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 #0627 + undisclosed desires | jake (HOT)

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MessageSujet: #0627 + undisclosed desires | jake (HOT)   Dim 24 Mar - 19:15


+ undisclosed desires.

La route jusqu'à chez moi fut courte. Peu de mots furent échangés durant notre marche, comme si chacun réfléchissait à sa façon de ce qui venait de se produire. Je ne lui en voulais pas, je n'étais pas énervée contre lui, mais je ne pouvais pas nier que le voir aussi enragé et aussi violent m'avait quelque peu secouée. Magnolia Street apparut devant nous, calme. La nuit commençait à lever son voile, obscurcissant le ciel. Je serrai un peu plus sa main dans la mienne, arrivant devant mon perron, sortant les clés de mon blouson avant d'ouvrir la porte et de le laisser entrer, entrant à mon tour et fermant la porte à clé. Je déposai les clés sur une petite table à côté et l'observais attentivement. Il semblait être un peu plus calme, mais il y avait toujours ces flammes dans ses yeux qui étaient indéfinissables. Je posais les mains sur les hanches, me balançant légèrement d'avant en arrière. « J'espère qu'il ne va pas aller voir la police, ce serait le comble que tu passes une deuxième nuits en cellule. » Et cette idée ne m'enchantait pas. Il était peut-être infidèle, volage, mais certainement pas un criminel. Il n'avait rien à faire là bas, dans une cellule, tenant compagnie à d'autres détenus qui auraient pu commettre des faits plus graves. J'allais dans le salon en soupirant, massant mon front. J'en voulais à la terre entière et au destin qui ne semblait pas vouloir nous laisser tranquilles, alors que nous commencions à retrouver petit à petit une certaine complicité, même si c'était aux travers de jeux de séduction qui nous étaient propres. La passion avait toujours été l'un de ces éléments qui nous avait maintenus ensemble pendant ses deux longues années, passion que j'avais retrouvée à nouveau et cette fois de façon consciente et non manipulée par un quelconque charme de sa part. Je le trouvais silencieux et je tournai mon regard vers lui, haussant un sourcil d'interrogation. Son air lointain ne me plaisait pas et je me demandai ce qu'il mijotait derrière ses prunelles saphirs. « Tu peux dormir ici si tu veux... » lui dis-je en tapotant le canapé, bien que nous en avions passées des étapes...Il pouvait me rejoindre dans le lit, partager mon intimité, mais j'étais encore hésitante sur ce dernier point. Je caressais lentement l'accoudoir, toujours gênée par ce silence entre nous. Avait-il perdu sa langue ? Je lui jetai un rapide coup d'oeil avant de soupirer. « Tu as faim ? » lui demandai-je en me jetant sur une boite de biscuits, envie de femme enceinte je présume, vu que c'était des biscuits parfumés à la cannelle et je n'en étais pas spécialement adepte en tant normal. J'en sortis deux que je me mis à grignoter, attendant une réponse de sa part qui ne vint pas. J'ignorai ce qui se tramait dans son cerveau, mais il semblait préoccupé. Je finissais de manger, enlevant les miettes sur mon haut avant de lui jeter un nouveau coup d'oeil, intriguée par son attitude assez distante. Pensait-il que je lui en voulais de son attitude ? Il n'était pas quelqu'un de très loquace mais j'espérais qu'il m'aurait quand même dit quelques mots sur ce qui venait de se produire ou même refuser mon invitation en me disant qu'il préférait rentrer chez lui. Mais rien, il était immobile, semblait être à mille lieux d'ici. « Jake ? » soufflai-je à nouveau en m'approchant. « Ne m'oblige pas à te frapper. » Menace qui n'était pas pensée, je voulais simplement qu'il sorte de sa torpeur et qu'il dise quelque chose, n'importe quoi qui pourrait mettre fin à sa silence que je commençais à trouver pensant.
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MessageSujet: Re: #0627 + undisclosed desires | jake (HOT)   Lun 25 Mar - 1:31



Amour et douleur entachées de larmes inversées, violence et passion se mêlant en une sauvagerie incontrôlable. C'est le passé qui s'évertue à nous séparer, tâche d'ombre sur un sourire étiré, cœur qui frappe nos cotes douloureuses, sentiments que nous ne pouvons ignorer. Une moitié, une âme sœur, aimant qui nous attire, qui nous pousse malgré nos différences à nous unir. Destin repoussé, fatalité suivie, je t'ai définitivement dans la peau, sans pouvoir imaginer un ailleurs sans ton regard, qu'importe ce qui nous sépare.

Je me suis laissé faire, sans même chercher à protester. Je me muselais, pensées perdues, paumées dans un monde qui n'appartenait qu'à moi, violence recherchée qui me nimbait malgré moi. Je sentais la caresse du vent sur mon visage à l'épiderme brûlant, mais je ne parvins à l'écouter, souffle qui chuchotait pourtant à mon oreille à l'ouï lointaine. Mes pas étaient mécaniques, main tirée qui m'entraînait au devant. Je n'étais pas assaillit par des remords inutiles, que mon âme ne parvenait à ressentir, j'étais simplement mis face à cette bestialité que je ne savais contrôler et que mon amour pour elle mettait en avant. Animal tapie, qui grognait toujours dans ces poumons écorchaient que je ne nourrissais assez de cet oxygène qui s'épanouissait pourtant autour de mon visage au regard perdu et échoué dans un lointain inaccessible. En vérité, une part de moi-même était apeurée, d'entraîner Morwena dans des histoires qui ne concernaient que moi, dans cette ombre de laquelle je ne pouvais m'extraire, chute inévitable où je ne désirais la mener. Notre histoire … était-elle une bonne chose pour elle comme pour moi ? Avais-je le droit de lui imposer mes tourments et cette violence … qui ne pouvait, certes, se retourner contre elle … mais les retombés de ces bagarres incessantes ne seraient-elles pas une condamnation pour elle ? Je serrais les dents, avant de constater une différence de température. Sa voix chaude et rauque m'interpella, mais mon esprit était fuyant, étreint par des doutes insidieux qui me coupaient la parole. La police … j'eus envie de rire, sachant que je ne pourrais que mes nuits en prison n'étaient terminés. J'attirai les ennuis naturellement, sans arrêt, personnalité brûlante qui les attiraient quoiqu'il en soit. Quand à ce mec, j'avais conscience que j'aurais pu lui faire bien plus qu'un poignet brisé, constatation qui, au fond, m'effrayait. Mes paupières battirent dans le vide, mes yeux se posèrent sur elle, cette boîte de gâteau qu'elle tenait dans la main. Nos mondes étaient différents, nos âmes également, nuit et jour qui s'attiraient mais qui ne pouvaient être ensembles dans une paix qui ne nous désirait pas. J'inspirai profondément, mais l'air avait un goût amer, acidité qui se déposait sur ma langue asséchée. Elle évoquait des notions d'une vie quotidienne révolue, un passé lointain que je voulais récupérer sans savoir si j'en étais capable. Je levai un sourcil quand elle s'approcha de moi, tandis que ses mots, ou bien cette flagrance de son épiderme parfumé, parvenaient à briser ce bouclier érigé par ma raison. « Je ne pense pas que tu en sois capable … autrement que par le biais d'une gifle. » Ce n'avait été qu'un léger accident, rien de bien grave si ce n'est les répercussions que cette scène engendrait. Je n'étais pas même capable d'imaginer ce que j'étais capable de faire si plus d'un regard ne se déposait sur ces courbes que son haut ne dissimulait plus à mes yeux. « J'aurai pu le briser en deux. » constatai-je simplement. « Mais comment as tu fait pour ne pas me tuer après m'avoir découvert avec ta sœur ? » Une part de moi même me hurlait que remettre ce sujet sur le tapis n'était pas une idée brillante, mais, j'avais besoin d'en parler, d'expliquer une violence que je me connaissais. Car, pour la première fois, je m'imaginai clairement à sa place, et je n'osai même dessiner dans mon esprit la réaction qui aurait pu être la mienne. J'aurais démolit l'amant … plus qu'elle même en vérité. Elle … j'aurais cherché dans son regard, puis … Je ne me pensais pas capable de la quitter. Heureusement, elle n'était pas la moins fiable, elle n'était pas aussi lâche que je l'étais moi même. Je prenais pleinement conscience de la chance qui m'était accordée, cette seconde chance qu'au fond, je ne méritais pas. Sa faiblesse, saluée par un amour que je lui portais réciproquement. Finalement, je comprenais pourquoi elle voulait autant à sa sœur, peut-être plus qu'à moi même. J'estimais toujours que mon comportement était le plus haïssable, mais, en me plongeant dans ce regard qui avait été sien, je me rendais compte que l'amant était le plus détesté, simplement parce que l'autre était aimé. Elle m'aimait .. et si je n'en avais douté, c'était une preuve éclatante de vérité. Mes dents percèrent ma lèvre, chaire mise à sang, goutte qui perlait, dessinant le grenat sur mes lèvres charnues, souffrance retrouvée, souffrance différente face à une trahison que nous ne pouvions oublier. Ma langue y glissa, goût âcre et métallique, tandis que mon cœur était pressé dans une main glaciale. Je m'étais assombrit, corps fatigué, esprit épuisé, désir et plaies à vifs. « Je l'aurais démolit. » murmurai-je pour moi même, atterré de ne pas avoir comprit plus tôt. J'inspirai profondément, avant de laisser parler ce que je ne pouvais dire. Des lèvres qui se déposèrent sur les siennes, ardeur et douceur disputées.[/color]
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