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 n°1837 - Everytime you fall it's only making your chin strong ❧ zoe.

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MessageSujet: n°1837 - Everytime you fall it's only making your chin strong ❧ zoe.   Lun 22 Avr - 11:15


La force seule connaît le combat

Six heures trente-sept à New York, plus que quelques heures et je serai enfin à ses côtés. Je trépignais d’impatience rien que d’y penser. Je l’avais eu au téléphone la veille lors de mon départ de Paris pour la dernière fois, et le doux son de sa voix me manquait énormément. J’avais envie de l’entendre de vive voix, de sentir son souffle sur mon cou, de rencontrer ses lèvres et de la serrer contre moi. Cinq mois passés si loin d’elle, c’était beaucoup trop. Intérieurement, je me fis promettre de ne plus jamais m’en aller si longtemps. Il est vrai que mon boulot me prenait énormément de temps, j’en oubliais même parfois que j’avais une vie de famille, ou plutôt une vie de couple avec Zoe. J’essayais toutefois qu’elle ne ressente pas trop cette absence, profitant pleinement de chaque instant qui m’était donné avec elle et les savourant à pleins poumons. Zoe avait été très compréhensible quant à cette affaire qui devait me prendre de cours loin d’elle pendant aussi longtemps, et je ne l’en remercierai jamais assez. Mais ce voyage me permit aussi de comprendre qu’il était temps que je fasse une petite pause, que je prenne du temps pour moi, du temps pour nous. De plus, cette fameuse affaire à Paris m’avaient rapporté beaucoup d’argent, et en plus de ce que nous avions déjà, nous pouvions très largement se la couler douce pendant quelques temps. C’est sûr que je ne laisserai pas tomber le cabinet, il y a mon stagiaire, ma secrétaire et tout le personnel, mais disons que pendant un certain temps, je ne prendrais plus de nouvelles affaires, me contentant de terminer celles déjà engagées de chez moi, à la maison, et tout à mon aise. Cette idée de prendre congé de mon travail qui ne m’avait plus traversé l’esprit depuis des années me décrocha un léger sourire. Je me laissai aller dans le fauteuil confortable de la business class de l’avion, rêveur, et me laissai aller, fatigué de toutes ces heures de vol.

Je fus réveillé par la voix de l’hôtesse dans les haut-parleurs qui nous indiquait que l’avion allait entamer sa descente vers la piste de l’aéroport de Greenwood. Comme réveil, je ne pouvais rêver mieux. Enfin le bonheur de retourner chez moi, enfin le bonheur de retrouver tous ceux que j’ai laissé, mes amis, ma famille, mes clients, la boulangère du coin, tout le monde. Lorsque je récupérai mes bagages, la première chose que je fis fut de vérifier si la bague était toujours bien enfuie dans sa petite boite, au milieu de tous mes vêtements. Parce que oui, Paris, la ville de l’amour, m’avais complètement convaincue et avait fait chavirer mon cœur. Et pourtant, l’idée de demander Zoe en mariage n’était pas neuve, loin de là, j’en avais déjà entrepris la démarche, une fois, mais trop pris par nos études, le boulot et le quotidien, nous avions fini par nous résoudre à repousser à plus tard. Mais plus tard, c’était maintenant, désormais, je ne pouvais plus attendre, il le fallait, il fallait que l’on passe ce cap, il fallait que l’on officialise les choses et que l’on aille de l’avant, que l’on prépare notre petit nid douillet, que l’on se prépare à fonder une famille et que notre maison grouille très vite de petites têtes blondes qui courent dans tous les sens. Voilà tout ce que j’avais jamais désiré et que j’avais toujours remis à plus tard. Mais il arrive un moment dans notre vie où l’on se retrouve à un carrefour, soit on ne change rien, soit on prend le taureau par les cornes et on avance. Finalement rassuré de trouver la bague à l’endroit même où elle devait être, je me dirigeai vers la sortie de l’aéroport et hélai un taxi. En chemin, je pensais toujours à cette fameuse demande. J’allais la faire, c’était certain, mais je ne savais pas encore quand, ni exactement comment. Pas aujourd’hui, pas dès mon arrivé, voilà une chose qui était sûre. Aujourd’hui, je voulais retrouver ma petite chérie chez moi, fraichement réveillée, assise à la terrasse avec son verre de jus d’orange frais, le regard tourné vers la mer. Voilà pour l’instant la seule et unique chose que je désirais. La retrouver, et passer cette journée entière avec elle, coupés du monde, coupé de tout, dans notre petit cocon, heureux de se retrouver. Non, la demande, ce n’était pas pour aujourd’hui, ni même pour demain, mais pour les semaines voire les mois à venir. En route, je demandai au chauffeur de s’arrêter devant un fleuriste chez qui j’achetai un bouquet de roses de couleur roses pâles et complété par quelques autres fleurs blanches dont je ne connaissais pas le nom. Tout ce que je savais, c’était que ça lui plairait.

Finalement arrivé chez moi, j’avais le cœur qui battait la chamade dans ma poitrine, un peu comme si je me rendais à mon tout premier rendez-vous galant avec elle, comme si nous étions revenus six années en arrière. Je souris à cette idée, puis me repris. J’avançai d’un pas décidé vers le porche d’entrée et tournai la poignée pour entrer. Contre toute attente, je me trouvai face à une porte close, verrouillée de l’intérieur. J’observai alors les alentours et remarquai que malgré la chaleur printanière certaine de la région, aucune des fenêtres n’était ouverte. Etrange. Je fouillai alors dans mes affaires afin de trouver mes clés et déverrouillai la porte. Je fus extrêmement surpris de trouver cette maison comme vide, comme si personne n’y vivait plus depuis des moi. Après avoir posé mes valises, j’appelai après Zoe « Mon cœur, c’est moi, je suis rentré ... ». Pas de réponse, je m’approchai de la cage d’escalier « Princesse ? Tu es là ?.. ». Ce n’est qu’alors que j’entendis le parquet à l’étage craquer. J’entendais ce son que je connaissais par cœur, sa démarche qui s’approchait des escaliers pour descendre. Mon visage s’était déjà marqué d’un sourire radieux, et je trépignais d’impatience de la revoir et de la serrer dans mes bras. Loin, très loin de me douter de l’image d’elle que j’allais avoir devant les yeux.

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MessageSujet: Re: n°1837 - Everytime you fall it's only making your chin strong ❧ zoe.   Mer 24 Avr - 20:05

i'm lost
TO YOUR KNEES BEFORE A STRANGER ON THE STREET I DID IT JUST THE OTHER DAY YOU SHOULD HAVE SEEN ME. AND I WANNA REMEMBER THIS NIGHT AND HOW MY WORDS NEVER CAME OUT RIGHT. IT'S JUST MY PATIENCE THAT KEEPS ME ALIVE, JUST LIKE ALL THOSE PRETTY LIGHTS, JUST LIKE ALL THE PRETTY LIGHTS IN THE SKY. THERE'S SOMETHING TO BE SAID ABOUT THE COLORS IN YOUR HEAD AND HOW THEY MIX TO FORM THE PERFECT SHADE OF SADNESS. ----


« C’est une bonne chose d’avoir peur, ça prouve au moins qu’on a encore quelque chose à perdre. » greysanatomy. « AHHHH…Je vous en prie laissez-moi tranquille.. Laissez-moi… » Zoe murmurait ces quelques mots et bougeait dans tous les sens. 4 semaines. Voilà le temps qui c’était écoulé depuis l’agression. Elle faisait toujours autant de cauchemars. Elle sentait la douleur encore aujourd’hui. « Je vous en prie.. Je vous en prie. C’était comme si elle y était encore. Elle le revoyait. Le revivait. C’était quelque chose qu’elle ne pourrait jamais oublier. Elle finit par se réveiller en sursautant. Elle était pleine de sueur. Il faut dire que c’était toujours la même chose. Elle était fatiguée de tout ça. Elle ne dormait presque plus et quand c’était le cas, c’était un calvaire. Elle souffrait… Tellement. Conor lui manquait mais elle savait qu’il était bien mieux à Paris. Elle savait qu’il serait contrarié et qu’il ne la quitterait plus d’une semelle. Elle voulait qu’il soit heureux. Il faut croire que le sort s’acharnait sur elle pour qu’elle ne soit pas heureuse. Elle en avait assez. Elle voulait avoir une vie.. Et une belle. Elle était heureuse à nouveau et tout avait à nouveau basculé.

Elle finit par se lever et se diriger vers la salle de bain. Elle finit par se passer un peu d’eau sur son visage qui ne cicatrisé pas. Elle avait demandé à Shannon de rentrer chez elle. Elle voulait que cette dernière reprenne sa vie. Elle avait accepté à une condition.. Que Zoe reprenne sa vie et qu’elle vaint ses peurs. Elle avait bien sur menti en disant qu’elle le ferait. Elle ne voulait stopper personne dans une vie. Elle voulait que tout se passe pour le mieux pour tout le monde. Elle avait juste oublié de penser un peu à elle. Elle finit par poser ses mains sur le rebord et se regardait alors pendant quelques secondes dans la glace. Bon sang, ce n’était pas joli à voir. Elle avait même envie d’en pleurer tellement ce n’était pas beau. Elle regardait alors sa montre. Il devait être 3h du matin. Elle finit par prendre son courage à deux mains et par descendre les escaliers. Elle regardait alors si la porte était bien fermé. C’était le cas. Elle soufflait alors un bon coup. Elle rentrait alors dans la cuisine se servant un verre de vin. Elle en avait besoin. Elle avait besoin de se vider la tête. Elle avait besoin d’être alcoolisé pour ça. Elle finit par s’asseoir dans le canapé recroquevillé. C’était le même schéma tout les soirs et elle avait beau essayé de faire autrement, ça lui était impossible. Elle avait juste trop peur. Elle avait envie d’avancer mais elle était clouée sur place quoiqu’elle fasse. Elle avait eut Conor au téléphone hier soir et il semblait en forme. Entendre la voix du jeune homme lui faisait du bien et il semblait aimer Paris et le travail qu’il y accomplisse. Elle était contente pour lui. Elle avait fait comme habituellement. Elle avait menti. Malgré le fait qu’elle n’aimait pas ça.. Elle l’avait fait encore. Elle lui disant que tout allait bien et qu’elle travaillait beaucoup. Et elle avait fini par raccrocher. Après trois heures passaient dans le fauteuil, elle se décidait alors à se lever et à rejoindre l’étage. Un bon bain lui ferait du bien.

Elle finit donc par prendre un jogging et un t-shirt avec un des sweets de son compagnon. Il y posait alors son nez quelques secondes. Son odeur, ses mots doux, ses caresses. Tout lui manquait. Elle finit par tout prendre et rentrer dans la salle de bain. Le bain semblait coulé. Elle finit par enlever ses vêtements. Bons nombres de bleus étaient encore visibles et bon nombres d’autres marques. Elle s’y était habitué.. Peut-être même un peu trop. Elle finit par se détendre quelques minutes. Elle finit par fermer les yeux quelques secondes. La vie était bien trop dure. Elle finit par rester bien une heure et demi dans ce dernier avant de se décider à sortir. Elle enfilait alors une simple serviette et commençait à s’habiller. C’est alors qu’une voix se finit entendre. « Mon cœur, c’est moi, je suis rentré ... » glissait le jeune homme. Conor. Bon sang, il faut dire que là c’était pas le moment. Elle finit par enfiler les quelques affaires qu’elle avait préparé avant que la voix de son compagnon retentisse à nouveau. « Princesse ? Tu es là ?.. ». Elle aimait ce surnom. C’était l’un de ses préférés. Elle finit par sortir. Elle savait qu’il allait avoir peur et c’était visiblement le moment qu’elle affronte ses mensonges. Elle ne pouvait plus lutter maintenant. C’était comme ça. Elle s’avancer simplement. Et dit tout en jouant avec ses mains.

•« S’il te plait, prend pas peur d’accord. »


Elle savait qu’il allait se demander pourquoi. Mais elle ne lui laissait alors pas le temps de dire quoique ce soit et descendit l’escalier avant d’arriver face à lui. Il était beau et tout souriant et on pouvait qu’elle fatiguée et réellement amochée. En le voyant son sourire se remplaçait par un regard triste et plein d’incompréhension. Elle finit par dire simplement.

•« Hey.. C’est pas grave d’accord. Fais pas cette tête je t’en supplie.


made by pandora.
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n°1837 - Everytime you fall it's only making your chin strong ❧ zoe.

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