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 there's no man like a father

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MessageSujet: there's no man like a father   Lun 1 Avr - 21:59

« Il faut rire avant d’être heureux, de peur de mourir sans avoir ri - Jean de La Bruyère »
sweet dreams
Cette idée me hantait depuis des mois, et je détestais ne rien faire, juste attendre que le temps passe sans faire quoique ce soit pour que les choses changent. Non, il ne s'agissait pas forcément de changer mais plutôt de répondre à toutes ces questions qui me tourmentaient depuis mon enfant. Petite fille joyeuse presque plus mature que sa propre mère sans papa. Enfant douce et discrète, un peu dans la Lune, jamais vraiment les pieds sur Terre. Depuis toujours je m'étais demandé à quoi il ressemblait, ce qu'il faisait dans la vie, si il avait une femme et des enfants, d'autres que moi. Et puis je découvris par hasard qu'il était là, tout près de moi depuis toujours. Alors je fis des recherches et je le trouvai, plus rapidement que je l'aurais pensé. Il n'était pas vraiment facile à cacher dans une ville telle que Greenwood. C'était un flic. Plus même, un chef, un capitaine, un cow-bow. Peu importe comment son rang s'appelait, je savais son nom et grâce à ça j'allais pouvoir le rencontrer. Voir son visage, entendre sa voix. Cette voix qui aurait du me raconter des histoires et me dire combien il m'aimait, ces yeux qui auraient du me regarder tendrement durant mon enfance, puis fièrement aujourd'hui. Il était mon père, mon géniteur mais je ne savais même pas à quoi il ressemblait, et aujourd'hui allait être le jour de la rencontre. C'est ainsi que je l'avais décidé. Il ne pouvait en être autrement. Alors en me réveillant ma tête bourdonnait tant des questions grouillaient dedans, et je ne savais plus où donner de la tête. J'étais excitée, j'avais hâte, mais de ma vie je n'avais jamais eu aussi peur. « Bonjour, je peux vous aider ? »Une voix raisonna dans mon crâne, comme si mon ouïe était floue, tandis que je venais de pousser la porte du commissariat de police. Une jeune femme derrière un grillage me regardait, attendant probablement une réponse à sa question. Jetant un coup d'oeil rapide autour de moi, je me rendis compte à quel point l'endroit grouillait de monde, c'était affolant. Une femme pleurait en tenant un papier froissé dans la main dans le coin de la pièce, assise la tête baissée. Plusieurs personnes en uniformes tapaient sur des claviers ou étaient au téléphone. « Vous cherchez quelque chose ? » Ah oui, elle. Je m'approchai alors et hésitai un instant avant de répondre d'une voix chevrotante « Oui euh.. Je cherche Nathaniel Weatherly. » Sans me regarder, elle appuya sur un bouton et dit dans un micro « Inspecteur Weatherly, une jeune femme souhaite vous voir. » Ce fut lorsque j'entendis sa voix pour la première fois, au travers de cet interphone que mes jambes se mirent à trembler réellement.
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MessageSujet: Re: there's no man like a father   Dim 7 Avr - 19:03

« Il faut rire avant d’être heureux, de peur de mourir sans avoir ri - Jean de La Bruyère »
sweet dreams
Une journée ordinaire commença. Cependant, mes habitudes changés quelques peu ces derniers temps car je regardais mon téléphone et je voyais déjà un message de Shannon qui me souhaiter une bonne journée et cela illuminer mon matin comme jamais auparavant. Je me levais pour me diriger vers la cuisine et y faire chauffer mon thé ainsi que mes tartines de pain, j'avais pris le soin de prendre mon journal comme chaque matin, dans ma boite aux lettres. Les nouvelles restent les mêmes, cependant chaque jour des faits divers arrive et cela ne fait qu'empirer chaque jour. Je n'arrive pas à comprendre ce taux de violence gratuite et étant flic c'est encore pire. Finissant mon petit déjeuner je prenais ensuite la direction de la salle de bain et une fois prêt, habillé dans mon costume trois pièces impeccablement repassé par mes soins, je prenais la direction du commissariat. Arriver là-bas, je venais donc apercevoir mes collègues déjà présent, évidemment, je saluer ceux-ci avant de m'enfermer dans mon bureau pour traiter les dossiers en retard. Les heures passent, ma main devient même engourdie et c'est en regardant l'heure que je vis le milieu de matinée et m'accorda une pause en allant me chercher une tasse de thé. Alors que je venais de faire tomber l'eau dans ma tasse le micro ce fit entendre. « Inspecteur Weatherly, une jeune femme souhaite vous voir. » J'arquais un sourcil, Shannon ? Non, elle n'a pas besoin de me faire appeler pour monter. Je venais alors m'interroger du regard et emportant avec moi ma tasse je venais rejoindre le hall ou je vis une jeune femme blonde attendre auprès de l'hôtesse d'accueil. Bonjour, je peux vous aider ? Je souriais doucement en portant la tasse à mes lèvres pour y boire une gorgée. Je ne pensais pas avoir déjà vu cette jeune femme auparavant mais peut être que si au final, son visage ne m'est pas totalement inconnu. J'attendis cependant sa réponse.
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MessageSujet: Re: there's no man like a father   Dim 7 Avr - 21:35

« Il faut rire avant d’être heureux, de peur de mourir sans avoir ri - Jean de La Bruyère »
sweet dreams
Une enfant qui grandit sans son père, c'est comme grandir sans un modèle de prince charmant, de sauveteur. C'est comme s'endormir sans bras réconfortants après une longue journée de maternelle, ou se calmer après un cauchemar dans ces même bras protecteurs et doux. C'est apprendre seule à nager, à grimper dans les arbres. Alors bien sur j'avais eu la chance d'avoir une mère comme celle-ci, une maman qui savait faire du roller et tailler les buissons, qui aimait le karaté et qui avait des bras aussi réconfortants que possible, mais malgré tout elle n'était pas un papa. Malgré notre relation privilégiée elle m'avait cachée durant toutes ces années l'existence de mon père, ou plutôt, le fait que nous vivions à quelques kilomètres l'un de l'autre. Elle connaissait toute ma vie dans les moindres détails, chaque minutes, chaque moment important je lui racontais en pensant que cette relation était réciproque mais apparemment ce n'était pas le cas. Alors sans lui dire que j'avais découverts le super secret de famille, j'avais décidé d'aller rencontrer cet homme qui m'avait crée avec son amoureuse du lycée. « Inspecteur Weatherly, une jeune femme souhaite vous voir. » La minute qui passa entre cette appel et l'arrivée de l'homme me parut trop rapide bien qu'interminable. Mes jambes tremblaient, je ressentais des frissons dans ma colonne jusque dans mon crâne. Je n'étais pas prête finalement, je ne savais pas quoi lui dire ni comment le lui avouer, je voulais partir en courant, mais c'était trop tard. Un homme en costume trois pièce impeccable me sourit poliment, une tasse de thé à la main. « Bonjour monsieur, puis-je... » ma voix dérailla, je ne savais plus où me mettre « Pourrions-nous parler en privé ? » Je détestais être là, je détestais mon choix et je détestais ne pas savoir ce qui allait se passer. Mais j'adorais, j'adorais ce que cet homme dégageait, une espèce d’aura calme et paisible l'entourait.
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MessageSujet: Re: there's no man like a father   Dim 7 Avr - 22:56

« Il faut rire avant d’être heureux, de peur de mourir sans avoir ri - Jean de La Bruyère »
sweet dreams
J'avais découvert il y a maintenant quelques jours que j'avais une deuxième sœur, une sœur que je n’avais pas connu du fait que je sois moi en internat et que mes parents m'est caché le fait qu'elle fut kidnappé enfant. Ce fut plutôt douloureux pour elle comme pour moi mais je ne pensais pas qu'après cette révélation je viendrais à retrouver le bonheur dans les bras de Shannon, finalement elle me portait peut être chance et je me suis peut être aussi permis de l'être, ne supportant plus de rester enfermer dans ce deuil qui ne fera qu'empirer mon malheur et ma tristesse chaque jour. Je crois finalement que j'aurais jamais pensé un jour réussir à aller de l'avant mais au fond je pense que ma femme me donner sa bénédiction de là-haut, j'ai également était sur sa tombe et je me suis sentis apaisé et non attristé comme avant. Cependant, aujourd'hui je venais recevoir la visite d'une jeune femme que je ne connaissais pas mais bizarrement son visage m'a l'air plutôt familier mais je ne venais pas m'emballer, la saluant poliment, ma tasse de thé à la main pour me détendre et retrouver mon esprit. « Bonjour monsieur, puis-je... » Elle s'arrêta dans son élan, je venais alors la scruter du regard, venant donner ma tasse de thé terminer à l'un des hommes qui passait en le gratifiant d'un beau sourire. « Pourrions-nous parler en privé ? » Je me tournais à nouveau vers elle et hochant la tête en souriant doucement je venais ajouter. Oui, suivez-moi. Je venais l'entraînais dans mon bureau, faisant comprendre à la secrétaire que je ne voulais pas être dérangés et fermant les stores ainsi que la porte je l'invitais à s'installer, prenant place dans mon fauteuil face à elle. Je vous écoute, n'ayez aucune crainte... Je me voulais rassurant, ne sachant pas à quoi j'allais avoir affaire évidemment.
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MessageSujet: Re: there's no man like a father   Lun 8 Avr - 10:17

« Il faut rire avant d’être heureux, de peur de mourir sans avoir ri - Jean de La Bruyère »
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Je me sentais fiévreuse, tacchycarde. J'avais envie de prendre mes jambes à mon cou et de partir en courant pour oublier cette histoire. En fait, j'aurais préféré rester dans le secret parce qu'aujourd'hui j'avais osé rencontrer mon père, déranger sa vie. Peut-être avait-il des enfants aujourd'hui, cette nouvelle allait probablement chambouler sa vie autant qu'elle avant changé la mienne. Ce que j'avais fais était égoïste, mais je ne pouvais rebrousser chemin à présent, à moins que je ne dise qu'il s'agissait d'une erreur, mais il est inspecteur bon sang, on ne va pas voir un inspecteur par erreur. Une fois dans son bureau, je jetai rapidement un coup d'oeil pour voir si il n'y avait pas de photo d'enfants, et à mon grand soulagement il n'y en avait aucune. Alors mes yeux se portèrent de nouveaux sur l'homme qui paraissait patient mais curieux de savoir ce que je lui voulais. « N'ayez aucune crainte » Cela était impossible évidemment. Et j'aurais voulu le prévenir qu'il aurait du en avoir aussi à ce moment, mais je décidai plutôt d'y aller en douceur. « Connaissez-vous une certaine Lisa Pasquier ? » J'essayais de sourire à cet homme qui m'avait crée mais seul un rictus tendu arrivait à tordre mes lèvres. Le calme serait héréditaire alors, et celui dans lequel je vivais me viendrait de mon père, sans aucun doute. L'homme sirotait son thé avec délectation. Du thé, j'en buvais aussi chaque matin car je n'aimais pas le café, ma mère en buvant pourtant des litres à longueur de journée. Cela faisait peur, mais c'était aussi très enivrant et à mesure que je contemplait cet homme, j'avais envie de le découvrir d'avantage.
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MessageSujet: Re: there's no man like a father   Mer 10 Avr - 9:34

« Il faut rire avant d’être heureux, de peur de mourir sans avoir ri - Jean de La Bruyère »
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Si on m'avait dit que cette semaine fut riche en découverte je ne l'aurais pas cru évidemment. Pourtant, je commençais à croire que cette jeune femme qui se trouvait devant moi avait un lourd secret à me dévoiler mais je ne voyais pas quoi. Le silence était parfois pesant mais j'essayais de rendre l'atmosphère moins stressant et lorsque la jeune femme repris la parole je venais donc la regardais fixement, ne comprenant pas vraiment ou elle voulait en venir. « Connaissez-vous une certaine Lisa Pasquier ? » Comment pourrais-je le savoir ? J'ai eu tellement de rencontre dans ma vie mais surtout je ne voyais pas ou j'aurais pu croiser cette femme. Réfléchissant pourtant je me souvenais de certaines femmes que j'avais eu dans ma vie, ma femme fut l'unique personne que j'ai aimé et que j'ai épousé, je me souviens pas d'une lisa dans son entourage familiale donc je venais éliminer ça immédiatement. Essayant alors de remonter aux années lycées je venais soupirait, lisa, lisa, lisa... Hum, comment pourrais-je le savoir ? Je soupirais, honteux de pouvoir lui dire que je m'en souviens. Disons que ce prénom ne me laisse pas indifférent mais malheureusement non, je ne vois pas vraiment de qui vous voulez parler... Je la regardais toujours, je commençais à avoir une boule au ventre, le stresse me gagne et évidemment je commence à croire que finalement cela n'est pas une bonne chose mais à force de la regarder un flash me venait enfin. Lisa ! Mais oui, cette jeune femme que j'avais eue en première fois, celle que j'avais courtisée et fait croire que j'étais plus vieux que ce qui était vrai. Bon dieu, cette lisa pasquier, j'en ai eu qu'une dans ma vie ! Belle, gentille, douce, un merveilleux souvenir pour moi. Oh, je vois. Je venais alors sourire doucement, je regardais la jeune femme d'un petit sourire. Je me souviens d'elle, ça y'est. Pourquoi souhaitez-vous savoir si je la connais ? Elle est de votre famille ? Je ne comprenais pas vraiment mais au vue du visage plutôt enfantin je me demandais si cela pouvait être sa fille mais surtout que viendrait-elle faire la ?
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MessageSujet: Re: there's no man like a father   Mer 10 Avr - 22:19

« Il faut rire avant d’être heureux, de peur de mourir sans avoir ri - Jean de La Bruyère »
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A ma question, l'homme se mit à réfléchir, apparemment soucieux de la réponse. Il avait l'air concentré mais me répondit qu'il ne voyait pas qui elle était. Bien sur, j'avais imaginé que mon père se serait souvenu toute sa vie de l'amour qu'il avait éprouvé pour ma mère, mais la vie n'étant pas un compte de fée, je me faisais à l'idée que ce n'était pas le cas, lorsqu'il ajouta que le nom lui disait en effet quelque chose. A ces mots mes yeux s'illuminèrent pour une raison inconnue, car le fait qu'il s'en rappelle ne voulait rien dire, mais peut-être avais-je pensé qu'il aurait pu faire seul le rapprochement. Il était inspecteur après tout, c'était son métier. Apparemment, il ne le fit pas car il demanda par la suite « Pourquoi souhaitez-vous savoir si je la connais ? Elle est de votre famille ? » Oui, de ma famille oui en effet, on pouvait dire cela. A vrai dire, Lisa Pasquier m'avait fait, elle m'avait portée neuf mois avant de me faire naître dans un hôpital Toulousain. Elle m'avait élevé, m'avait emmené avec elle en Italie avant que nous retournâmes aux Etats Unis il y avait de ça environs douze ans. Donc oui, je la connais un peu. « Oui, c'est ma mère en fait.. » J'aurais voulu lui apprendre la chose d'une façon plus poétique, avec de belles phrases, choisir de belles paroles pour adoucir l'annonce, mais c'était raté. Et j'ajoutai à voix basse, comme pour enfoncer un peu plus le couteau dans la plaie. « J'ai vingt-et un ans. » J'avais donné toutes les cartes possibles à cet homme pour qu'il comprenne, et si avec ça il ne voyait toujours pas où je voulais en venir, c'était qu'il était soit dans le déni total, soit qu'il était Alzheimer. Les yeux baissés, je n'osais même plus regarder mon interlocuteur qui avait posé sa tasse sur son bureau et qui restait silencieux à mes mots. Je regrettai d'être venu, je voulais partir, j'avais peur.


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MessageSujet: Re: there's no man like a father   Jeu 11 Avr - 21:20

« Il faut rire avant d’être heureux, de peur de mourir sans avoir ri - Jean de La Bruyère »
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La jeune femme avait l'air sérieuse et je me demandais vraiment ou elle voulait en venir et sans savoir pourquoi au début je venais simplement lui avouer que je ne voyais pas de qui elle parlait mais en réfléchissant ce nom me disait quelque chose. Evidemment, ma vie sentimentale lorsque j'étais encore qu'un simple étudiant, n'était pas la plus parfaite ayant été très populaire et surtout charmer par plusieurs femmes. Cependant, je venais alors me souvenir d'une Lisa Pasquier que j'avais draguée lorsque j'avais que quatorze ans et surtout lui ayant menti sur mon âge afin de pouvoir plus facilement l'intéresser. J'ai toujours fait un peu plus vieux que mon âge, sauf aujourd'hui ou on me dit parfois plus jeune, la vie est étrange n'est-ce pas ? Sauf que cette Lisa fut aussi ma première fois et beaucoup d'autre chose et même si j'ai eu du mal à me souvenir d'elle aujourd'hui je ne l'ai pas oublié pour autant, même après sa fuite que je n'ai sue que très longtemps après. J'étais déjà fou amoureux de ma femme alors autant dire ne pas avoir pris l'effort de la rechercher. Ma curiosité me poussa donc à demander la jeune femme devant moi de connaître la raison sur le fait que je puisse ou non connaître Lisa, me demandant si un lien de parenté les lies et ce fut le cas à sa réponse. « Oui, c'est ma mère en fait.. » Je la regardais alors, souriant doucement. Elle est belle, Lisa a fait une magnifique fille, c'est le cas de le dire mais pourquoi venir me voir moi ? En quoi puis-je l'aider ? « J'ai vingt et un ans. » Je venais alors écarquillais les yeux. Etant plutôt bon en calcul je venais très vite savoir l'âge qu'avait Lisa lorsque la petite était née et je n'arrivais pas à le croire. C'est impossible, elle me l'aurait dit, pourquoi aujourd'hui ? Je ne comprenais pas et je commençais à sentir la chaleur m'envahir, me levant et ouvrant la fenêtre de mon bureau afin de pouvoir essayer de réfléchir ou comprendre un peu. Vous ... Enfin tu es ... Ma fille ? Soufflais-je doucement en me tournant vers elle, ses mots avaient l'air tellement incroyable dans ma bouche, comment j'ai pu avoir un enfant et ne jamais avoir su cela ? Pourquoi m'as t'ont caché cette paternité ? Dans quel but ? De me permettre de tout recevoir en pleine gueule aujourd'hui ? C'est chose faite. Je m'approchais d'elle doucement, la regardant. Pourquoi je l'ai jamais su ? J'avais tellement de question mais au fond de moi, une partie de moi-même avait l'envie d'être heureux de cette nouvelle.
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MessageSujet: Re: there's no man like a father   Mar 7 Mai - 14:56

« Il faut rire avant d’être heureux, de peur de mourir sans avoir ri - Jean de La Bruyère »
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J'acquiessais en baissant la tête, honteuse d'être venue ici. Un geste égoïste de ma part, probablement le plus égoïste de ma vie. Il n'avait rien demandé, jamais peut-être il avait imaginé avoir des enfants, peut-être qu'il détestait ça. Peut-être que ça femme était enceinte et qu'elle allait croire en apprenant la nouvelle qu'il lui avait menti tout le long. Des milliers de scénarios se créaient dans ma tête pendant que je le regardais, confuse, honteuse. Pourquoi n'était-il pas au courant ? Excellente question. Je ne comprenais moi-même pas pourquoi les femmes de ma famille avaient décidées d'évincer mon géniteur de cette façon. La façon le plus cruelle peut-être, la plus petite, la plus faible. De ce que j'avais compris, ma grand mère avait pris la décision de repartir en France à l'annonce de la grossesse de sa fille, assez vite pour que celle-ci n'aie pas eut le temps de voir une dernière fois son amant, le père de son futur enfant. Mais la faiblesse de ma mère quand à la situation m'était insupportable. Elle allait avoir un enfant mais elle n'avait pas été assez courageuse pour tenir tête à sa mère pour que je puisse grandir avec un père. Au lieu de ça elle s'était écrasé et avait sagement suivit le reste des Pasquier en France. Alors lorsque cet homme, mon géniteur, mon père, me posa la question fatidique, je ne sus tout d'abord pas quoi répondre. Devais-je lui dire la vérité ou inventer une histoire ? J'aurais pu lui dire que ma mère ne savait pas qui était le père et que j'avais fais moi-même des tests en cachette, mais un mensonge de plus dans la vie de cet homme n'était pas nécessaire. « Je suppose que ma grand mère a été plus forte que le désir de ma mère d'avoir une famille. » Ce n'était probablement pas la réponse idéale, maladroite et critique, mais elle sortait du coeur c'était certain. « Je.. » J'avais tellement envie de m'excuser auprès de lui que je ne trouvais pas mes mots « Je suis désolée c'est très égoïste de ma part de venir comme ça... » J'hésitai, je ne savais plus m'exprimer, moi la littéraire, moi qui jouais constamment avec les mots d'habitude « Vraiment je.. Je me sentais obligée de venir vous voir dés que j'ai appris mais.. » mais je n'aurais pas du, c'était certain. Plus aucun mot ne sortait de ma bouche tant ma gorge était nouée.

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