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 (#2220) Je pensais que le pire sentiment était de se retrouver seul... (NOLAH)

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MessageSujet: (#2220) Je pensais que le pire sentiment était de se retrouver seul... (NOLAH)   Lun 6 Mai - 16:35




Je pensais que le pire sentiment était de se retrouver seul...

Nolan Langlois & Micahël-Ana Grey


codage © purple ; gifs © tonsofgifs|tumblr & © danysalternate|tumblr


    « Nolan, est-ce que tu pourrais passer s’il te plaît ? Je… » J’ai besoin de toi, c’était ce que j’avais failli dire mais je m’étais ravisée. Je n’aimais pas montrer mes faiblesses. « S’il te plaît. » Je n’avais pas eu à attendre une réponse très longtemps, il avait de suite accepté. Nolan, j’étais loin de me douter que j’aurais à ce point besoin de lui quand je l’avais rencontré, en France. Ce n’était qu’une aventure d’un soir. D’ailleurs, ça m’étonnait moi-même, je n’étais pas du genre à coucher avec n’importe qui, comme ça, j’avais beaucoup trop peur de sur qui j’allais tomber. Je crois que je m’étais dit que j’étais partie en Europe pour me ressourcer, pour m’amuser aussi. Alors je m’étais amusée. Avec Nolan. Il était totalement différent de Jackson, il n’était pas timide pour un sou. Mais il me faisait rire, et puis c’était parfaitement le genre à séduire les filles, les mettre dans leur lit et point. Le fait était que nous en étions là, à Greenwood, plus proches que jamais et j’avais besoin de lui. Nous étions le six mai deux mil treize. Vous ne comprenez pas ? Et bien, cela faisait six ans jour pour jour que Jackson était mort. En allant en Alaska, ça m’avait permis de me reconstruire, le reste de l’année, j’arrivais à faire face mais le jour de sa mort, ça m’était impossible, c’était beaucoup trop me demander. Avant, je voulais rester seule, je demandais à ce qu’on me foute la paix, je voulais simplement m’enfermer dans ma chambre, et pleurer. Mais aujourd’hui, c’était différent. La douleur était différente. Elle était amplifiée parce que non seulement cela faisait six ans que Jackson était mort mais j’avais aussi perdu Tante Ellen. Nolan avait été la première personne à laquelle j’avais pensé pour me tenir compagnie. Il était le premier à qui je pourrais raconter toute ma peine. Du moins je le pensais. Il savait pour Ellen, il avait même voulu m’accompagner à son enterrement pour que je ne sois pas seule –mes parents n’avaient pas pu faire le chemin jusqu’ici à cause d’un ’important rendez-vous’ de notre dévoué et reconnu avocat Maître Grey, j’avais au moins espéré que ma mère vienne mais il n’en était rien, j’étais déçue- mais j’avais refusé. Il n’avait pas à faire ça pour moi. J’avais été heureuse de le retrouver à Greenwood, même si cet idiot était toujours aussi peu doué quand ça concernait les sentiments. Il voulait retrouver Izoé mais il n’était vraiment pas doué. Je l’aidais du mieux que je le pouvais. J’essayais. Je me moquais un peu de lui aussi. Mais c’était normal. Heureusement que je l’avais. Il n’avait pas mis longtemps à venir. Je ne savais pas ce qu’il faisait quand je l’avais appelé mais j’espérais ne pas l’avoir dérangé dans quelque chose d’important. J’avais pris un jour de congé aujourd’hui, j’avais tout de même dit à mon patron que je le rattraperais. Ce dernier était compréhensif avec moi depuis la mort d’Ellen. Il la connaissait et était ami avec elle. Ça m’avait fait bizarre de le voir à l’enterrement d’ailleurs parce qu’il n’était pas là en tant que patron mais en tant qu’ami. J’avais l’intime conviction que c’était aussi pour ça qu’il m’avait engagé, pas seulement parce que mon nom était connu et pas seulement pour les lettres de recommandation de mes professeurs. Tant mieux pour moi après tout. A peine avait-il frappé à ma porte que je lui ouvrais. « Hey. » J’avais tenté un sourire mais je n’y arrivais pas. Je détestais cela, ça me rappelait les mois après la mort de Jackson. Ces mois où je restais au fond de mon lit, où je pleurais, ces mois où j’avais tenté par deux fois de me suicider. Sans succès. Pourtant, les deux fois, j’avais pris mes précautions, mes parents ne devaient pas rentrer avant des heures. Et, les deux fois, ma mère était revenue afin de vérifier que j’allais bien. Un signe du destin qu’on m’avait dit. Le destin, tu parles ! « J’suis désolée, j’espère que j’t’empêche pas de faire un truc important. » Je le laissais entrer dans la maison de ma tante. Je m’étais tournée vers lui. « Je me suis dit que c’était mieux si je t’appelais plutôt que de me terrer au fond de mon lit. » J’avais fait attention à ce que mon ton dénote une pointe d’humour, faisant comme si je plaisantais. Alors qu’au fond, je ne plaisantais pas du tout. Bien au contraire. « Alors, comment ça se passe avec Izoé ? » Parler de lui. Voilà, j’allais me concentrer sur lui. Et je voulais véritablement savoir cela. C’était important pour moi qu’il soit heureux.

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MessageSujet: Re: (#2220) Je pensais que le pire sentiment était de se retrouver seul... (NOLAH)   Mer 8 Mai - 9:52




Je pensais que le pire sentiment était de se retrouver seul...

Micahël-Ana Grey & Nolan Langlois


codage © purple ; gifs © giuly-c|tumblr & © more rp gifs, alex pettyfer upset gifs|tumblr


    Une sonnerie. Il grimace. Deux sonneries. Il se retourne dans ses draps qui laissent entrevoir l’un de ses pieds, dépassant du matelas à même le sol qui lui sert de lit. Trois sonneries. Nolan attrape le combiné qui traîne encore sur le parquet du petit studio et décroche dans un grognement d’homme encore mal réveillé. « Nolan, est-ce que tu pourrais passer s’il te plaît ? Je… » D’une main lourde, le garçon se frotte le visage. « S’il te plaît. » Son geste se stoppe, ses yeux s’écarquillent. Il est évident que le deuxième s’il te plaît que vient de prononcer Micahël n’était pas la fin prévue de cette demande. Autant le ton de la demoiselle que son hésitation quant à la façon de conclure sa phrase trahissent l’illusion que tout va bien. Car c’est vraisemblablement loin d’être le cas. « Bouge pas Micah, j’arrive. » Il sait à quel point le petit bout de femme qu’elle est peu se montrer fragile par moments. Il sait aussi qu’elle refuse de se dévoiler à tous ceux qu’elle côtoie et que peu d’entre eux connaissent l’existence de cette sensibilité logée dans son âme. Découverte en France, elle avait d’abord été une aventure d’un soir. Cette nuit-là s’était avérée être le commencement d’une grande histoire basée sur une confiance et une amitié sans faille. L’étudiant avait aimé son odeur, le goût de sa peau ainsi que sa douceur mais pas autant que celle qui faisait et ne cesse de faire battre son cœur. Il file sous la douche, endosse des vêtements choisis au hasard mais qui, par chance, vont très bien ensemble et descend dans Cherry Ridge Boulevard. Étrangement, plus rien ne le tracasse excepté la raison de l’appel matinal de la jeune femme. Bien que Nolan fasse partie des plus nuls concernant les demoiselles, leur différentes humeurs et l’expression de ses sentiments, il sait au moins qu’en cas de coups durs elles nécessitent un remontant. Alors il prend le temps de s’arrêter devant la vitrine d’une boulangerie. Parce que les gâteaux font des ravages chez la gente féminine. Parce que Micahël en a sans doute besoin. « Ce sera tout ? » Ses yeux se portent sur ce qu’il est sur le point d’acheter. « Ca ira oui, merci. » Saisissant le paquet d’une main, il ressort du petit commerce et se dirige vers le café le plus proche. Là c’est plus difficile car même s’il la connaît bien, Nolan hésite entre plusieurs des boissons chaudes présentées. Il se décide enfin, glisse sa nouvelle acquisition dans le sachet que lui a confectionné le boulanger et repart en direction de sa destination finale, la maison de Micahël se situant dans le quartier de Walden Ferry. À son arrivée, le garçon toque à sa manière, deux coups rapides puis deux autres semblables suivis d’un lent, de façon à ce qu’elle le reconnaisse immédiatement. À peine sa main se décolle-t-elle de la porte, que la jeune femme l’ouvre et apparaît dans l’entrée. « Hey. » Ses lèvres s’étirent en un petit sourire qui sonne faux. Le garçon le remarque mais ne dit rien. Il s’imagine que la demoiselle n’a pas besoin de ça. Alors il lui tend le paquet, le visage éclairé par un sourire qui lui ne peut être plus réel. « Surprise ma belle ! » Nolan se garde de lui avouer qu’à l’intérieur du sachet se trouvent des beignets goût framboise ainsi qu’un capuccino latté noisette. Parce qu’il préfère découvrir toute l’ampleur de sa surprise sur le visage de la jolie brune. Parce que dans ces moments-là, ce genre de petites cachoteries sont les bienvenues. « J’suis désolée, j’espère que j’t’empêche pas de faire un truc important. » L’étudiant pénètre dans la maison et se retourne vers Micahël, adossée contre la porte qu’elle vient de fermer. « J’aurais pu finir ma nuit, mais je crois qu’aujourd’hui une certaine fille était contre cette idée .. Mais non, t’en fais pas ! » Le jeune homme remarque bien que tous les airs de joie illuminant le visage de celle qui, sans aucun doute, est aujourd’hui sa meilleure amie ne sont que passagers, qu’elle cache sûrement une grande douleur dans le fond, mais qu’il ne sait laquelle. « Je me suis dit que c’était mieux si je t’appelais plutôt que de me terrer au fond de mon lit. » Là encore, elle tente une plaisanterie qui lui paraît fade mais il ne relève pas ce point. Le garçon est tiraillé entre aller droit au but ou laisser le soin à la jeune femme de lui confier ce qui ne va pas ce matin. Il opte pour la première option. « T’as bien fait et comme tu le vois, Superman est là ! » dit-il en ouvrant les bras et en relevant légèrement la tête, l’air fier et rieur. Il espère que son humour enfantin lui redonne un peu de gaité. Car il n’aime pas la savoir dans un état de tristesse, passager ou non, important ou non. Car en temps normal, ce petit bout de femme respire la joie de vivre au quotidien, et c’est ce qu’il aime chez elle, c’est ce qui rend leur relation fusionnelle. « Alors, comment ça se passe avec Izoé ? » Ses bras se relâchent le long de son corps, ses yeux se portent sur le sol et ses dents se serrent. Nolan ne sait pas ce qu’il est réellement sensé répondre. Lui-même a du mal à y voir clair. « C’est .. compliqué. J’imagine que ça prendra du temps. » » Puis son regard se porte de nouveau sur Micahël et lui aussi tente un sourire qui n’en est pas vraiment un.
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MessageSujet: Re: (#2220) Je pensais que le pire sentiment était de se retrouver seul... (NOLAH)   Ven 10 Mai - 12:21

    « Bouges pas Micah, j’arrive. » Je savais que je pouvais compter sur lui. Il avait une voix endormie, je l’avais sans doute réveillé. Je m’en voulais tout de même, mais j’avais vraiment besoin d’une présence. Et plus particulièrement de sa présence, je savais qu’il réussirait à m’apaiser. A peine avais-je ouvert la porte qu'il me rendit quelque peu le sourire. Jackson était également capable de cela, me faire sourire et même rire en toutes circonstances. « Surprise ma belle ! » J’avais souri, il était adorable. Il n’était pas doué en amour mais en amitié, il était plutôt pas mal. Je me demandais ce qu’il avait bien pu prendre. J’attrapais le paquet avec entrain. Et appétit. Il avait réveillé mon estomac. Je restais quelques instants adossée à la porte après l’avoir fermée derrière lui. Puis je me dirigeais vers la table pour découvrir ce qui se trouvait à l’intérieur du paquet. A l’odeur, je reconnus immédiatement la pâtisserie. « Beignet framboise, génial. » La framboise était mon fruit préféré, j’adorais son goût ainsi que son parfum. « Tu savais que c’était mon fruit préféré ? » Je n’attendais pas vraiment de réponse à cette question, j’étais surprise qu’il le sache, ou, si il ne le savait pas, qu’il soit bien tombé. Je pris le gobelet et sentis également. « Cappuccino latté noisette ? » Je souris, victorieuse lorsqu’il acquiesça d’un signe de tête. « Trop forte. » Je n’étais pas aussi vantarde que cela, mais c’était toujours rigolo. Cependant, je retrouvais quelque peu mon sérieux, j’avais peur de l’avoir empêché de faire quelque chose d’important. « J’aurais pu finir ma nuit, mais je crois qu’aujourd’hui une certaine fille était contre cette idée .. Mais non, t’en fais pas ! » Je me sentis légèrement gênée tout de même, et je sentais que je rougissais légèrement. « J’suis désolée. » Et puis j’avais ajouté que j’avais préféré l’appeler plutôt que de me terrer au fond de mon lit. Surtout que ce n’était vraiment pas agréable à voir une Micahël ne voulant pas sortir de son lit. J’étais désagréable au possible. Et puis, je l’avouais, je n’avais pas envie de revivre ça. J’avais vécu au fond de mon lit pendant près de trois mois avant que mes parents m’envoient en Alaska pour éviter de ternir la réputation des Grey à cause de mes tentatives de suicide. Cela faisait six ans que Jackson était mort à présent, et je ressentais toujours cette douleur qui me prenait les tripes. J’avais l’impression qu’elle était constamment présente, mais, à certaines périodes, c’était encore pire. Comme aujourd’hui, pour les six ans de son décès. « T’as bien fait et comme tu le vois, Superman est là ! » Nolan était génial, je ne regrettais pas de l’avoir rencontré. Je ne regrettais pas non plus la nuit qu’on avait passé ensemble, ça m’importait peu de savoir à quoi il ressemblait sans ses vêtements –très appétissant si vous vous posez la question-, ce qui m’importait, c’était ce que nous étions devenus aujourd’hui. Je le remercierais jamais assez d’être là pour moi, sans même savoir quelle était cette douleur que je ressentais et qu’il pouvait apercevoir. Quelque chose au fond de moi m’empêchait de le lui raconter. Lorsque j’avais quitté Hastings, que j’avais quitté l’Angleterre, je n’avais raconté à personne, ni en Alaska, ni à Greenwood, ce qu’il s’était passé dans ma vie d’avant, enfin ce qui concernait Jackson et mes tentatives de suicide du moins. Une part de moi voulait en parler à Nolan parce que j’avais entièrement confiance en lui. Une autre part ne le voulait pas, peut-être à cause d’une part de honte, alors j’avais préféré lui poser une question concernant sa relation avec la blonde Izoé. Je ne m’attendais pas à la réaction qu’il avait eue. Comme si c’était un sujet à éviter au final. « C’est… compliqué. J’imagine que ça prendra du temps. » J’eus un sourire compatissant. « J’comprends. » Je bus une gorgée de mon cappuccino avant d’ajouter. « J’suis sûre qu’elle reviendra vers toi. Réserves toi pour elle, montre lui qu’elle peut te faire confiance. » Je ne savais pas vraiment quoi dire pour le rassurer. Je voulais tellement que ça marche pour lui. Ça me faisait instinctivement penser à Jackson, mais aussi à Teoxanne. Evidemment, c’était foutu pour ça fonctionne entre Jackson et moi, je n’étais pas du genre à vouloir être en couple avec un fantôme. Je ne croyais même pas aux fantômes en fait. Mais, Teoxanne, ça aurait pu marcher entre nous, enfin c’était ce que je pensais à cause de ce que j’avais ressenti quand nous nous étions embrassées. Deux ans de silence radio, et je continuais de penser à elle. Tout comme je pensais à Jackson. Seulement, la jeune femme était bien vivante, nos chemins s’étaient simplement séparés. Tout comme ceux d’Izoé et Nolan, mais maintenant qu’ils étaient à Greenwood tous les deux, ils pouvaient avoir une nouvelle chance, n’est-ce pas ? Je l’espérais de tout mon cœur, en tout cas. Pour lui, mais aussi pour elle. Même si je ne la connaissais pas. « Tu as su me le montrer à moi, non ? Alors, fais-le avec elle. » Bien sûr, c’était plus facile à dire qu’à faire, il n’y avait aucun sentiment entre lui et moi alors c’était beaucoup plus simple pour lui de se montrer comme il était vraiment avec moi qu’avec Izoé. Même si je pensais qu’il était quelqu’un de vraiment très bien, et qu’il n’avait pas à se cacher d’elle. « Tu devrais me la présenter, j’suis sûre qu’on deviendrait les meilleures amies du monde, et là, ce sera dans la poche pour toi. Elle va me trouver tellement géniale qu’elle se dira que si je t’aime, elle doit absolument t’aimer. » J’avais esquissé un grand sourire. Les taquineries faisaient partie de notre amitié. Nous en usions beaucoup, et ça nous amusait.
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MessageSujet: Re: (#2220) Je pensais que le pire sentiment était de se retrouver seul... (NOLAH)   

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(#2220) Je pensais que le pire sentiment était de se retrouver seul... (NOLAH)

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