la boutique afin de finaliser mon achat. Au comptoir, la collègue de Judicaël me fait l'emballage, me fait payer les fleurs choisies. Elles étaient jolies et plairont surement à ma cliente ce soir.

Une fois le bouquet enrubanné dans du papier couleur, je monte dans ma voiture et y attends mon tout nouvel ami. Qu'allait-il encore me sortir ? Il n'a pas la langue dans sa poche, mais c'est ce qu'il m'attire chez lui ! Je pense que c'est un mec avec qui nous pouvons parler de tout.

Après quelques minutes, je le vois arriver vers ma voiture et je lui fais signe de monter à l'avant.
J'avais posé les fleurs sur la banquette arrière.

Où je comptais l'amener ? Un bar branché de la ville, en espérant que le petit soit un tantinet soi peu festif !

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MessageSujet: Re: Judicaël&Ariel ► Si tu ne peux pas dire un mot gentil, tu ne dis rien du tout !    Mar 19 Mar - 11:30


La vie ne vaut rien.

Mais rien ne vaut la vie.


(Paul Zumthor) ▽Le don est échange de vie ; et la vie, échange de don.
"Je fais un métier pas commun. Mais passons, il n'est pas intéressant. Nous pouvons allez boire un café très rapidement ensemble après ton service. Tu m'as l'air gentil et c’est rare que je croise des mecs de mon âge que je ne connais pas. Tu m'intrigues. Je t'attends dans ma voiture garée au coin de la rue, je t’amènerai dans un coin sympa de la ville." Tiens dont ? Je l'intriguais tant que cela ? Pourtant je ne suis qu'un simple jeune homme banal. D'ailleurs ma banalité me causait parfois des torts. Mais d'un autre côté j'étais assez ravis de constater que je pouvais tout de même intéresser quelqu'un. Si seulement cela pouvait fonctionner devant la gente féminine. Je soupirais inlassablement avant de lui sourire. Je ne pouvais pas refuser une offre aussi sympathique malgré ma fatigue naissante. Après tout je n'avais pas beaucoup d'amis, il serait temps que cela change. Je lui adressais un simple hochement de la tête avant de l'accompagner vers le comptoir. Je l’observais attentivement. Si j'étais intriguant, il l'était aussi. Il ne s'était pas arrêter sur ce qu'il faisait dans la vie. Sans doute que ma question avait été un peu trop indiscrète. J'avais l'habitude de poser des questions sans réfléchir. Peut-être était-il au chômage ? A La recherche d'un emploi ? Mais qu'est-que je pouvais raconter comme bêtises ! Impossible. Un chômeur ne pouvait en aucun porter de tels vêtements ! Je n'osais savoir le prix ! A moins qu'il faisait partis de la mafia ? Aie. Il fallait que je cesse de regarder tous ces films stupides qui passaient tard le soir. Enfin quoiqu'il en soit j'étais satisfait en quelque sorte de sortir plus tôt. Je n'avais pas eu une semaine chargée mais disons qu'avec tous mes soucis personnels j'avais laissé ma collègue faire tout le travail. C'était le premier jour de la semaine que je lui ramenais un client sans que celui-ci pique une crise. J'étais plutôt fier de moi. D'ailleurs je venais de me faire un nouvel ami. Un rire s'échappa de mes lèvres lorsque Louise emballa le bouquet de fleurs. A vrai dire elle fit tout de travers pour une fois, bien trop occupé à observer Ariel. "Louise tu veux que je t'aide ? Tu m'as l'air un peu fatigué." Elle sursauta subitement au son de ma voix avant de me répondre d'une voix chancelante. "Non, non tu devrais déjà être partis Judi ! Ne t'inquiète pas...Je...Je vais recommencer. Excusez moi pour l'attente Monsieur." Décidément il avait un certain don qui laissait les femmes pantoises. Je l'enviais en quelque sorte. Contrairement à lui, les femmes me prenaient plutôt pour une peluche adorable. Le genre de peluche innocente qui servait à décorer le coin d'une chambre. "D'accord Louise. Je te dis donc à Lundi. Repose toi bien. J'enfile ma veste et j'arrive tout de suite Ariel." Sans attendre une réponse de sa part, je filais vers l'arrière de la boutique pour enfiler ma veste beige et une écharpe de la même teinte. Je me lavais également rapidement les mains. Malgré le soleil qui avait marqué ce début de journée il y avait toujours ce vent glacial en fin de soirée. Une fois prêt j'adressais un dernier Au revoir à Louise qui semblait plus ou moins perturbée par la venue de Ariel. Elle avait tout le week-end pour s'en remettre. J'aurais pu lui lancer une petite phrase taquine digne de mon humour lourd mais je crois que j'aurais récolté une baffe plus qu'autre chose. La porte de la boutique claqua brutalement avant que je me retrouve sur le parking afin de chercher Ariel du regard. Je le repérais rapidement vue la masse de cheveux qu'il avait sur la tête. Je toquais discrètement sur la vitre de sa voiture afin qu'il m'ouvre. Il sourit immédiatement avant de m'ouvrir. Je me jetais comme un forcené sur le siège passager. Il faisait décidément plus chaud à l'intérieur. Je me frottais instinctivement les mains. "Je ne connais pas très bien cette ville. Donc je suis navré je ne pourrais pas t'aider." Je vis le bouquet de rose jonchés la banquette arrière. Encore une fois je me montrais trop indiscret. "Au fait j'espère que tu ne vas pas arrivé en retard à ton rendez-vous par ma faute. Une femme en colère est une femme dangereuse !"
►Judi & Ariel
(c) AMIANTE


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MessageSujet: Re: Judicaël&Ariel ► Si tu ne peux pas dire un mot gentil, tu ne dis rien du tout !    Mer 20 Mar - 14:53

Le blond monta dans ma voiture, tout excité. Il n'avait pas besoin de le dire, il sautillait presque sur le siège avant. Il arborait un petit sourire et avait les yeux qui pétillaient. Sérieusement ? Cela lui faisait autant plaisir ? Peut-être n'avait-il pas l'habitude de sortir.

Je mis le contact tout en songeant où je pouvais l'emmener. Oh, nous trouverons bien un petit café sympa pour faire connaissance, ça n'en manquait pas en ville. Mais Judicaël souligna qu'il ne connaissait pas d'endroit. Cela importait peu, j'avais ma petite idée en tête. J'embrayai pour sortir du parking.

Je sentais une certaine tension chez mon nouvel ami, qui après s'être retourné, m'adressa la parole «Au fait j'espère que tu ne vas pas arrivé en retard à ton rendez-vous par ma faute. Une femme en colère est une femme dangereuse !» je souriais. C'était aimable de sa part de se soucier de mon rendez-vous que je n'avais pas oublié malgré cette rencontre. J'avais mon horaire en tête et j'avais bien 1h devant moi pour boire un verre avec Judi et ensuite rejoindre ma dame.
«T'en fais pas, j'ai un peu de temps pour moi avant de la rejoindre.» Je le regardai et lui adressai un sourire amical.
Ce jeune homme avait sa petite personnalité. Il me faisait penser à un enfant : curieux, amical, vulnérable, et semblait vierge au sens propre. Je suis cru de le dire ainsi, mais dans sa façon d'être, je ne le voyais pas du tout homme.
«Dis-moi Judi, tu es déjà allé au bar qui est à 3 rues d'ici ? »

Pourquoi lui parlais-je de ce bar en particulier ? Il était réputé pour y servir une des meilleure bière de la ville mais aussi pour son ambiance toride, et ça à toutes heures de la journées.
J'avais besoin de voir de jolies créatures avant de me retrouver avec un vieille peau qui n'allait pas me lâcher de la soirée. Et puis, mon nouvel ami était un homme et ne pouvait qu'aimer passer un moment avec de belles filles.

J'étais connu dans ce bar et toutes les filles qui y travaillaient me connaissait plus ou moins bien, mais elles avaient déjà eu à faire à Ariel. Je voulais initier le blondinet à cette petite pratique plus drôle qu'autre chose.Oui, je ne prenais pas ce moment pour de réels moments de drague mais plus comme un jeu, ce qui d'ailleurs faisait la popularité du bar.

Ce bar pouvait sembler être un lieu assez atypique pour un premier pot avec Judi, mais vu ses questions et le tempérament qu'il laissait voir de lui, il n'allait pas du tout prendre mal le lieu où je souhaitais l'emmener. Mais au cas, où :
«Ne m'en veux pas surtout. »

Nous arrivions au bar. Je me garai entre un camion et un scooter, à quelques mètre de la porte d'entrée qui retenait la musique d'ambiance du bar.
«On y va...» dis-je assurément à Judicaël. Je posai ma main dans le haut de son dos et l'emportai avec moi.

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MessageSujet: Re: Judicaël&Ariel ► Si tu ne peux pas dire un mot gentil, tu ne dis rien du tout !    Sam 23 Mar - 21:23


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(Paul Zumthor) ▽Le don est échange de vie ; et la vie, échange de don.
Mon enthousiasme se lisait sur mon visage. Il était rare pour moi de sortir. Après le travail je rentrais aussitôt chez moi avant de m'engouffrer dans ma chambre et de ne plus y sortir jusqu'au lendemain. J'avais une vie plus ou moins monotone. Je le laissais donc choisir l'endroit où il voulait n’emmener avec la certitude que le lieu serait parfait pour discuter entre amis. Évidemment j'étais loin de me douter que Ariel avait déjà une idée en tête. J'essayais de contenir ma joie intense avant de cacher mon visage sous ma veste. "T'en fais pas, j'ai un peu de temps pour moi avant de la rejoindre." Je me demandais ce qui pouvait pousser Ariel à sortir avec une femme plus âgées que lui. Peut-être était-elle de bonne compagnie ? Ou tout simplement un compte en banque bien garnit. Je n'osais pas moi même lui poser la question. De toute manière je ne voulais pas être encore indiscret même si la curiosité me rongeait. Je ravalais donc cette curiosité permanente avant de jeter un oeil sur la route. "Dis-moi Judi, tu es déjà allé au bar qui est à 3 rues d'ici ?" Hum ? Je relevais instinctivement la tête vers lui. Je n'osais lui dire que je n'avais pas pour habitude de mettre les pieds dans un bar. A vrai dire je ne connaissais pas tellement la ville même si cela faisait plus d'un an que j'y habitais. Malgré cela je me sentais stupide. Idiot de m'enfermer ainsi chez moi sans profiter de ma jeunesse. "Non malheureusement. Je suis quelqu'un qui ne sort pas assez souvent. Mais j'ai hâte de découvrir à quoi ressemble ce bar !" Je lui souriais timidement avant de perdre à nouveau mon regard sur la route. Si je pouvais compter sur l'amitié de Ariel pour me faire découvrir d'autres aspects que le plafond de ma chambre j'en serais plus que ravis. "Ne m'en veux pas surtout." Je le regardais intrigué par ses propos. Je ne voyais pas du tout où il voulait en venir. Pourquoi lui en voudrais-je ? Il dégageait une incroyable gentillesse. Il avait également ce don de ne pas me juger dès le premier abords et rien que cela je le remerciais intérieurement. Nous étions arrivés dans une sorte de parking assez petit. Ariel trouva une place très rapidement. J’entrouvris la porte de sa voiture avant de sauter à pieds joints comme un enfant de quatre ans. Une fois dehors je jetais un oeil curieux sur ce fameux bar. Je ne voyais pas en quoi ce bar pouvait-être choquant. La décoration extérieure était d'une simplicité assez déconcertante. Ariel m'entraîna donc avec conviction vers l'entrée. Au début j'étais ravis de pénétrer dans un univers inconnu mais lorsque mes yeux se posèrent automatiquement sur une femme qui se déhanchait de façon très subjective au milieu de la piste je fus contrains d'admettre que j'avais parlé trop vite. Un barman nous indiqua une table libre près de la piste de danse. Le bruit, la promiscuité et la chaleur qui y régnait m'étouffait. J'avais la tête qui tourne et j'avais cette forte impression de ne pas être dans mon monde. Je ne fis rien paraitre à Ariel malgré mon angoisse naissante. Alors que j'étais près à m'installer sur l'une des chaises qui trônait à côté de la table pour siroter une boisson une jeune femme vint se coller aussitôt à moi. Je sursautais légèrement avant de rencontrer cette inconnue peu farouche à mon goût. Que me voulait-elle au juste ? Ses mains se baladaient sans pudeur sur mon torse. J'étais mal à l'aise. Je ne savais que dire alors je cherchais désespérément Ariel du regard pour qu'il me vienne en aide.
►Judi & Ariel
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MessageSujet: Re: Judicaël&Ariel ► Si tu ne peux pas dire un mot gentil, tu ne dis rien du tout !    Sam 23 Mar - 22:01

Le club, même à cette heure de la journée tournait à plein régime. Il n'y avait pas d'heure pour entrer et trouver de sublimes jeunes femmes dansant sur les comptoir. Oui, on pouvait appeler ça un bar grâce à sa délicieuse bière qui coulait à flot, mais à proprement parlé, c'était plus un club de jour qu'un bar.
Je n'y allais pas souvent, et les rares fois où j'y allais c'était avec des amis pour nous amuser ou avant un rendez-vous avec une dame, rien d'autre. Si je voulais prendre mon pied, j'irai ailleurs.
Le bar où nous étions était certes connu pour ses filles torrides, mais elles n'allaient pas plus loin que la danse. Croyez-moi...

Nous entrâmes dans le bar. Je saluais le serveur qui nous indiqua un table non loin des filles. Je sentis que mon nouvel ami se crispait un peu. Oops, étais-je allé trop loin ? Je lui adressai un sourire qui se voulait réconfortant et je l'accompagnai à la table.

A première vue, Judicaël n'avait pas l'air très détendu dans cette atmosphère et il se crispa presque quand une danseuse vint se coller à lui pour le saluer. Il me fixa intensément.
Oké, je m'en voulais déjà d'avoir amené mon petit fleuriste dans ce bar qui était de toute évidence trop osé pour son tempérament. Quel con je faisais.
«Viens ici ma belle. » dis-je à la danseuse qui s'écarta du blond pour me rejoindre. «Depuis quand on colle les nouveaux clients ainsi? Apporte-nous deux bières blondes s'il te plaît.»
J'adressai un sourire forcé à la danseuse qui s'empressa d'aller au bar pour commander nos boissons.

Judi, qui était en face de moi était tout rouge. La gêne ? La chaleur ? Autre chose ? «Ca va ? Tu es tout rouge. »
J'étais vraiment un imbécile de l'avoir amené ici. Quel idiot je faisais.
Pour détendre l'atmosphère, je souriais du mieux que je pouvais et je tentais de le mettre le plus à l'aise possible, car visiblement, Judi n'avait pas l'habitude de sortir dans ce type d'endroit.
«Une bière blonde ça te va ? Ne t'en fais pas, les filles ne viendront plus si leur présence te dérange. » Immédiatement, je fis un signe au barman pour lui faire comprendre que nous voulions être seuls pour la soirée. Il chuchota à l'oreille de la danseuse qui fera passer le mot une fois que nos verres seront servis.

Oui, avant tout, nous étions dans un bar et non dans un de ces clubs ...

«Bon, nous avons à peux près une heure.» dis-je en regardant ma montre. «Parle-moi un peu de toi. Je ne te connais qu'en tant que fleuriste. Au faite, tu m'en veux toujours pas de t'avoir amené ici? »
Je riais en voyant les réactions infantiles de Judi qui voyait les filles se déhancher sur la piste. Il n'avait donc surement jamais dû voir ça de sa vie.

Alors que mon ami me racontait sa vie pour laquelle je m’intéressai beaucoup, puisque j'avais peu l'habitude de rencontrer des mecs de mon âge dans la ville, la danseuse revint avec les boissons qu'elle posa sur la table en agrémentant son geste d'un «Alors Ariel, ça fait longtemps qu'on t'a pas vu. Tu es de service ce soir ?»
C'était à mon tour de me sentir mal. Etait-elle obligé d'aborder mon job de cette façon ? Judicaël ignorait ce que je faisais et la danseuse venait clairement de le faire comprendre. Je ne répondis pas à sa question et d'un geste je lui fis comprendre qu'elle était pas la bienvenue à la table.
J’arpentai toujours ce même sourire pour ne pas être démasqué. Je fis comme de rien étais et priai mon ami à continuer son histoire. Je trempai mes lèvres dans la boisson alcoolisée.


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MessageSujet: Re: Judicaël&Ariel ► Si tu ne peux pas dire un mot gentil, tu ne dis rien du tout !    Jeu 28 Mar - 9:51


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La musique continuait de battre fortement jusqu'à faire souffrir mes tympans. J'avais tellement l'habitude du calme que mes oreilles avaient extrêmement de mal à se familiariser avec les grésillements des sonos. De plus j'avais eu la malchance du moins si l'on pouvait qualifier cette situation d'adversité de tomber sur une blonde aguicheuse voulant à tout pris me tripoter de manière vicieuse. A vrai dire cela m’embarrassait plus qu'autre chose. D'ailleurs cette situation devenait de plus en plus délicate lorsque la poupée en plastique s'approcha davantage de moi pour se frotter à mon corps. Décidément j'avais le don d'attirer toute l'attention sur moi. Heureusement que Ariel pris le temps d'analyser la situation. Je crois que je ne m'étais jamais sentis aussi gêné de toute ma vie. " Viens ici ma belle. Depuis quand on colle les nouveaux clients ainsi? Apporte-nous deux bières blondes s'il te plaît." Elle s'écarta aussitôt de moi pour rejoindre avec un sourire des plus enjôleur Ariel. Décidément elle m'avait vite oublié. Au moins mon cœur reprit des battements plus réguliers. Je respirais à nouveau. Il y avait encore cette odeur de parfum féminin qui flottait dans les airs mais au moins je pouvais souffler quelques secondes sans avoir ces regards suspicieux sur moi. Je m'étalais sur mon siège avant de plonger mon regard sur la salle. Je détaillais avec précision chaque personne qui se trouvait dans les environs. La voix de Ariel me fit perdre le fils de mes pensées. "Ça va ? Tu es tout rouge." Un léger sourire s'afficha sur mes lèvres. J'allais beaucoup mieux depuis quelques minutes. Malheureusement je n'allais pas lui mentir. Il avait remarquer à quel point j'étais mal à l'aise en présence d'hormones féminines. "C'est sans doute parce-qu'il fait très chaud. Mais aussi parce-que je n'ai pas pour habitude que les femmes se jettent sur moi." Je riais malgré le mal-être que je ressentais. Après tout je n'allais pas passer une mauvaise soirée simplement parce-qu'une poupée Barbie s'était jetée sur moi comme une harpie affamée. "Une bière blonde ça te va ? Ne t'en fais pas, les filles ne viendront plus si leur présence te dérange." Je souriais de nouveau. "C'est parfait." Je ne m'aventurais pas plus dans mes propos. Je savais parfaitement que je ne tenais pas l'alcool. Du moins la bière était une boisson peu alcoolisée du moins mon organisme allait peut-être survivre. Enfin c'est ce que je tentais subtilement de croire. Tant pis. Je n'allais pas me mettre à siroter un jus d'orange dans ce genre d'endroit. J'allais encore passer pour un coincé. "Bon, nous avons à peux près une heure. Parle-moi un peu de toi. Je ne te connais qu'en tant que fleuriste. Au faite, tu m'en veux toujours pas de t'avoir amené ici ?" Une heure cela semblait suffisant pour faire connaissance. Du moins pour discuter un peu avec Ariel. Je ne savais pas tellement quoi lui dire étant donné que ma vie était monotone, sans grand intérêt. "Ne t'inquiète pas. Au contraire tu as fais l'effort de vouloir rester discuter avec moi. Il n'y a pas beaucoup de personne autour de moi qui font cet effort. On me trouve plutôt ennuyant, sans grand intérêt." Je pris une pause pour souffler un peu avant de continuer le sourire aux lèvres. "Je viens d’emménager il n'y a pas très longtemps donc c'est pour cela que je suis un peu perdu dans cette ville. Je ne sais pas quoi te dire. A vrai dire ma vie n'est pas si intéressante que cela. Je suis quelqu'un de plutôt discret et réservé mais tu as dû t'en apercevoir après le passage furtif de cette blonde entreprenante." Je jetais un bref coup d’œil sur la piste de danse. J'avais en quelque sortes déjà vu les femmes se coller de manière subjective contre les hommes en soirée mais là c'était plus charnel, plus sensuel voir sexuel. J'entendais déjà Ariel rire face à l'expression de mon visage. "Eh ! Te moque pas de moi voyons ! Je sors quand même de ma caverne je te rassure ! Décidément ce genre de femme ce n'est pas pour moi !" Je lui tirais la langue avant que nous soyons interrompus de nouveau par la serveuse de tout à l'heure. Elle posa nos boissons sur la table tout en m'adressant un clin d’œil. J'avais voulu passer inaperçu en glissant malgré moi sur mon siège mais c'était raté. "Alors Ariel, ça fait longtemps qu'on t'a pas vu. Tu es de service ce soir ?" Je vis Ariel changer rapidement d'expression du visage. Il m'avait l'air perdu, voir percé à jour. Curieusement je n'avais pas très bien compris les paroles de la blonde mais à vrai dire cela pouvait supposer diverses choses. Lorsque je lui avais gentiment demandé ce qu'il faisait dans la vie Ariel avait changer rapidement de sujet. Était il gêné de son travail ? Étrange. De mauvaise humeur il expédia aussitôt la blonde d'un geste de la main. Je ne pu que réprimander un sourire bienveillant avant de lui poser une question plus ou moins personnelle. "Ariel ne me dis pas que tu es stripteaseur ? J'ai rien contre cela je t'assure. J'admire même les mecs qui se déshabille devant des femmes hystériques. Enfin admirer je m'exprime mal. Bref. Tu sais faut pas que tu sois gêné je te jurais pas au contraire ! Qu'est-ce qu'un pauvre blondinet comme moi pourrait te faire ? Je suis inoffensif. " Je finis par boire une gorgée de ma boisson qui me laissa un léger goût amer dans la bouche.
►Judi & Ariel
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MessageSujet: Re: Judicaël&Ariel ► Si tu ne peux pas dire un mot gentil, tu ne dis rien du tout !    Jeu 28 Mar - 13:58

«Ariel ne me dis pas que tu es stripteaseur ? J'ai rien contre cela je t'assure. J'admire même les mecs qui se déshabille devant des femmes hystériques. Enfin admirer je m'exprime mal. Bref. Tu sais faut pas que tu sois gêné je te jurais pas au contraire ! Qu'est-ce qu'un pauvre blondinet comme moi pourrait te faire ? Je suis inoffensif.» Mon camarade avait presque vu juste. Je ne suis pas stripteaseur.
Je continuai de boire ma bière pendant qu'il tentait de se montrer compatissant et rassurant. Judicaël était très sympathique et se voulait le plus amical dans ses propos. Il ne voulait pas du tout me heurter et même si ses dires étaient maladroits de temps à autre, il avait la bonté de vouloir être compréhensif.
Cette danseuse je l'aurai je l'aurai tuée.

Quelque peu gêné, je posai mon verre sur la table et lui fis part de mon job.
«Tu n'y es pas. Je ne suis pas tripteaseur mais escortboy. J'accompagne des femmes à leurs soirées mondaines en me faisant passer pour leur petit copain, ou autre... Elle me paît pour les accompagner. Je ne voulais pas que tu le saches et je ne voulais surtout pas que tu l'apprennes de cette façon. Cette fille ne sait pas tenir sa langue... C'est pour ça que je viens souvent à ta boutique, pour acheter des fleurs pour mes clientes. Mais je t'assure que c'est un job comme un autre et tout à fait respectable. »

En faite, je ne voulais pas que Judicaël le sache, tout simplement parce que je ne sentais pas prêt à l'apprendre. Oui, je fais attention à qui je révéle ce métier qui peut choquer, et par exemple, bien que Judicaël et moi nous nous connaissions que depuis quelques minutes, j'avais déjà cerné le personnage et son côté sensible.
Apprendre que j'étais escort pouvait changer notre rapport l'un à l'autre du tout au tout. C'ets pourquoi je mettais gardé de lui dire le job que je fais mais j'avais été pris au dépourvu et sans même que je m'y attende, ma vie lui avait été déballée, dans ce bar débridé.

«Mais je t'assure que je suis un mec tout à fait normal.» lui dis-je sur le ton de l'humour pour essayer de revenir à un autre sujet.

Je n'ai pas honte de mon job, loin de là, je suis fier de ce que je fais, des dames que j'ai rencontrées mais je sais bien que certaines personnes savent plus ou moins recevoir l'information. Judicaël, qu'allait-il en être pour lui ?

Je repris ma bière que je buvais doucement, tout en écoutant Judi parler.
Je faisais attention à ce que je buvais, de façon à ne pas arrivé bourré à mon rendez-vous. Je ne perdais pas de vu la soirée avec ma cliente.
Celle que je voyais ce soir était nouvelle depuis 1-2 rendez-vous. Je ne la connaissais pas très bien et je me devais d'être irréprochable car il est dit que si le 3ème rendez-vous se passe bien, la cliente vous sera fidèle. Il s'avère que toutes mes autres clientes ne m'ont jamais lâché pour un autre garçon.
Sans me vanter, je pense leur apporter bien plus qu'une présence. Je leur donne tout en soirée et elles me récompensent bien souvent par un petit avantage financier.

«C'est la première fois que tu dois parler et rencontrer à un escort non ?» demandai-je à Judi, bien que la réponse semblait évidente en vu de sa réaction quelques minutes plus tôt.

Le club continuait d'être submergé par les chansons pop sur lesquelles les danseuses faisaient leur prestation et accostait les clients qui s'aventuraient dans le bar.
La blonde s'était assise non loin de notre table et me fixait ardemment.

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MessageSujet: Re: Judicaël&Ariel ► Si tu ne peux pas dire un mot gentil, tu ne dis rien du tout !    Mer 1 Mai - 9:25


La vie ne vaut rien.

Mais rien ne vaut la vie.


(Paul Zumthor) ▽Le don est échange de vie ; et la vie, échange de don.
J'avais sans doute vu juste car Ariel me regardait d'une manière déconcertée. Stripteaseur ? Je n'avais rien contre ces hommes qui se déshabillaient avec toutes ces femmes en furie. J'étais même impressionné de les voir garder autant de calme face à ces groupies qui hurlaient. Je n'aurais jamais pu faire un métier pareil. Contrairement à ces hommes je me serais déjà évanouis sur scène de peur d'être violé car je n'étais armé d'aucun courage malheureusement. J'évitais son regard de peur de le brusquer laissant mes yeux à nouveau flotter dans les environs de la pièce. Mon ouïe s'étaient enfin habitué au bruit infernal des enceintes. " Tu n'y es pas. Je ne suis pas stripteaseur mais escortboy. J'accompagne des femmes à leurs soirées mondaines en me faisant passer pour leur petit copain, ou autre... Elle me paît pour les accompagner. Je ne voulais pas que tu le saches et je ne voulais surtout pas que tu l'apprennes de cette façon. Cette fille ne sait pas tenir sa langue... C'est pour ça que je viens souvent à ta boutique, pour acheter des fleurs pour mes clientes. Mais je t'assure que c'est un job comme un autre et tout à fait respectable. " Je n'avais pas bronché. Mon attention c'était de nouveau captée sur la voix de Ariel. Je l'avais écouté sans vraiment savoir ce que je pourrais lui dire en retour. Finalement je mettais trompé stupidement sur son compte. Je l'avais juger trop vite sans réellement m'en rendre compte mais surtout sans le vouloir. J'avais déjà entendu parlé de ce genre de travail par Elys. A vrai dire je n'y avais jamais cru jusqu'à ce que j'en rencontre un. Tout semblait juste et réaliste. Voilà pourquoi je le voyais régulièrement à la boutique. Je comprenais mieux. Un sourire plus que sincère s'afficha sur mes lèvres. D'une main compatissante je lui tapotais l'épaule afin de le rassurer. " Je m'en fiche que tu sois un escortboy ou même mafieux. Ce n'est pas ton métier qui te caractérise. Du moins, ce que je veux dire par là c'est que je me sens bien quand je parle avec toi. Tu ne me regarde pas avec de gros yeux et surtout tu ne me juge pas. Comment pourrais-je ne pas t'apprécier ? En plus tu fais marcher ma boutique ! " J'avais en quelque sorte joué la carte de l'ironie afin de retrouver le sourire de Ariel. Cette serveuse aguicheuse avait refroidit l'ambiance par une simple question. Décidément il fallait que je me méfie davantage des blondes. " Mais je t'assure que je suis un mec tout à fait normal. " Je n'en doutais pas. Il avait l'air encore désemparé. Je voulais encore le rassurer mais mes gestes et mes paroles étaient maladroites. " Ariel je te croit ! Ne t'inquiète pas ! Je te promet que l'on se reverra si d'ici là tu ne te fais pas manger par ton prochain rendez-vous ! " Qu'est-ce que je pouvais être con par moment. A croire que dans la famille, le seul être stupide c'était moi. Même ma sœur avait dû mal à rire de mes blagues. J'avais l'impression d'être épié. Et la sensation était plus que gênante. Je me tortillais sur mon siège avant de m'y engouffrer. Mes yeux rencontrèrent des orbes sombres. La serveuse observait intensément Ariel d'une manière peu discrète. Elle se passa sensuellement la langue sur ses lèvres tout en continuant de dévisager Ariel. Cela n'avait pas l'air de le déstabiliser. " C'est la première fois que tu dois parler et rencontrer à un escort non ? " Certes, c'était bien la première fois que je voyais un escort de mes yeux. Mais ce qui me surpris le plus c'est que je mettais imaginé des hommes pour le moins narcissiques, prétentieux, sûrs d'eux. Ariel ne faisait nullement partit de ces adjectifs. " Oui c'est la première fois et pour te dire la vérité j'espère que tous les escorts sont aussi gentils que toi ! Au fait j'ai l'impression que cette serveuse te bouffe du regard. Tu vis continuellement cela ? Il y a longtemps que je me serais planqué sous mes draps. Je ne suis vraiment pas doué avec la gente féminine. "
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MessageSujet: Re: Judicaël&Ariel ► Si tu ne peux pas dire un mot gentil, tu ne dis rien du tout !    Jeu 2 Mai - 15:24

Judicaël était vraiment un type sympa. Sans jugement il avait accepté ma pratique et s'étonnait même de me voir aussi gentil ?
Quoi, ce n'est pas parce qu'on travaille dans le monde de la nuit qu'on est forcément une horreur. Bon ok, j'ai croisé déjà pas mal de crétins et il faut me croire, ce ne sont pas des lumières. Ces types beaucoup plus baraqué que moi me traitent de mois que rien lors des soirées, mais au final, je réussi toujours à faire de l'oeil à leurs clientes qui s'empressent de venir prendre mon numéro de téléphone en fin de soirée. Ces types sont tellement abrutis qu'ils ne comprennent pas toute la complexité du job d'escort.

Judicaël n'était comme ces types, au contraire, il était leur total opposé. Le blond était fin, un peu gringalet. Judicaël me faisait penser à un enfant par ses mimiques mais aussi par ses propos, qui je le conçois, étaient vraiment très peu adaptés à certains moment. Mais ce décalage entre son monde et le mien me faisait rire. Dans ses yeux je pouvais lire une innocence débordante, à telle point que son attitude me laissa perplexe. Avais-je eu raison de l'amené ici, tout en sachant que je ne connaissais rien de ce garçon.

Il zieutait les jeunes femmes, comme si il n'en avait jamais vu aussi peu habillé de sa vie. Au départ, j'eu un peu peur d'être tombée sur un puceau en chaleur, mais le fleuriste repris ses esprits et s'adressa à moi. «Au fait j'ai l'impression que cette serveuse te bouffe du regard. Tu vis continuellement cela ? Il y a longtemps que je me serais planqué sous mes draps. Je ne suis vraiment pas doué avec la gente féminine.» Effectivement, je me retournai et la serveuse me fixait avec un regard bleu insistant. Elle passa la main dans ses cheveux raide et me fis un clin d'oeil que j'ignorai en me retournant vers mon nouvel ami. «Oh, elle... Depuis que je l'ai rencardée , et ça une fois, elle ne me lâche plus. Le truc tu vois, c'est de les ignorer. Plus tu les ignores, plus elles te suivront. Bien sûr, faut que tu sois certains qu'elle craque pour toi. »
Je fis un clin d'oeil à mon partenaire. Il avait été franc et je ne pouvais pas le laisser ainsi. J'avais envie qu'il s'amuse et qu'il connaisse lui aussi cette réalité.
Oui, Judi' n'avait pas l'air d'être très fin avec les femmes. Son regard était beaucoup trop appuyé sur le corps des danseuses. Je décidai de l'initier à l'art d'être un parfait Hitch comme qui dirait. «Combien de copines as-tu eues?» demandai-je frontalement sans même me poser de question. Ces quelques mots qui venaient de sortir de mon sourire firent devenir le blondinet écarlate, et malgré les lumières du bar, je pouvais voir que ses joues avaient pris des couleurs et que ses yeux fuyaient ma question. Arile, mec... ait un peu plus de tacte quoi.
Je sentai que j'avais heurté l'âme sensible de ce garçon et je voulais m'excuser.
« Excuse-moi de te demander ça si brutalement, ça ne me regarde pas et tu n'as pas à répondre.»
je pris mon verre de bière et l'enfila cul sec. Je devais maintenant être tout aussi géné que lui.

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MessageSujet: Re: Judicaël&Ariel ► Si tu ne peux pas dire un mot gentil, tu ne dis rien du tout !    Sam 11 Mai - 12:03


La vie ne vaut rien.

Mais rien ne vaut la vie.


(Paul Zumthor) ▽Le don est échange de vie ; et la vie, échange de don.
"Oh, elle... Depuis que je l'ai rencardée , et ça une fois, elle ne me lâche plus. Le truc tu vois, c'est de les ignorer. Plus tu les ignores, plus elles te suivront. Bien sûr, faut que tu sois certains qu'elle craque pour toi." J'analysais ces brides d'informations? je ne savais pas quoi en penser. C'était assez étrange de savoir qu'une femme préférait l'ignorance à l'attachement. Les femmes sont réellement compliquées. De toute manière je ne pouvais ignorer les propos de Ariel après tout il côtoyait la gente féminine bien plus souvent que moi. Puis il y avait son métier. J'espérais au fond de moi que toute les femmes n'étaient pas ainsi. Probablement que oui car je n'étais pas prêt à jouer à ce jeu là. "Combien de copines as-tu eues?" Aie. La question qui fâche. Je m'en doutais un peu après tout. Cela se voyait que j'étais mal à l'aise en compagnie des femmes. Pourquoi le cacher après tout vue l'expression sur mon visage. "Je n'ai pas beaucoup d'expérience tu sais. C'est même le néant. La seule fois ou j'ai pu embrasser quelqu'un c'est un type ivre qui m'a sauté dessus en soirée. C'était pas déplaisant. Enfin je ne suis pas...Quoique...Laisse tomber !" Je venais de déraper sur un sujet bien trop sensible à mon goût. Je rougis pitoyablement avant d'enfouir mon visage dans mes mains. La honte ! Qu'est-ce qui m'avait pris de dire cela ? Je n'étais décidément pas bon menteur. De toute manière je détestais mentir. Les mensonges ce n'était pas mon truc. "Excuse-moi de te demander ça si brutalement, ça ne me regarde pas et tu n'as pas à répondre." Trop tard. Je m'étais jeté dans la gueule du loup sans réfléchir. C'était moi qui devait être le plus embarrassé de nous deux. Je relevais légèrement la tête vers lui. Mes mains cachaient à moitié mon visage. "Pas grave. C'est les moments embarrassants de ma triste vie ! J'ai l'habitude t'en fais pas." Je suivais Ariel en avalant mon verre d'un coup sans me douter de l'effet de l'alcool sur mon organisme. Et merde ! Maintenant j'avais la tête qui tourne. Qu'est-ce que je pouvais être stupide. Insortable d'ailleurs ! Je m'affalais peu gracieusement sur le siège le regard vaguement troublé. Je louchais presque. "Dis il faut combien de temps à un type pour cuver ? Je me sens pas bien d'un coup. Je me sens naze. Tellement naze !" J'éclatais de rire sans trop savoir pourquoi. Ce qui attira l'attention à notre table. De toute manière je m'étais déjà bêtement humilié tout seul.
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MessageSujet: Re: Judicaël&Ariel ► Si tu ne peux pas dire un mot gentil, tu ne dis rien du tout !    Dim 12 Mai - 16:55

Plus les secondes passaient, plus Judicaël s'enfonçait dans la banquette. Je compris rapidement ce qui arrivait à la petite tête blonde, sûrement pas habitué à avaler autant d'alcool, la tête venait à lui tourner. Son visage se figea presque et d'un voix monotone il me demanda "Dis il faut combien de temps à un type pour cuver ? Je me sens pas bien d'un coup. Je me sens naze. Tellement naze !"
Ok, je voyais la situation, je venais d'assister à la première cuite de Judicaël le fleuriste. Et une cuite à la bière s'il vous plait... C'était incroyable, je ne connaissais personne devenant saoûle au bout de deux gorgées de bière... et pourtant, le premier specimen était en face de moi, la tête entre ses mains, ricanant bêtement haut et fort.
"Mon gars, tu es beuré je crois bien..." lui dis-je en écartant son verre encore à moitié plein de sa portée. Comment pouvais-je savoir que ce jeune homme allait être dans le pâté après un demi-verre d'alcool.

Je me rapprochai de lui et le pris par le bras alors qu'il tentait de sortir de table. "Judi, on va rentrer." mais je compris bien vite que mes paroles n'avaient aucun impact sur le jeune homme qui avait désormais plus qu'une idée en tête, aller parler à la séduisante serveuse du bar qui lui faisait de l'oeil, profitant sans nul doute de la situation délicate de Judi. "Dégage de là!" hurlais-je à la serveuse alors que Judi décuplait ses forces pour sortir de mon étreinte.

Je ne savais pas quoi faire. Mon rendez-vous étaient dans 30 minutes et Judicaël était fait comme après avoir bu 3 litres de vodka. Je ne pouvais pas le laisser ainsi, c'était trop dangereux pour lui et c'était de ma responsabilité. Il était venu ici à cause de moi, il avait bu à cause de moi et s'il était dans cet état, c'était à cause de moi.
Je priai pourtant pour que le blond retrouve rapidement ses esprits et que je puisse aller à mon rendez-vous.

Mes doigts entourèrent son bras, et jusqu'à la sortie, je le trainais avec force. L'addition payée, nous étions sortis et nous nous retrouvions sur le trottoir, mon ami vacillant de ça et là, jusqu'à parfois perdre l'équilibre et devoir posé la main sur le mur pour retrouver ses esprits bien dérangés.

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MessageSujet: Re: Judicaël&Ariel ► Si tu ne peux pas dire un mot gentil, tu ne dis rien du tout !    Dim 19 Mai - 17:52


La vie ne vaut rien.

Mais rien ne vaut la vie.


(Paul Zumthor) ▽Le don est échange de vie ; et la vie, échange de don.
Je ricanais bêtement. Plus les secondes passaient plus je sentais ma vision se troubler. Mes maux de tête avaient disparu. Maintenant j'étais plutôt dans une sorte de bulle loin de tout. J'étais bien. Tellement bien que je pouffais de rire sans réellement m'en rendre compte. L'alcool avait envahis peu à peu mes veines jusqu'à me rendre ivre. D'un autre côté je me sentais plus en confiance à l’abri de tout. L'alcool avait le don de me rend exubérant. Je n'écoutais plus Ariel. J'étais tellement absorbé par autre chose. Cette serveuse. En temps normal je n'aurais même pas fait attention à elle mais avec cette alcool c'était tout autre chose. Lentement d'une démarche sans doute plus assurée que d'habitude mais pathétique car je titubais sans m'en rendre compte. Aucune élégance n'émanait de moi pourtant le sourire aux lèvres j'étais prêt à engager la conversation avec cette blonde siliconée. "Dégage de là!" La voix de Ariel me sentait lointain pourtant il était si proche de moi. Je sentais sa main agripper fermement mon avant-bras. Ma conscience me hurlait de cesser cette stupidité et d'écouter la voix de Ariel. Rien n'y faisait j'étais bien décidé à me la jouer Bad Boy ce soir. La blonde en question avait sourire sarcastiquement à Ariel avant de s'asseoir près d'une table loin des regards indiscrets. Son regard me poussa à m’avancer un peu plus vers elle mais Ariel n'était pas de cette avis. Il me tira si fort à l'extérieur du bar que j'avais dû mal à reprendre mon souffle. Ma tête tournait si fort que mon front percuta un mur non loin de nous. Heureusement car je me serais sans doute fracassé le corps sur le sol. Une fois que je me sentais mieux mon regard se perdit sur le visage de Ariel. Je m'approchais bêtement de Ariel avant de lui sauter au cou. "Dis, dis Ariel tu sais que t'es beau ? Dis tu me fais un bisous ?" J’espérais vainement que le lendemain je n'allais pas me souvenir de tout ceci.
►Judi & Ariel
(c) AMIANTE

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MessageSujet: Re: Judicaël&Ariel ► Si tu ne peux pas dire un mot gentil, tu ne dis rien du tout !    Mar 2 Juil - 17:13

Il était clair que j'allais râter mon rendez-vous si je ne mettais pas fin à la folie du blondinet qui s'était mis une idée en tête : m'embrasser. Les passants se retournaient et riaient de la scène. En effet, il y avait de quoi rire, il était 18h30 et un jeune homme ivre était sur la voie publique à demander haut et fort des baisers de son ami du même sexe.
En temps normal j'aurai ris volontiers avec les habitants de Greenwood, mais là, le cas que j'avais devant moi était spécial.
Je me sentais responsable de son état et je dû, par la force, le mettre dans ma voiture, côté passager, bien l'attaché et lui donner un poche plastique entre les mains afin qu'il ne rende pas ce qu'il avait bu plus tôt sur mes sièges. Je dû aussi esquiver plusieurs tentatives, vaines, d'accolades et des baisers, qui me laissèrent quand même perplexe sur l'orientation de mon nouvel ami. Un tel acharnement pour embrasser un homme cachait quelque chose.
Oh, gay ou non, Judicaël était un mec que j'appréciais beaucoup et je savais désormais qu'il fallait surveiller son absorption de bières et autres liquides interdit aux moins de 21 ans aux USA.
"Allé Judi, monte dans la voiture." lui avais-je demandé sans réponse de sa part, sauf ses bras qui s'ouvraient pour m'étreindre.
La force donc avait été obligatoire et j'avais essayé d'être le plus calme et sympas possible.

"Je te conduis où, tu habites où?" J'avais honte de le ramener dans cet état et je priais le ciel pour que le jeune homme aux cheveux d'or habite seul, dans un logement étudiant. Si le cas contraire se présentait je.... non, il habite seul. Hors de question que je le laisse comme ça à ses parents.

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MessageSujet: Re: Judicaël&Ariel ► Si tu ne peux pas dire un mot gentil, tu ne dis rien du tout !    

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Judicaël&Ariel ► Si tu ne peux pas dire un mot gentil, tu ne dis rien du tout !

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