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 Don't leave me again ... ➽ feat. Owen

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MessageSujet: Don't leave me again ... ➽ feat. Owen   Mer 17 Avr - 20:58



Love ... always
La dissection de cadavres … une activité peu ragoûtante pour la plupart des médecins légistes mais qui était pourtant la favorite de Prudence ces derniers jours. L’étude de ces corps étaient absolument fascinante et d’un point de vue scientifique, riche d’enseignement. Les trois étaient décédés d’un empoisonnement foudroyant mais les méfaits de la substance sur l’organisme étaient différents de tout ce qu’elle avait pu voir au cours de sa carrière et bien entendu, il n’en fallait pas beaucoup pour attiser la curiosité de la demoiselle. Elle avait pris soin d’effectuer quelques prélèvements qu’elle avait fait transmettre à une équipe compétente pour découvrir quelle était la mystérieuse toxine capable de faire autant de ravages. Désormais, Prudence attendait les résultats avec impatience, tout en tapant son rapport d’autopsie. Les heures et les minutes passèrent à une vitesse fulgurante, tant et si bien qu’elle en oublia son rendez-vous avec Owen. Les deux amants avaient décidé de s’octroyer une soirée en amoureux, la première depuis la naissance d’Amy. Sélène avait gracieusement proposé de s’occuper de sa nièce afin de laisser au jeune couple le loisir de rentrer quand il le désirait. Autant parler d’une véritable aubaine, surtout lorsqu’on connait le tempérament ô combien anti-maternel et maternant de sa chère petite sœur. Elle était allergique aux bébés, estimant qu’ils n’étaient intéressants qu’à compter d’un certain âge. Avec Amy, son point de vue ferme et inébranlable semblait pourtant avoir été remis en question car depuis la naissance de la demoiselle, Sélène passait le plus clair de son temps à vouloir s’en occuper. Prudence n’allait pas s’en plaindre, ça lui donnait l’occasion de voir sa petite sœur plus souvent et ainsi, pouvoir rattraper le temps perdu. Quand elle quitta l’office médico-légale, Prudence comprit immédiatement qu’elle ne serait jamais à l’heure et qu’Owen allait très certainement lui en vouloir. Ce n’était pas comme si c’était la première fois qu’elle était en retard alors qu’ils prévoyaient de diner ensemble. Elle essayait scrupuleusement de respecter le timing qui lui était imparti mais ce n’était pas toujours chose aisée.

Quand elle arriva enfin chez eux, Prudence se hâta de retirer sa veste afin de pouvoir aller se changer. Même si elle n’entendit aucun bruit dans la maison, elle savait que son mari s’y trouvait étant donné que sa voiture était garée dans l’allée et que contrairement à elle, il n’avait certainement pas perdu la notion du temps. Enthousiaste de passer cette soirée avec lui et en même temps, totalement confuse pour son retard, Prudence commença à parler avant même qu’Owen ne soit à portée de vue. « Owen, je suis désolée … je sais que tu m’attendais pour aller au restaurant mais je n’ai pas vu le temps passer. J’étais débordée et il fallait impérativement que je tape un compte-rendu avant de m’en aller. Oh je sais ce que tu vas me dire « encore avec tes cadavres !! » et tu n’aurais pas tort car j’ai effectivement passé la journée avec eux… c’était fascinant. Tu savais que la substance qui les a tué demeure une énigme pour … Owen ? … Chéri ? … » N’obtenant aucune réponse de sa part, Prudence s’avança jusque dans le salon avant de découvrir Owen, de dos. Avait-il au moins écouté un traitre mot de ce qu’elle venait de dire ? Prudence s’avança d’un pas nonchalant jusqu’à lui, l’enlaçant tendrement par derrière. C’était tellement bon de le retrouver après une journée aussi chargée. « Je rêve de ce moment depuis que j’ai quitté la maison, ce matin.» Un sourire mutin se dessina sur son visage de porcelaine tandis qu’elle relâchait son étreinte pour venir lui faire face. Comme toujours, elle scella ses lèvres à celles du beau brun avant de se reculer d’un pas rapide tout en défaisant les boutons de son élégant chemisier. « Attends-moi, je vais me changer. J’en ai juste pour une minute.» Prudence se dirigea d’un pas rapide et enjoué en direction des escaliers qu’elle grimpa rapidement tout en continuant à lui parler. « Au fait, tu as une idée du restaurant dans lequel tu souhaites m’emmener ? Si on pouvait éviter le restaurant chinois, ça m’arrangerait. Je crois que le gérant n’a pas trop apprécié ma remarque concernant la culture asiatique. Je n’y suis pour rien s’il ne connait même pas les traditions de son propre pays !» Prudence entra dans la chambre et ouvrit son armoire pour mieux attraper une robe couleur bleu-roi, extrêmement élégante. Elle l’enfila à la hâte, au même titre que de magnifiques escarpins noirs. Elle fit un rapide détour par la salle de bain, vérifiant que sa coiffure était correcte et que son maquillage était tel qu’elle l’imaginait : simple mais raffiné.

Tandis qu’elle s’apprêtait à quitter la chambre pour rejoindre Owen dans le salon, l’attention de la jeune femme se focalisa sur une veste appartenant à son mari et qui trainait négligemment sur le lit. Elle l’attrapa pour la ranger dans l’armoire mais une enveloppe s’en échappa. D’ordinaire, Prudence n’était pas du genre à fouiller dans les petits papiers de son époux mais en l’occurrence, le logo tant redouté de l’armée américaine lui sauta aux yeux. Prudence la ramassa et lança un regard distrait en direction de la porte de la chambre. Doucement, elle ouvrit l’enveloppe et lu le contenu intégral de la lettre qui s’y trouvait. Aussitôt, la scientifique vit son enthousiasme fondre comme neige au soleil et elle sentit les battements de son cœur s’accélérer à une vitesse incroyable. Nerveusement, elle glissa l’enveloppe dans son sac à main et redescendit dans le salon. « Je suis prête, on peut y aller.» Avait-il l’intention de lui annoncer la couleur un jour ou bien allait-il attendre le jour J pour lui en parler ? Prudence n’avait pas envie de gâcher cette merveilleuse soirée qui s’annonçait mais le fait est que maintenant qu’elle était au courant, elle ne pouvait s’empêcher de se sentir d’autant plus nerveuse. Elle l’aimait tellement … le voir partir était insupportable. « Mais peut-être que … peut-être que tu voulais qu’on parle de quelque chose auparavant… »


© charney

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MessageSujet: Re: Don't leave me again ... ➽ feat. Owen   Jeu 18 Avr - 15:18



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« Owen, je suis désolée … je sais que tu m’attendais pour aller au restaurant mais je n’ai pas vu le temps passer. J’étais débordée et il fallait impérativement que je tape un compte-rendu avant de m’en aller. Oh je sais ce que tu vas me dire « encore avec tes cadavres !! » et tu n’aurais pas tort car j’ai effectivement passé la journée avec eux… c’était fascinant. Tu savais que la substance qui les a tué demeure une énigme pour … Owen ? … Chéri ? … »

Il était également. Il aurait dû se douter que cela tournerait en boucle. Il se retrouvait pour la cent quatrième fois à attendre sa femme, comme un idiot pour aller manger en amoureux. Et cela était toujours la même rengaine. Il avait vu passé à partir ou il s'était mis à l'attendre pour « le restaurant ». Il avait tellement de travail, qu'il en était débordé toujours quelqu'un pour lui demander quelque chose. Et pourtant, il avait bien pu être là au « timing » qu'il avait réparti pour tous les deux. Il pouvait bien le dire, par moment il avait impression que c'était plus « une anthropologue » qu'un médecin légiste qui était tombé amoureux de « ces cadavres ». Il passait toujours en second, comme s'il n'était pas important. Il ne voulait même pas parler de travail pour le moment, même si cela pouvait être intéressant. Il aurait voulu passer une soirée en romantique, mais c'était trop demandé, donc fallait pas lui demander d'être « compréhensif ». Il était de dos, pour montré son mécontentement. Il n'appréciait pas qu'on le prend pour un « abruti » à le faire patienter pendant longtemps. Il voyait comme étant un « pigeon » de devoir attendre sans que la personne ne vienne finalement, préférant lui faire le « coup du lapin ». La belle brune se mit à le rejoindre, avant de venir l'enlacer tendrement.

« Je rêve de ce moment depuis que j’ai quitté la maison, ce matin. »

Il n'y croyait pas trop, sinon elle serait arriver au « timing » autorisé, pour ne rater aucune minute de leur rendez vous en amoureux. Il était peut-être le seul à le vouloir vraiment ce moment, tout le temps c'était lui qui attendait patiemment. Il était chaque fois déçu de voir qu'il n'y a pas de « progrès », et qu'elle n'était pas décidé à lui accorder entièrement de son temps. Il se voyait être comme un figurant pour avoir le premier rôle, dont le « cadavre » arrivait toujours à gagner. Il ne comptait peut-être pas autant pour elle. Le travail devait être plus important que « la famille » après tout. Il prolongea le baiser, avant qu'elle ne vienne de nouveau à « disparaître » pour une raison qui l'ignorait. Il allait toujours se retrouver « seul » quoiqu'il arrive de toute façon. Il ne trouvait pas compliqué de lui demander d'arriver dans le « timing » pourtant, et c'est même lui qui devrait être en retard en vue des tonnes de dossiers, et de personnels qui le demandaient pour des questions, mais non.. il les remplissait demain, et demandait à son bras droit de s'occuper de tout ça pour lui, le temps d'un repas avec sa femme. Il était le plus « exemplaire » entre tous les deux. Il était toujours ponctuel tout le contraire de sa femme, qui était toujours en « retard » de plusieurs minutes, sans y voir une fin.

« Attends-moi, je vais me changer. J’en ai juste pour une minute. »

Il n'avait eu le temps de ne rien dire malheureusement. Il était encore le témoin de la rapidité de sa femme, qu'il n'avait pas de pouvoir contrôler la « situation » ou de répondre ce qu'il voulait lui dire depuis le moment qu'il attendait comme un imbécile heureux. Il attendait patiemment, en se demandant si le « restaurant » était encore ouvert à cette heure pareille. Il ne fallait pas plus de cinq secondes pour arriver dans la chambre. Il avait déjà réservé le restaurant, mais avait téléphoner pour décaler l'heure, en espérant qu'il y est encore des « tables » pour leur arrivée. Il n'avait qu'un seul reproche, c'était qu'il avait raté leur restaurant pour un imprévu de la part de son épouse. Il aurait voulu passer le plus de temps, mais malheureusement cela allait ressembler comme aux autres fois. Il allait passer quelques heures, avant de repartir ensemble sans pouvoir profiter de leur moment, pour cause que « le restaurant » allait fermer boutique. Il aurait dû le savoir, ou peut-être même aller la chercher. Oh pire, il n'aurait peut-être pas du lui demander. Il savait que quoiqu'il arrive, elle ne serait pas ponctuelle au « restaurant ». Il priait encore heureux de ne pas l'attendre comme un imbécile au « restaurant » sur une table. Il allait être ridicule d'attendre un fantôme qui n'arriverait que quelques minutes, voire heures après.

« Au fait, tu as une idée du restaurant dans lequel tu souhaites m’emmener ? Si on pouvait éviter le restaurant chinois, ça m’arrangerait. Je crois que le gérant n’a pas trop apprécié ma remarque concernant la culture asiatique. Je n’y suis pour rien s’il ne connaît même pas les traditions de son propre pays ! »

Il avait déjà réservé le restaurant, mais il devrait peut-être changer maintenant. Ils iraient voir ensemble si celui-ci est encore ouvert. Il se pourrait qu'ils doivent changer de restaurant spontanément à cause de quelqu'un de pas ponctuel du tout. Il ne comptait pas aller dans un restaurant « chinois » mais « français ». Il savait que depuis la dernière fois, c'était plus raisonnable de fréquenter un restaurant autre que celui qu'ils étaient allés. Il se demandait qu'est-ce qui lui venait en tête pour soudainement s'en prendre à cet homme, en parlant comme ça de ses traditions. Ils allaient devoir réduire leurs restaurants préférés, si elle devait de nouveau s'occuper de tous les types qui n'y connaissaient rien en leur « tradition » ou qui osait cuisiner très mal. Il roula des yeux un moment, avant de se regarder dans le miroir, tout en vérifiait si tout allait pour le mieux pour son merveilleux costume, et son look « très chic ».

« J'ai réservé depuis longtemps, mais quelque chose me dit.. qu'on devra annulé, parce qu'une certaine personne n'est pas ponctuel au rendez-vous ! J'ai poiroté pendant plus d'une heure, alors que le restaurant nous attendait depuis presque trente minutes ! Je crois sincèrement que ce métier te fait perdre la notion du temps.. et sans te vexer, c'est comme si le travail comptait plus que la famille pour toi ! »

Il avait reçu la lettre comme quoi, on avait besoin de ses « services » une nouvelle fois. Il ne savait pas comment réagir maintenant qu'il avait une famille « parfaite ». Amy et Prudence avaient constamment besoin de lui. Il avait longuement hésité, mais une rencontre soudaine au « parc d'enfant » lui fit comprendre, que c'était son devoir, et qu'il ne pouvait pas refuser. Il y avait son équipe qui l'attendait, et son envie de se battre pour son pays revenait souvent quand il s'agissait de travailler ou pour tirer avec une arme. Il ne l'avait pas encore annoncé. Il n'était pas encore prêt. Il voulait attendre le bon moment, et certainement pas pendant le « repas ». Il ne voulait pas y penser, surtout que c'était pour un mois, et qu'il avait le temps nécessaire pour s'y préparer mentalement comme physiquement. Il observa sa femme, arrivait auprès de lui vêtu d'une belle robe bleu qui la mettait vraiment ne valeur. Il se mit soudainement à sourire, en oubliant le contenu de sa lettre de « l'armée ». il vint à sa rencontre, tout en lui volant un baiser, et en prenant les clés de la voiture.

« Mais peut-être que … peut-être que tu voulais qu’on parle de quelque chose auparavant… »

Il ne voulait parler de rien pour le moment. Il se demandait si elle n'était pas tombée sur sa « lettre ». il tournait la tête, en se disant que c'était impossible. Ce n'était pas au « habitude » de sa femme de fouiner dans ses « affaires » personnels. Il savait surtout qu'elle n'était pas ce genre de femme, et qui attendait plutôt que « la personne » lui dise elle-même, avant d'essayer une tentative. Il voyait pourtant qu'elle hésitait comme si elle savait déjà quelque chose. Il fronça les sourcils, en ne comprenant pas de quoi elle voulait parler déjà. Il s'en voulait de ne pas lui en informer, mais il n'était pas encore prêt. Il fallait comprendre que c'était dur d'annoncer qu'il devait remplacer son ami au champ, pour pouvoir faire son devoir. Il savait qu'elle tenterait de l'en empêcher. Il en donnerait sa main au feu même. Elle allait sans doute, lui parler de sa « famille », mais également de Amy. Il le savait déjà tout ça, mais fallait pas oublier que c'était son devoir, et qu'il avait toujours cette envie qui reviendrait un moment ou un autre.

« Oh, toi tu me caches quelque chose.. qu'est-ce qui te fait autant hésiter ? »


© charney

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MessageSujet: Re: Don't leave me again ... ➽ feat. Owen   Jeu 18 Avr - 17:35



Dernière édition par Prudence Johnson le Jeu 25 Avr - 19:27, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Don't leave me again ... ➽ feat. Owen   Jeu 18 Avr - 18:43



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« Pourquoi réponds-tu à ma question par une autre question ? »

Il se doutait qu'elle avait appris quelque chose. Il n'y avait qu'à voir dans son « regard » pour en déterminer la raison. Il aurait donc quelque chose à « avouer ». La belle brune était donc au courant ? Il ne croyait pas sa femme être capable de fouiller dans ses « affaires ». Il était terriblement déçu. Il était de mauvaise humeur, ou même irritant aujourd'hui. Il fallait remettre la cause sur cette fameuse « lettre » et le fait qu'il venait d'apprendre qu'un membre de son équipe avait décédé y a quelques semaines. Il ne prenait rien à la lettre, maintenant, surtout qu'il savait qu'il ne fallait pas perdre « son temps » et surtout pas quand on pouvait se permettre tout et n'importe quoi. Il devait être clair et conscrit dans son « choix », même si malgré lui une part voulait rester pour sa famille, mais cet homme qu'il était avant, redemander toujours. Il avait besoin de prendre de l'air, et pouvoir se remettre en question après tout ce qu'il avait vu auparavant. Il fronça le sourcils, insistant sur ce petit « truc » qu'il devait apparemment en parler maintenant.

« Oh parce qu'apparemment tu saurais quelque chose ! »

Il allait de nouveau se disputer. Il n'en pouvait vraiment plus. Il voulait être tranquille, aujourd'hui. Il aurait aimé que cette soirée se passe « normale » pas comme d'habitude à se prendre la tête pour une banalité pareille. Il ne pouvait même pas demander ça. Il allait bientôt craquer, mais que pouvait-il si son instinct de « soldat » le poussait à bout, et que le sergent O'neils, le tentait depuis tout à l'heure, sans pouvoir y résister. Il était comme un enfant à qui on tendait un beau cadeau pour noël et qu'il ne pouvait pas s'empêcher de l'ouvrir. Il sentait que la tension montée, par rapport à ce qu'il avait dit auparavant. Il ne voulait pas être irritant, ce n'était pas son intention, mais il avait impression d'être pris pour un imbécile à poiroter. Il était sorti plutôt pour sa femme, pour se préparer et lui faire la surprise. La première chose qu'elle pensait c'était au cadavre, et non à son mari, ou même son enfant. Il se rappelait ce que ça faisait le coup du « lapin » quand une fille ne venait pas à un rendez-vous sois disant qu'elle avait quelque chose déjà de prévu. Il mit ses mains sur son visage. Il avait tous ses efforts pour « rien » après tout, cela n'avait pas d'importance. Il était sorti plutôt alors qu'il avait une tonne de travail. Il voulait profiter de sa femme, en rentrant plutôt, mais elle n'était pas encore rentrée de son institut. Il poirote pendant des heures, avant son retour qu'elle parle de nouveau de travail. Il avait appris qu'il devait partir impérativement pour sauver des soldats en danger. Il n'en pouvait vraiment plus.

« Et pour mon retard … je t’ai dit que j’étais désolée, je ne vois pas trop ce que je peux faire de plus. J’avais énormément de travail et je n’ai pas vu le temps passer. Selon toi, c’est une raison suffisante pour remettre en question l’importance que j’accorde à ma famille ? Je suis navrée Owen, mais contrairement à tes dossiers, mes cadavres n’attendent pas. J’ai des délais à respecter. »

Oh il était de même pour lui. Il n'avait pas vu le temps, seulement qu'à partir du moment ou il avait poiroté. Il se posait plusieurs questions, à se demander d'abord si sa femme ne le prenait pas pour un imbécile, à toujours le faire attendre comme un abruti, alors qu'elle avait dit qu'elle lui promettait de faire des efforts. Il savait que ce n'était pas de sa faute, que c'était ces cadavres qui lui prenaient tout son temps, et qu'elle en oubliait tout. Oh, elle croyait que c'était « facile » pour lui. Il y a des personnes en danger, qui attendait d'être sauver par « son équipe » alors qui peuvent être n'importe ou avec un criminel avec de se retrouver chez sa femme, pour une autopsie. Il ne pouvait pas abandonner ses personnes. Il faisait ce métier pour sauver « ces vies » justement. Il n'aurait pas du partir plutôt que prévu. Il terminerait normalement maintenant, sans penser que sa femme voudrait un moment, vu qu'elle arriverait toujours en retard. Il ne disait pas qu'il ferait comme elle, mais elle sous-entendait que les personnes « vivantes » étaient moins importantes. Elle venait de lui faire reprendre ses « esprits » en voyant importance que ces personnes en danger avaient pour lui. Il ne remettait rien en question. Il disait qu'elle passait plus de temps dans son travail, qu'avec sa famille, et c'était la vérité.

« Oh, c'est là la place des « humains » pour toi ! Ils sont encore vivants, et attendant qu'on vienne les sauver ! Ils ont effrayés, malheureux, terrorisés, suppliant qu'on vienne à leur « secours » avant de tomber dans les mains d'un médecin légiste.. et c'est mon devoir, merci de me rappeler que je devrais plus m'investir pour sauver mes protéger ! Ils n'attendent pas, aussi.. c'est comme si tu disais qu'on pouvait attendre longtemps avant de sauver quelqu'un.. tu trouves que c'est normal ? »

Il frappa contre le mur, en se frottant le visage d'une main, pour quelques larmes des personnes qu'il n'avait pas pu sauver. Il avait promis qu'il sauverait ces personnes, et cela ne s'était pas passé comme d'habitude. Le soldat qui était mort à ses côtés, en lui demandant de dire quelque chose à sa femme. Il avait revu lors de sa vision, quand il était enfermé dans un bateau qui allait bientôt exploser. Il était à ses côtés pour pouvoir partager ce moment de « sauvetage ». Il y avait également cet enfant qui lui avait promis de le ramener à sa mère, mais qui était mort dans ces bras, en le remerciant, tout en souriant. Il ne comprenait pas toutes « ses personnes » qui le remerciaient, alors qu'il n'avait pu rien faire. Il avait peur de revoir ça à la guerre, mais également au travail. Il avait perdu un camarade, qu'il appréciait énormément pour avoir parler de leur vie familial, et avoir enquêter plusieurs fois en même temps.

« Tu dirais quoi si chaque fois que tu dois t’en aller je te disais que l’armée américaine semble avoir plus d’importance à tes yeux que ta propre fille ? Ou bien que moi ? C’est douloureux Owen … alors essaie de mesurer tes paroles. »

Oh donc elle était au courant. Il n'y avait aucun doute. Elle aurait pu parler de son travail « d'agent fédéral », mais elle s'était contentée de lui annoncer directement, qu'elle avait fouiner dans son mon manteau pour lui dire clairement le fond de ses pensées. Oh, elle prenait ça comme ça alors que c'était une question de vie ou de mort pour certains soldats qui étaient pris par leurs « adversaires ». Il mesurait simplement ses paroles, seulement.. Il n'était vraiment pas d'humeur, et ne comprenait plus rien depuis un moment. Il avait impression que son monde s'écroulait autour de lui, en perdant des proches qu'il y tenait beaucoup. Il était aussi désagréable pour ça, uniquement. Il fallait comprendre qu'il ne voulait pas mourir, en regrettant de n'être pas autant de temps avec sa femme. Elle avait peut-être « raison » après tout. Il ne devrait pas autant s'affoler après tout. Il risquait de mourir de tout ou de n'importe quoi.

« Oh alors, tu fouines dans mes affaires, maintenant ! Je ne te croyais pas comme ça, c'est vraiment décevant de ta part ! Oui, je comptais te le dire.. mais seulement il me fallait le temps de digérer cette nouvelle.. Je comptais refusé, mais des soldats sont en danger.. Je ne peux pas rester là, alors qu'on a besoin de moi.. L'armée n'a pas autant d'importance pour moi, c'est seulement « ses soldats » qui sont comme des enfants pour moi.. Je suis désolé, mais ces temps-y c'est vraiment pas le moment.. Je viens de me rendre compte, qu'on n'était pas autant ensemble, et toi tu me parles de « travail » encore une fois.. alors que je viens de perdre un agent y a quelques semaines qui n'était pas plus âgé que moi ! J'aimerai seulement « profiter » de ma famille, mais c'est trop demandé apparemment. »

Il n'en pouvait plus de tout ça. Il ne savait pas si c'était une bonne idée le restaurant après tout. Il ne voulait pas partir, mais il ne pouvait pas abandonner son équipe. Ils étaient comme une deuxième « famille » pour lui. Il leur avait tout appris, et avait fait d'eux de « vrai » soldats. Ils étaient même devenu des meilleurs amis, presque une bande de copains inséparables. Il revenait tous en le remerciant de les avoir sauver, et de leur avoir permis de devenir meilleur. Il était un exemple pour tous ses adolescents, qui rêvait de devenir des « héros » pour leur pays. Il ne pouvait pas les décevoir comme ça. Ils comptaient tous sur « lui ». Il allait se faire passer pourquoi en abandonner ses soldats. Un lâche. Un traître. Il ne pouvait pas se le permettre. Il n'était pas ce genre d'homme. Il refusait de se faire passer pour ce qu'il n'était pas. Surtout qu'ils y avaient des « vies » en danger.

« Je t’aime. Et tu n’imagines pas à quel point ça me fait mal lorsque tu sous-entends le contraire. Il est encore tôt et j’imagine que de nombreux restaurants sont encore ouverts. Nous finirons bien par trouver une table. »

Il ne sous entendait rien du tout. Il avait seulement pas humeur pour être « romantique » ou « agréable ». On remarquait qu'il était souvent irritant au travail, ou même en train souffler au traval comme si quelque chose n'allait pas. Il ne voulait pas en parler. Il disait seulement c'est la fatigue, pour ne pas inquiéter personne. Il avait pris quelques jours de congé, pour pouvoir être en famille, après son combat contre les autres adversaires. Ils devraient déjà être sorti depuis longtemps. Il serra sa main, avant de sortir de la maison avec sa femme, et de verrouiller avant d'entrer dans la voiture pour leur conduire dans la voiture. Il se tut pendant un moment, en repensant à leur conversation. Il aurait voulu ne pas reparler de ça, mais il devait s'excuser pour tout ça, avant tout. Il s'en prenait à sa femme, qui avait quelques défauts, à la place de s'en prendre à lui-même ou même de frapper un punching-ball pour calmer ses pulsions impulsives.

« Je m'excuse ma chérie ! Ce n'est pas mon intention, mais depuis.. un moment ça ne va pas très bien, donc je m'en prends à la première personne.. donc toi, vu que les autres restent à distance la plupart du temps.. Je suis vraiment navré, ma belle.. Je ne voulais vraiment pas ! J'ai vu tellement de mort autour de moi, que ça m'a remis à ma place.. en me rendant compte que je ne profitais pas assez de ma « famille » qui est pourtant le plus « important » pour moi ! Je ne veux pas mourir, en regrettant quelque chose, tu comprends.. »

© charney

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MessageSujet: Re: Don't leave me again ... ➽ feat. Owen   Jeu 18 Avr - 21:18



Love ... always
Prudence demeura silencieuse, tant elle fut surprise par la virulence des propos de son mari. Elle ne s’attendait vraiment pas à ce qu’il lui parle de la sorte, d’autant qu’elle n’avait absolument rien fait pour mériter ça. Depuis qu’elle était rentrée, la scientifique faisait tout son possible pour arrondir les angles et tenter de rattraper sa maladresse mais incontestablement, Owen n’avait que faire de ce qu’elle avait à dire. Il n’avait peut-être pas tort de dire qu’il ressemblait à son père par moment … Prudence chassa bien vite cette idée de son esprit et écouta ce qu’il avait à dire. Elle n’en revenait pas !! Quand avait-elle insinué que son travail était moins important que le sien ? A aucun moment ! Lorsqu’elle disait que les cadavres ne pouvaient pas attendre, c’était uniquement une question de décomposition des corps. Des preuves risquaient de disparaitre si elle ne s’en occupait pas immédiatement. Par conséquent, elle n’avait effectivement pas le choix. Comment en étaient-ils arrivés à avoir une conversation pareille ? A croire que c’était le concours à celui qui ferait le plus de reproches. « Ce que je ne trouve pas normal Owen, c’est surtout la façon dont tu t’adresses à moi. Je n’ai rien fait pour mériter ça. » Prudence détourna le regard un court instant, totalement perdue. Elle ne comprenait vraiment pas comment un simple quart d’heure de retard pouvait être à l’origine d’une telle dispute. Naturellement, la jeune femme n’était pas dupe et comprenait qu’il y avait un lien étroit entre l’attitude d’Owen et cette fameuse lettre qu’elle venait de trouver. Là encore, les propos de l’agent furent particulièrement blessants. A aucun moment la jeune femme ne prit l’initiative de l’interrompre. Malheureusement pour elle, Prudence savait qu’elle faisait office de défouloir et que le véritable fond du problème n’était pas elle, mais bel et bien cette lettre. Elle préféra donc s’abstenir de faire le moindre commentaire, préférant laisser à Owen quelques minutes pour se calmer. Elle lui rappela simplement qu’elle l’aimait et qu’elle voulait passer cette soirée avec lui.

Dans la voiture, Prudence demeura silencieuse, encore sous le choc de la violence dont venait de faire preuve Owen. Elle n’avait pas l’habitude de le voir se comporter ainsi envers elle et autant dire qu’elle avait bien du mal à l’encaisser. « Je m'excuse ma chérie ! Ce n'est pas mon intention, mais depuis.. un moment ça ne va pas très bien, donc je m'en prends à la première personne.. donc toi, vu que les autres restent à distance la plupart du temps.. Je suis vraiment navré, ma belle.. Je ne voulais vraiment pas ! J'ai vu tellement de mort autour de moi, que ça m'a remis à ma place.. en me rendant compte que je ne profitais pas assez de ma « famille » qui est pourtant le plus « important » pour moi ! Je ne veux pas mourir, en regrettant quelque chose, tu comprends.. » Elle comprenait, oui. Mais cela n’excusait pas la façon dont il lui avait parlé. L’espace d’une seconde, elle avait eu l’impression de se retrouver face à Théodore, lorsqu’il avait tenté de lui faire du mal quelques mois auparavant. Il avait le même regard, la même expression de colère … Si Prudence avait en horreur la comparaison entre les deux hommes, elle devait bien admettre que pour la première fois de sa vie, elle avait vu une étrange similitude entre eux. « Je ne pensais pas avoir à te dire ça un jour mais … j’ai eu peur Owen. Peur de toi. Je comprends que toute cette histoire puisse te bouleverser mais me prendre pour cible n’est pas une solution. Tu ne t’en rends peut-être pas compte mais par moment, les propos que tu tiens à mon égard sont vraiment difficiles à encaisser.» De nouveau elle détourna le regard, préférant focaliser son attention sur le paysage que sur son époux. Après une longue hésitation, Prudence ouvrit son sac et en sortit la fameuse lettre de l’armée américaine. « Je n’ai pas cherché dans tes affaires. Ta veste était posée sur le lit, j’ai simplement voulu la remettre à sa place lorsque l’enveloppe est tombée de ta poche. Je ne l’aurais pas ouverte s’il n’y avait pas eu ce satané logo dessus.» L’accuser de fouiller dans ses affaires était donc un coup assez bas. Depuis le temps qu’ils se connaissaient et qu’ils vivaient ensemble, il aurait dû savoir qu’elle n’était pas du tout ce genre de femme. Elle avait bien trop de respect à son égard pour faire une chose pareille. A croire qu’il ne la connaissait pas aussi bien qu’il le prétendait. « Je comprends que tu sois triste et en colère pour ces hommes et je sais très bien ce qu’ils représentent pour toi. Crois bien que si je pouvais faire quoi que ce soit pour apaiser ta peine, je le ferais dans la seconde. Malheureusement, il n’existe pas de recette miracle pour ce genre de choses. Tu dis que tu ne profites pas assez de ta famille mais regarde ce qui se passe : dès que j’arrive, on se dispute. C’est vraiment ce que tu souhaites ? » Car ce n’était pas son cas… Prudence soupira doucement et braqua son regard turquoise sur la route. La peine de la découverte de cette lettre avait laissé place à une incompréhension totale face à la rancœur d’Owen. « Je ne voulais pas être en retard…» Si elle reparlait de cet incident, c’est parce-que ça lui tenait vraiment à cœur. Prudence voulait qu’il sache que contrairement à ce qu’il pensait, elle s’inquiétait pour lui, pour sa famille. Depuis la naissance d’Amy, la médecine légale était loin d’être sa priorité mais par moment, elle n’avait pas d’autre choix que celui d’accomplir la mission qui lui était confiée. « Le poison se dissout à une vitesse foudroyante dans l’organisme des victimes. Je n’avais que quelques heures pour effectuer les autopsies et pratiquer quelques prélèvements. Au-delà de ce temps, toutes les preuves auraient disparu… ils sont morts mais le meurtrier est toujours en cavale et je tiens absolument à mettre toutes les chances de mon côté pour le coincer. Alors non, les morts ne sont pas plus importants que les vivants mais je n’avais pas le choix. Tu n’as pas le droit de prétendre que tout ceci n’a aucune important à mes yeux. Depuis que nous nous sommes quittés, je n’ai pas cessé de penser à toi un seul instant. Je voulais te retrouver, je voulais que tu me serres dans tes bras et qu’on profite de notre soirée à deux et au lieu de ça … on préfère se déchirer. Je ne suis pas parfaite Owen. J’essaie d’être à la hauteur mais avec toi, c’est loin d’être évident. Je fais de mon mieux mais inévitablement, il arrive qu’il y ait des ratés.»


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MessageSujet: Re: Don't leave me again ... ➽ feat. Owen   Jeu 18 Avr - 22:10



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« Je ne pensais pas avoir à te dire ça un jour mais … j’ai eu peur Owen. Peur de toi. Je comprends que toute cette histoire puisse te bouleverser mais me prendre pour cible n’est pas une solution. Tu ne t’en rends peut-être pas compte mais par moment, les propos que tu tiens à mon égard sont vraiment difficiles à encaisser. »

Il savait qu'un jour cela arriverait. Il avait eu comme impression de devenir « son père » soudainement. Il cherchait peut-être ça après tout. Il voulait rester dans la violence, et la souffrance. Le métier qu'il exerçait été exactement comme son « douloureux » vécu. Il n'y avait que du malheur sans arrêt, mais aucun retournement de situation. Il devenait comme son père après tout. Il se rappelait que sa mère s'excusait souvent, mais son père l'observait sans rien dire pendant un moment, avant de lui faire tous les « reproches » comme il venait de faire avec sa femme. Il n'avait rien dit, en premier temps, mais par la suite il s'était en pris en elle, alors qu'elle n'y était pour rien. Il prenait pour cible la premier personne susceptible de pouvoir « l'énerver ». Il avait réagi impulsivement, comme d'habitude. Il ne reprenait le contrôle que quelques minutes après. Ils sont surtout du même type que celui de son « paternel ». Il se demandait si la meilleur façon, ce n'était pas de se mettre à l'écart pour un moment. Il ne voulait pas lui faire du mal. Il culpabilisait déjà de s'être comporter comme un imbécile, tout comme son père avait fait auparavant avec sa mère.

« Je crois que la meilleur solution, c'est de m'éloigner pour ne pas te faire du mal ! Oh, pas besoin de me le dire ! J'ai réagis exactement comme mon père ! Je me rappelle très bien que ma mère faisait comme toi, elle s'excusait tout le temps, mon père la regardait sans rien dire avant de lui faire tous les reproches.. Je crois que ce départ était la meilleur solution pour mon impulsivité ! »

Il ne cherchait pas à s'excuser. Il avait déjà fait auparavant. Il ne se le pardonnerait pas, vu que son père était exactement comme lui, et qu'il ne méritait pas le pardon. Il voulait seulement se faire comprendre. Il savait qu'elle y serait « contre », et qu'elle essayerait de le convaincre de vouloir s'éloigner soudainement. Il aimait plus que tout au monde, donc ce n'était pas parce qu'il voulait être distant, mais pour la protéger de lui. Il n'allait pas tarder à partir de toute façon. Il avait habitude des disputes anodines avec sa femme, mais celle-ci ressemblait tellement à ses parents, qu'il voulait être convaincu que cela ne se reproduirait plus. Il y avait aussi des choses qu'il ne comprenait pas. Il n'était pas au courant que sa femme s'était fouiner dans la maison, maintenant. Il le pensait du moins, en sachant qu'elle aurait pu très bien remettre « la lettre » à sa place tout simplement. Il ne fallait pas s'inquiéter pour cette « guerre ». Il allait vite revenir tout comme les autres, à moins qu'en sauvant les autres, un malheur lui arrive soudainement.

« Je n’ai pas cherché dans tes affaires. Ta veste était posée sur le lit, j’ai simplement voulu la remettre à sa place lorsque l’enveloppe est tombée de ta poche. Je ne l’aurais pas ouverte s’il n’y avait pas eu ce satané logo dessus. »

Oh, mais elle aurait très bien la remettre. Elle avait tout de même pris « la lettre » dans son sac à main tout de même. Il aurait compris que cela aurait intrigué, mais pourquoi vouloir la prendre, cela faisait plus « suspect » aux yeux de son mari. Il aurait pris ça pour du « vol » ou même du « fouinage » tout simplement. Il n'était pas con cependant, et se doutait que c'était pour lui en parler. Il avait seulement voulu attendre le bon moment, vu que c'était dur d'annoncer quelque de cette ampleur alors qu'elles avaient besoin de lui. Il avait eu une autre lettre d'un autre soldat, écrivant qu'il aurait voulu le revoir en tant que « général » et pouvoir être sous ses ordres comme au début de sa carrière. Il y avait tellement de personne qui comptait sur lui. Il avait du mal à croire qu'il devait y aller, maintenant qu'il était « posé » et qu'il avait eu sa famille idéale.

« Je comprends que tu sois triste et en colère pour ces hommes et je sais très bien ce qu’ils représentent pour toi. Crois bien que si je pouvais faire quoi que ce soit pour apaiser ta peine, je le ferais dans la seconde. Malheureusement, il n’existe pas de recette miracle pour ce genre de choses. Tu dis que tu ne profites pas assez de ta famille mais regarde ce qui se passe : dès que j’arrive, on se dispute. C’est vraiment ce que tu souhaites ? »

Elle comprenait qu'elle devait y aller. Il ne pouvait pas rester là, pendant que ses camarades sont emprisonnés par des adversaires qui n'hésiteront même pas pour les « tuer » ou pour lui tendre un « piège » qui sait. Il se doutait que cela était suspect de garder comme ça deux hommes adverses, aussi longtemps. Il y avait forcément quelque chose, c'était pour ça qu'il avait demandé déjà des renseignements. Il n'y avait rien cependant qu'un médecin légiste pouvait faire pour aider. Les femmes n'étaient même pas au combat, mais uniquement comme infirmières, ou également reporter comme il avait connu Hannah auparavant. Il espérait qu'il ne la recroisera pas là-bas, encore une fois. Il se mit à sourire doucement, en repensant à ses anciennes années ou au début de tout ça. Il n'y avait pas de recette miracle pour ressusciter des milliers de personnes. Il aurait depuis longtemps, et croyait moi cela l'aurait rendu le plus heureux du monde. Il aurait pu revoir un de ses soldats, mais également le garçon, mais surtout sa grand-mère, même si ce n'était pas de sa faute.. Il aurait aimé être plus souvent auprès d'elle pour la « remercier » et lui dire tout son « amour ».

« On se dispute tout le temps, de toute façon.. et ceux depuis notre rencontre, mademoiselle ! Je ne le souhaite pas ! Je suis cependant le « portrait » de mon père, alors peut-être que c'est « mon sort » ! »

La jeune femme lui expliqua qu'elle ne voulait pas être en retard. Il le savait parfaitement c'est simplement ces « cadavres » qui lui faisait oublié son temps. Il avait simplement eu impression d'être un imbécile à attendre aussi longtemps. Il aurait peut-être du la chercher, ou du moins faire quelque chose pour passer le temps. Il avait réagi comme son père à attendre aussi longtemps. Il se posait plusieurs questions sur lui, à savoir si c'était parce qu'il était « son fils » ou c'est les hormones qui agissaient aussi « violemment » sur lui. La quarantaine peut-être le rendez mauvais, par peur de mal vieillir, qui sait ? Il en était tout de même effrayer de pouvoir penser, qu'il ressemblait à « son père ». Il y avait quelques larmes qui coulaient silencieusement. Il avait mal de s'être comporté comme ça. Il ne comprenait pas pourquoi, normalement il excusait sans aucun problème, et allait au restaurant ensemble. Il la prenait dans ses bras, en parlant de leur « journée ». Il aurait voulu tout recommencer, mais c'était impossible.

« Le poison se dissout à une vitesse foudroyante dans l’organisme des victimes. Je n’avais que quelques heures pour effectuer les autopsies et pratiquer quelques prélèvements. Au-delà de ce temps, toutes les preuves auraient disparu… ils sont morts mais le meurtrier est toujours en cavale et je tiens absolument à mettre toutes les chances de mon côté pour le coincer. Alors non, les morts ne sont pas plus importants que les vivants mais je n’avais pas le choix. Tu n’as pas le droit de prétendre que tout ceci n’a aucune important à mes yeux. Depuis que nous nous sommes quittés, je n’ai pas cessé de penser à toi un seul instant. Je voulais te retrouver, je voulais que tu me serres dans tes bras et qu’on profite de notre soirée à deux et au lieu de ça … on préfère se déchirer. Je ne suis pas parfaite Owen. J’essaie d’être à la hauteur mais avec toi, c’est loin d’être évident. Je fais de mon mieux mais inévitablement, il arrive qu’il y ait des ratés. »

Il était un « raté », du moins pour aujourd'hui, c'était une évidence. La belle brune ne pouvait pas le « voir » vu qu'elle était éperdument amoureuse de lui. Il se mordit la lèvre, culpabilisant, avant de regarder le paysage, tout en faisant attention à bien conduire pour les emmener au restaurant ensemble. Il y avait aussi une différence, qui était grande pourtant à ses yeux, elle était « parfaite » mais pas lui. Il avait beau l'être de temps en temps, mais son caractère prenait souvent le devant, et montrait les défauts. Elle était à la hauteur, seulement elle s'en rendait pas compte. Il se voyait dire ce qu'elle disait, parce qu'il ne se sentait pas à la hauteur, et surtout il pensait qu'il n'était qu'un incapable. Il avait pensé à elle sans arrêt, également. Il avait même quitté le travail plutôt pour sa femme. Il avait acheté des fleurs, mais avait finalement été déposé ailleurs. Il voulait les garder encore toute belle, pour le retour de sa femme, et lui en mettre une dans les cheveux.

« Je suis « un raté », ce que tu n'arrives pas à voir ! Et ce n'est pas toi, mais moi qui n'est pas à la hauteur, aujourd'hui ! J'ai pensé à toi tout le temps, en sortant plutôt du travail pour acheter des fleurs, mais.. ce qui m'a poussé à agir comme ça, est « impardonnable » tout comme mon père ! »

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MessageSujet: Re: Don't leave me again ... ➽ feat. Owen   Ven 19 Avr - 13:59



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« C’est bon, tu as fini de dire n’importe quoi ou dois-je écouter ces idioties plus longtemps ?» Elle voulait simplement le faire réagir par rapport à ce qu’il venait de dire. Elle n’avait pas besoin qu’il s’éloigne pour la protéger !! C’était quoi cette histoire encore ? Quoi de plus désagréable que de voir une magnifique soirée se transformer en un véritable cauchemar ? Prudence aurait peut-être mieux fait de s’abstenir d’entreprendre une comparaison un peu trop hâtive entre Owen et son paternel. D’ordinaire, elle évitait ce sujet autant que possible, sachant à quel point il lui était douloureux d’évoquer le passé. Cette fois pourtant, elle n’avait pu s’empêcher de le faire, car pour la première fois depuis qu’ils se connaissaient, elle avait eu l’impression d’être une cible potentielle. Elle savait qu’elle n’était pas parfaite mais l’explosion de colère dont il avait fait preuve était impardonnable. Sans prononcer le moindre mot, la scientifique le laissa aller jusqu’au bout de sa réflexion. « J’espère que tu n’es pas sérieux, là. Owen, arrête-toi s’il te plait. » Cette fois-ci, la conversation allait beaucoup trop loin à son goût et il était grand temps de rétablir les faits. Prudence n’avait pas l’intention de remettre l’entière personnalité d’Owen en question, surement pas. Il avait ses défauts mais ils étaient loin d’égaler ceux de son père et elle ne pouvait pas le laisser tenir un tel discours, c’était au-dessus de ses forces. Comme quoi, même en étant terriblement en colère contre lui, elle ne voulait pas qu’il se fasse du mal inutilement. Elle attendit donc qu’il se gare sur le côté de la route pour pouvoir reprendre la parole, son regard enfin rivé dans les prunelles sombres d’Owen. « Tu n’es pas ton père et tu n’es pas un raté. Si tu as vraiment l’impression que l’amour me rend aveugle, tu n’as qu’à interroger toutes les personnes qui nous entourent pour comprendre que je ne suis pas la seule à être de cet avis. Regarde-toi, regarde tout ce que tu as accompli… tu es devenu quelqu’un de bien alors qu’il t’a toujours laissé entendre le contraire. Tu passes ton temps à lutter pour rétablir l’ordre dans ce monde chaotique, combien de vie as-tu sauvé ces dernières années ? A combien de personnes en détresse es-tu venu en aide ? Tu es un homme formidable.» Nerveusement, Prudence s’aventura à glisser une main sur la sienne, qu’elle caressa doucement. Elle était suffisamment intelligente pour faire la part des choses et savoir que s’il avait réagi de manière aussi impulsive, c’était en grande partie lié à cette lettre.

« Ce que tu t’apprêtes à faire est encore une fois la preuve que tu es quelqu’un d’extraordinaire. Essayer de te dissuader de partir, c’est avant tout tenter de me protéger moi-même. Chaque fois que tu pars, j’ai le cœur serré à l’idée de ne plus jamais te voir rentrer. Je ne dors plus, je ne mange plus, je ne vis plus… Puis il y a tous ces soldats que tu m’as présentés au fil du temps… » Prudence baissa le regard, il savait où elle voulait en venir : Owen lui avait présenté bon nombre de ses amis de l’armée et il arrivait fréquemment qu’il lui annonce le décès de l’un d’entre eux. Et si jamais c’était lui le prochain ? Bien entendu, il allait tenter de la rassurer en lui promettant de revenir mais personne ne peut savoir… « Ne me promets pas que tu vas revenir. Si jamais tu ne tenais pas cette promesse, je crois que je t’en voudrais terriblement.» Vivre sans lui n’était pas envisageable un seul instant. Pourtant, c’était le risque à courir chaque fois qu’il repartait. Malheureusement pour elle, Owen ne faisait pas partie de ces soldats de réserve, n’intervenant qu’en cas de force majeure. Il était la tête pensante des opérations et dirigeait les équipes comme personne. Autrement dit, il était en première ligne pour se faire tuer et la moindre seconde d’inattention pouvait être fatale. « Je t’aime, quoi que tu puisses en dire. Amy et toi, vous représentez ce que j’ai de plus précieux au monde. Je pensais que tu le savais… mais ce qui s’est passé ce soir m’a prouvé le contraire et j’en suis désolée. Peut-être que j’ai l’impression de faire des efforts alors qu’en réalité, ce n’est pas du tout le cas. Tu n’es pas heureux avec moi…»





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MessageSujet: Re: Don't leave me again ... ➽ feat. Owen   Sam 20 Avr - 10:50



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« Tu n’es pas ton père et tu n’es pas un raté. Si tu as vraiment l’impression que l’amour me rend aveugle, tu n’as qu’à interroger toutes les personnes qui nous entourent pour comprendre que je ne suis pas la seule à être de cet avis. Regarde-toi, regarde tout ce que tu as accompli… tu es devenu quelqu’un de bien alors qu’il t’a toujours laissé entendre le contraire. Tu passes ton temps à lutter pour rétablir l’ordre dans ce monde chaotique, combien de vie as-tu sauvé ces dernières années ? A combien de personnes en détresse es-tu venu en aide ? Tu es un homme formidable. »

Il y avait deux personnes ; « Prudence » qui était son repère, et « Hank » qui était son sauveur. Ils étaient les deux « piliers » qui le maintenait debout. Il ne fallait qu'un seul qui s'écroule, pour qu'il tombe avec. Il était en train de tomber brutalement, en se rendant compte qu'il n'avait pas autant été « irritant » depuis longtemps. Il culpabilisait tellement. Il aurait voulu ne pas rencontrer cet homme, ou même trouver cette « lettre » qui avait rendu de mauvaise humeur, autant la disparition d'un membre de son équipe. Il s'était aujourd'hui comporté comme son « paternel ». Il cherchait la douleur et la violence, alors qu'il était né dans cette même « atmosphère ». Il ne parlait pas de ça, mais de comment il se comportait avec elle. Il n'y avait que ça qui l'effrayé, et qui pouvait le faire changer « d'opinion » sur sa personne. Il avait beau voir sous tous les « angles » mais il ne voyait que le portrait de son « père » qui se comportait pareil. Il était peut-être un homme formidable, en dehors de la famille, mais avec sa femme. Il avait impression d'être un « mauvais mari », et peut-être un aussi mauvais père que « le sien ».

« Il y a seulement « un point » que tu as négligé.. toi ! Je me rends compte de tout le mal.. que je te fais depuis le début.. et.. et mon comportement est identique à mon père.. c'est uniquement ça ma plus grande frayeur.. de te perdre, à cause de moi.. d'être devenu un monstre.. alors le problème ne vient pas de toi, mais de moi.. car je suis un.. « mauvais mari » ! »

Il était convaincu qu'elle allait lui dire le contraire. Il avait vu le temps déroulé doucement, mais à cause de cette annonce. Il s'était soudainement mis à être impatient, pour ne prendre aucune minute. Il avait finalement cru qu'il avait attendu pendant « une heure » alors qu'il n'était que vingt minutes. Ils avaient simplement raté le restaurant de quelques minutes, vu qu'il avait reçu un appel en disant qu'il avait donné la place à quelqu'un d'autre, voyant qu'il n'était toujours pas arrivé dans le temps réparti. Il se rendait malade tout ça, parce qu'il voulait rester avec sa femme, et son enfant, et non partir à la « guerre » pendant quelques mois, et ne pas voir son enfant grandir. Il serait peut-être un héros à ses yeux, mais il regrettera toujours de ne pas avoir été présent pour les quelques mois à venir.

« Ce que tu t’apprêtes à faire est encore une fois la preuve que tu es quelqu’un d’extraordinaire. Essayer de te dissuader de partir, c’est avant tout tenter de me protéger moi-même. Chaque fois que tu pars, j’ai le cœur serré à l’idée de ne plus jamais te voir rentrer. Je ne dors plus, je ne mange plus, je ne vis plus… Puis il y a tous ces soldats que tu m’as présentés au fil du temps… »

Il voulait la protéger. Il n'y avait aucun doute. Il savait que s'il restait, sa mauvaise humeur allait revenir en trombe, à s'en prenant à sa femme comme d'habitude. Il allait se comporter comme un imbécile, tout ça parce qu'il s'en voudrait de rester à la maison, alors que des soldats avaient besoin de lui, vise-versa il allait culpabilisait d'être parti, en sachant que son enfant et sa femme avaient encore besoin de lui. Il n'y avait pas d'échappatoire. Il partirait, comme ça lui permettrait de se défouler, mais aussi de pouvoir sauver ses camarades, et de revenir encore plus amoureux, en cherchant de se faire pardonner de la vieille de son départ. Il en avait présenté que ses « garçons » parce qu'il était sa « deuxième famille ». Ils avaient combattu ensemble, et avaient quasiment tous profiter des moments partager dans le camp de « l'armée militaire ». Il n'aurait pas du ouvrir cette « lettre » il n'aurait fait autant de mal à sa femme, comme il en ferait lors de son « départ ».

« Je ferais n'importe quoi pour te protéger ! »

Il devait profiter de chaque moment. Il voulait profiter également de ce « contact » qui lui manquait depuis tellement de temps. Il avait impression que depuis « cette lettre » il n'avait plus la notion du temps, et qu'il risquait de partir maintenant. Il ne partait que dans deux semaines, uniquement. Il était effrayé de s'éloigner de sa femme, et de son enfant. Il vint embrasser doucement ses lèvres, en sachant qu'il risquait d'être rejeter. Il serra sa main dans la sienne, qu'il n'avait pas pu le faire auparavant, avant de quitter ses lèvres lentement. Il y avait certaines promesses que des « soldats » n'avaient jamais pu tenir. Ils étaient morts sur le champ. Il avait été incapable de les sauver, pour qu'ils tiennent leur « promesse » à leur proche, comme leur famille. Il ne voulait pas mourir, donc il se donnerait les moyens pour revenir auprès de son enfant, et de sa femme. Il ne fera pas cette promesse, vu que sa femme y serait contre, sachant qu'il pourrait au front également.

« Ne me promets pas que tu vas revenir. Si jamais tu ne tenais pas cette promesse, je crois que je t’en voudrais terriblement. »

Il reviendrait. Elles avaient encore besoin de « lui ». Il voulait voir son enfant grandir, ainsi que veiller sur sa femme, et se faire pardonner de toutes les « horreurs » qu'il avait pu dire autrefois. Il embrassa une nouvelle fois, ne voulant plus quitter ces douces lèvres. Il hocha la tête simplement, comprenant ce qu'elle ressentirait. Il aurait réagi pareil, si elle venait à mourir soudainement. Il savait en plus que c'était déjà arrivé, donc il s'inquiétait d'autant plus qu'il ne pourrait pas être auprès d'elle à l'hôpital. Il ne mourra pas sur le champ. Il avait tellement de chose à voir et à découvrir. Il ne pouvait pas arrêter comme ça. Il ferait tout son possible pour « rentrer » auprès de sa femme. Il en était convaincu, autant qu'elle pouvait l'être.

« Je reviendrai.. Je te le promet.. Je tiendrai cette promesse, car je veux vieillir à tes côtés, et voir notre enfant grandir ! Je t'aime tellement, ma chérie.. »

Il était parti une centaine de fois, et était toujours revenu. Il ne voulait pas partir comme ça, en sachant qu'il pouvait mourir. Il devait se terminer en bon terme avec sa femme, pour pouvoir profiter des dernières semaines, et ne pas être ailleurs sur le champ de bataille. Il avait encore ses trois piliers qui le maintenait debout. Il penserait à son enfant, et sa femme tout au long de cette longue séparation. Il se détacha la ceinture un moment, et vint la prendre dans ces bras, soudainement. Il ne voulait pas se disputer éternellement avec sa femme, surtout pas maintenant. Il perdrait un peu de temps, mais ce n'était rien. Il avait sa femme rien que pour lui, et c'était tout ce qui comptait. Il déposa sa tête sur son épaule, en écoutant ce qu'elle avait encore à lui dire par rapport à tout ce qu'il venait de vivre maintenant.

« Je t’aime, quoi que tu puisses en dire. Amy et toi, vous représentez ce que j’ai de plus précieux au monde. Je pensais que tu le savais… mais ce qui s’est passé ce soir m’a prouvé le contraire et j’en suis désolée. Peut-être que j’ai l’impression de faire des efforts alors qu’en réalité, ce n’est pas du tout le cas. Tu n’es pas heureux avec moi… »

Il aimait également. Il n'aurait pas voulu se séparer, si vraiment il ne l'aimait pas, non ? Il faisait ça uniquement parce qu'il aimait, et qu'il ne voulait pas la blesser, ou la détruire à cause de ses paroles blessantes. Elle était son pilier central, et elle seule pouvait le rendre heureux, comme malheureux. Il aimait d'un amour qu'il était capable de tout pour elle, même à s'éloigner, ou se sacrifier, ou même à abandonner son bonheur pour le sien. Il ne fallait uniquement qu'elle lui « demande ». Il ne suffisait que ça pour qu'il obéisse sagement. Il le savait parfaitement, mais « cette lettre » avait rendu tout ça tellement confus. Il avait peur de ne pas profiter suffisamment de sa femme, ou de son enfant. Il n'avait plus la notion du temps même. Elles représentaient tout pour « lui ». Il avait même du mal à les quitter. Et ce n'était pas de sa faute. Il voyait tous les efforts, qu'elle faisait, il s'en rendait compte tous les « jours » même ce retournement de situation.. l'avait carrément déboussoler.

« Je t'aime aussi, ma chérie ! Je le sais parfaitement.. J'ai juste perdu la notion du temps, à partir du moment ou.. j'ai « lu » cette lettre ! J'ai été totalement déboussolé.. Je suis vraiment désolé ma chérie.. Oh, tu en fais tous les jours, mais c'est moi qui est me comporte comme un abruti.. Je t'interdis de douter de ça.. J'ai jamais été autant heureux avec une femme ! Je suis vraiment désolé ma chérie.. »

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MessageSujet: Re: Don't leave me again ... ➽ feat. Owen   Dim 21 Avr - 18:38



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« Je reviendrai.. Je te le promet.. Je tiendrai cette promesse, car je veux vieillir à tes côtés, et voir notre enfant grandir ! Je t'aime tellement, ma chérie.. » Evoquer un futur incertain ne faisait pas parti des nombreuses habiletés de la jeune femme. Prédire l’avenir est scientifiquement impossible, beaucoup trop de facteurs entrent en cause et les milliards de combinaisons possibles sont trop incertaines. Elle ne voulait pas qu’Owen lui fasse une promesse qu’il ne serait peut-être pas en mesure de tenir, en dépit de ses nombreuses protestations. Il n’était pas à l’abri d’un malheureux accident sur le terrain, d’une balle perdue ou même d’un attentat. Comment ne pouvait-il pas avoir conscience de tout ça ? Il n’était pas invincible mais à force de jouer les héros, Prudence avait l’impression qu’il en oubliait totalement sa condition de mortel. Tout l’amour qu’il pouvait lui porter ou porter à Amy n’y changerait rien. Il n’y a que dans les mauvais films à l’eau de rose que tout se termine bien, or, ils étaient dans le monde réel et ce monde-là ne faisait pas de cadeau. Délicatement, Prudence posa son index sur ses lèvres, l’empêchant ainsi d’approfondir ses propos. « C’est aussi ce que j’espère … mais tu ne peux pas me promettre de revenir alors que personne ne peut savoir ce qui se passera quand tu seras là-bas. J’essaie de me persuader que tout ira bien et qu’une fois de plus tu rentreras sain et sauf mais tu ne peux pas m’empêcher d’avoir peur. C’est même pire que ça, je suis terrorisée.» Elle l’était vraiment, il n’y avait qu’à lire la peur dans son regard. Sans l’ombre d’une hésitation, Prudence vint se blottir dans ses bras. Elle savoura ce moment durant d’interminables secondes, ayant parfaitement conscience du poids qu’allait représenter son absence. Elle aurait donné n’importe quoi pour qu’Owen quitte définitivement l’armée américaine mais elle savait que ce serait beaucoup trop lui en demander. Il n’accepterait jamais de faire un tel sacrifice et elle n’aurait de toute manière, jamais l’audace de le lui demander. Elle était bien placée pour savoir tout ce que cela représentait pour lui. Elle avait également eu connaissance de ses nombreux exploits sur le terrain et de toutes ces vies qu’il avait sauvées même s’il demeurait extrêmement modeste à ce sujet. Ce serait tellement égoïste de lui demander de renoncer même si c’est ce qu’elle souhaitait plus que tout au monde. « Je t'aime aussi, ma chérie ! Je le sais parfaitement.. J'ai juste perdu la notion du temps, à partir du moment ou.. j'ai « lu » cette lettre ! J'ai été totalement déboussolé.. Je suis vraiment désolé ma chérie.. Oh, tu en fais tous les jours, mais c'est moi qui est me comporte comme un abruti.. Je t'interdis de douter de ça.. J'ai jamais été autant heureux avec une femme ! Je suis vraiment désolé ma chérie.. » Elle avait été déboussolée également. Ce départ allait une fois de plus chambouler tous leurs projets. Sauf que cette fois, ils n’étaient plus seuls dans l’équation, il y avait aussi Amy. Même si elle n’était encore qu’un bébé, elle allait parfaitement se rendre compte de l’absence de son père. Owen était tellement présent pour elle, qu’il semblait totalement inévitable de lui épargner cette souffrance.

Prudence se recula légèrement et replongea son regard dans celui d’Owen, souriant légèrement. Sa main était toujours serrée dans la sienne et pour rien au monde elle n’avait envie de rompre ce contact. « J’aimerais juste préciser une chose Owen : tu n’es pas un mauvais mari. Jusqu’à preuve du contraire, je suis la seule à pouvoir en juger. Et à mes yeux, tu es absolument parfait, je n’ai pas envie que tu changes quoi que ce soit.» Il avait mauvais caractère, mais ça elle le savait depuis longtemps… ça ne l’avait pas empêché de se marier avec lui et de fonder une famille. Prudence n’avait pas l’intention de reculer maintenant, elle savait qu’elle l’aimerait toujours même si par moment, cet amour lui causait de terribles douleurs. « Tu sais bien que … que je n’ai pas envie que tu partes. Pour moi, c’est une perte de temps et d’énergie. La guerre n’a jamais été bénéfique d’une quelconque manière, elle n’engendre que peine et souffrance. Je ne vois pas pourquoi tu irais risquer ta vie pour une cause perdue. Mais je sais aussi que tous mes arguments ne suffiront jamais à te convaincre. Tu véhicules des valeurs incroyables et tu as une façon d’appréhender le monde que je t’envie… là où je ne vois que malheur et désolation, tu parviens à entrevoir une lueur d’espoir, quelque chose qui parviendrait à faire de notre monde un monde meilleur. Tu ne peux pas savoir à quel point je t’admire pour ça. Je suis tellement … fière de toi. Fière de ce que tu es… mais j’ai aussi tellement peur de te perdre.» Sans aucune hésitation, Prudence vint se blottir de nouveau dans ses bras et déposa un baiser au coin de ses lèvres avant de murmurer un « je t’aime » à peine audible. Son regard était profondément ancré dans celui du jeune homme quand elle retrouva son sourire. « Il y a un restaurant italien à quelques rues d’ici … »


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MessageSujet: Re: Don't leave me again ... ➽ feat. Owen   Lun 22 Avr - 15:15



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« C’est aussi ce que j’espère … mais tu ne peux pas me promettre de revenir alors que personne ne peut savoir ce qui se passera quand tu seras là-bas. J’essaie de me persuader que tout ira bien et qu’une fois de plus tu rentreras sain et sauf mais tu ne peux pas m’empêcher d’avoir peur. C’est même pire que ça, je suis terrorisée. »

Il la serra doucement. Il ne pouvait pas lui promette. Il savait qu'il pouvait mourir sur le champ. Il y avait tellement de « risques ». Il n'était pas inconscient, seulement un éternel « optimiste » qui essayait d'embellir le monde. Il se battait même en sachant qu'il y en aurait des centaines d'autres, dans plusieurs années. Il ne pouvait pas abandonné ses camarades. Il était comme sa deuxième famille. Il se sentait comme renaître, comme si toute son « histoire » recommençait au début. Il adorait cette impression, étant toujours « plus amoureux » de sa femme. Elle était toujours sa raison de « se battre ». Il aurait pourtant voulu « enlever » cette douleur. Il ressentait la même, à chacun de ses « départs ». Il aurait voulu rester auprès de sa femme, et de son enfant. Il ne pouvait cependant pas. Il n'y avait des vies qui comptait sur lui. Il ne pouvait pas fermer les yeux. Il essuya une larme qui coulait doucement, en essayant de cacher sa douleur d'une séparation nouvelle. Il se mordit doucement la lèvre, en se rendant compte des mois, ou même des années qu'il perdrait au côté de sa « famille », en partant loin de ceux qu'il aime.

« J'aimerai t'enlever cette « douleur ».. Je la ressens également, plus que tu ne peux y croire ! J'ai l'air d'être confiant, mais chacune de nos séparations me fend le « cœur » ! Je ne suis pas inconscient des « risques » seulement optimiste de faire un monde « meilleur » pour toutes les deux ! »

Il voulait absolument croire à un « monde meilleur » pour élever leur enfant. Il ne voulait pas croire que tout n'était que « désolation ». Il refusait de voir le monde tel, qu'il était. Il appréhendait les choses, pour pouvoir les arranger. Il espérait seulement donner un peu espoir aux personnes. Il avait aidé tellement de personnes, qui lui serait tellement « reconnaissant ». les soldats au fronts, qui le vénéraient comme un « dieu » et qui comptait encore lui pour les guider dans cet ultime combat. Il était tellement heureux, de pouvoir les revoir et de se rebattre à leur côté. Ils étaient honorés. Il aimerait vraiment effacer cette rencontre, ou même que le facteur soit trompé de boite aux lettres. Il devait pourtant partir, peut-être pour ne plus revenir, même si cela était peut-être la seule idée qui l'effrayait vraiment.

« J’aimerais juste préciser une chose Owen : tu n’es pas un mauvais mari. Jusqu’à preuve du contraire, je suis la seule à pouvoir en juger. Et à mes yeux, tu es absolument parfait, je n’ai pas envie que tu changes quoi que ce soit. »

Il avait vraiment de la chance. Il était marié à la femme la plus « merveilleuse » du monde. Elle avait quelques défauts, mais sa « beauté » du cœur était inégalable. Il y avait que très peu de personne qui pouvait la comprendre autant que lui. Il était fait pour être ensemble depuis le début, mais étaient aveugles pour le remarquer. Ils avaient parcouru du chemin, avant d'en arriver à être une seule et unique personne. Il ne regrettait rien de tout ce qu'il avait vécu. Il se disait que c'était comme ça que devait être écrit « leur histoire » et non autrement. Il aurait pu être là pendant son adolescence, ou même pendant l'accident de ses parents. Il était cependant malheureux d'apprendre, que personne avait franchi le « premier pas ». Ils étaient tellement aveugles, qu'ils n'avaient pas vu le « cœur » de cette adolescente.

« Je suis marié à la femme la plus « merveilleuse » du monde ! Je suis seulement déçu que très peu de personne l'est remarqué ! Je t'aime tellement.. »

Il embrassa doucement, et serra doucement sa main. Il ne pouvait pas être plus heureux qu'avec sa femme, et son enfant. Il partirait avec une photo de son enfant, et de sa femme pour garder en mémoire chacun des moments inoubliables. Leur rencontre. Leur premier baiser. Leur mariage. La naissance d'Amy. Il ne voulait surtout rien oublier. Il comptait tout emporter avec lui, pour pouvoir donner son maximum. Il devait être présent pour son enfant, mais également pour sa femme. Il lui avait promis qu'il vieillirait avec « elle ». Le serment du mariage. Il avait promis fidélité, et amour « pour l'éternité ». Il avait promis également qu'il serait là pour son enfant, qu'il serait là pour ses premiers mots, ses premiers pas, et pour pouvoir la voir grandir. Il y avait tellement de bonheur. Il ne pouvait pas abandonner. Il ne pouvait ne pas revenir. Il se donnait un « but » revenir auprès de sa femme, et de son enfant.

« Tu sais bien que … que je n’ai pas envie que tu partes. Pour moi, c’est une perte de temps et d’énergie. La guerre n’a jamais été bénéfique d’une quelconque manière, elle n’engendre que peine et souffrance. Je ne vois pas pourquoi tu irais risquer ta vie pour une cause perdue. Mais je sais aussi que tous mes arguments ne suffiront jamais à te convaincre. Tu véhicules des valeurs incroyables et tu as une façon d’appréhender le monde que je t’envie… là où je ne vois que malheur et désolation, tu parviens à entrevoir une lueur d’espoir, quelque chose qui parviendrait à faire de notre monde un monde meilleur. Tu ne peux pas savoir à quel point je t’admire pour ça. Je suis tellement … fière de toi. Fière de ce que tu es… mais j’ai aussi tellement peur de te perdre. »

Il le savait parfaitement. Il avait pu le voir bien avant. Il ne pouvait pas abandonner, cependant. Le sergent et les autres soldats comptaient sur lui. Il était du même avis que sa femme, mais il ne voulait pas que tout ça engendre encore des morts. Il ne supporterait pas perdre quelqu'un, sans pour autant avoir essayer de les sauver. Il avait pour mission de tous les ramener à la maison. Il voulait sauver autant de « vies » possible, pour pouvoir absolument accomplir sa mission de faire un monde meilleur, après toutes les morts qu'il avait causé pour le gouvernement. Il avait déjà fait son choix. Il y avait longtemps. Il cherchait seulement un moment pour lui annoncer. Il ne voulait pas le faire au dernier moment, mais seulement quand il se sentirait près. Il voulait risqué sa vie pour sauver la vie de ses camarades, mais également essayait de calmer les « guerres » et de pouvoir faire un monde meilleur pour sa « famille ».

« Je comprends parfaitement ! Il y a également des personnes innocentes, ou des soldats qui risquent de mourir pendant ce combat ! Je ne peux pas les abandonner, du moins pas maintenant ! Je veux faire un monde meilleur, pour « notre famille » et pour mon grand-père.. J'ai besoin de me faire racheter de toutes les morts que j'ai engendré ! »

Il aurait voulu entendre « Je t'aime » de sa femme. Il était tellement à peine audible, qu'il n'avait pas pu entendre. Il ne comptait sur le moment présent. Il vivrait chaque seconde comme si c'était la dernière. Il en voulait rien regretter. Et pouvoir avoir dire « quoiqu'il arrive, je ne regrette rien. ». Il ouvrit les yeux, et son regard se ancra directement à celui de sa femme, ayant un sourire sur les lèvres. La belle brune proposa par la suite d'aller au restaurant italien, qui était à quelque pas d'ici. Il se retira donc avec regret des bras de sa femme, pour pouvoir reprendre le volant, et conduire en direction du restaurant. Ils étaient tous les deux d'accord. Il devait partir, même si cela les rendait malade tous les deux. Leur enfant aura du mal à pouvoir s'y habituer, étant sans arrêt à la maison pour s'occuper d'elle, comme de sa femme […]

« ..nous sommes arrivés.. »

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MessageSujet: Re: Don't leave me again ... ➽ feat. Owen   Lun 22 Avr - 21:41



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Chaque fois qu’elle le voyait partir, Prudence ressentait une peur proprement sidérante. Elle ne pouvait s’empêcher d’imaginer que les minutes qu’ils passaient ensemble étaient les dernières et elle tenait par conséquent à profiter pleinement de l’instant présent et à graver dans sa mémoire chaque minute qu’elle pourrait voler au temps qu’il leur restait. Des dizaines d’hommes comptaient sur la présence d’Owen et même si elle l’espérait secrètement, elle savait bien qu’il n’abandonnerait jamais l’idée de leur venir en aide. Il était un homme beaucoup trop droit et loyal pour y renoncer. Parfois, Prudence aurait aimé qu’il se montre un peu moins héroïque, un peu moins … humain. Pour en avoir discuté à de nombreuses reprises avec lui, la jeune femme savait qu’il cherchait à se faire pardonner. Mais contrairement à ce qu’il pensait, il n’avait commis aucune faute alors pourquoi devrait-il nécessairement se racheter ? Encore une fois, c’était un signe de toute sa grandeur d’âme et la raison pour laquelle elle l’aimait autant. Elle ne connaissait personne qui soit autant attaché à ses valeurs et prêt à tout sacrifier pour ce qu’il estimait être une juste cause. Le fait qu’il soit croyant y jouait pour beaucoup. Elle savait qu’il voulait obtenir le pardon de dieu ou quelque chose de ce genre. Il fallait vraiment qu’elle lui fasse comprendre qu’il n’avait jamais mal agi. Pas une seule fois. Prudence avait le regard braqué sur leurs mains quand elle reprit la parole. « Je sais parfaitement pourquoi tu fais tout ça. Même si je ne crois absolument pas en dieu, je vais essayer de me placer de ton point de vue durant une fraction de seconde. Si dieu existe … je n’y crois pas mais admettons que ce soit le cas … si dieu existe donc, il sait tout ce que tu as accompli au cours de ton existence, toutes les vies que tu as sauvées, toutes celles à qui tu as offert une seconde chance … depuis que je te connais Owen, tu as toujours fait le bien autour de toi. Je sais que certains évènements du passé t’ont beaucoup marqué, je sais que tu t’en veux et que tu regrettes toutes ces atrocités auxquelles tu as été contraint d’assister mais … tu n’étais pas responsable. Tu as fait ce qu’il fallait faire. C’était ta vie ou la leur. Tuer ou te faire tuer. Et crois-moi, ta vie vaut bien plus que celle de ces hommes qui ne pensent qu’à répandre colère et misère autour d’eux. Je ne cesserai jamais de te répéter à quel point tu es formidable mon ange. Et si dieu existe, lui aussi est sensé le savoir mieux que quiconque. Tu n’as donc rien à prouver … à personne. » Elle leva ses prunelles turquoise vers les yeux sombres d’Owen et s’avança pour déposer un baiser au coin de ses lèvres. Pour elle, dieu n’était qu’un mythe destiné à manipuler les foules. Cela marchait d’ailleurs particulièrement bien si l’on tient compte de toutes les guerres liées à la religion, de toutes ces croyances qui aujourd’hui encore, engendraient des conflits un peu partout à travers le monde. De tout temps, l’église s’était servie de ses croyants pour véhiculer des idées absurdes et cacher les véritables problèmes. Elle était réputée pour manipuler le peuple croyant et en tant que scientifique avisée, Prudence ne pouvait pas croire à toutes ces histoires fantaisistes dont étaient peuplés les récits bibliques. Elle savait en revanche que pour Owen, tout cela n’était que pure réalité et qu’à aucun moment il ne renoncerait à ses croyances. « Quand dois-tu partir ? » Prudence regretta presque aussitôt d’avoir posé cette question. S’il lui disait qu’il devait partir dès le lendemain, ça allait nécessairement gâcher sa bonne humeur pour la soirée et elle ne serait pas en mesure de le supporter. Aussitôt, elle posa son index sur les lèvres du beau brun et l’empêcha ainsi de répondre. « Non ne réponds pas… je ne veux pas savoir … je veux juste qu’on profite de chaque seconde jusqu’au moment où tu devras t’en aller. En attendant, je veux t’avoir rien que pour moi et savourer l’instant présent si tu es d’accord.» Etre confrontée à son absence allait une nouvelle fois être terrible. Certes il y avait internet et les vidéo-conférences mais ce n’était pas la même chose … elle avait besoin de le toucher, de l’embrasser, de se blottir dans ses bras … même si entendre le son de sa voix était déjà énorme, elle savait que tous ces petits contacts allaient terriblement lui manquer.

Owen reprit la route et en quelques minutes seulement, ils arrivèrent à destination. Il s’agissait d’un excellent restaurant italien où ils avaient déjà eu l’occasion de déjeuner par le passé. Lorsqu’ils y entrèrent, ils furent immédiatement accueilli par le réceptionniste, avant que celui-ci ne se fasse voler la vedette par le directeur des lieux qui venait de reconnaitre la jeune femme. Il avait un fort accent italien qu’il se plaisait à entretenir pour surprendre sa clientèle. « Mademoiselle Johnson, c’est un honneur !! Permettez-moi de vous proposer notre meilleure table. Si vous voulez bien me suivre … » Il voyait qu’elle était accompagnée et que ce n’était pas le moment d’entamer la conversation. Luigi, c’était son prénom, était passionné par les travaux de Prudence et plus spécifiquement par ses romans. Il les avait tous lu et était un fervent admirateur des écrits de la scientifique. La fois précédente, il lui avait demandé de dédicacer plusieurs ouvrages et avait même pris la pause avec elle pour une photo souvenir. Luigi les conduisit à une table en terrasse, diner aux chandelles dans un coin vraiment très romantique. Il leur fit savoir que le champagne était offert par la maison et s’éclipsa pour les laisser seuls un instant. Assise à table, Prudence observa les alentours avec un air rêveur, mutin et adorable. Même si elle ne le montrait que rarement, elle était une incorrigible romantique et ce genre d’endroit la faisait totalement rêver. Son regard se braqua dans celui du jeune homme et doucement, elle glissa sa main pour venir la poser sur la sienne. « Je t’aime… » Depuis combien de temps ne le lui avait-elle pas dit ? Elle avait honte de l’admettre mais ces derniers temps, ses « je t’aime » étaient souvent réservés à Amy sans qu’elle ne s’en rende particulièrement compte. « C’est bizarre… c’est la première fois depuis une éternité qu’on se retrouve tous les deux, sans être contraints de devoir parler du travail. Tu sais quoi ? J’adore ça… »


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MessageSujet: Re: Don't leave me again ... ➽ feat. Owen   Mer 24 Avr - 17:53



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« Je sais parfaitement pourquoi tu fais tout ça. Même si je ne crois absolument pas en dieu, je vais essayer de me placer de ton point de vue durant une fraction de seconde. Si dieu existe … je n’y crois pas mais admettons que ce soit le cas … si dieu existe donc, il sait tout ce que tu as accompli au cours de ton existence, toutes les vies que tu as sauvées, toutes celles à qui tu as offert une seconde chance … depuis que je te connais Owen, tu as toujours fait le bien autour de toi. Je sais que certains événements du passé t’ont beaucoup marqué, je sais que tu t’en veux et que tu regrettes toutes ces atrocités auxquelles tu as été contraint d’assister mais … tu n’étais pas responsable. Tu as fait ce qu’il fallait faire. C’était ta vie ou la leur. Tuer ou te faire tuer. Et crois-moi, ta vie vaut bien plus que celle de ces hommes qui ne pensent qu’à répandre colère et misère autour d’eux. Je ne cesserai jamais de te répéter à quel point tu es formidable mon ange. Et si dieu existe, lui aussi est sensé le savoir mieux que quiconque. Tu n’as donc rien à prouver … à personne. »

Il n'y avait pas remettre en cause « l'existence » de Dieu. Il était croyant pratiquant, et pour lui tout cela avait énormément d'importance. Il ne se permettrait pas de renier son existence, ou de démentir sur le fait qu'il n'avait « jamais » existé. Il pouvait comprendre que sa femme était « athée » et ne croyait en aucune religion, mais fallait cependant accepter les « autres » qui croyaient. Il n'avait pas remis en cause la « non croyance » aux athées. La belle brune devait faire de même, et respecter sa religion devant « lui ». Il se doutait qu'il était au courant de tout ce qu'il avait pu faire, mais il ne pouvait pas arrêter maintenant. Il y avait tellement de vie, qui attendait d'être sauver surtout ceux de ses compagnons. Ils risquaient leur vie autant que « lui » dans ce combat, et pouvaient mourir sur le champ de bataille. Il n'abandonnait pas, uniquement pour éviter des monstruosités aux humains. Il était responsable de tellement de morts, qu'il ne voulait surtout pas en revoir d'autre, ou en être encore le « responsable ». Il savait toutes ses notions, mais cela ne valait pas la peine d'arrêter, surtout qu'on comptait tellement sur « sa présence » sinon le sergent chef ne l'aurait pas cherché. Il devait se prouver à lui même seulement, qu'il n'était pas comme « son père » et qu'il était un homme bon, malgré tout ce qu'il avait pu endurer auparavant.

« Je pense qui doit le savoir autant que toi ! Je veux être au service de mon pays, pour sauver d'autres personnes qui méritent une deuxième chance ! Et si personne ne se bat pour son « pays » des personnes mourront.. car personne n'a trouvé un intérêt à se battre, alors que des hommes sont en train d'attaquer des civilisations, détruisant, pillant, tuant des dizaines de personnes, enfants comme adultes, tout ça pour prendre l’Amérique d'assaut ! Je veux un endroit sûr pour vivre avec ma famille, et ne pas risquer qu'un moment ou un autre.. un homme vienne enlever mon enfant, et tuer ma femme.. » affirma-t-il d'un ton monotone, ayant une larme, en repensant à tout cette misère au monde. « Je t'aime plus que tout, ma chérie ! Je refuse de te perdre, tout comme Amy ! Je ferais n'importe quoi pour protéger notre famille, que ça soit des criminels, ou des hommes armées d'un autre pays.. »

Il y avait des dizaines de morts engendrer par « l'homme ». Il mourait bien de quelque chose, toute manière. Il y avait tellement de façon de « mourir » qu'on en oubliait simplement son existence. Il devait se battre pour qu'il n'occupe pas « le pays » et vienne engendrer des dizaines de morts autour d'eux, comme « la peste ». Il avait le devoir « d'asservir » son pays même si cela pouvait être périlleux. Il ne voulait pas que sa femme soit tué, ou même que son enfant soit kidnappé. Il se rappelait même de l'histoire des « champ d'extermination » causé par Allemagne. Il les mettait en esclavage comme les colonies faisaient auparavant, en détenant une population étrangère. Il y avait longtemps que c'était fini, mais les « guerres » étaient toujours « vivantes » et se voulaient plus présente pour l'occupation d'un autre « pays » […] La brillante anthropologue demanda le départ spontanée de son mari, mais ne pouvant pas répondre. Il avait vu déjà cet événement, ou elle voulait garder ça pour le dernier moment. Il ne voulait pas communiquer son départ. Il était prévu pour deux semaines, mais le temps passait tellement « vite » que cela aura lieu très « rapidement » pour tous les deux. Il avait peur de les perdre, de ne pas pouvoir les revoir une dernière fois. Il savait que son enfant pleurait comme sa femme de son absence, mais c'était le « sacrifice » d'un homme pour un « pays » entier. Il y avait plusieurs familles identiques à « eux » qui devrait subir la séparation d'un mari, ou d'un enfant.

« Non ne réponds pas… je ne veux pas savoir … je veux juste qu’on profite de chaque seconde jusqu’au moment où tu devras t’en aller. En attendant, je veux t’avoir rien que pour moi et savourer l’instant présent si tu es d’accord. »

Il était du même avis qu'elle, c'était pour ça qu'il se mit à conduire au « restaurant ». Il ne voulait pas perdre une minute. Il était d'accord, et voulait être à sa « famille » exclusivement pendant deux semaines. Il avait pris des « congés » pour pouvoir être un maximum présent, même si cela ne comptait que quelques jours. Il s'arrêta devant le restaurant, ou un fanatique de son épouse y faisait de délicieux mets « italiens ». Il se mit à soupirer, en voyant la longue et périlleuse discution sur son sucée de ses « bouquins ». Il observa autour d'eux, en marchant un peu le temps qu'ils arrêtent de parler ensemble. Il s'arrêta au moment de la table, pour rejoindre sa femme qui était toujours auprès de lui, qui venait de lui faire une nouvelle déclaration. Il trouvait que ça faisait longtemps. Il lui disait pourtant, cependant. Il avait impression que son enfant le méritait plus que lui, mais ce n'était qu'une impression seulement. Il se mit à sourire, en lui répétant exactement la même chose. Il aurait aimé entendre plusieurs fois, pour s'assurer que ce n'était pas occasionnellement vu qu'il allait bientôt « partir ».

« C’est bizarre… c’est la première fois depuis une éternité qu’on se retrouve tous les deux, sans être contraints de devoir parler du travail. Tu sais quoi ? J’adore ça… »

Elle avait malheureusement « raison ». Il n'avait parler que du « boulot » ces temps-y. Il était monstrueux, comme il était accaparé par leur « métier ». Il n'avait que ça en bouche, aucun mots ou discutions normale, qu'ont tout les « couples » normaux. Il aurait voulu parler d'autre chose, mais c'était impossible. Ils se communiquaient le « progressisme » des enquêtes, avant de recevoir un appel important. Il ne voulait pas être comme ça. Il voulait former une famille, et pouvoir parler de tout et de rien « ensemble » pas uniquement de « boulot ». il adorait également parler autre que le « travail », même si ça devait « rare » ou seulement quand il y avait « amy » dans les parages. Il embrassa doucement, avant de plonger son regard dans les prunelles de sa « merveilleuse » épouse.

« J'adore ça également ! Je dois dire que ça m'avait beaucoup manqué ! Je crois qu'on est trop accaparé par notre travail, qu'on en oublie « essentiel », tu ne trouves pas ? »

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MessageSujet: Re: Don't leave me again ... ➽ feat. Owen   Jeu 25 Avr - 14:25



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Le côté rêveur d’Owen contrastait largement avec sa propre vision du monde. Prudence n’était pas une utopiste, elle ne croyait pas aux miracles et était persuadée que les hommes étaient fondamentalement mauvais. C’était dans la nature humaine d’agir ainsi, d’assouvir sa vengeance dans le but d’asseoir sa domination. C’est pour cette raison qu’elle pensait que les guerres étaient inutiles. Il y en avait toujours eu et il y en aurait toujours. Elle ne voulait pas qu’Owen risque sa vie pour une cause perdue. Mais naturellement, elle savait qu’il n’était pas raisonnable de discuter de tout cela avec son mari. Leurs opinions divergeaient beaucoup trop pour que la conversation soit constructive. Chacun campait sur ses positions et Prudence n’avait plus qu’à espérer qu’elle faisait fausse route et qu’Owen lui reviendrait une fois de plus. Pour l’instant, elle voulait seulement se concentrer sur l’instant présent et savourait chaque seconde qu’ils passaient ensemble. Cette soirée en amoureux était la première depuis la naissance d’Amy et autant dire que Prudence se sentait revivre. Elle avait besoin de passer du temps à deux, en dehors du travail. Hélas, ils ne s’accordaient ce plaisir que très rarement. « Tu veux dire que JE suis accaparée par mon travail… mais ne t’en fais pas, je sais quel est l’élément essentiel à ma vie et je ne suis pas prête de l’oublier.» Prudence caressa sa main du bout des doigts, ses prunelles toujours rivées dans le regard d’Owen. Elle savait qu’il doutait continuellement de ce qu’elle disait au sujet de ses sentiments. Le connaissant, il devait certainement penser qu’elle agissait de la sorte car il était sur le point de partir, ce qui était totalement absurde. Prudence l’aimait sincèrement et si elle n’exprimait pas son amour ouvertement, c’est uniquement par pudeur. Même si le temps passait, elle avait toujours autant de mal à lui dire qu’elle l’aimait. Elle le faisait mais elle avait toujours peur d’un retour négatif. « J’ai eu ton grand-père au téléphone cet après-midi. Il cherchait à te joindre pour prendre des nouvelles mais je pense que tu devais être occupé alors il a téléphoné sur mon portable. Il m’a dit qu’il aimerait venir passer quelques jours chez nous pour passer un peu de temps avec Amy. Je lui ai naturellement répondu qu’il était le bienvenu et que nous serions ravis de l’accueillir.» Mais là n’était pas la question… ils avaient également parlé de tout autre chose et c’est là que Prudence souhaitait en venir. « Comme tu l’imagines, nous avons longuement parlé de toi et … selon ses dires, tu aurais une fâcheuse tendance à remettre en question toutes mes paroles.» Elle se mit à sourire car elle faisait clairement allusion à ce qu’elle venait de dire : au fait qu’elle l’aimait. Prudence savait qu’Owen avait constamment besoin qu’elle lui « prouve » son amour et la réciproque n’était pas moins vraie. Elle aussi avait besoin d’être rassurée, à croire que ce qu’ils possédaient était tellement précieux qu’ils avaient du mal à accepter l’idée de pouvoir tout perdre du jour a u lendemain. « Alors je voudrais que tu écoutes bien ce que j’ai à te dire et surtout, que tu ne l’oublies jamais : je t’aime plus que tout au monde et jamais rien ni personne ne changera ça. Regarde ma main..» Prudence parlait de la main qui était posée sur la sienne… elle la tourna légèrement pour lui laisser voir son poignet. En lettres calligraphiques, elle s’était fait tatouer le prénom d’Owen, exactement au même endroit que lui possédait ses propres tatouages. Elle avait fait ça sur un coup de folie en compagnie de sa meilleure amie et ne le regrettait absolument pas. « Qu’est-ce que tu en penses ? » Le tatouage était discret, sobre, élégant … mais le plus important était sa valeur sentimentale, tout ce qu’il représentait aux yeux de la scientifique.


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MessageSujet: Re: Don't leave me again ... ➽ feat. Owen   Jeu 25 Avr - 16:19



a love beyond borders.
« Tu veux dire que JE suis accaparée par mon travail… mais ne t’en fais pas, je sais quel est l’élément essentiel à ma vie et je ne suis pas prête de l’oublier. »

Il était autant qu'elle. Il pouvait se libérer peut-être tôt. Il en n'était pas moins accaparé. Il faisait même des nuits entières. Il en avait déjà fait, et en referait sûrement. Il ne les comptait plus. Il s'était habitué, à devoir rentrer à deux heures, et à commencer à dix heures. Il aurait voulu plus de temps, mais les meurtriers n'attendaient pas. Il avait impression qu'elle oubliait. Il savait que ce n'était pas vrai. Il se disait peut-être que leur enfant, ou même son travail était plus « important ». Il n'était pas « jaloux ». Il se sentait seulement à l'écart. Il se doutait que ce n'était qu'une impression. Il pensait que cela venait du fait qu'elle ne lui démontrait pas « son amour ». il avait beau lui répéter « Je t'aime », ou même lui dire un discours romantique. La seule chose qui en ressortait c'était « moi aussi » et jamais de « je t'aime ». Il s'était fait à l'idée que peut-être cela venait simplement de lui. Il n'était peut-être pas assez important. Il venait de l'entendre, même s'il le savait déjà, qu'elle aimait, et qu'elle n'oublierait pas la chose « essentielle ». Il avait seulement le droit de douter.

« J’ai eu ton grand-père au téléphone cet après-midi. Il cherchait à te joindre pour prendre des nouvelles mais je pense que tu devais être occupé alors il a téléphoné sur mon portable. Il m’a dit qu’il aimerait venir passer quelques jours chez nous pour passer un peu de temps avec Amy. Je lui ai naturellement répondu qu’il était le bienvenu et que nous serions ravis de l’accueillir. » informe-t-elle avant de rajouter. « Comme tu l’imagines, nous avons longuement parlé de toi et … selon ses dires, tu aurais une fâcheuse tendance à remettre en question toutes mes paroles. »

La belle brune caressa sa main doucement. Il pensait qu'au début beaucoup de femmes disait uniquement ça, lors de leur « départ » comme pour savoir qu'ils sont « aimés » même au delà du champ de bataille. Il ne savait pas trop quoi penser. Il était tellement perdu ces temps-y. Il avait reçu cette lettre, qui venait comme auparavant détruire « son existence » d'homme pour le mettre sur le champ pour combattre pour honneur de son pays. Il était récompensé comme pendant toutes les « guerres » qu'il devait être confronter. Et cela ne changera pas le « manque » ressenti pendant ces longs et périlleux mois. Le vieil homme avait téléphoné cet après-midi. Il était dans son bureau pendant toute l'après-midi, en train de s'occuper des dossiers plus ou moins importants. Il ne pouvait pas s'occuper des enquêtes. Il n'y avait aucun meurtre pour le moment. Et il devait tout de même travailler. Les nouvelles ? Il en doutait que ça soit uniquement de ça. Il avait toujours une intention particulière. Il pouvait prendre des nouvelles, mais il y a « anguille sous roche » comme on dit. Il pouvait venir autant de temps qu'il voulait, mais il devait sûrement venir pour lui également. Il était au courant pour la « lettre » déjà.

« Je devais m'occuper des dossiers plus ou moins importants ! Je doute que ça soit uniquement pour ça ! J'aurai du m'en douter, qu'il viendrait pour me « voir » ! J'essaye de m'y convaincre.. mais chaque fois c'est pareil.. »

Il avait impression de parler à un fantôme qui répondait « moi aussi » sans arrêt. Il ne savait pas comment faire. Il avait beau essayé pour montrer que sa femme l'aimait. Il n'avait pas eu beaucoup de « Je t'aime » ou uniquement pour le convaincre. Il aimerait que ça soit naturel, sans besoin de tout ça. Il n'arriverait peut-être pas. Il n'était pas stupide. Il savait que sa femme aimait, mais pourquoi ne lui dit-elle pas ? Il se demandait pourquoi elle avait autant de mal, à dire « Je t'aime » alors. Il y avait auparavant cette femme qui lui disait sans arrêt, mais maintenant cela devenait rare, ou occasionnellement quand il se sentait pas aimé. Il fallait forcé la main peut-être. Il en avait aucune idée. Il ne devrait peut-être pas lui dire également. Il avait comme avoir un retour « négatif » même si « moi aussi » ne l'était pas forcément. Bizarrement, cela faisait comme effet que la personne n'avait rien à « cirer » de la personne. Il le disait comme ça, sans vraiment le penser, pour se débarrasser de l'autre. C'est juste comme les « autres » le perçoivent, pas Owen. Il se sentait juste mal compris, ou ne ressentant pas les sentiments de sa femme de temps en temps.

« Alors je voudrais que tu écoutes bien ce que j’ai à te dire et surtout, que tu ne l’oublies jamais : je t’aime plus que tout au monde et jamais rien ni personne ne changera ça. Regarde ma main.. »

Il se demandait pourquoi regarder « la main ». Il y avait peut-être la bague de « mariage » uniquement. Il observa sa main, qu'elle retourna en même temps. Il y avait un tatouage avec son prénom dessus. Il y a certaine personne qui diront que c'était « trop » surtout si leur « amour » devait se terminer un moment. Il avait aussi un tatouage, mais c'était « symbolique » vu que ça représentait une déclaration pour lui. Il aimait plus que tout au monde également, mais il avait impression de ne pas entendre souvent le « je t'aime » même si cela pouvait paraître c'était quand même le début de leur « histoire » ou il s'avouait leurs sentiments non ? Certes. Il n'y avait personne qui pouvait y changer ça. Il y avait seulement qu'il aurait voulu entendre ces mots, d'une façon amoureuse, et non comme si cela sortait uniquement pour faire « plaisir ».

« Qu’est-ce que tu en penses ? »

Il regarda le sien, tout en sachant qu'il avait sûrement la même valeur symbolique. Il savait qu'elle aimait, et lui également mais attendait toujours ce « mots » magique. Il suffisait simplement de l'entendre avec la bonne tonalité pour être « heureux » et se sentir aimer. Il tourna légèrement le poignet également, en lui montrant « les ailes » avec le mots calligraphique d'une langue étrangère qui voulait dire « Je t'aime ». Il ne savait pas quoi penser. Il se disait que peut-être ça ne changerait pas. Il se mordit la lèvre doucement, en ne sachant pas trop quoi dire. Il détourna le regard un moment, avant de lui demander.

« montre moi le.. parce que les « moi aussi » ne remplaceront jamais les « je t'aime » et tu devrais le savoir.. et ton tatouage est à peu près comme le mien, seulement il date du début de notre histoire.. »

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MessageSujet: Re: Don't leave me again ... ➽ feat. Owen   Jeu 25 Avr - 17:35



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Pourquoi avait-elle tellement peur de lui dire qu’elle l’aimait ? C’était une énigme que même la plus poussée des sciences ne pouvait expliquer. La jeune femme se mordit la lèvre nerveusement, ne sachant pas ce qu’elle pouvait répondre à sa demande. Prudence savait qu’il allait penser qu’elle lui disait qu’elle l’aimait uniquement car il venait de le lui demander, or, ce n’était absolument pas le cas. Il était ce qu’elle avait de plus précieux au monde et elle était sincèrement navrée qu’il ne s’en rende pas compte. Il en fut de même quand il observa son poignet … Prudence avait l’impression que ça ne le touchait pas outre mesure alors que ça représentait beaucoup pour elle. La perspective qu’ils puissent se séparer un jour ne lui avait même pas effleuré l’esprit tant elle est convaincue qu’il était l’homme de sa vie. Pourquoi aurait-elle accepté de se marier avec lui si elle n’en était pas certaine ? Aussitôt, la jeune femme retira sa main de celle d’Owen et se servit un grand verre d’eau qu’elle avala d’une traite. Mince ! C’était la meilleure … « Je constate une fois encore que j’ai tout faux. C’est lamentable.» Si elle n’avait pas été en publique et surtout, si Owen n’était pas face à elle, Prudence aurait certainement fondu en larmes tellement elle se sentait stupide et désemparée. Elle se demandait souvent pourquoi les sentiments humains étaient d’une telle complexité. Elle aurait aimé que les choses soient beaucoup plus simples et surtout, qu'Owen comprenne à quel point elle tenait à lui. « Je ne sais pas pourquoi c’est aussi compliqué.» Oh si !! Inconsciemment, elle le savait parfaitement ! Elle avait juste peur qu’il arrête de l’aimer et qu’une fois encore, elle se retrouve seule, exactement comme elle l’avait été durant sa vie entière. Elle ne supporterait pas de le voir s’en aller alors elle préférait faire barrage à ses sentiments plutôt que de prendre le risque de tout perdre. Voilà pourquoi elle était tellement en retrait dès qu’il s’agissait de parler d’amour. Prudence n’était pas totalement insensible et il lui arrivait fréquemment de lui dire qu’elle l’aimait mais … ce n’était pas évident du tout. « Le problème Owen, c’est que tu ne te rends même pas compte de ce que tu représentes à mes yeux. C’est comme si j’avais choisi de mettre ma vie entière entre tes mains. Je suis prête à faire n’importe quoi par amour pour toi et je pense l’avoir prouvé à plusieurs reprises seulement … j’ai du mal à mettre des mots là-dessus. J’ai toujours peur que tout ce bonheur m’échappe soudainement du jour au lendemain … j’ai peur de te perdre … de te voir t’éloigner de moi … peur qu’un jour tu décides de mettre un terme à notre histoire … peur que tu cesses de m’aimer. En fait je … j’ai peur que tu ne répondes pas à mon « je t’aime » … et plutôt que de prendre le risque de me confronter à une non-réponse, je préfère ne rien dire. » C’était lamentable, elle l’avait prévenu. Mais elle avait furieusement peur qu’un jour il cesse de l’aimer. Peut-être qu’à ce moment-là, il ne répondrait pas quand elle lui dirait qu’elle l’aime… ce qu’elle ressentirait alors serait affreusement douloureux et elle n’aurait probablement pas la force de s’en remettre. Prudence se servir un second verre d’eau mais au lieu de le porter à ses lèvres, elle se contenta d’en contempler le contenu, ce qui lui évitait d’affronter le regard d’Owen. « Pourtant, tu ne pourras jamais imaginer à quel point je t’aime … je pense du plus profond de mon âme qu’aucune femme ne t’a jamais aimé de la sorte et qu’aucune femme ne t’aimera jamais comme je t’aime. Et … je ne sais pas ce que je peux faire pour t’en convaincre. Nous avons traversé tellement d’épreuves ensemble que je pensais que tu n’avais plus l’ombre d’un doute concernant mes sentiments mais ce n’est visiblement pas le cas. Je suis désolée de ne pas parvenir à te rendre heureux… peut-être que …» Peut-être que je ne suis pas faite pour toi. Voilà ce qu’elle voulait dire sans pour autant aller jusqu’au bout de ses pensées. « Je t’aime Owen … Je ne veux pas que tu penses que mes paroles sont dénuées de sens sous prétexte que tu viens de me faire remarquer que mes réponses étaient toujours beaucoup trop vagues. Non, je t’aime vraiment. Mais comment te le prouver ? Quoi que je fasse … je me trompe.» Elle glissa son poignet sous la table, là aussi elle s’était trompée…

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MessageSujet: Re: Don't leave me again ... ➽ feat. Owen   Jeu 25 Avr - 18:42



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Elle n'avait pas tout « faux ». Il attendait seulement des « mots » à ses déclarations. La belle brune lui montrait tout le temps. Il savait parfaitement qu'elle aimait. Il attendait seulement qu'elle lui montre avec des « phrases ». Il se redressa spontanément, voyant que sa femme allait mal, en croyant qu'elle s'était encore trompée. Il prend sa main, avant de la tirait de son siège pour attirer dans ses bras. Il la garde précieusement contre lui, ne voulant pas la voir pleurer, surtout pas maintenant. Il était au courant que c'était compliqué pour sa femme. Il savait tout ce qu'elle avait enduré auparavant, et comme quoi c'était différent maintenant. « Le problème Owen, c’est que tu ne te rends même pas compte de ce que tu représentes à mes yeux. C’est comme si j’avais choisi de mettre ma vie entière entre tes mains. Je suis prête à faire n’importe quoi par amour pour toi et je pense l’avoir prouvé à plusieurs reprises seulement … j’ai du mal à mettre des mots là-dessus. J’ai toujours peur que tout ce bonheur m’échappe soudainement du jour au lendemain … j’ai peur de te perdre … de te voir t’éloigner de moi … peur qu’un jour tu décides de mettre un terme à notre histoire … peur que tu cesses de m’aimer. En fait je … j’ai peur que tu ne répondes pas à mon « je t’aime » … et plutôt que de prendre le risque de me confronter à une non-réponse, je préfère ne rien dire. » Il en était conscient. Il savait ce qu'il représentait pour sa femme. Il avait su dés le début de leur amour. Il n'avait pas eu besoin d'attendre longtemps. Il en était de même pour lui. Il serait prêt à n'importe qui pour elle. Elle avait prouvé, simplement un seul mots manquait. Il était pourtant simple, du moins il avait oublié que sa femme était pas comme les autres. Il devra se passer des « Je t'aime » alors. Il ne voulait pas blesser sa femme, en lui croyant qu'il ne savait pas à quel point elle aimait. Et pourtant deux mots, suffisait largement. Il était pourtant simple de les dire, quand on aime quelqu'un. Il en avait également peur, mais c'était pour ça qu'il comptait lui dire aussi longtemps ces mots. Il savait comme ça, qu'elle était consciente qu'il aimait, et que cela durerait toujours. Il n'avait jamais été question de tout ça. Il ne pouvait pas se séparer de sa femme, ou de son enfant. Il ne veut pas la perdre également, ou même s'éloigner définitivement. Il aimait tellement que tout cela était impossible. Il était le seul à lui dire autant de fois, peut-être dans toute une « vie ». Il était formellement impossible, que tout cela s'arrête maintenant. Et c'est comme ça qu'elle a le plus de chance de se confronter à ça.

« Je ne vois pas comment cela est possible.. Je veux dire que je suis exactement dans le même cas que toi ! J'ai peur autant de toi de tout ça, mais au risque d'avoir un « non-réponse » comme tu dis.. Je le dis quand même plusieurs fois même, et même si.. des « moi aussi » me revienne comme ça, sans entendre une fois « Je t'aime ».. Je m'en rend parfaitement compte, ma chérie ! Oui, tu l'as prouvé des centaines de fois.. mais il aurait suffit simplement d'un « Je t'aime » pour me rendre heureux ! » oh comme quoi, la magie des mots. Il embrassa tendrement sa femme, avant de déposer un baiser sur son front. Il était possible qu'elle avait mal pris pour son « tatouage ». Il n'avait pas tout dis, mais uniquement parce qu'il était trop « figé » par son impression. Il aimait beaucoup son tatouage, et ça le touche énormément. Il ne le montrait pas, comme elle ne le disait pas « Je t'aime ». Et c'était exactement le même effet que ça faisait. Il ne l'avait pas fait exprès. Il voulait simplement lui faire comprendre pourquoi il avait du mal à la croire ces derniers temps. Il devrait lui dire pour la rassurer, et montrer qu'il était touché, et que ça lui faisait plaisir de voir qu'il comptait énormément pour elle. « Pourtant, tu ne pourras jamais imaginer à quel point je t’aime … je pense du plus profond de mon âme qu’aucune femme ne t’a jamais aimé de la sorte et qu’aucune femme ne t’aimera jamais comme je t’aime. Et … je ne sais pas ce que je peux faire pour t’en convaincre. Nous avons traversé tellement d’épreuves ensemble que je pensais que tu n’avais plus l’ombre d’un doute concernant mes sentiments mais ce n’est visiblement pas le cas. Je suis désolée de ne pas parvenir à te rendre heureux… peut-être que … » Il le savait, c'était au même « titre » pour lui. Il aimait d'un amour fou et incontrôlable. Il n'en avait jamais douté, un seul moment même. Il savait qu'elle était la seule à pouvoir aimer autant, et le rendre autant heureux. Les autres ne lui arrivaient pas à sa hauteur même. Elle venait de le faire. Elle disait avoir du mal à le dire, pourtant elle avait dit déjà plusieurs fois déjà le moment de la conversation, même si ce n'est pas pour la même raison. Il n'avait pas l'ombre d'un doute par rapport à ses sentiments, mais il voulait tout de même entendre dire « Je t'aime » simplement. Il voulait en être convaincu même si c'était déjà le « cas ». Ola, elle allait vraiment trop loin là. Il n'avait jamais question de ça. Il n'y avait qu'elle qui le rendait autant heureux. Et elle était faite pour lui, autant qu'il était pour elle. Il n'y avait pas à en douter. Il fallait qu'il réagisse sur le champ.

« Oh, tu viens de le faire ! Je crois que tu viens de dire « Je t'aime » quatre fois depuis que la conversation tourne au dramatique ! Et il ne manquait uniquement ça pour mon bonheur.. Je n'ai jamais douté de tes sentiments ! Oh seulement tu ne peux pas savoir combien ça fait du bien d'entendre un « Je t'aime » et de pouvoir se rassurer quand tout va mal ! Oh n'y pense même pas.. Je t'interdis de terminer ta phrase ! Je suis bien content de te le dire, mais tu as « tord ».. Je n'attendais seulement de toi qu'un « Je t'aime », donc tu n'as pas à t'excuser.. ou quoique ce soit d'autre.. » Il ne cherchait pas plus loin que « Je t'aime ». Il ne comprenait pas pourquoi en faire autant. Il disait simplement qu'il aurait voulu un « Je t'aime » temps en temps pour lui prouver naturellement. Il ne lui en voulait pas. Il savait qu'elle était comme ça. Ils s'étaient de nouveau ensemble autour de « la table ». Il se met à soupirer longuement, après avoir entamer un long discours, sans même s'arrêter. « Je t’aime Owen … Je ne veux pas que tu penses que mes paroles sont dénuées de sens sous prétexte que tu viens de me faire remarquer que mes réponses étaient toujours beaucoup trop vagues. Non, je t’aime vraiment. Mais comment te le prouver ? Quoi que je fasse … je me trompe. » Et voilà, elle venait de lui dire encore une fois. Ce n'était pas autant compliqué alors. Il ne le pensait pas, mais seulement voilà elle était tellement concentrée dans son discours, qu'elle changeait après de thème en commun. Elle venait de lui prouver. Elle lui avait dit encore « deux fois » qu'elle aimait, avec des mots. Il n'attendait pas plus que ça. Il observa sa femme cachait son bras, qu'il attrapa de nouveau pour lui montrer, tout en venant l'embrasser tendrement. Il caressa doucement ces cheveux pour la rassurer, avant de répondre à ce qu'elle venait de dire. « Oh je n'ai pas pensé ça, maintenant ! Justement, tu viens de le faire ! Je crois que tu ne t'en rends pas compte ! Il me semble que tu viens de me dire « Je t'aime » deux fois, non ? Et tu ne te trompes pas, ma chérie.. Le tatouage me touche beaucoup.. Je ne t'aurai pas cru capable de ça ! J'ai seulement du mal par moment aussi à mettre des mots, mais cela ne m'empêche pas de te dire « Je t'aime » autant de fois que nécessaire pour te rassurer, et te rendre heureuse ! »

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MessageSujet: Re: Don't leave me again ... ➽ feat. Owen   Jeu 25 Avr - 19:27



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Contrairement à certains hommes qui considèrent les femmes en détresse comme des braises brulantes et impossibles à manier, Owen continuait de la serrer dans ses bras tout en lui soufflant des paroles réconfortantes. Ce n’était pas simple et Prudence s’en voulait d’avoir encore autant de mal à affronter ses sentiments. Pour certaines femmes, il était facile de répéter à volonté ce qu’elles avaient sur le cœur. Pour elle, cela s’apparentait davantage à une véritable torture. Elle n’avait pas suffisamment confiance en elle pour croire qu’il allait l’aimer pour le restant de ses jours. Naturellement, elle savait qu’elle était une femme hors du commun et très convoitée par la gente masculine mais elle n’avait d’yeux que pour Owen. C’est à lui qu’elle voulait plaire. A lui et à personne d’autre. Mais pour le moment, Prudence avait l’impression de faire fausse route et de causer davantage son malheur que son bonheur. Sa maladresse légendaire était toujours au rendez-vous quand il ne fallait pas. Sans réfléchir, elle vint se blottir dans ses bras et ferma les yeux un court instant. Bien sur qu’elle l’aimait, cela ne faisait pas l’ombre d’un doute. Elle était prête à se damner pour lui. Mais hélas, la jeune femme avait beaucoup de mal à le lui faire savoir grâce au pouvoir des mots. Ce n’était pourtant pas faute de faire des efforts de ce côté-là. Prudence releva la tête quand elle réalisa qu’au cours de son discours, elle avait prononcé les deux petits mots magiques à plusieurs reprises. A croire que ce n’était pas si difficile que ça de lui faire savoir qu’elle l’aimait. « Plus le temps passe et plus mes sentiments à ton égard sont d’une puissance remarquable. Je n’aime pas savoir que tu en doutes. Parce-que pour moi, tu es ce qu’il y a de plus important au monde. » Elle glissa une main jusqu’à sa joue qu’elle caressa doucement avant de fixer ses lèvres avec désir. Oui elle l’aimait. Mais de simples mots ne pouvaient suffire à rendre compte de ce qu’elle éprouvait vraiment pour lui. Prudence ressentait une envie viscérale de sentir ses lèvres sur les siennes et la proximité entre eux rendait cette tentation presque irrésistible. « Je peux te le prouver si tu veux.» Elle avait à peine susurré ces quelques mots afin qu’il soit le seul à les entendre. Qu’importe qu’ils soient en plein milieu d’un restaurant, elle mourrait d’envie de l’embrasser et ce ne sont pas quelques regards indiscrets qui allaient l’en empêcher. La jolie brune se mit sur la pointe de pieds et vint sceller ses lèvres à celles du jeune homme avant d’échanger avec lui un baiser passionné, digne d’un véritable conte de fées. Sa main droite glissa sur la nuque d’Owen qu’elle caressa avec tendresse, tandis qu’elle savourait cette sensation divine d’être seule au monde avec l’homme qu’elle aimait par-dessus tout. Elle était prête à tuer pour passer cinq petites minutes seule avec lui. Personne ne comptait davantage qu’Owen dans sa vie et s’il tenait à ce qu’elle lui répète qu’elle l’aimait, Prudence allait tâcher de répondre à ses attentes de la plus délicate manière qui soit.

Finalement, la scientifique éloigna son visage de celui d’Owen. A peine quelques millimètres séparaient leurs visages et comme si cet avant-goût de paradis ne suffisait pas, Prudence mourrait d’envie de recommencer. La preuve qu’elle l’aimait plus que tout, non ? « Je pourrais aller plus loin mais l’endroit est mal choisi pour ça.» Un sourire malicieux s’étira sur son visage mutin et elle baissa de nouveau le regard, manifestement gênée par ce qu’elle venait de dire. Sa main n’avait pas lâché celle d’Owen et elle redoutait l’instant terrifiant où elle allait devoir s’en séparer, quelques semaines plus tard, lorsqu’il devrait partir. « En fait, je n’ai plus vraiment faim. » Ironique, après avoir tergiversé durant des heures pour trouver un restaurant qui leur convenait ! Et tant pis pour les efforts de Luigi qui avait l’intention de faire de leur soirée un instant inoubliable. Prudence avait besoin de tout autre chose pour l’instant. Elle voulait juste d’une soirée romantique avec Owen. « Et si on allait faire une promenade au clair de lune ? » Une promenade romantique, main dans la main, avec au dessus d’eux, un océan d’étoiles… c’est de ça dont elle avait envie pour le moment. Elle voulait juste avoir l’impression d’être seule au monde avec lui…



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MessageSujet: Re: Don't leave me again ... ➽ feat. Owen   Ven 26 Avr - 19:55



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« Plus le temps passe et plus mes sentiments à ton égard sont d’une puissance remarquable. Je n’aime pas savoir que tu en doutes. Parce-que pour moi, tu es ce qu’il y a de plus important au monde. » Il avait remarqué. Elle n'avait pas besoin de lui « dire ». Il avait déjà entendu ses mots auparavant. Il voulait seulement entendre « Je t'aime ». Et ça serait sûrement les derniers mots qu'il aimerait entendre, s'il devait mourir. La belle brune était également ce qu'il avait de plus important au monde. Il avait peut-être un mauvais caractère. Il était peut-être paranoïa par moment, mais c'était par « crainte ». Il avait peur que tout s'arrête, maintenant. Le mots « moi aussi » signifiait que la « femme » ne pensait pas vraiment ça, et qu'elle le disait sans aucun intérêt. Il avait peur que tout cela vrai, et de perdre la femme qu'il aimait le plus au monde. « tu n'as pas besoin de le dire.. il y a que de ne plus entendre « Je t'aime » me fait croire, que tout cela pourrait se terminer, maintenant.. et j'espère qu'à ma mort, je pourrais entendre encore ses derniers mots, pour reposer en paix et ne rien regretter ! » il ne regretterait rien, si sa femme venait à lui dire ces quelques mots. Il pouvait toujours écrire une lettre avec de donner son dernier souffle. Il ferma les yeux aux contacts de sa main, sur son visage angélique. Il appréciait chaque contact que sa femme pouvait lui « offrir ». Il se disait que c'était sûrement les derniers moments avant son départ. Il aurait voulu que sa dure plus longtemps. La belle femme avait quelque chose à lui dire, avant de reprendre leur débat amoureux devant tout le monde. « Je peux te le prouver si tu veux. » cela ne la gênait pas de faire leur débat amoureux, alors ? Il croyait qu'elle aurait préféré le faire dans un autre endroit plutôt « tranquille » qu'entourer d'inconnu. Cela ne lui gênait pas du tout. Il pouvait le faire n'importe ou, et n'importe quand. Il se posait la question uniquement pour sa femme. Il prolongea son baiser amoureusement, tout en se mettant à sourire amusé de devoir se mettre sur la pointe des pieds pour venir embrasser. Il n'était pas aussi grand que ça tout de même ? Il avait autant grandi, ou c'était qu'il n'avait pas impression que sa femme soit autant « petite » qu'elle paraissait grande par son intelligence.

« Je pourrais aller plus loin mais l’endroit est mal choisi pour ça. » Il y avait un sous-entendu là ? Il ne se trompait pas. Elle disait bien continuer plus loin, mais dans un sens beaucoup plus « explicite » ou c'était seulement son imagination. Il aurait aimé lui demander, mais dans ce genre de restaurant c'était plus déplacé, surtout devant autant de monde. Il ne se permettrait pas de déranger ou même de choquer les âmes sensibles. Il se mit simplement à sourire amusé à son idée de voir des visages choqués, en apprenant ce qu'il pensait vouloir dire. « c'est moi ou il y a un sous-entendu, mademoiselle johnson ? » il haussa les sourcils pour bien montrer son intérêt à ce petit sous-entendu, sans réveiller ses soupçons des autres invités. Il serra sa main dans la sienne, regrettant également de devoir la lâcher un moment, ou un autre pour partir sur le champ. Il avait remarqué qu'elle-même avait entendu un sous-entendu dans ce qu'elle venait de dire quelques minutes auparavant. Il n'y avait pas de quoi être gêner, peut-être parce qu'il y avait du monde, mais cela ne l'avait pas empêcher d'en rajouter. Il embrassa doucement sur le front, avant de se retirer à bonne distance, toujours en tenant sa main. « En fait, je n’ai plus vraiment faim. » why ? La belle brune voulait continuer avec ses « sous-entendus » ou c'était seulement à cause de leur ancienne dispute, par rapport aux sentiments de sa femme. Il ne comprendrait jamais « les femmes ». Elles changeaient toujours. Il devait seulement appréhender, ou s'adapter à la situation comme d'habitude. Il aurait bien voulu prendre quelque chose, donc il boit un coup sec le verre d'alcool offert par le restaurant, avant de prendre quelques appétitifs. La dispute lui avait donné faim, soudainement. Il n'était pas affamé, donc il pouvait patienter un peu. « c'est le fait d'attendre aussi longtemps ? Ou notre dispute qui t'a coupé l'appétit ? » il était question des deux pour le bel homme. Il ne supportait pas attendre quand il avait faim. Et la dispute avait donné l'eau à la bouche, donc il préférait manger un petit amuse-gueule, avant de pouvoir manger à la maison. Il se demandait cependant ce qu'elle comptait faire. Ils avaient encore la nuit devant eux. Ils n'allaient pas rentrer à la maison à cause de toutes leurs disputes aujourd'hui. Il serait dommage de gâcher un moment sous un merveilleux ciel étoilé, non ? « Et si on allait faire une promenade au clair de lune ? » c'était une bonne idée. Il hocha la tête pour répondre à sa question, avant de l'entrainer dehors. Il commençait déjà à se faire tard, et sans même avertir quelqu'un. Il partit directement avec sa femme du restaurant pour commencer à marcher dehors. Il faisait un peu frais, c'était idéal pour profiter de l'extérieur. On pouvait voir les étoiles. Il n'y avait rien de plus beau surtout en cette saison été. Il avait le regard figé sur les étoiles, comme un astronome qui fixait le cosmos en entendant une réponse. Il pointa comme un enfant, une étoile qu'il connaissait après avoir entendu de son grand-père, avant de lui dire ceci. « celle-ci est ma préféré, car elle forme la grand ours, mon grand-père me racontait souvent une histoire.. voyant chaque fois mon admiration sur le ciel étoilé ! »

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MessageSujet: Re: Don't leave me again ... ➽ feat. Owen   Mer 1 Mai - 19:21



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La raison pour laquelle elle avait soudainement perdu l’appétit demeura un mystère, y compris pour elle. C’était sans doute l’accumulation de tout un tas de choses qui avait eu raison de son enthousiasme. Elle avait l’estomac noué à l’idée de voir Owen partir dans les prochains jours, elle avait envie de le garder égoïstement auprès d’elle et de délaisser tout le reste. De toute manière, ce restaurant était réputé pour ne fermer qu’à une heure extrêmement tardive, ils pourraient toujours revenir si vraiment la faim de faisait sentir. En attendant, Prudence s’empara de la main d’Owen et marcha avec lui jusqu’à l’extérieur, levant son regard turquoise en direction de l’océan d’étoiles qui les dominait de toute sa splendeur. Elle appuya sa tête contre l’épaule du jeune homme et s’arrêta afin de contempler la constellation qu’il désignait. De nature curieuse, Prudence se demanda quelle était cette fameuse histoire que son grand-père lui racontait. Pour elle, les étoiles n’étaient rien de plus que d’immenses condensations d’hydrogène dont le spectre lumineux était visible depuis la terre mais pour lui, cela avait probablement une connotation beaucoup plus romantique. « Qu’est-ce qu’il te racontait ?» La scientifique cessa d’admirer le ciel et reporta toute son attention en direction d’Owen, comme suspendue à ses lèvres dans l’attente d’obtenir une réponse. Prudence aurait fait n’importe quoi pour pouvoir suspendre le temps et l’empêcher de s’en aller. Elle avait beau vouloir rester optimiste, elle ne pouvait s’empêcher de se dire qu’il ne reviendrait peut-être pas … et cette pensée lui déchirait le cœur et provoquait en elle une douleur foudroyante, comme elle n’en avait alors jamais connue. Dans un élan de tendresse qui n’était que peu habituel chez elle, elle vint se blottir tout contre lui et l’embrassa amoureusement, sentant alors son cœur se mettre à battre à une vitesse vertigineuse. Ce contact avait le pouvoir de toujours provoquer en elle le même torrent d’émotions et aussi étrange que cela puisse être, la même intensité que lors de leur premier baiser. « J’ai envie que cette nuit soit inoubliable…» Prudence savait qu’elle le serait. Elle le savait car elle redoutait de voir le soleil se lever même si la soirée ne faisait que commencer. Dormir, ce serait renoncer à quelques heures passées avec Owen et elle ne pouvait pas s’y résoudre pour le moment. Elle avait envie de faire de cette soirée un moment inoubliable, quelque chose qui resterait indéfiniment gravé dans leur mémoire et dont ils se souviendraient avec nostalgie. « Quand tu seras là-bas, je veux que tu te souviennes de cette nuit, cet instant … que tu te souviennes que même si je ne le dis pas suffisamment, je t’aime plus que tout au monde mon ange. Promets-moi de ne jamais oublier.» Il fallait vraiment qu’elle ait peur de le perdre pour en venir à tenir de pareils propos. D’ordinaire, Prudence réagissait plutôt de manière inverse et préférait se montrer distante avec lui de peur de trop s’impliquer sentimentalement. C’était une grave erreur, elle le savait. Mais elle préférait malheureusement faire souffrir plutôt que de devoir souffrir. Ce soir en revanche, la donne était totalement différente. Elle avait envie qu’il sache tout ce qu’elle ressentait, qu’il en soit convaincu et surtout qu’il ne l’oublie jamais. « Il n’y a pas quelque chose que tu aimerais faire ou bien un endroit où tu aimerais aller ? Je veux dire, là, maintenant ! Dis n’importe quoi, la première chose qui te passe par la tête…» Prudence avait le regard brillant, on aurait dit une enfant. Elle voulait qu’ils s’octroient tous les plaisirs dont ils avaient envie pour cette ultime soirée. Qu’importe l’endroit, qu’importe la raison, elle était prête à le suivre au bout du monde. Et ce soir, ils feraient tout ce dont ils avaient envie. ]« Je te laisse le temps de réfléchir et en attendant, voilà ce dont moi j’ai envie …» Elle savait que c’était de la folie furieuse mais qu’importe !!

Prudence s’empara de la main d’Owen et accéléra le pas pour l’entrainer dans un endroit qu’elle était une des rares personnes à connaitre. Ainsi, ils retournèrent jusqu’à la voiture et elle lui déroba ses clés. « Ne t’en fais pas, c’est pour la bonne cause. Je te promets que tu ne regretteras pas.» Prudence conduisit durant une bonne dizaine de minutes. Elle quitta le centre ville et pénétra dans une zone beaucoup plus reculée où la végétation foisonnait. Quand elle s’arrêta, il aurait pu croire qu’ils étaient en pleine forêt, ce qui n’était pas totalement faux. Prudence descendit de la voiture, en fit le tour et s’empara de la main d’Owen. Elle l’incita à avancer avec elle avant de lui faire découvrir un endroit tout à fait féérique : un coin de végétation perdue dans les bois, un magnifique lac aux allures de conte de fées, éclairée par la simple lueur de la lune montante et dans lequel se reflétaient les étoiles. « Je viens souvent ici quand j’ai besoin de réfléchir…» Elle ne lui en avait jamais parlé… cela faisait partie de ses nombreux secrets ! Prudence déposa un baiser au coin de ses lèvres et tout en le fixant droit dans les yeux, recula en direction du lac tout en défaisant la fermeture de sa robe et en penchant la tête sur le côté. « Tu viens te baigner ou tu es beaucoup trop frileux pour ça ? »


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MessageSujet: Re: Don't leave me again ... ➽ feat. Owen   Mer 1 Mai - 21:02



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« Qu’est-ce qu’il te racontait ? » Il était bien sûr une amourette entre deux adolescents, qui s'étaient rencontrés grâce à cette « étoile » tellement symbolique pour leur « amour ». Il se mit soudainement à sourire, tout en ne quittant pas des yeux « la grande ourse ». Il ferma les yeux un moment, se revoyant à cette époque, ou son grand-père racontait son histoire romantique, de ce couple. Il s'était toujours dit qu'il vivrait le même vécu que cet amour printanier que ces deux amoureux. « Il racontait, qu'une demoiselle avait rencontré son amour grâce à cette « étoile » sur un banc public en haut d'une colline. Ils contemplèrent les étoiles, se promettant que tant que cette étoile illuminerait cette colline, leur amour perdurerait à travers le temps. Ils se sont même mariés sous une pluie d'étoile, pour montrer que « la grande ourse » était le symbole de leur amour ! » Lors qu'il était adolescent, il pouvait regarder les étoiles, sans vraiment s'arrêter. Il avait tant voulu vivre un amour pareil. Il ne rencontra seulement des amourettes, rien de très importants pour le bel homme. Il avait maintenant trouver cette demoiselle regardant cette étoile, qui le bouscula involontairement. Il quitta les étoiles, pour plonger son regard dans celui de sa femme, en souriant bêtement. Il vint alors embrasser amoureusement sa femme, en serrant sa main dans la sienne. « et tu vois, moi aussi j'ai trouvé cette demoiselle, qui attendait en haut de cette colline, en regardant les étoiles ! » Il était tellement mignon. Il le pensait vraiment, en ce moment même on aurait pu vraiment croire que c'était ce mystérieux couple de cette « histoire » ou « légende » que racontait souvent les amoureux, pour montrer le symbole de leur amour. Il serra sa femme contre lui, en prolongeant le baiser amoureusement, tout en fermant les yeux. Il aimait ses élans de tendresse, même si c'était rare de sa part, mais c'était tellement unique, que ça avait beaucoup plus de valeur. « J’ai envie que cette nuit soit inoubliable… » Elle le rendait déjà « inoubliable ». Il était sous un beau ciel étoilé, ensemble, marchant silencieusement, comme ce beau couple de son « histoire » c'était comme un rêve d'enfant qui venait de se réaliser. « Quand tu seras là-bas, je veux que tu te souviennes de cette nuit, cet instant … que tu te souviennes que même si je ne le dis pas suffisamment, je t’aime plus que tout au monde mon ange. Promets-moi de ne jamais oublier. » Il s'en souviendra, il n'y avait pas moyen. Il ne perdrait pas à l'esprit cette magnifique soirée, en amoureux sous un ciel étoile avec cette « étoile » qui représentait le symbole de son amour pour sa femme. Il le savait qu'elle aimait, et il ne l'oubliera pour rien au monde. Il ferait n'importe quoi pour son épouse, et même impossible si cela pouvait la rassurer. Il pouvait lui faire la promesse, cela ne le dérangea pas. Il embrassa sa femme encore une fois avant de répondre à ce qu'elle venait de dire. « Je crois que tu ne t'en rends pas compte, mais cette nuit est déjà inoubliable pour moi ! Et je te promets de ne rien oublier cette soirée magnifique ! » Il la voyait totalement différente. Il pensait que c'était justement le départ, qui avait déclencher se retournement de situation. Il ne partait pas maintenant, mais il savait tout de même que sa femme avait peur de le perdre, et que quoiqu'il arrive elle voulait qu'il garde en mémoire un moment unique passait ensemble, ainsi qu'elle aimait. Il la trouvait tellement adorable, même si il sait la douleur qu'il provoque involontairement chez sa femme. Il déposa un baiser sur son front, avant de se reculer légèrement.

« Il n’y a pas quelque chose que tu aimerais faire ou bien un endroit où tu aimerais aller ? Je veux dire, là, maintenant ! Dis n’importe quoi, la première chose qui te passe par la tête… » Il aimerait bien aller sur une colline, comme ce couple tout en regardant les étoiles. Il y a longtemps qu'il n'a pas autant regarder le ciel. Il ne priait même plus fallait dire. Il était pourtant croyant pratiquant. Il pouvait faire n'importe quoi tant qu'il était avec sa femme, cependant. Et qu'importe endroit, mais vu qu'elle voulait que cette nuit soit inoubliable, autant faire dans « le rêve » non ? Là, maintenant, première chose qui lui vient en tête. Elle n'y allait pas mollo avec les mots. Le jeu de mots était à prévoir. Il soupira longuement, avant de sourire comme un enfant, qui venait de réaliser son rêve de toujours. « vraiment la première chose qui me passe par la tête, là, maintenant ?! Je dirais sans aucune hésitation, être sur un banc en haut d'une colline, en regardant les étoiles avec ma femme ! » Il n'y était pas aller par quatre chemin également. Il savait ce qu'il voulait dés le moment ou il avait raconté cette magnifique histoire romantique. Il observa sa femme avec les yeux rayonnant comme ceux des enfants. Il la trouvait tellement adorable, on aurait crû voir un enfant ouvrant ses « cadeaux » de noël. « Je te laisse le temps de réfléchir et en attendant, voilà ce dont moi j’ai envie … » Il avait déjà sa réponse, mais il voyait bien qu'elle ferait n'importe quoi pour lui, pour que ce moment soit inoubliable, et pour être ensemble, et ne voulant pas que le « jour » se lève. Il embrassa sa femme, avant de faire mine de réfléchir à autre chose. Elle se mit soudainement à accéléré, en direction de la voiture, avant de lui prendre ses clés. Il haussa les sourcils, ne comprenant pas ce retournement de situation. Il se disait que quelque chose dans sa tête, avait tout chamboulé, pour qu'elle soit aussi pressée soudainement. « Ne t’en fais pas, c’est pour la bonne cause. Je te promets que tu ne regretteras pas. » Il espérait bien que ça soit une bonne raison. Elle savait qu'il n'aimait pas qu'une femme soit au volant de sa belle voiture rouge, offerte par sa femme elle-même d'ailleurs. Il ne voulait pas la rayer, ou même l'abîmer surtout pas maintenant. Il observa le paysage, en voyant qu'on quittait le « centre ville » pour aller dans un endroit rempli de végétation. Il se trouvait peut-être en pleine forêt, au moment ou elle se stoppa soudainement après dix bonnes minutes de routes. Il se demandait pourquoi sa femme voulait emmener dans un forêt à une heure pareille. Il se laissa cependant guider par sa femme, avant qu'elle ne le conduise dans un endroit féerique. Il n'aurait pas cru ça de sa femme, mais il écouta attentivement, pourquoi elle avait voulu le conduire ici. « Je viens souvent ici quand j’ai besoin de réfléchir… » Il savait maintenant ou la retrouvait, si elle voulait réfléchir après une dispute, ou pour son travail. Il pourrait ainsi mieux se rattraper et partager un moment dans cet endroit merveilleux. Il déposa sa tête sur son épaule, en observant cet endroit splendide, qu'il n'avait jamais découvert, malgré ses longues balades. Il se mit à sourire, quand sa femme déposa un baiser sur ses lèvres. Il se doutait que sa femme avait de nombreux secrets à lui cacher tout comme lui. « Je comprends, pourquoi tu viens réfléchir ici ! » Il se mit à sourire, avant de s'apercevoir que sa femme était sorti de son emprise pour se retirer les vêtements, et tournant la tête sur le côté, avant de lui adresser quelques mots provocateurs. « Tu viens te baigner ou tu es beaucoup trop frileux pour ça ? » Il n'était pas frileux c'était mal le connaître. Il pouvait se baigner quand il voulait, non pas en hiver tout de même. Le printemps portait bien son nom, avec une saison chaude, et des nuits plus douces surtout pour se baigner dans un endroit pareil. Il retira ses vêtements, avant de prendre la main de sa femme, et de l'embrasser amoureusement, avant de se mettre à courir, tout en l'entraînant avec lui, au moment ou il saute dans l'eau. « tu es toujours vivante ? Et non je ne suis pas frileux, mais tu dois sûrement l'être après ce saut dans l'eau ! »

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MessageSujet: Re: Don't leave me again ... ➽ feat. Owen   Mer 1 Mai - 21:46



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Prudence se remémorait inlassablement la magnifique histoire qu’il venait de lui raconter. C’était une bien jolie façon de voir les choses, en effet. Jusque-là, elle n’avait jamais véritablement songé à percevoir les étoiles autrement qu’au travers de son regard scientifique et par conséquent, purement théorique. Imaginer que la constellation était à l’origine d’une incroyable romance était fascinant. Bien plus qu’elle ne voulait l’admettre. Prudence ne savait pas trop pourquoi elle réagissait comme ça ce soir. A croire que ses émotions étaient en train de prendre le dessus sur sa raison. Elle était à fleur de peau, anticipant probablement de manière inconsciente une vie dont Owen ne ferait plus partie. Voilà pourquoi elle tenait à faire de cette nuit un moment inoubliable… elle ne voulait pas avoir de regret. Elle voulait juste profiter de l’instant présent, comme si le temps pouvait soudainement être suspendu et n’appartenir qu’à eux. S’éloigner du centre-ville était une manière parfaite pour entretenir cette impression d’être seuls au monde. Prudence avait parfaitement entendu ce qu’il lui avait dit concernant son envie d’admirer les étoiles, sur un banc, en haut d’une colline. Ils avaient toute la nuit devant eux pour concrétiser cela. Mais il valait mieux attendre encore un peu, juste le temps que les étoiles soient encore plus visibles. En attendant, la scientifique tenait à lui faire découvrir un petit coin de paradis dont elle n’avait jamais parlé à personne. Elle aimait venir ici quand elle avait besoin de réfléchir ou d’être un peu seule. Ces derniers temps, elle avait souvent ressenti le besoin de s’isoler et de faire le point avec elle-même. Par moment, Prudence avait vraiment l’impression que tout allait de travers. Elle se remettait en question et en venait à se poser des questions absurdes quant à ses qualités de femme, de mère, de médecin légiste … Ce soir, c’était différent. Elle voulait faire de ce havre de paix leur paradis perdu. Toujours dotée d’une âme joueuse, elle ne put s’empêcher de provoquer Owen pour qu’il vienne se baigner avec elle. Quoi de mieux qu’une baignade dans un lac digne d’un conte de fées, sous un magnifique ciel étoilé ? Elle était persuadée qu’il allait tenter de la convaincre que ce n’était pas une bonne idée et voilà donc pourquoi elle fut surprise quand il lui prit la main pour mieux l’entrainer dans l’eau. La jolie brune se mit aussitôt à rire, surprise par ce soudain changement de température. « Tu es un tricheur !!» Son rire se fit de nouveau entendre tandis qu’elle passait une main dans ses cheveux pour les mettre en arrière. La température n’était pas si fraiche que ça mais puisqu’elle avait envie de venir se blottir dans ses bras une nouvelle fois, elle allait profiter de cette excuse. Sans attendre, elle s’approcha d’Owen et glissa ses bras autour de son cou pour mieux venir l’embrasser. Le tableau était vraiment sensationnel, elle qui souhaitait avoir la sensation d’arrêter le temps, autant dire qu’elle était servie. « Si je te dis que je meurs de froid, tu trouveras certainement un moyen efficace pour faire remonter ma température corporelle, n’est-ce pas ?» Un soupçon de provocation ne pouvait pas leur faire de mal tout de même. Elle se mordit la lèvre avant de l’embrasser de nouveau, beaucoup plus passionnément qu’auparavant. Elle fit glisser ses baisers le long de sa mâchoire puis dans son cou qu’elle mordilla tout doucement. Elle embrassa sa peau, remonta jusqu’à son oreille où elle souffla quelques mots. « Tu n’es pas encore parti que tu me manques déjà horriblement… je ne peux pas vivre sans toi … j’ai jamais su …» C’est une chose à laquelle elle ne pourrait jamais s’habituer. Durant son absence, elle allait mettre sa vie entre parenthèses car elle savait qu’elle n’aurait de cesse de penser à lui en permanence. Prudence se recula légèrement de manière à pouvoir de nouveau plonger son regard dans les sombres prunelles d’Owen. Elle l’aimait tellement … parfois, elle se disait que la vie était beaucoup plus simple quand elle ne l’aimait pas autant. Se protéger des sentiments était une manière efficace de s’éviter bien des douleurs.

Prudence n’avait cependant pas envie de reparler de son départ pour l’instant. Y penser lui faisait bien trop mal. Elle préféra donc l’embrasser de nouveau avant de se détacher de lui pour nager jusqu’au ponton qui s’étendait au milieu du lac. « Je nage plus vite que toi !! » Et voilà qu’elle redevenait cette petite fille souriante et mutine. Prudence nagea aussi vite que possible jusqu’au ponton avant de s’y hisser. Maintenant, elle pouvait vraiment dire qu’elle mourrait de froid. Ses sous-vêtements étaient naturellement trempés et ses vêtements étaient restés au bord de l’eau. Elle tremblait mais ce n’était qu’un détail auquel elle ne prêta pas attention. Elle regarda Owen la rejoindre, tout en arborant un sourire triomphant. « Dis donc, t’as manqué tes entrainements de natation quand t’étais à l’armée ou quoi ? Un agent du FBI qui se fait battre par un rat de laboratoire, ça ne va plus monsieur Cohen… » Elle se pinça les lèvres pour ne pas rire et attendit qu’il vienne la rejoindre sur le ponton. Son adorable sourire laissa de nouveau place à une expression d’amour sans limite et elle ne put s’empêcher de l’embrasser une nouvelle fois. Ce qui interrompit ce baiser, ce fut le coassement d’une grenouille au bord de la rive. Aussitôt, Prudence se mit à rire. Elle avait remarqué depuis quelques temps que leur adorable petite Amy avait tendance à adorer les grenouilles. Chaque fois qu’elle voyait une grenouille à la télé, en peluche ou même sur un dessin, elle se mettait à sourire. Owen lui avait même offert une grenouille en peluche avec laquelle elle dormait tout le temps. « De tous les animaux qui existent au monde, pourquoi Amy a-t-elle jeté son dévolu sur les grenouilles ? » Elle haussa les yeux au ciel et attira de nouveau Owen contre elle. Au lieu de rester assise sur le ponton, elle l’incita à s’allonger et vint prendre place tout contre lui. Là aussi, c’était pas mal pour admirer les étoiles … « On aura d’autres enfants, hein Owen ? » Faire des projets d’avenir à deux, c’était toujours mieux que de penser que dans quelques jours, il serait peut-être mort…


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MessageSujet: Re: Don't leave me again ... ➽ feat. Owen   Mer 1 Mai - 23:08



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« Tu es un tricheur !! » Il adorait la voir aussi sentimentale. Il appréciait autant entendre le son de sa voix, ou même de son rire. Les étoiles le rendaient tellement « romantique » qu'il se perdait dans ce qu'il se disait, ou même à ce qu'il se ressentait, à savoir si c'était de l'amour, ou bien plus que ça. Il n'était pas question de « tricherie » simplement, qu'il avait voulu avant de partir faire des choses irrationnelles, comme se baigner à une heure tardive. Il se comportait comme un vrai adolescent, en lui tirant sa langue, comme un enfant. Il retournait en enfance, après avoir vu un ciel aussi beau que celui-ci, en compagnie de sa femme. Il prolongea le baiser, tout en se rapprochant de sa femme. Il formait vraiment un couple exceptionnel. Il ne voulait pas que ce moment s'arrête. Il aurait voulu rester comme ça, pendant une éternité en train d'observer les étoiles. « Si je te dis que je meurs de froid, tu trouveras certainement un moyen efficace pour faire remonter ma température corporelle, n’est-ce pas ? » Il trouvera pour sûr un moyen de la réchauffer. Il vint la blottir contre lui volontairement, en venant frotter ses mains sur son corps, tout en les baissant continuellement. Il embrassa de nouveau, une façon pratique de répondre à sa question. Il était en train de remonter la température, et pas qu'un peu à son avis. Il allait peut-être pouvoir reprendre leur nuit de « noce » dans un endroit féerique. Il prolongea ensuite son baiser, tout en souriant malicieusement quand elle descendit plus bas pour embrasser, tout en mordillant sa peau. Il sentit un long frisson le parcourir au moment ou elle embrassa sa peau, avant de revenir à son oreille pour lui murmurer. « Tu n’es pas encore parti que tu me manques déjà horriblement… je ne peux pas vivre sans toi … j’ai jamais su … » Il la trouvait tellement adorable. Il ne pouvait pas vivre sans elle, non plus. Il ferait son possible pour revenir. Il ne voulait pas abandonner son enfant et sa femme maintenant. Ils avaient tellement de chose à vivre, ensemble. Il voulait voir son enfant grandir, et vieillir avec sa femme. Il reviendrait. Il savait que sa femme lui manquerait horriblement, mais c'était le « prix » à payer pour sauver des hommes. Il comprenait ce qu'elle ressentait maintenant, c'était comme s'il était déjà parti pour elle. Il serra doucement sa femme contre lui, en déposant sa tête sur son épaule, avant de lui répondre. « tu vas me manqué horriblement.. et il me sera également impossible de vivre sans toi, ma chérie.. » Il plongea également son regard dans le sien, comme pour graver son regard, mais également son sourire en mémoire, pour se rappeler comment elle était magnifique maintenant, sous ce ciel étoilé. Il prolongea le baiser, avant de se faire avoir comme un débutant, ou sa femme s'était mise à nager rapidement. Et là elle ne trichait pas peut-être non ? On le disait tricheur, alors qu'il en était rien en réalité. La seule qui trichait maintenant, c'était sa femme. Il se mit à râler avant d'entendre la provocation de sa femme.

« Je nage plus vite que toi !! » Il n'avait même pas été au courant. Il voyait bien le jeu de la maligne maintenant. Il se mit à nager jusqu'au ponton pour la rejoindre. Les femmes étaient toutes les mêmes après tout. La belle brune se croyait plus forte que lui pour la natation, alors qu'il avait été entraîner comme un champion, seulement il n'avait pas été prévenu de la « course » sinon il aurait gagné. Il se remit à râler, en faisant une moue craquante, que personne ne pouvait pas résister. « tu as triché ! » Le gamin. Le voyage dans le temps, lui réussissait plutôt bien. Il se revoyait enfant avec son grand père, son côté plutôt « grand gamin » revenait de nouveau sur la surface. « Dis donc, t’as manqué tes entraînements de natation quand t’étais à l’armée ou quoi ? Un agent du FBI qui se fait battre par un rat de laboratoire, ça ne va plus monsieur Cohen… » Il ne manquait de rien du tout. Il avait simplement été « surpris » par un rat de laboratoire. Il aurait dû être plus attentif, et moins attendrit par sa femme avec son regard angélique, comme elle le faisait souvent pour amadouer. Les femmes et la « manipulation » c'était vraiment méchant. Il se faisait battre, mais ça ne recommencera plus. Il sera plus vigilent la prochaine fois. Il ne ratera pas l'occasion pour prendre sa futur revanche. Il va très bien seulement il est déçu de se faire battre par une FEMME surtout, et que ça soit un rat de laboratoire, n'y changeait pas grand chose. « Je me suis fait battre par une femme surtout ! Et qui m'a pris par surprise ! » Le monde est injuste ! Il demande réparation, et vengeance. Il va mal digérer être « vaincu » par sa femme, même si c'est son « épouse » cela change pratiquement rien du tout. L'homme est meilleur « nageur » que la femme, du moins de son point de vue, non machiste. Il prolongea le baiser, même s'il avait vu cependant que sa femme était à deux doigt de rigoler. Il ne trouvait pas ça marrant, vu qu'il n'était pas prévenu qu'il y avait une « course » à faire, mais il la trouvait tout à fait charmante. Le croassement d'une grenouille vint les interrompre. Il se mit à rigoler, en pensant justement à son enfant qui aurait aimé voir cette grenouille. La réincarnation de leur enfant peut-être. Il repensait à son enfant dormant avec sa peluche grenouille, qui lui avait offerte au moins elle pensera aussi à son père malgré son absence. « De tous les animaux qui existent au monde, pourquoi Amy a-t-elle jeté son dévolu sur les grenouilles ? » il en avait aucune idée, lui quand il était enfant c'était les dinosaures, et tout enfant il voulait devenir un chien. Il n'avait pas pensé un seul moment à devenir un insecte ou une grenouille. Oh ça serait marrant qu'elle aurait voulu devenir un poisson plus tard, à la place d'une grenouille. Il voyait bien son enfant demander d'avoir un poisson pour taper dans le bocal tout le temps. Et tout ça pour attendre le poisson mourir. Le pauvre poisson, il ne méritait pas ça. Il n'a pas compris pourquoi les enfants tapent dans le bocal. Il comprend qu'ils veulent faire peu-être peur au « poisson » mais c'est idiot. « oh parce qu'elle devienne des « prince charmant », non ? Et mademoiselle, tu aimais quel animal quand tu étais adolescente ? » il rejoignit sa femme, qui attira pour le mettre sur le ponton, pour regarder les étoiles, coller tout contre elle. Il n'y avait pas mieux pour une soirée romantique, en amoureux. Il pourrait rester ici pendant des heures, c'était vraiment magnifique. Il pourrait regarder les étoiles, même si ce n'était pas en haut d'une colline, mais d'un ponton. Il embrassa tendrement sa femme, avant de la serrer contre lui doucement, et d'écouter ce qu'elle voulait lui demander. « On aura d’autres enfants, hein Owen ? » Il en aurait sûrement un autre. Il avait une adorable princesse, manquait plus qu'un garçon maintenant. Il appellerait Ryan. La belle brune avait appelé leur premier enfant Amy. Il se devait de choisir leur « garçon ». Il savait qu'elle allait adorer ce prénom. Ils pensaient déjà à l'avenir alors qu'il risquait de mourir sur le champ de bataille. Il était mieux d'envisager la vie, au delà de cet « obstacle » ensemble, pour pouvoir rêver de leur vie amoureuse, sans envisager un malheur pareil. « tu en veux combien ? »

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MessageSujet: Re: Don't leave me again ... ➽ feat. Owen   Jeu 2 Mai - 13:37



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Prudence avait l’art de la manière de provoquer Owen sur un sujet qui lui tenait vraiment à cœur ; sa place d’homme, de mâle dominant et tout puissant. Hélas, la réalité des faits était bien différente et elle ne partageait pas vraiment son point de vue. Elle aimait cependant le taquiner à ce sujet et c’est la raison pour laquelle elle mit un point d’honneur à lui faire remarquer qu’elle venait de remporter la victoire. Owen s’empressa alors de se justifier, chose qu’elle avait naturellement préméditée. Il était tellement adorable quand il paraissait contrarié. « Ne cherche pas d’excuse, tu as perdu, tu as perdu c’est tout. Un agent fédéral doit pouvoir faire face à n’importe quelle éventualité. Lorsqu’un criminel te prend par surprise, il faut que tu réagisses à temps. Autrement dit : j’ai gagné. » Prudence se remit à rire. Elle savait parfaitement qu’elle avait triché mais le taquiner était beaucoup trop tentant. Afin qu’il ne puisse pas répliquer, elle scella ses lèvres tout contre les siennes et l’embrassa amoureusement, oubliant ainsi leur conversation précédente. Seule une grenouille vint perturber le calme environnant, leur rappelant alors leur magnifique petite fille. « Oh parce qu'elle devienne des « prince charmant », non ? Et mademoiselle, tu aimais quel animal quand tu étais adolescente ? » Pour Amy, trouver un prince charmant allait s’avérer particulièrement difficile… elle allait grandir avec une image masculine plus que parfaite et trouver un garçon à la hauteur de son père allait être vraiment compliqué. Prudence souria à la question de son mari. Elle n’était pas certaine qu’il apprécie ses passions d’adolescente… mais bon, puisqu’il tenait tellement à le savoir, autant lui dire la vérité. « Les serpents. Tu pourras demander à Sélène, j’avais un python jaune absolument adorable. Il se promenait en liberté dans ma chambre et elle en avait une peur bleue. Chaque fois qu’on se disputait ou qu’elle menaçait de raconter quelque chose à nos parents, je lui disais que j’allais le glisser dans son lit pendant son sommeil et elle se mettait à pleurer. Il m’est souvent arrivé de lui faire du chantage … quand je voulais obtenir quelque chose de sa part, je mettais le serpent autour de mon cou et je m’approchais d’elle pour le lui demander. Ca marchait à chaque fois. » Prudence pouffa de rire en y repensant. Elle était vraiment cruelle comme grande sœur. Les serpents, c’est quelque chose qu’elle adorait quand elle était adolescente. Cela collait plutôt bien avec son style de l’époque : une jeune fille étrange, qui était passionnée par les cadavres et adorait disséquer des animaux morts. On la surnommait Mercredi Adams, c’est dire. Depuis, elle avait bien changé et était devenue une femme plus posée, plus séductrice et surtout, elle voyait les choses différemment à présent.

Plus que jamais, la beauté des lieux lui donnait envie de suspendre le temps. Blottie dans les bras d’Owen, elle contemplait le ciel étoilé tout en imaginant un avenir dont ils rêvaient depuis toujours. Prudence ne pouvait pas se résoudre à croire que tout ceci allait s’interrompre du jour au lendemain. Owen allait revenir … elle voulait y croire.« Tu en veux combien ? » La scientifique fit mine de réfléchir et adopta une expression mutine et adorable. « Dix ? Douze ? Je ne sais pas, il faut combien de joueurs pour former une équipe de basket ? » Elle se mordilla la lèvre avec amusement avant de retrouver son sérieux. En réalité, elle n’avait jamais vraiment pensé à ça. « Je ne sais pas trop … deux ? Trois ? Qu’en dis-tu ?» Trois ça lui paraissait pas mal… Naturellement Prudence savait qu’avec son travail, ses occupations et celles d’Owen, ce ne serait pas facile d’organiser une vie de famille « normale ». Mais ils y parviendraient. En tout cas pour le moment, elle n’avait pas envie de se prendre la tête avec des questions techniques et préférait de loin se concentrer sur la magie de l’instant présent. Une étoile filante vint fendre le ciel … Prudence s’interrogea silencieusement durant une minute ou deux avant de reprendre la parole. « Owen ? Tu penses vraiment que les vœux se réalisent ? Je veux dire … quand on voit une étoile filante et que l’on souhaite quelque chose, ça marche ?» C’était une vraie question. Prudence avait un esprit bien trop cartésien pour croire à toutes ces choses-là mais ce soir, c’était différent. Elle avait envie de croire, envie de se laisser prendre au jeu et de se mettre à rêver, chose qu’elle ne faisait que trop rarement, hélas. Elle se redressa légèrement et vint de nouveau embrasser le cou d’Owen, descendant lentement le long de sa jugulaire, jusqu’à son épaule. Du bout des doigts, elle caressait les muscles saillants de son abdomen, avant de parler plus doucement. « Car j’ai fait un vœux … j'ai souhaité que cette nuit ne s’arrête jamais…»


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MessageSujet: Re: Don't leave me again ... ➽ feat. Owen   Jeu 2 Mai - 15:44



a love beyond borders.
« Ne cherche pas d’excuse, tu as perdu, tu as perdu c’est tout. Un agent fédéral doit pouvoir faire face à n’importe quelle éventualité. Lorsqu’un criminel te prend par surprise, il faut que tu réagisses à temps. Autrement dit : j’ai gagné. » il refusait d'admettre, qu'il avait perdu contre une femme. Il continuait à dire, qu'il aurait dû le prévenir. Il n'avait pas été question de meurtre, mais simplement d'un moment tranquille. Il roulait des yeux, en grommelant comme un chat mécontent. Il ne faut pas contredire un animal, ou même lui voler sa gamelle pendant son sommeil. Il n'avait rien à répondre à ça, sinon cela allait le mettre de mauvais « poil » comme on dit. Il entendait rigoler, sans émettre aucun bruit. La belle brune ne voulait pas qu'il réponde à sa provocation, donc elle embrassa amoureusement, avant qu'une grenouille vienne interrompre leur moment. Il se doutait que leur enfant voudrait la capturer pour la mettre en captiver dans la maison, et pouvoir embrasser. Il se mit à sourire amusé par la situation, avant de lui poser une question, vis-à-vis de son adolescence. Il se rappelait qu'elle lui avait déjà parler de ses « parents » mais pas de comment était son « univers » à cet âge. « Les serpents. Tu pourras demander à Sélène, j’avais un python jaune absolument adorable. Il se promenait en liberté dans ma chambre et elle en avait une peur bleue. Chaque fois qu’on se disputait ou qu’elle menaçait de raconter quelque chose à nos parents, je lui disais que j’allais le glisser dans son lit pendant son sommeil et elle se mettait à pleurer. Il m’est souvent arrivé de lui faire du chantage … quand je voulais obtenir quelque chose de sa part, je mettais le serpent autour de mon cou et je m’approchais d’elle pour le lui demander. Ca marchait à chaque fois. » Oh, le père d'owen voulait acheter un reptile pour faire peur aux hommes, qui osait s'approcher de trop près de son territoire. Il avait déjà un chien pour ça, mais un reptile était beaucoup plus « convaincant » surtout quand on sait s'en servir. La jeune femme savait comme son père comment le « serpent » peut lui porter profil. Il avait appris à vivre dans un monde différent, du moment ou son père ne le considérait pas comme un « souffre-douleur ». La pauvre tout de même, c'était sa sœur, et elle la martyrisait comme pas possible. Il n'aurait pas pu faire ça, ou sinon essayait autrement. Il savait que cela n'aurait pas marché sur lui. « Oh, mon père faisait la même chose, pour obtenir la « paix » des autres villageois ! Il trouvait que le chien ne marchait pas, donc il employa un cobra d'une beauté incroyable ! Je vois pourquoi notre enfant adore les « grenouilles » c'est du même style que les serpents ! Je peux me permettre « telle mère, telle fille » ! Je trouve cela tout de même méchant, sachant que tu étais censé être sa « grande sœur protectrice » et non traumatisante ! » Il se mit à rigoler avec elle. Il savait comment faire peur également. Il suffisait simplement de menacer quelqu'un, pour qu'il comprenne de ne plus s'en prendre à ses meilleurs amis, ou même à essayer de le provoquer. Il était surnommé « la brute » étant donné qu'il avait envoyé deux personnes à hôpital. Il avait depuis ce moment un sucée avec les femmes, en voyant en lui quelqu'un de protecteur, et de « fort » et « puissant ». Il n'avait plus aucun ennui à partir de ce moment, tout le monde savait qu'il n'était pas une « victime » et qu'il ne fallait pas le chercher. Il s'amusait de cette situation pour se venger de sa meilleure amie, qui avait un soucie avec les autres, à cause de son intelligence, et de vouloir apprendre tout le temps, à la place de s'amuser avec les autres adolescents.

« Dix ? Douze ? Je ne sais pas, il faut combien de joueurs pour former une équipe de basket ? » Elle était sérieuse ? Il ouvrit de grands yeux, comme deux boules de « ping-pong » quand il entendit la réponse de sa femme. Il haussa les sourcils, en se demandant si elle comptait vraiment en avoir autant, même s'il se doutait que ce n'était qu'un amusement pour sa femme. Il n'en fallait beaucoup, mais pas « douze », du moins si elle comptait faire qu'une seule équipe, et non deux. « il en faut cinq, mais si tu comptes dix membres, cela fait deux équipes ! » Il se mit à sourire amusé, en voyant que ce n'était qu'un amusement comme il le pensait. Elle reprit de suite son sérieux, avant d’enchaîner sur la vrai question. « Je ne sais pas trop … deux ? Trois ? Qu’en dis-tu ? » Il aimerait avoir trois enfants, comme ça il pourrait essayer les « jumeaux » non c'est une blague. Il appréciait avoir des enfants, car se doutant déjà qu'il était un « papa poule » qu'un manque allait se créer, de ne plus avoir de bébé à la maison. Il fallait voir aussi si sa femme pourrait en concevoir plusieurs. Il adorait les enfants, et même si c'était possible, il formerait une équipe de sport, mais en attendant un ans chaque fois pour avoir un temps de répits entre chaque. « Je dis que trois, c'est un bon nombre ! » Ils n'auront pas autant de facilité que les autres couples, mais ils arriveront à gérer la « situation » malgré tout. Il avait confiance en sa femme, et serait capable de fonder une famille incroyable pour elle, ou même d'arrêter le travail pendant un temps pour s'occuper des bambins. Il observa l'étoile filante un moment, en faisant un vœux, comme tout le monde certainement, avant d'écouter ce que sa femme lui demandait. « Owen ? Tu penses vraiment que les vœux se réalisent ? Je veux dire … quand on voit une étoile filante et que l’on souhaite quelque chose, ça marche ? » Il le croyait, après ça dépend des personnes, comme on dit cela peut marcher si vraiment la personne y croit, comme cela ne pourrait pas marcher, si la personne est « non » croyante. Il faut un monde de tout cependant. Il faisait souvent des vœux, comme être sauver de son père, ou même former une famille, ou trouver son âme-sœur, ou pouvoir revenir après le champ de bataille. Il avait tous fonctionner. Il pouvait bien s'en vanter, mais cela ne marchait uniquement quand on y croyait. Il se mit à sourire, avant de reposer son regard sur sa femme. « Je suppose, mais à mon avis c'est à voir avec la personne si elle croit aux « étoiles filantes » comme pour ce couple est la « grand ourse ».. car pour ma part la plupart de mes vœux ont fonctionné ! » Il ferma les yeux en sentant que sa femme embrassait partout sur son corps, avant de caresser son abdomen. Il se mit à sourire, en voyant que sa femme voulait bien se laisser guider par la « magie » comme ceux des contes de fées. Il la trouvait tellement adorable. Il se demandait si c'était pas son départ, auquel cas peut-être devrait-il s'absenter plus souvent pour avoir un même résultat. « Car j’ai fait un vœux … j'ai souhaité que cette nuit ne s’arrête jamais… » Il ne fallait pas le « dire ». Le vœux. Le souhait. Il doit être garder précieusement, sinon cela ne se réalisera « jamais » comme cela devra se passer. Il y a certain qui dit même ça porte « malheur » de dire son « vœux ». il n'y croyait pas, simplement car un « désir » ne peut être mauvais, et qu'au fond ce n'était une « roche » du ciel qui tombait. Il pouvait très bien être « rationnel » quand il le voulait. « Je souhaite la même chose ! »

© charney

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MessageSujet: Re: Don't leave me again ... ➽ feat. Owen   Jeu 2 Mai - 19:21



Love ... always
Silencieusement, Prudence glissa une main dans celle d’Owen et reposa sa tête contre son torse. Elle contempla les étoiles, se délectant de l’instant présent et savourant chaque seconde comme si c’était la dernière. Elle repensait à tout ce qu’ils venaient de dire, plus spécifiquement à leur envie d’avoir trois enfants. La jeune femme aimait tellement ces instants passés avec Owen … seuls … loin du travail et de leurs soucis du quotidien. Comme elle avait froid, elle vint se blottir tout contre lui. « Parfois je me demande ce qu’aurait été ma vie si j’avais eu la chance de te connaitre plus tôt. J’imagine que ta présence m’aurait évité pas mal d’erreurs… ça m’aurait rassuré aussi de t’avoir à mes côtés. Et puis … je suis certaine que pour ma part, j’aurais pu t’éviter d’avoir autant de problèmes avec ton père. En fait je … j’ai toujours su que tu m’attendais quelque part. Oh, j’ignorais ton identité, je ne savais ni ton nom, ni l’endroit où tu te trouvais mais je savais que quelque part dans le monde, un homme merveilleux m’attendait … mon prince charmant. Tu vois, il n’y a pas qu’Amy qui peut croire aux contes de fées. J’y crois aussi à présent … j’y crois car tu m’en fais vivre un. Le plus beau de tous.» Prudence savait qu’elle aurait dû lui dire tout ça beaucoup plus tôt et qu’à coup sûr, il allait croire qu’elle parlait ainsi en raison de son départ. Or, il n’en était rien. Elle avait toujours pensé ces choses-là, mais elle n’avait jamais eu le courage de les lui dire. Par manque de confiance en elle, par peur du ridicule ou bien peur d’ouvrir son cœur, tout simplement. Mais ce soir, tout était différent. Puisque cet instant était unique et magique, alors il fallait en profiter. « Il y a quelque chose qu’il faut que je te dise … quelque chose que je n’ai jamais osé t’avouer …» Prudence se redressa en position assise. Elle fixa l’eau calme et paisible dans laquelle se reflétait le clair de lune. Elle ne savait pas vraiment par où commencer, elle savait qu’il allait être surpris par sa démarche. « Tu te souviens de notre relation lorsque nous ne faisions que collaborer ensemble ? Et bien … je t’ai menti à cette époque. Je t’ai menti chaque fois que j’ai prétendu ne rien ressentir pour toi. C’était complètement faux. Mais là où je veux en venir c’est que … je t’ai écrit des lettres durant des années. Des lettres dans lesquelles je parlais de mes sentiments, de toi … je n’ai jamais osé t’en donner une seule, pas même lorsque nous avons commencé à nous fréquenter plus sérieusement. J’avais peur que tu trouves ça ridicule et que tu te mettes à rire.» Elle se mordilla nerveusement la lèvre sans oser croiser son regard. Elle possédait des dizaines de lettres à son attention. Dedans, elle écrivait tout ce qu’elle n’avait pas le courage de lui dire en face. C’était beaucoup plus simple de coucher ses idées sur papier et de les conserver précieusement plutôt que d’ouvrir son cœur à un homme qui, elle le pensait à l’époque, n’avait que faire d’elle. « Je les ai toutes conservées dans un coffret. Je te les donnerai si tu veux …» Toujours en évitant soigneusement son regard, elle reprit sa main, jouant nerveusement avec les doigts du jeune homme. Elle adorait ses mains … elle trouvait qu’il avait de belles mains … en même temps, qu’est-ce qu’elle n’aimait pas chez lui ?

Soudain, une sonnerie de portable parvint à ses oreilles. C’était le sien, il se trouvait dans son sac, posé sur la rive avec le reste de ses vêtements. Elle ne put réprimer un sourire sarcastique, imaginant sans aucun mal qu’il s’agissait des membres de son équipe qui avaient certainement des nouvelles à lui annoncer. Qu’importe, ils attendraient… elle n’avait pas la moindre envie de parler boulot pour l’instant. « Je leur fais confiance, ils sauront parfaitement se débrouiller sans moi, j’en suis certaine. J’ai beaucoup mieux à faire pour le moment. » La scientifique glissa deux doigts sous le menton d’Owen et l’attira jusqu’à elle pour l’embrasser une nouvelle fois. Son baiser se fit plus lent, plus passionné, dévoilant toute l’intensité de ce qu’elle éprouvait en cet instant fascinant. Quand elle s’éloigna d’Owen, elle murmura quelques mots tout en le regardant dans les yeux cette fois-ci. « Tu n’as pas d’autre option que celle de revenir, tu m’entends ? Des nuits comme celle-ci, j’en veux encore des dizaines… » Sur ces mots, Prudence l’embrassa à nouveau et l’incita à se rallonger sur le ponton pour mieux venir prendre place au-dessus de lui tout en continuant ses baisers tourmentés.



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