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 Espérer un jour, une heure depuis près d’un an, c’est fichtrement long. [Pv Izoé]

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MessageSujet: Espérer un jour, une heure depuis près d’un an, c’est fichtrement long. [Pv Izoé]   Ven 5 Avr - 18:11

« Ce qui compte, ce ne sont pas les coups que l'on donne mais ceux que l'on reçoit et auxquels on résiste pour aller de l'avant. »
long hope
Ce matin c’est un réveil difficile qui s’annonce pour Nolan, encore plongé dans un sommeil comateux lorsque la sonnerie de sa chaîne Hi-fi retentit. Le jeune homme se retourne dans son lit, grognant et enfouissant sa tête sous son oreiller, désireux de se prélasser quelques minutes de plus au chaud dans ses draps. Mais la musique qui sort de l’appareil en crescendo devient vite pénible pour les oreilles encore engourdies de notre étudiant. Alors il saisi la télécomande de l’engin qui gise sur le sol, appuie sur le bouton OFF et se lève, contraint. Sans prendre la peine de faire son lit qui n’est en fait qu’un simple matelas posé à même le sol, faute de moyens, il se dirige vers la cuisine en vue de se préparer un bon petit-déjeuner comme il les aime. Parce que le petit brun a beau ne pas être du matin, il ne loupe que très rarement le moment royal du premier festin de la journée.
Le petit studio qu’il occupe à Greenwood, encore aujourd’hui, ne trahit pas son silence et son bordel légendaire. Même si le garçon vit seul, il a la fâcheuse habitude de laisser traîner ses affaires un peu partout parce qu’il est fatigué en rentrant le soir, parce qu’il n’a pas le temps ou parce qu’il consacre son temps libre aux diverses soirées qui peuvent se donner dans les environs. Nolan n’est pas un mauvais garcon, ce n’est pas un “badboy” comme on les surnomme mais juste un jeune homme féru de fiestas en tout genre.
Il s’empare d’une poile qu’il pose sur l'une des plaques chauffantes de sa petite cuisinière plutôt bien équipée mais loin d’être dernier cri et attrape des œufs dans le réfrigérateur. Le garçon en casse deux sur le bord de l’ustensile puis s’empresse de les verser à l’intérieur. Il n’est pas un expert en matière de cuisine mais connaît tout de même les bases qui permettent de se nourrir voire même de survivre qu’il tient de sa mère depuis le début de son adolescence. Mais Nolan n’est pas un homme pour rien. Une fois ses oeufs au plat prêts, il ne fallu pas plus de quelques secondes pour les voir disparaître de l’assiette dans lesquels il viennent d’être déposés, engloutit par l’étudiant. Le ventre plein, il se dirige en direction de la salle de bain avec l’idée de prendre une bonne douche pour bien débuter la journée.

Le petit brun ne sait absolument pas ce qu’il va faire aujourd’hui. Nous sommes dimanche, deuxième jour du week-end, veille de la reprise des cours pour la semaine et il n’a, pour une fois, rien prévu. La tenue vestimentaire qu’il adopte ce jour à savoir un polo qui colle à la peau dont les manches sont courtes et le col relevé, un jean gris tirant vers le noir et des baskets grises et blanches démontre qu’il ne s’est franchement pas foulé dans son choix. Ce qu’il sait c’est qu’il a besoin d’air alors sans aucune hésitation Nolan va chercher ses clés, enfile une veste et referme la porte du studio derrière lui, à présent vide de toute vie à l’intérieur.
N'ayant pas de destination en tête il descend Cherry Ridge Boulevard d'une démarche nonchalante et sans se soucier particulièrement des passants qui l’accompagne dans sa sortie que ce soit dans sa direction ou dans le sens inverse. Le jeune homme aperçoit un vendeur de glaces sur sa gauche et malgré une tentative pour résister, s’avance vers le petit camion soucieux du parfum qu’il va choisir. Il hésite entre mangue, café et noix de coco puis se prononce finalement pour le second, se rapprochant le plus du goût du cappuccino à la noisette, boisson dont il raffole incontestablement. C’est en dégustant son petit encas que l’étudiant reprend son chemin. Il n’a toujours pas de destination finale mais se souvient qu’il doit passer acheter le One Last Kiss Daily, célèbre journal de Greenwood auquel il a envoyé une déclaration pour une certaine demoiselle il y a maintenant quelques jours. Le garçon doute qu’elle y ait été publiée, misant surtout sur la parution du lendemain. Mais c’est lorsqu’il tient enfin le journal dans ses mains qu’il se rend compte que la déclaration est dans le coin droit de la première page :
Citation :
DÉCLARATION POUR IZOÉ PASQUIER,

Sans doute n’y a-t-il qu’une chance sur un million pour que tu lises ceci, peut-être même que tu m’en voudras ou me détesteras pour ce que je vais écrire, mais souviens-toi. Souviens-toi que l’erreur est humaine et que malgré tout ce que j’ai pu admirablement endurer, je n’en reste pas moins un homme au cœur déchiré. Parce que tu me manques Izoé. Tout en toi me hantes que ce soit tes cheveux blonds, ton regard innocent, ton sourire à tomber ou même ton odeur. Et quoi que l’on puisse en dire, j’ai été lamentable il y a maintenant un an, lors de ce fameux été où l’on s’est rencontré. Si tu te souviens de ces mots : « Ce ne sera plus jamais comme avant, mais on fera comme si » et que dans un moment de pure folie tu pouvais les remplacer dans ton esprit par « Je t’attendrais devant la bibliothèque à 14h00 le jour même où tu liras la lettre d’un homme désespérément amoureux dans le One Last Kiss Daily » alors c’est que je n’aurais pas tout perdu. ~ Nolan Langlois

Le garçon s’empresse alors de regarder sa montre : 13h53. Il n’est pas loin de la bibliothèque municipale mais il sera en retard dans tous les cas. Alors il court, court aussi vite qu’il peut, court à en perdre haleine mais il refuse de laisser filer cette femme encore une fois. Parce qu’Izoé a tout chamboulé dans sa vie, parce qu’elle a été son rayon de soleil le temps d’un été. Cette fille c’est celle dont il rêve quelque fois la nuit, à qui il pense souvent le jour et qu’il regrette d’avoir laissé partir bien trop souvent. Il repère une rose qui pousse entre d’autres sur un petit rebord de terre ayant pour mission de décorer le boulevard, se dit que s’il en manque une et juste une cela ne se verra pas et la prend avec lui d’un geste vif. 14h15. Nolan arrive tout juste sur les marches de la devanture du bâtiment. Paniqué il observe les alentours mais pas d’Izoé. Alors il se laisse tomber sur l’une d’elles, les avant-bras sur ses genoux, la rose entre ses mains et la tête baissée. Une fois encore, il se dit qu’il a tout perdu.
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Dernière édition par Nolan Langlois le Lun 8 Avr - 16:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Espérer un jour, une heure depuis près d’un an, c’est fichtrement long. [Pv Izoé]   Dim 7 Avr - 19:44

« Il faut rire avant d’être heureux, de peur de mourir sans avoir ri - Jean de La Bruyère »
he said, if you dare come a little closer
Un rayon de lumière me réveilla comme chaque jours en me caressant le visage. J'adorais ces fenêtres qui faisaient tout le mur de la pièce principal de mon studio, vraiment, mais le matin je ne pouvais m'empêcher de les haïr, en grognant contre le propriétaire et contre moi-même, à toujours repousser l'achat de rideaux au lendemain. Depuis que maman était en France l'aménagement de mon appartement n'avait pas avancé du tout. Je dormais toujours à même le plancher avec mon énorme matelas, je me contentais de plaques de cuissons et d'un micro-ondes pour la cuisine et ma télé se trouvait toujours par terre en face du canapé que ma grand-mère m'avait gentiment offert pour mon emménagement. Bref, bien qu'il soit toujours propre et à peu près ranger - tout est une question de point de vue - mon studio n'avait rien du magnifique loft donc je rêvais. En ouvrant les yeux, j'aperçu mon minuscule chien en face de moi, le visage à quelques centimètres du mien en train de remuer sa ridicule queue. Il me lapa le visage, ce qui me fit grimacer avant de sauter sur la couette en me réveillant définitivement. Oui, mon chiot avait faim, et il avait aussi probablement très envie de faire pipi. A contre-coeur, je repoussai l'épaisse couette à mes pieds avant de les poser à terre en m'asseyant. Je frottai mes yeux lorsque je vis un soleil radieux éclairer le ciel bleu parsemé ici et là de petits nuages cotonneux. Voilà une journée qui commençait bien. Après avoir mis ma théière à chauffer je servis Doug, mon bouledogue anglais de quatre mois qui se précipita sans attendre sur son bol de croquettes puis ouvrai mon placard pour voir ce que j'allais porter aujourd'hui. Comme je n'étais pas inspirée, j'allumai la radio qui fit entendre Stay de Rihanna, et me replantai devant l'armoire démesurée par rapport au reste du logement. Finalement j'optai pour une jupe à fleurs et un simple débardeur qui irait très bien avec mon nouveau foulard. Comme pour la plupart de mes dimanches, je n'avais rien de prévu en dehors de réviser, mais je pensais aller faire un tour en ville pour chiner quelques boutiques de vieux meubles. Comme il me restait du pain je me fis griller quelques tartines de beurre que je trempai dans mon thé - typiquement frenchy ! - et mis plus de vingt minutes à prendre mon petit déjeuner avant d'aller prendre une longue douche bien fraîche. J'étais probablement la seule fille au monde à préférer les douches fraîches aux chaudes, mais bien que je trouvais l'eau chaude relaxante avant d'aller se coucher, le matin il n'y avait que la froide qui était capable de me réveiller correctement. Après avoir enfilé mes vêtements, j'attrapai mes clés, mon sac, mis la laisse à Doug et claquai la porte. J'attrapai au passage le journal de la ville qui était distribué dans l'immeuble pour une raison inconnue et l'ouvris et poussant la porte du hall. Rapidement Doug et moi arrivâmes à un petit jardin municipal dans lequel je le relâchai pour qu'il puisse gambader à sa guise.
"DÉCLARATION POUR IZOÉ PASQUIER,"
Qui ça ? Moi ? Cela ne pouvait être possible, je devais rêver. Pas ça, pas maintenant. Pas Nolan. Je ne comprenais pas. Etait-ce une mauvaise blague ? Qui aurait-pu me la faire alors que je n'avais parlé de cette histoire à personne dans cette ville ? Et maman n'aurait jamais fait une chose pareil en sachant combien cette séparation m'avait atteinte. Etait-ce donc vrai ? Cela était bien trop beau, mais je ne pouvais rester dans l'incertitude. Je rappelai donc mon chien et le ramenai chez nous avant de repartir en direction de la bibliothèque. Arrivée devant l'immense bâtiment, je me rendis compte qu'il n'était que midiet décidai de m'asseoir sur un banc en attendant pour lire. J'eu beaucoup de difficultés à me replonger dans mon livre passionnant de Tolstoï car je n'arrêtai pas de penser à ce qui m'attendais, mais une fois à nouveau dans l'histoire je ne vis pas le temps passer, ni même le jeune homme arriver en courant à une trentaine de mètres du banc. Ce fut un écureuil joueur qui me fis lever la tête de mon livre, l'une des raisons pour lesquelles j'adorais particulièrement cet endroit. Des écureuils, des oiseaux, des fleurs. L'immense jardin qui entourait la bibliothèque était l'un des plus vivant de la ville et j'aimais lire au rythme des chants d'oiseaux.
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MessageSujet: Re: Espérer un jour, une heure depuis près d’un an, c’est fichtrement long. [Pv Izoé]   Dim 14 Avr - 14:01

« Ce qui compte, ce ne sont pas les coups que l'on donne mais ceux que l'on reçoit et auxquels on résiste pour aller de l'avant. »
long hope
C’est un échec. Une espérance dont la seule faille se manifeste et vous laisse subitement l’âme terne. C’est une longue attente qui se termine dans un dénouement amer. C’est l’envie de tout qui disparaît et l’envie de rien qui point. Le cœur semble soudain lourd, blessé, noir. Nolan relève lentement la tête. Son regard se perd quelques marches plus bas, vide de toute lumière. En apercevant Izoé sur Cherry Ridge Boulevard, il n’avait pas douté une seule seconde des sentiments qu’il pouvait encore avoir pour elle. C’était son cœur qui s’était mis à battre, ses jambes qui avaient vacillées, ses mains qui étaient devenues moites et son être tout entier qui avait frissonné. Le garcon était conscient de son erreur de l’été dernier et s’il avait voulu la réparer, c’était maintenant trop tard. Pas un seul instant il s’était dit que renouer avec la jeune femme serait simple, au contraire, il s’était préparé à l’éventualité que ce soit long, compliqué et peut-être même douloureux. Mais la connaissant, il avait pensé qu’elle se serait déplacée pour lui. Ce qui en fait avait été un joli rêve.
Dans un soupir l’étudiant se lève, rose en main. Il la place devant ses yeux, non loin de son visage et la regarde. Elle est belle, encore fraîche mais ne tardera pas à faner puisque sans la moindre source d’eau. Il s’imagine être la rose et considère que lui non plus ne tardera pas à voir son âme sombrer, le temps d’oublier Izoé. Mais là encore c’est une idée qui lui paraît être une pure ineptie. Car s’il n’a pas été capable d’effacer l’image de la demoiselle dans son esprit durant un an, pourquoi y arriverait-il maintenant ?
Le jeune homme descend les marches une à une et, arrivé sur le trottoir se retourne. Il regarde la bibliothèque municipale qui se dresse devant lui et observe de nouveau les environs, comme pour y croire une dernière fois. C’est alors qu’il voit une jolie blonde, en retrait sur un banc, à droite du bâtiment sous un arbre accompagné d’un petit bouledogue. Doug. Izoé. C’est un espoir. Une lueur qui transperce la noiceur qui s’était précédemment installée. Comme le beau temps qui terrasse la pluie, il se sent revivre, il se sent vivant. Mais c’est le doute qui s’installe, la peur qu’elle lui en veuille toujours, la crainte que ces retrouvailles la rende triste. Alors il contemple une nouvelle fois la rose qu’il tient dans sa main, repense que s’il ne prend pas le risque de terminer ce qu’il a commencé, alors il finira comme elle en perdant toutes les couleurs qui l’illuminent. Puis le courage revient, et il part en direction de l’étudiante.

Nolan avance dans l’herbe, se rapprochant un peu plus à chaque pas de la jeune femme. C’est un but qui devient réalité. Un moment qu’il ne doit pas louper. Le petit chien s’excite en le voyant, remue la queue, et aboie énergiquement. Le garçon sourit. Il n’a pas vu le petit animal depuis bien longtemps. Mais ce n’est pas pour Doug que Nolan est ici aujourd’hui. Non, c’est pour Izoé. Cette créature qui lève les yeux vers lui et qui, comme l’année passée, le fait frémir tout entier. Elle a ces yeux clairs, ces grands cils et ce regard droit qui l’impressionneront toujours. Cette chevelure blonde qui virevolte dans les airs et ce sourire qu’il aime tant mais qui n’est pas présent aujourd’hui. Il sent son sang se glacer dans ses veines. C’est dur. Vraiment dur de ne pas ressentir la chaleur humaine qu’elle degage en tant normal. Alors Nolan cherche dans son esprit ce qu’il pourrait lui dire. Mais comme la première fois, rien ne vient. Puis il y a cette phrase, lamentable c’est vrai, mais qui reste tout de meme inoubliable.

- « T’as de beaux yeux tu sais. »

Il le sait, il n’y a qu’elle qui puisse comprendre cette phrase à l’apparence stupide mais qu’il n’a pas choisi par hasard. Le petit brun n’est peut-être pas un grand séducteur, avide d’avoir dans ses bras ou même dans ses draps toute femme qu’il voit mais il sait que pour marquer des points avec une demoiselle il ne s’agit pas de sortir des phrases bateau ou des clichés monumentaux. Il suffit de leur rappeler un moment qu’il les a touchées, un instant qui est resté gravé dans leur mémoire. Et, à tous les coups, celui-ci fait parti de l’un d’eux. Parce que l’on oublie jamais la première rencontre avec un être que l’on a aimé.

- « Je suis vraiment content de te voir. » avoue-t-il.
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MessageSujet: Re: Espérer un jour, une heure depuis près d’un an, c’est fichtrement long. [Pv Izoé]   Jeu 25 Avr - 16:37

« Il faut rire avant d’être heureux, de peur de mourir sans avoir ri - Jean de La Bruyère »
he said, if you dare come a little closer

Le roman dont je dévorais chaque mot me passionnait au plus haut point. Le monde qui m'entourait n'existait plus, j'étais à la place de ces personnages aussi vivants que n'importe qui, ancrés dans ces pages blanches. A chaque rebondissement mon coeur bondissait plus, je voulais savoir la fin de l'histoire tout en souhaitant la retarder le plus possible. N'ayant aucune notion du temps lorsque mon esprit se retrouve dans des histoires comme celle-ci, je ne le vis pas passer si bien que mes jambes commençaient à s'engourdir. Le vent qui faisait voler mes mèches blondes était doux et chaud, bien différent du froid dans lequel vivait l'auteur du livre. J'aimais le printemps, les oiseaux étaient revenus des pays chauds et chantaient de nouveaux à tu-tête, les écureuils avaient terminé d'hiberner et les fleurs naissaient gentiment sur les arbres et au milieu des brins d'herbe. J'aimais l'odeur de la nature renaissante, j'aimais les chants des jeunes oisillons appelant à la nourriture. J'aimais le soleil et ma peau se délectait de chaque rayons tandis que mon coeur s'arrêta lorsque ce fameux rongeur roux vint jouer à mes pieds. Il était quatorze heures passées, Nolan n'était pas là, peut-être avais-je rêvé, peut-être était-il déjà parti.
Et si je venais de rater ma dernière chance de la voir ? De plonger mon regard dans son regard profond et d'appercevoir son sourire si communicatif ? Rien qu'à cette idée j'eus l'impression de sentir mon coeur s'arrêter net, et fermai mon livre violemment lorsque je le levai la tête et le découvris, juste devant moi. « T’as de beaux yeux tu sais. » et mon coeur repartit. Sans m'en rendre compte mes joues s'empourprèrent rapidement à la vue du jeune homme, toujours aussi beau même peut-être plus. A la différence de la dernière fois que je l'avais vu, sa peau n'avait pas le bronzage de fins de vacances dans le sud de la France, mais son visage restait inchangé, et mon corps entier bouillonnait du fait de sa présence. Je restai sans voix un instant, ne sachant pas par quoi commencer après tout ce temps. Alors le jeune homme ajouta en souriant « Je suis vraiment content de te voir. » J'étais heureuse, j'étais perdue. Cette sensation d'être au bon endroit au bon moment avec la bonne personne est très agréable, mais le fait de ne pas connaitre la suite des événement est très enivrant. « J'avais du mal à imaginer que ça puisse être vrai » finissais-je enfin par dire en me levant pour me retrouver presque à sa hauteur. A vrai dire pas vraiment car il était bien plus grand que moi. Mes lèvres ne pouvaient s'arrêter de sourire, j'avais probablement l'air idiote comme souvent mais tant pis, j'était heureuse, mon coeur battait la chamade et j'aurais voulu être ailleurs pour rien au monde. « Moi aussi » ajoutai-je simplement, en baissant la tête en direction du sol.
flash back

Les mains se tenant fermement, les deux jeunes amoureux s'apprêtait à faire le grand saut, elle n'avait jamais vécut de sensation fortes de sa vie, il n'avait jamais sauté d'aussi haut. « No j'ai peur ! » La blondinette regardait son amant droit dans les yeux, le visage crispé et les dents serrées. Elle n'aurait jamais pensé faire ça un jour, mais cet été était apparemment sous le thème de la nouveauté. Ce n'était pourtant pas Nolan qui avait eut l'idée en premier, mais un de leurs amis de vacances et les deux avaient été partant. Pourtant à ce moment là, la jeune femme n'avait qu'une envie : redescendre de ce pont à pieds. « Ne t'inquiète pas, ça va bien se passer. » Lui paraissait plus à l'aise mais n'était pas beaucoup moins terrifié. Les deux jeunes gens tournèrent les talons pour s'écarter l'un de l'autre de plusieurs mètres puis se tournèrent vers le vide. Elle tourna la tête une dernière fois vers Nolan en lui demandant sans qu'un mot ne sorte de sa bouche « Tu as peur ? » en lisant sur ses lèvres roses, il répondit un simple « oui » avant qu'ils ne sautent.


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MessageSujet: Re: Espérer un jour, une heure depuis près d’un an, c’est fichtrement long. [Pv Izoé]   Lun 6 Mai - 18:07

« Ce qui compte, ce ne sont pas les coups que l'on donne mais ceux que l'on reçoit et auxquels on résiste pour aller de l'avant. »
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Elle lève les yeux vers lui et là tout lui paraît insurmontable. L’assurance dont il a fait preuve quelques instants plus tôt lui donne l’impression de s’en aller par petites bribes. Et c’est quelque chose qu’il n’aime pas, ce sentiment d’impuissance. Etre démuni face à cette femme et pas une autre, il déteste. Parce que les mots devraient lui venir instinctivement et ce précisément avec elle. Parce que son cœur devrait battre à tout rompre dans sa poitrine mais pas au point de le tétaniser. La jeune femme l’effraie. Ou du moins, ses possibles réactions l’effraient. Le garçon se doute que si les événements s’étaient déroulés autrement, il ne se trouverait pas dans cet état. Il a comme l’étrange sensation de jouer sa vie et pourtant, ce moment n’est qu’un instant parmi tant d’autres dans sa petite existence.
Izoé referme violemment le livre qu’elle lisait et son visage pivote vers Nolan. Elle semble tomber des nues comme si la vision que l’étudiant lui renvoyait n’était qu’un rêve, qu’une pure illusion et qu’au moindre clignement de paupière, le garçon disparaîtrait. Mais quand ses yeux se ferment et s’ouvrent de nouveau, il est toujours là. Alors elle sourit et son visage aux joues légèrement roses s’éclaire, comme avant.

- « J’avais du mal à imaginer que ça puisse être vrai. » finit-elle par dire en se levant.

Le petit brun lui sourit en retour. Il retrouve pleinement le souvenir de la taille de la demoiselle qui bien que plus petite que lui, ne diffère que d’une tête. C’est à la fois étrange et plaisant d’être là avec elle, un an après leur séparation. C’est, paradoxalement, comme avant et tout nouveau.

- « Tu ne pensais pas que je viendrais réellement ?» lui demande-t-il.

Izoé paraît être ici et ailleurs. L’air pensive et tout sourire, elle lâche un « Moi aussi. » lorsque Nolan lui avoue être content de la voir. Il peine à cesser de la contempler tellement le temps lui a paru long jusqu’à cette journée, tellement il a cru la perdre une nouvelle fois il y a encore quelques minutes. Plusieurs idées lui viennent en tête comme la prendre dans ses bras mais il craint un refus de sa part. Alors il pense à lui tenir la main, cependant il doute qu’elle comprenne vraiment ce geste étant donné qu’elle aussi semble perdue dans ses pensées. Il imagine ses lèvres se posant délicatement sur sa joue, mais encore une fois c’est un pas de trop. Car le plus stupide serait de vouloir aller trop vite et risquer de tout gâcher. Car ce ne sont pas des retrouvailles comme tant d’autres, celles-ci sont uniques.
Ses doigts font tourner la rose qu’il tient encore en main et sans vraiment s’en rendre compte, le garçon la porte à son visage puis se délecte de son parfum, frais, printanier. C’est machinalement qu’il la lui tend, soulagé qu’elle ne soit pas abimée malgré tous ces fichus événements. Il est vrai que quiconque se trouvant de cette situation aurait espéré que le déroulement de cette journée se soit un peu mieux passé mais Nolan trouvait que ce n’était déjà pas si mal.

- « Tiens, c’est .. c’est pour toi. »commence-t-il avant de continuer : « Je sais que tu mérites bien mieux qu’une simple rose mais j’avoue avoir été totalement dépassé. J’aurais aimé t’offrir davantage en commençant par ne pas arriver en retard mais .. désolé. »

Certes, il ne suffit pas de s’excuser pour changer la donne mais l’étudiant en ressent le besoin. D’une part pour elle. D’autre part parce qu’il ne peut pas faire autrement. Il s’en veut de ne pas avoir été à la hauteur. C’est comme cela. Nolan aime les choses bien faites et en particulier pour la femme qu’il aime.
Puis l’instant des remords s’efface et le jeune homme reprend son air enjoué.

- « Alors, je crois que ma petite blonde préférée a des tas de trucs à me raconter ! »
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MessageSujet: Re: Espérer un jour, une heure depuis près d’un an, c’est fichtrement long. [Pv Izoé]   

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