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 "Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne."

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MessageSujet: "Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne."    Mer 1 Mai - 10:23


• "Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne"
« Hang in there baby, sooner or later »
• Bar désert
• Bréven & Liloo
Il est rare que je touche à l'alcool. A vrai dire je déteste ça. Je n'ai fais qu'une visite chez les alcooliques anonymes, pour mon père, mais cela m'a suffit à comprendre que l'ivresse était un phénomène dangereux et irréversible. Une fois qu'on a touché à plus de trois verres par jour, peu importe l'excuse que l'on a pu se donner, tout est terminé. C'est comme lorsqu'on traverse la route alors que le feu n'est pas rouge. Tu te fais renverser, alors que tu avais espérer qu'aucune voiture ne passe. Lorsque mon père a commencé à boire, je ne m'en étais pas rendue compte directement. Personne ne s'en était rendu compte. Ma petite soeur était trop petite pour, ma mère trop malade, et moi j'étais trop intéressée à profiter des derniers instants qui ne me séparaient pas d'elle. Lorsque j'ai appris à ouvrir les yeux, il était trop tard. Il s'était fait prisonnier de ce monde. Ce monde où chaque chose n'est plus qu'un simple rêve, et où ta conscience est bien trop loin de ton corps pour réussir à retrouver la terre ferme. Il avait une excuse. Il a perdu la femme de sa vie. Mais chacun peut aussi trouver une excuse pour arrêter. Il l'a trouvé. Il m'a promis, à moi et à elle. Il prendrait soin de lui. Il ne nous abandonnerait pas. Aujourd'hui je n'ai aucun moyen de savoir s'il continue à toucher à l'alcool ou non, mais j'ai une entière confiance en lui, et je sais qu'il y arrivera.
Ce soir là j'ai perdu toute notion du temps. Toute notion de la vie. Je ne sais même plus ce qui m'a poussé à commander ces trois verres. Peut-être était-ce une sorte d'appel au secours. J'ai explosé. Trop de responsabilité. Trop de souvenirs. Trop de manque. Elle me manque. Oh oui, elle ne m'a jamais autant manqué. Je sais maintenant. Aujourd'hui est l'anniversaire de sa mort. Mon père et ma soeur sont partis chez mes grands-parents. Un moyen simple de passer cette étape sans trop s'engager. Et je suis restée coincée là, à Greenwood, à des milliers de kilomètres de la tombe de ma mère.
Alors j'ai bu, comme mon père l'a fait pendant de nombreuses années. Finalement, peut-être que tous ces psychologues ont raison. On marche dans les traces e nos parents. On devient comme eux, qu'on le veuille ou non. J'étais assise à cette table, dos au comptoir. Je ne voulais plus faire face à mon erreur. J'étais habillée d'un sweat-shirt vert, et trop grand pour moi. Mon ami qui a apprit qu'il était gay en m'embrassant me l'a offert. On s'est téléphoné la semaine dernière. Il a trouvé l'homme qu'il cherchait depuis longtemps, et j'étais heureuse pour lui. J'étais affalée sur la table sans m'en rendre compte, entourant mon verre vide de mes bras, comme pour cacher ma bêtise. Ma connerie.
Le bar était vide. J'entendais le chiffon du barman frotter le bois du comptoir et les verres humides sans s'arrêter. N'avait-il pas mal au poignet à force ? A l'extérieur, il faisait nuit noire. Certaines voitures passaient de temps en temps sur le boulevard, et quelques piétons curieux jetaient un coup d'oeil à l'intérieur du bar, pour voir quels misérables gens se sont réfugiés ici pour noyer leur chagrin. Cette fois-ci j'étais la seule. Une musique de Solomone Burk passait en fond. Un disque vinyle tournait. "Give up on me". Sa voix me donnait des frissons, et j'aurais pu écouter cette chanson en boucle, sans jamais m'arrêter. Pourquoi m'as-tu abandonné maman ?
J'avais un peu froid. Je voulais rentrer chez moi. Mais je savais que si je me levais, tout tournerait, et je m'effondrerai au sol sans même avoir eu le temps de dire "oups".


CREDIT IMAGES # code by shiya.
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MessageSujet: Re: "Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne."    Mer 1 Mai - 15:16


Dure soirée. A croire que le syndrome de la page blanche était en train de m'atteindre... Je n'arrivais pas à écrire ce soir, et ça me frustrait énormément. D'habitude je commençais à écrire en début de soirée, je m'accordais ensuite une pause pour faire une chose ou une autre puis je continuais, tard dans la nuit ou jusqu'au petit jour parfois. Mais ce soir non, l'inspiration était absente.

Je décidais donc de me changer les idées. Comment ? Simplement en prenant ma voiture et en allant où cette dernière me guiderait. Ce n'était pas possible que je me laisse aller comme ça, peut-être que si je me mettais un bon petit coup de fouet mes idées se remettraient en place.
Quoiqu'il en soit je ne voulais pas rester chez moi. Je descendais, allumais le contact et démarrais ma voiture. Cigarette à la bouche, j'essayais d'imaginer ma future destination.

Comme par hasard aucun de mes amis n'était libre ce soir. J'aimais la solitude parfois mais ce soir je m'en serais volontiers passé... J'avais envoyé des messages mais pas de réponse ou que des refus. Personne n'était libre, ou alors tout le monde cherchait des excuses. Il y a des jours comme ça où la chance n'est pas de votre côté, mais quand ça vous poursuit jusqu'à tard dans la nuit, là ça devient compliqué voire énervant.

Environ quinze minutes plus tard j'arrivais devant un bar qui avait l'air pas trop mal. On aurait dit qu'il m'appelait et qu'il me demandait de venir pour prendre un verre. Ouais, j'avais vraiment une imagination débordante.
Je décidais donc de me garer au parking d'en face et d'entrer dans ce fameux bar. Là, devant moi, était assise, ou plutôt allongée, une jeune fille sur le comptoir. Elle n'avait pas l'air très bien. Voyant son état assez désastreux je me dis que j'éviterais de boire ce soir. Je me sentis directement concerné par ce qui se passait. Sans réfléchir je m'avançais vers elle puis posais ma main sur son épaule.

" Mademoiselle, ça va ? "

Elle ne répondit pas sur le coup. Ok, il fallait que je la bouge de là. Je payais ses nombreuses consommations puis la portais à bout de bras. Elle était légère comme une plume. Dehors, je l'asseyais sur un banc pour qu'elle se réveille un peu. Il fallait qu'elle voit et qu'elle comprenne avant tout que j'étais là pour l'aider. C'était si naturel. Une incompréhension en plus prit place dans ma tête.
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MessageSujet: Re: "Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne."    Mer 1 Mai - 17:33


• "Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne"
« Hang in there baby, sooner or later »
• Bar désert
• Bréven & Liloo
Ma petite sœur est âgée de 14 ans. Comment est-ce qu'on voit la mort, à quatorze ans ? Lorsque notre mère est morte, elle n'avait que sept ans. Sept petites années. Une âme innocente tâchée par la noirceur de la mort et du deuil. Elle s'adapte facilement à tout. Elle s'est adaptée à Cuba, et à chaque hôtels et campings que l'on a croisé durant notre voyage en Amérique du Sud. Elle s'est adaptée à nos sautes d'humeur et à notre espoir...Mais elle a du mal à surmonter la perte de maman. Après tout, 7 ans est l'âge où la personnalité de l'enfant se définit pour de bon, n'est-ce pas ? Sans mère, on est perdu, et quand on est perdu, notre personnalité est brouillée. Elle a grandit avec maturité. Elle a géré les jours et les années sans se plaindre. Juste en pleurant, quelques fois, dans mes bras, le soir. Mais elle a réussi à trouver un échappatoire. Son imagination, son talent. Elle est resplendissante, et je l'admire. Je pourrais la regarder jouer ou dessiner pendant des heures. C'est mon petit trésor. Depuis la mort de maman, elle s'attache de plus en plus à moi. C'est normal je suppose, je suis la seule "femme" de la famille désormais...Mais ça me fait flipper, qu'est-ce que ça me fait flipper...
J'étais tellement plongée dans mes pensées, que la question de l'homme ne m'est pas parvenue directement au cerveau. Lorsqu'il posa la main sur mon épaule, je sursautai, mais rien d'autre. Une sorte d'auto-défense ratée. Sa voix n'avait que résonné, et je n'avais réussi à associer un sens à ses mots. Après quelques secondes qui me parurent être des minutes, je le sentis me transporter. Je volais. Comme un oiseau. J'étais un oiseau, et j'allais rejoindre....

«... Maman...»

Soudain, la température changea. La chaleur rassurante se transforma en vent frais, et presque menaçant. Je fronçai les sourcils, plissai le nez. Ce n'était pas agréable. Je retrouvai finalement le sol. Il m'avait assise...Je dus prendre quelques secondes pour me rendre compte que j'étais sur un banc, à l'extérieur du bar. Merde alors. Je m'obligeai à lever les yeux, et j'aperçus alors un visage flou. Un homme. Il avait de la barde. Zut. J'allais me faire agresser. Et dans mon état je n'avais aucun moyen de me défendre. Je bredouillai d'une voix pâteuse :

« Me touchez pas, hein...Mon père est dans la police, il va vous...Qui êtes-vous ? »

Puis petit à petit son visage s'effaça...Et ce fut le trou noir.



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MessageSujet: Re: "Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne."    Jeu 2 Mai - 11:56



Elle avait quand même réussi à sortir quelques mots. Maman, mon père et d'autres choses dans le même style. Je pouvais en déduire qu'elle était certainement dans cet état à cause de quelque chose qui s'était passé dans sa famille... J'avais beaucoup de peine pour elle, son histoire m'intriguais. C'était une jeune femme fragile qui avait l'air d'avoir vécu beaucoup de choses difficiles.

" Je m'appelle Bréven. "

Je n'eus même pas le temps de terminer ma phrase, elle été tombée dans les pommes j'imagine. Je le rattrapais in extremis et la pris de nouveau dans mes bras. Je la mis dans ma voiture, l'attachais et l'observais quelques instants. Bon, elle n'avait pas l'air de faire un coma, à mon avis elle avait bu au point d'être apparemment anesthésiée. Il fallait que je fasse quelque chose, que je la ramène sur terre. Je pris le volant et me dirigeais vers chez moi. J'imaginais dans ma tête ce que je pourrais faire pour éviter qu'elle aie peur.

Une fois arrivé je l'allongeais sur mon canapé. Je la laissais habillée telle quelle, y compris en laissant ses chaussures. Je ne voulais pas qu'elle se fasse de fausses idées. J'allais chercher un verre d'eau dan la cuisine, ainsi qu'un tissu en étant imprégné. Je le mis sur son front. Elle bougeait un peu, gémissait même. C'était rassurant, elle avait seulement l'air de dormir.
Je pris un bout de papier et laissais un mot dessus :

Je m'appelle Bréven Goldsmith, vous êtes chez moi. Je vous ai ramenée ici hier soir car votre état semblait vraiment désastreux voire dangereux pour vous. Je vous ai laissée dormir, moi je suis dans ma chambre qui se trouve au fond à gauche. Si vous avez besoin de quelque chose servez-vous. Je ne sais pas pourquoi mais dès que je vous ai vue, j'ai compris que vous aviez besoin de moi. Bréven.

J'espérais que ce mot allait un peu la rassurer... Je décidais ensuite d'aller dans ma chambre. Instinctivement je m'assis devant mon ordinateur et me mit à écrire. Je ne m'arrêtais pas. Je levais les yeux avec un sourire. J'avais retrouvé mon inspiration grâce à elle, ou peut-être même que c'était elle mon inspiration. J'étais impressionné par cette soirée.
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MessageSujet: Re: "Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne."    Sam 11 Mai - 13:45


Chez Bréven  ◈ Bréven & Liloo
Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne.
Hang in there baby, sooner or later.

   




D
es flottements. Des virages, des lumières peut-être. Je m'étais retrouvée emportée par cet inconnu. Je n'avais aucun moyen e me défendre ou de réagir, étant donné que j'étais inconsciente. Des images défilaient dans mon esprit. Le portrait de ma mère, puis de ma soeur et de mon père, de cette vieille dame qu'on avait rencontré au Pérou, et de ce petit garçon perdu et épuisé qu'on avait aidé en Argentine. Je voyais également à nouveau les radiographies posées sur la table de l'entrée. Celles qui nous permettaient d'apercevoir la tumeur, collée, accrochée, fusionnée au cerveau de ma mère. Je voyais également cette rose, que ma petite sœur venait de déposer sur cette tombe, dans ce cimetière, dans cette ville.
Je sentis, loin ans mon esprit, qu'on m'avait déposé quelque part. C'était confortable et chaud. Ça m'incitait encore plus à plonger dans le monde du sommeil. Mais un liquide froid coulant sur mon front m'éveilla légèrement, même si mes yeux restaient fermés. Ça me faisait du bien, c'était rafraîchissant. Merci à celle ou celui qui me permettait d'avoir cette sensation. Quel bien fou. Encore, continuez, j'en veux encore. Je meurs de soif. Vous n'avez pas de l'eau ?
Je n'ouvris les yeux que longtemps après. J'avais été réveillée par la lumière éblouissante du jour. Mes mains protégeaient mon visage de cette luminosité agressive, lorsque je me redressai lentement. J'avais un mal de crâne atroce. D'un seul coup, je sentis des nausées atroces m'envahir. J'allais vomir. Je sautai du canapé sur lequel j'étais, pour courir un peu dans tous les sens. Je me retrouvai d'abord dans une chambre. Non, pas dévier. Puis dans un bureau. Toujours pas d'évier. Je me précipitai sur toutes les portes que je trouvais, jusqu'à enfin me retrouver dans une salle de bain. Je vomis certainement toutes mes tripes, et ce pendant une bonne minute non-stop. Quand la tension retomba je me rinçai la bouche, et je me laissai tomber contre le mur, assise sur le carrelage froid. Il ne me fallu plusieurs secondes avant de me rendre compte que je n'avais aucune idée de l'endroit où j'étais. Mon coeur s'accéléra subitement. Je regardai autour de moi. La salle de bain ne m'était pas du tout familière. Des produits masculins ornaient les rebords de la baignoire. J'étais chez un homme. Prise d'une légère panique, je me redressai doucement, comme pour ne pas me faire remarquer, et retournai sur la pointe des pieds dans la pièce où j'avais dormi, observant chaque élément autour de moi. C'était propre et plutôt bien rangé. Je reportai mon regard sur le canapé en face de moi. Je posai instinctivement mes mains sur moi. J'étais encore habillée des vêtements de la veille. J'avais mes chaussures. Personne ne semblait m'avoir touché. Je lâchai inconsciemment un soupire de soulagement.
Je me rendis compte de la présence d'un mot sur la table de basse une fraction de seconde après. Je n'avais aucun souvenir de la veille, et j'espérais bien que ce papier allait m'aider à retrouver la mémoire. Je me précipitai dessus et le lu d'un air méfiant.
Dans la chambre au fond à gauche.
Je passai ma main dans mes cheveux, les replaçant en arrière. J'avais bu. Dans ce bar. Et le dénommé Bréven, mon sauveur, se trouvait dans la chambre au fond à gauche. La seule porte que je n'avais pas poussé en cherchant la salle de bain. Je restais plantée là, hésitant à aller voir. Puis je décidai finalement d'aller dans la cuisine.
Je préparais des oeufs brouillés et du bacon, avant de mettre la table et de servir le dénommé Bréven. Avec un peu de chance il se réveillerait quand ce sera encore chaud.




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MessageSujet: Re: "Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne."    Lun 20 Mai - 21:55



Finalement j'avais un peu dormi. Je m'étais couché tard, ou plutôt au petit matin parce que j'étais quand même fatigué par cette histoire.
Lorsque j'ouvris les yeux, j'entendis du bruit dans la cuisine. Ah, elle est restée. C'est bon, je n'étais pas passé pour un fou, peut-être plus pour une espèce de sauveur. J'étais content et fier de moi. J'avais aidé quelqu'un et ce dernier m'avait aidé indirectement. Que demande le peuple ?
Je me levais et enfilais un peignoir. J'avais une salle de bain intégrée dans ma chambre et je m'y dirigeais pour m'arranger un peu la tête. Je ne voulais pas qu'elle me voit pour la première fois, enfin j'imagine, avec l'aspect d'un monstre. Je posais mes lunettes sur le nez et me décidais à sortir la rejoindre. En ouvrant la porte, je sentis une bonne odeur de bacon. Miam, rien de meilleur le matin. J'arrivais discrètement en souriant.

" Bonjour. "

Je m'asseyais et me mettais à l'aise. C'était bizarre, comme si je n'étais pas chez moi.

" J'imagine que vous avez lu mon petit mot. Je suis Bréven. J'espère que vous allez un peu mieux, et je vous remercie pour ce petit festin. Je peux ? "

Je montrais le plat d’œufs et de bacon du doigt. Je décidais de me servir. Un vrai délice. Il fallait que je pense à rencontrer quelqu'un moi, sérieusement.

" Hum, vous avez bien dormi ? Confortable le petit canapé hein ? "

J'avais dit ça sur un ton léger, je ne voulais pas non plus lui rappeler son état d'hier. Il fallait qu'elle se sente bien en ma compagnie, qu'on apprenne à se connaitre gentiment. Je me demandais pourquoi elle avait fini comme ça, dans une telle détresse. Mais j'y allais doucement. Elle avait l'air si fragile, ça me rendait prévenant.
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MessageSujet: Re: "Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne."    

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