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 #1148 (megara) want to love so hard

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MessageSujet: #1148 (megara) want to love so hard   Ven 4 Jan - 9:42



Mon père avait eu la bonne (que dis-je? l'excellente!) idée d'inviter Megara à manger à la maison ce soir. Damn. Est-ce que lui aussi désirait ma mort? C'était fort probable, car l'idée simple de revoir ma cousine me lestait le corps comme du plomb. Surtout depuis notre dernière rencontre. Mais dans ma détresse et mon angoisse de croiser son regard à nouveau, je savais que je pouvais la rencontrer la tête haute. Elle avait fait son choix, notre choix, plus aucune ambiguïté n'était permise entre nous. (ou du moins presque, hein) Mais ce n'était pas pour autant que j'en changerais mes habitudes. Week-end oblige, je n'avais pas osé quitter le lit avant que le soleil soit au zénith. Soleil? Ah non, grisaille. J'avais pris mon café tranquillement dans la véranda tout en fumant ma cigarette matinale. (oui, je m'étais remise à fumer) A la grande désapprobation de mon paternel mais peu importait, j'étais majeur et vacciné. Et indépendant. Et indifférent. Et amoureux. Et bref. L'après-midi, j'avais bricolé quelques heures sur une des voitures de mon père (la grande classe, presque) qui présentait un problème. Une mustang. Splendide. Bien que n'ayant que très peu l'habitude de bidouiller des voitures, ça me rappela ce que devait être mon prochain achat. Fort mustang cabriolet. 1966. (bandant) Mais pour l'heure, je proposais mon aide pour le futur accueil de la nièce. Non pas que j'en rêvais, mais disons que tant que je gardais mon esprit occupé, je n'avais pas trop à craindre ces pincements au coeur familiers. Je remarquais qu'il avait décidé de mettre les petits plats dans les grands: crudités, entrecôtes, cabillaud, pommes de terre vapeur, fromages, marbré au chocolat, fruits, café. (sourire amusé) « Papa on est que trois. » Je le vis hausser les épaules et me lancer un regard digne d'un champion de top chef, les yeux plissés, scrutateurs, perforateurs. C'est une question de principe mon fils. Tout vrai homme est un cuisto dans l'âme. Ben voyons. Je préférais me replier vers la mise en place et achever d'installer le couvert. L'heure tournait, beaucoup trop vite à mon goût, et le moment fatidique approchait. Jm'en fous, jm'en fous. De ce même je m'en foutisme qui m'avait fait mettre cette chemise et ce jean que je ne mettais que pour les grandes occasions. Et ce parfum. (escroc Dodo, escroc) Probablement. A vingt heures trente précisément, la sonnerie rententie dans l'entrée. Courage bonhomme, ce n'est que ta cousine. Et c'est justement ça qui m'inquiète.

« Bonsoir. Entre et passe moi ton manteau. » J'avais eu l'impression d'ouvrir la porte en ralenti, comme dans ces films de téléréalité merdiques ou la moindre tension est exagérée au maximum. Puis elle était apparue devant moi, aussi belle qu'au premier jour. Aussi belle que toujours. (t'aurais du inviter Ana) Quelle idée, pourquoi n'y avais-je pas pensé plus tôt? Malgré les rares pulsations de mon coeur déchiré, je restais lointain, distant, comme de crainte de me brûler les ailes une nouvelle fois encore. Je refermais la porte derrière elle, accrocha son manteau avec ses congénères, et la dirigea vers la salle à manger où l'apéritif venait d'être installé. « Je te sers un verre? Ton oncle ne va pas tarder, il est encore aux cuisines. » Sans réellement attendre de réponse je commençais à servir les verres, plus par habitude qu'obligation. Je connaissais les goûts en matière d'apéro de mon père et de ma cousine, au minimum. Et je relevais enfin les yeux vers elle en lui tendant le verre, captant ce doux miroir dans lequel je m'étais toujours plu à m'observer car m'apparaissant comme entier, authentique, réel. Un vrai moi. Et pas seulement une couverture. (comment est-ce qu'on a pu en arriver là?)
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MessageSujet: Re: #1148 (megara) want to love so hard   Ven 4 Jan - 19:21


✝ So just give it one more try to a lullaby and turn this up on the radio.

Je me regardais dans le miroir de ma chambre, passant mes mains sur le bas de ma robe pour enlever quelques plies. Pourquoi avais-je accepté ce dîner ? L’idée simple d’affronter ses yeux me semblait insupportable. Je voulais éprouver de l’indifférence, je voulais jouer mon rôle de cousine. Mais à chaque fois que je ferme les yeux, je revois les traits de son visage. A chacune des musiques que j’écoute pour m’endormir, je retrouve toujours une connotation qui me ramène à lui. J’aimerai avancer et ne pas regarder en arrière. J’aimerai marcher la tête haute. Je voudrais me laisser un dernier espoir. Un dernier essai pour y arriver. Et ne plus me remémorer sa voix comme si elle me murmurait à l’oreille une berceuse. J’aimerai me dire des mots et d’autres pour me convaincre de prendre le bon chemin mais mes pas me ramènent sans cesse vers lui. Si seulement je pouvais fermer les yeux et me laisser tomber dans ses bras. Je suis là, debout devant ce miroir à regarder cette fille dans sa robe bustier noire qui ne tente pas tous les moyens de combattre son cœur. Ses cheveux bouclés et la pointe de maquillage qu’elle aborde ne suffisent pas rendre ses traits épanouies. Cette demoiselle que j’essayais de cacher au fond de moi sans succès. Mon reflet me trahissait. Qu’importe ce que je pouvais dire ou même faire, mon regard et mon cœur me contredisaient. Si seulement tout pouvait être plus simple, comme un bouton qu’on peut diriger sur ON ou OFF qui pourrait évaporer mes sentiments en un seul instant. Dans un soupire, j’ai abandonné ce reflet dans le miroir pour retourner dans le salon. « Tu n’as toujours pas changé d’avis Gwen ? » Demandais-je une dernière fois à ma sœur qui refusait catégoriquement de m’accompagner. Elle avait déjà un rendez-vous avec un homme dont elle m’avait quelques fois mentionné par ci et par là. A son regard, je pouvais voir qu’elle était particulièrement impatiente de le revoir. J’aimerai avoir le même regard pour Dorian. Je l’avais déjà eu et au fond de moi, je l’ai encore. Mais l’appréhension et la peur de perdre le contrôle prennent le dessus. J’attrapais mes chaussures à talons pour les enfiler rapidement en descendant les escaliers de l’immeuble. J’allais être en retard. Un gilet beige sur mes épaules, j’ai tendu le bras pour attraper un taxi. Une fois à l’intérieur, il ne m’était plus possible de faire marche arrière.

J’étais devant sa porte, la main sur le bouton de la sonnerie sans me résoudre à appuyer dessus. Devrais-je partir pour nous éviter une pénible soirée ? J’avais un mauvais pressentiment. Et si Ana était là ? Je ne pourrais pas jouer la bonne copine et la cousine en même temps. J’ai tourné les talons avant de descendre les quelques marches de l’entrée. J’ai regardé le ciel comme pour y trouver un peu de courage. Scott, j’ai besoin de toi… J’aurai tellement aimé que mon petit frère soit encore près de moi, de nous. Est-ce qu’il peut m’entendre de là où ? Est-il déçu par ce qu’il voit maintenant ? Sa grand sœur amoureuse de son cousin et qui fait n’importe quoi avec son cœur. Ce soir serait peut être bon pour quelques excuses… J’ai pris une grande respiration comme pour me donner du courage. Je me suis retournée vers la porte pour aller sonner. J’entendais des pas puis c’est sur le visage de Dorian que la porte s’ouvrit. « Salut. » Ais-je limite murmurer. Il m’a laissé entrer, prenant ensuite mon gilet pour le mettre sur le porte manteau. Je le suivis jusqu’à la salle à manger en silence, jouant nerveusement avec mes doigts. Pendant qu’il me servait un verre, je me suis installée sur le canapé, croisant les jambes comme toutes femmes qui portent une jupe ou une robe. Je n’osais pas parler, j’avais trop peur du ton que pourrait prendre ma voix, peur qu’elle déraye sous son regard. Je n’attendais qu’une seule chose, que mon oncle fasse son entré. Dorian vint me tendre mon verre. Il me connaissait comme personne. Que ce soit goûts, couleurs, émotions, il pouvait lire en moi comme dans un livre ouvert. C’est ce qui me rendait encore plus nerveuse. Prenant son verre, j’ai relevé les yeux vers lui pour le remercier. Nos regards se sont rencontrés et j’aurai voulu ne jamais le quitter.

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Dernière édition par Megara Callaghan le Sam 19 Jan - 16:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: #1148 (megara) want to love so hard   Sam 19 Jan - 16:11



(ouais, j'ai mal. un mal de chien) Des fois tu me manques tellement que j'ai envie d'crever tant ça fait mal. Une histoire de tantouze, mais jamais phrase n'avait été aussi vraie. Honnête. Brûlante. La voir, sentir son parfum, la chaleur de son corps proche du mien, et ne pouvoir l'avoir. Ne pouvoir rien faire, et encore moins de par la présence de mon paternel. Je voulais lutter, lever mon poing au ciel et menaçer les dieux de leur sanction. Mais les interventions divines m'abandonnaient également, même la punition. La vie était bien trop cruelle... Le paternel en question arriva enfin, fit diversion. Je m'éloignais, suffocant sous la tension et la pression. Des bouffées de chaleur m'envahissaient, les pulsations de mon coeur s'accéléraient. (à peine arrivée et je n'en peux déjà plus) Qu'est ce que la soirée allait me réserver? Mon portable vibra, et un message s'afficha. Celui de ma, "petite amie". Mon coeur fit un raté et me mit une claque. (t'as pas le droit de dire ça mec) Si, je l'avais. Et je le devais. Car c'est ce qu'elle était, Lily. La femme que j'avais choisie et qui partageais ma vie. Point à la ligne. Je vidais mon deuxième verre d'un train. Là, seul l'alcool pourrait m'aider, être mon allié. J'étais conscient que c'était là la chose la plus triste que je n'aurai jamais dit dans ma vie. Alors, à la votre!

« A table les enfants. » Je me devais de mettre un terme à la langue bavarde de mon père, sinon ce ne serait pas demain la veille que l'on pourrait manger. Et plus vite le repas se passait, plus vite je pourrais respirer. Certes, plus vite elle partirait, plus vite je me languirais d'elle. Saleté de dilemme. J'amenais ce que mon père avait préparé. Une salade landaise; Des aumônières de saumon avec du riz. Un tiramisu aux spéculos. Je devais l'avouer, il s'était surpassé. « Alors Meg, à ce qu'il paraît tu continues de foirer côté mecs? » Innocent, indifférent, je me resservais sans lui accorder le moindre regard. Non pas que l'envie n'y était pas, j'étais à deux doigts d'en crever. Mais je tenais à ma dignité, et je me sentais souillé d'avoir été rejeté. Humilié. Bafoué. Bref, les symptômes d'un homme touché dans sa virilité. La flèche allait faire mal, je le savais, et pas que de son côté. Car la répartie n'en sera que plus dure, plus sanglante. Je lui faisais confiance, pour ça. Elle savait remettre les gens à leur place en quelques mots, et pour sur qu'elle n'allait pas me louper. Mais le jeu en valait la chandelle, je voulais y rentrer, m'y enfoncer un peu plus. Comme un besoin, un manque, une obsession. Ce désir enfoui de lui faire rappeler que c'était là son choix, et que je n'avais attendu qu'elle durant tout ce temps. Que c'était à son tour de s'en mordre les doigts. (saigne comme j'ai saigné) Égoïste et perfide mentalité. Égoïste et perfide amour.
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MessageSujet: Re: #1148 (megara) want to love so hard   Sam 19 Jan - 17:33


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J’appréhendais cette soirée. A cet instant, tout pouvait arriver et c’est bien ce qui me faisait peur. Depuis notre dernière rencontre où nous nous ne sommes pas vraiment quittés en bon terme, ce nouveau contact avec mon cousin pouvait bien tourner en film dramatique comme une parfaite indifférente. Depuis mon arrivé, nous n’avons échangé que quelques mots. Et ce malaise me fendait le cœur malgré que je me le refuse. Qu’importe cette envie de refouler mes sentiments, qu’importe le fait que je me tente à chaque seconde passée près de lui de me raisonner et qu’importe le fait que je tente de garder la tête froide lorsqu’il est près de moi, mon cœur me dicte une toute autre conduite et je ne peux nier le fait qu’il se brise lorsque je le vois aussi loin même s’il est à côté de moi. Dans le fond de mon être, j’aurai aimé ne pas avoir la peur d’assumer notre amour devant le monde entier, j’aurai aimé crier haut et fort sur tous les toits qu’il est l’homme que j’ai le plus aimé de toute ma vie. J’aurai aimé avoir son courage et ne pas être une simple lâche. Si tu m’entends, si tu vois mes yeux, peux-tu y discerner ma détresse, mon cœur qui bat pour toi ?

Il était temps de se mettre à table et je regardais chaque minute les aiguilles de l’horloge accrochée au mur et distinguait à chaque fois que j’étais loin de rentrer dans mon appartement pour me recroqueviller dans mon lit, me remémorant les erreurs de mon passé. Je me suis installée à table et, alors que mon oncle me tenait la conversation pour avoir des nouvelles de ma sœur aînée, Dorian apportait les plats. Je tentais de ne pas croiser ses yeux et me concentrais sur les paroles de mon oncle. Il s’était surpassé et je me doutais bien qu’il avait passé bons nombres d’heures dans la cuisine à tout préparer. Il avait même fait mon dessert préféré : le tiramisu. J’en raffole ! Alors que je bois quelques gorgées de mon verre d’eau, Dorian daigne à m’adresser la parole : « Alors Meg, à ce qu'il paraît tu continues de foirer côté mecs? » J’ai avalé de travers à cette question avant de lui jeter un regard noir, bien qu’un peu surprise. D’où se permettait-il de me clasher et qui plus est, devant son père. « Disons simplement que le jeu n’en vaut pas la chandelle. » Répliquais-je. Même s’il avait complètement raison et que j’ai entièrement foiré notre relation, l’enfonçant plus qu’elle ne l’était pas, je ne pouvais m’empêcher de répliquer un peu plus fort, quitte à lui faire mal. J’ai toujours été comme ça, c’était pour me défendre. Je le regretterai. « Tu as raison ma chérie, il faut quelqu’un digne de toi ! » S’élançait mon oncle, pensant me réconforter. Je lui affichais un sourire pour le remercier avant de gouter à son plat.

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MessageSujet: Re: #1148 (megara) want to love so hard   Sam 19 Jan - 20:19



(t'es un gros naze quand même) Rien à foutre. J'étais pleinement conscient des risques que je prenais en la titillant sur ce sujet. Et je les assumais. Du moins sur l'instant, grâce à ces quelques gouttes d'alcool. Ce que je ressentirais demain en me remémorant la soirée était une autre histoire. « Disons simplement que le jeu n’en vaut pas la chandelle. » (ça te fera les pieds tiens) Outch. J'avais raison de penser que le retour serait piquant. Et bien qu'une partie de moi, une infime, discrète, minoritaire, était persuadée que rien de tout ceci était vrai, véridique, pensé, ressenti, des picotements me trouaient la peau. Pourquoi est-ce que l'on se fait tout ce mal? Alors que les choses pourraient être tellement plus simples. Limpides. Évidentes. Alors que nous pourrions former ce que les gens appellent un couple normal, les liens de la famille nous avaient brisé le pont. Il ne substituait que des ruines et des larmes. « Tu as raison ma chérie, il faut quelqu’un digne de toi ! » Merci, papa, sympa la solidarité père/fils. (enfoiré) Après, peut-être avait-il raison? Peut-être que je ne la méritais pas? Tout était possible... Bien que mon égo me hurlait à la négative. Je m'y accrochais, n'ayant plus aucune chance d'accéder à la certitude. Game over.

« Tiens papa, j'voulais te demander. Ca te dérange si j'invite Lily a mangé à la maison le week-end prochain? » Non, je n'en ressentais aucunement l'envie, ni même le désir. Bien que sa présence ici m'aurait aidé à dominer le jeu, elle était la dernière personne que je souhaitais voir. Et encore moins dans mon lit. Mais elle restait un atout majeur dans cette lutte que je venais de déclencher. Et dont j'étais moi seul responsable. (assume maintenant) En revanche, je m'inquiétais sur la quantité de vin astronomique que mon paternel se permettait de resservir pour Meg. Je doutais sur ses capacités à tenir l'alcool, même un simple vin. Toute femme est faible face à cet ennemi... Contrairement à l'homme, c'est bien connu. Héhé. (s'il continue comme ça elle va rester dormir ici ce soir!) Dieu par pitié, faites que jamais une chose pareille n'arrive! Comment voulez-vous que je préserve mon indifférence, que je garde le contrôle si elle dort sous le même toit que moi? Et qui plus est dans la chambre annexe? Une sueur froide glissa le long de mon échine à la simple pensée de ce que serait ma torture. (et cette petite voix qui te pousse à faire que ça arrive?) Je ne veux même pas y penser. Ce n'était pas sain, pas honnête. Ni pour Lily. Pour ni elle. Et encore moins pour moi. Bien que mon coeur et mon corps entier avaient attendu, espéré une telle occasion depuis le début, je me surprenais à avoir peur. Peur de l'attitude que je pourrais avoir à son égard, peur du déroulement de la situation. Elle pouvait me repousser, m'humilier encore plus, me rejeter à vie. Ou, pire. Elle pourrait accepter. Et je savais que là serait la signature d'un pacte avec le diable. Car la moindre partie de son corps me faisait vibrer, la moindre effluve de son parfum me faisait chavirer. (tu n'es rien face à elle) Je ne le savais que trop bien. Et c'était pour cela que je la redoutais. Tout autant que je l'aimais. « Aucun soucis, au contraire! J'ai hâte de rencontrer l'élue. » A mon tour d'adresser un sourire à mon père, forcé et contracté. J'osais affronter pour la première fois et de manière direct le regard de la réelle élue. La seule, et l'unique. Entend comme mon coeur pleure. Encore comme mon âme souffre. Je me sentais comme dans un film dramatique, voué et condamné à un amour impossible et destructeur. (foutu réalisateur) Le plat principal touchant à sa fin, mon paternel alla chercher le dessert. Troublant tête à tête, je me retrouvais comme un jeune écolier amoureux pour la première fois. (et c'est le cas!) « Bois pas trop, j'aimerai pas t'obliger à dormir à côté de la chambre de celui qui n'en vaut pas la peine. »
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MessageSujet: Re: #1148 (megara) want to love so hard   Sam 19 Jan - 20:59


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Mon regard restait fixé sur l’heure ou alors sur la bouteille de vin qui décidait au fil des verres que me remplissait mon oncle. J’avais les tempes de plus en plus pressées et je supportais de moins en moins les répliques de Dorian, encore moins lorsqu’il se mit à parler de Lily, sa petite amie. Bien que cette appellation m’irrite rien que d’y penser, je devais à présent m’y habituer. « Aucun souci, au contraire! J'ai hâte de rencontrer l'élue. » Ajoutait mon oncle, tout enthousiaste. Bah voyons. L’élue, ça pourrait être moi. Du moins, ça aurait pu. Enfin, dans mes rêves ça l’était quoi. Je me mordais la langue pour éviter d’envoyer une vacherie encore plus énorme que la vieille de l’étage du dessous qui ne cesse de taper au plafond pour qu’on baisse le son de la télévision. De ma main sous la table, je serrais fortement ma serviette au point de m’en crisper les doigts. J’ai fini par croiser son regard. J’ai craqué, je n’en pouvais plus. Prétextant un besoin urgent, je suis partie me réfugier dans la salle de bain. J’ai verrouillé la porte pour ensuite me diriger vers l’évier. J’avais besoin d’être seule et surtout de m’éloigner de cette ambiance pesante avec Dorian. Ca me bouffait littéralement. L’entendre parler de Lily m’était insupportable et surtout, insurmontable. Comment vais-je faire dorénavant ? Lorsque je vais les voir ensemble, lorsque je les verrais se chuchoter des mots doux à l’oreille, quand elle sera dans ses bras alors que je n’ai qu’un seul désir : être à la place de mon amie. Je voudrais tellement que ce soit moi près de lui. Qu’est ce que j’aimerai être l’élue, la seule. Je crois que l’alcool mets un peu monté à la tête et je divague. Je perds l’esprit, je perds pieds. J’ai posé mes mains sur le rebord de l’évier pour m’y appuyer. Après de grandes inspirations, je suis redescendue à table avec eux. Je n’avais même plus le courage de sourire.

M’installant à nouveau sur la chaise, j’ai adressé un sourire à mon oncle qui me resservait un verre de vin avant qu’il ne parte à nouveau en cuisine. « Bois pas trop, j'aimerai pas t'obliger à dormir à côté de la chambre de celui qui n'en vaut pas la peine. » Lançait Dorian. Je n’ai même pas pris le temps de réfléchir que je lui ai lancé : « La ferme. » Ne prenant même pas la peine de me remémorant à combien de verre j’en étais, je l’ai bu cul sec avant de regarder ailleurs. Je lui en voulais, énormément. Je lui en voulais de me mettre mal à l’aise devant mon oncle, de me faire du mal à ce point. Je crois qu’au fond de moi, je lui en voulais de m’avoir faite tomber amoureuse de lui. Peut-être lui avais-je répondu trop sèchement mais avec l’alcool, je n’avais plus envie de jouer. Je prendrai un taxi, qu’il soit tranquille. Mon oncle revint avec le dessert. « Tu as vu Meg, je t’ai fais ton dessert préféré ! » Se réjouissait-il. Bien que je l’ai remercié dans un grand sourire, j’avais l’appétit coupé.

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MessageSujet: Re: #1148 (megara) want to love so hard   Sam 19 Jan - 23:10



(c'est qu'elle a du mordant la petite) « La ferme. » La réponse brève, l'intonation sèche, l'indifférence. J'avais dépassé les bords. Il était bien dommage que je ne m'en rende compte qu'après l'avoir blessée. Mais à priori, c'était ce que j'avais souhaité, n'est-ce pas Dorian? Faut croire. Ce qui me rendait plus fou encore était son absence de colère, de révolte sur son visage. De haine, de rancœur dans son attitude. Moi qui avait cherché la petite bête pour la faire réagir, la faire sortir hors d'elle, c'était raté. Un loupé monstrueux. Et le pire dans tout ça était que j'en paraissais le plus affecté. Un piégeur piégé, le comble de l'humiliation. « Tu as vu Meg, je t’ai fais ton dessert préféré ! » Je m'enfermai dans ma bulle, triturant du bout de la fourchette le dessert pourtant alléchant. J'adorais ça d'habitude, et pourtant l'appétit s'en était allé. Je n'avais plus que ce nœud à l'estomac, ce poids dans la gorge. J'étais comme un condamné attendant la pendaison. (ne viens pas pleurer maintenant, tu l'as cherché)

J'avais perdu toute notion de l'heure qu'il était lorsque la dernière goutte de café fut avalée. Repus, la fatigue commençant à faire effet, les dialogues se faisaient plus brefs, rares. Je me levais, avec la nette intention d'oublier cette soirée et ses désastres. Pour toujours. « Je vais aller lui appeler un taxi. » Cette annonce me coûtait, me dérangeait. J'espérais au fond de mon être qu'aucun taxi ne soit disponible ou qu'une tempête ravage le coin subitement. Aucun risque des deux côtés, il ne fallait pas se voiler la face. Dans mes rêves les plus fous peut-être? Le pas pesant, je me dirigeais vers le téléphone fixe de la maison, le saisissant. « Malheureux, tu ne vas pas la faire rentrer si tard! Laisse, elle va dormir ici et rentrera demain fraîche comme un gardon. Pas vrai? » Malgré la bienveillance qui se lisait dans le regard de mon père, j'étais persuadé qu'il ne mesurait pas la gravité de ses propos. C'était comme proposer de l'eau à un assoiffé. De la pommade à un coeur brûlé. Je reposais le combiner que j'avais saisi, lentement, comme après une sentence. Revenant vers la table, je n'osais plus croiser son regard, affronter ces yeux qui me plaisaient tant. « Si tu le veux bien viens, je vais t'aider à préparer la chambre. » Comme un murmure à peine audible, je l'invitais à me suivre à l'étage. Le regard toujours au sol, les mains moites et légèrement tremblantes. (regarde dans quel état tu te mets?) J'avais du mal, oui. Du mal à accepter le fait qu'elle dormirait dans la pièce voisine, toute proche. Du mal à accepter un tête à tête avec elle après avoir été odieux. Du mal à devoir vivre dans la certitude de ne jamais l'avoir à mes côtés. J'attendais une quelconque réponse, positive ou négative, une réponse avant tout et pour tout. Qu'elle brise la glace qui nous séparait, le froid qui me saisissait.
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MessageSujet: Re: #1148 (megara) want to love so hard   Dim 20 Jan - 11:09


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Je fixais cette part de tiramisu devant moi sans pour autant en prendre une bouchée. Je jouais avec ma fourchette dedans mais je n’arrivais pas la porter à ma bouche. Mon ventre était noué, plein de crampes. J’avais perdu l’appétit, l’envie de tout et de rien. Je n’avais même plus envie de discuter, d’être fausse. Je voulais me retrouver dans mon lit, sous les draps pour m’abandonner à mon désarroi. Je voulais écouter des chansons triste au volume à fond pour m’en péter les oreilles, noyer mon oreiller dans mes larmes. A vrai dire, j’étais à bout, à bout de tout. J’aurai voulu m’enfuir pour ne plus supporter cet amour sur mes épaules, j’aurai voulu partir loin pour ne plus avoir à le regarder. Je terminais une fois de plus mon verre et m’arrêtais à celui là même si mon oncle voulait m’en servir un autre. J’avais assez bu et je voulais encore avoir la tête froide pour rentrer chez moi. Alors que les sujets de discussion se faisaient moindres et que plusieurs silences s’imposaient à table, Dorian prit la décision de m’appeler un taxi pour mettre fin à cette soirée qui était une torture pour tout les deux. « Oui, je commence à être fatiguée. Merci. » Lançais-je avant de me lever pour aller chercher mon manteau et mon sac à main. Je remerciais mon oncle pour cette soirée en lui embrassant la joue. Mais ce dernier n’était pas du même avis. « Malheureux, tu ne vas pas la faire rentrer si tard! Laisse, elle va dormir ici et rentrera demain fraîche comme un gardon. Pas vrai? » Répliquait-il. Décidément, la chance n’était pas de mon côté en cette soirée. Je ne voulais pas blesser mon oncle qui m’offrait généreusement son hospitalité. Il avait tellement fait pour moi dans d’autres circonstances que je ne pourrais oublier. J’ai baissé la tête en essayant de me préparer mentalement au fait que j’allais dormir dans la pièce à côté de celle de mon cousin. « Si tu le veux bien viens, je vais t'aider à préparer la chambre. » M’annonçait-il avant de monter à l’étage. Je serrai mes poings, sentant de plus en plus la colère monter en moi. J’ai lancé un « Bonne nuit » à mon oncle avant de le suivre. Une fois dans la chambre, j’ai fermé la porte en m’appuyant contre. Là, je sentis la colère et l’alcool faire son effet. « Tu t’es comporté en parfait idiot. » Lui lançais-je sèchement. Je me suis avancée vers lui en le poussant peut être un peu trop méchamment. « Ca t’a plu de me lancer ces conneries à la figure durant le dîner ? » J’étais énervée, je sortais toute la haine que j’avais accumulée sans broncher durant tous le repas. « C’est toi qui a décidé de te mettre avec Lily ! Pas moi ! » Le poussais-je encore une fois. « C’est bon, je peux me débrouiller pour le lit. Va-t-en. » Terminais-je, le cœur serré avant de m’avancer vers le lit.

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MessageSujet: Re: #1148 (megara) want to love so hard   Dim 20 Jan - 17:16



Je montais les escaliers, le coeur lourd. Lourd de douleur de voir ce que l'on était devenu. Lourd de rancœur envers ce foutu lien de parenté. Qui donc avait un jour décidé que c'était mal? J'aurai deux mots à lui dire, à c'lui-ci. A peine avions nous pénétrer dans la chambre qu'elle la claque derrière nous, folle de rage. (fallait t'y attendre) « Tu t’es comporté en parfait idiot. » Je ne le savais que trop bien, et pourtant je ne laissais transparaître aucune émotion. Ni repenti, ni défiance, ni quoique que ce soit. Je me laissais accabler comme un enfant conscient de ses bêtises et attendant que l'ouragan passe pour n'en conserver que les décombres. A limite de la tranquillité, de l'habitude. « Ca t’a plu de me lancer ces conneries à la figure durant le dîner ? » Non, je ne l'ai fais que par nécessité, que pour la survie de mon coeur que tu es train de détruire un peu plus chaque jour. Tu n'imagines pas la douleur de ne pouvoir te toucher, t'embrasser, te serrer contre moi. De ne t'avoir rien qu'à moi, et ce jusqu'à la fin des temps. C'est plus douloureux encore que si l'on m'arrachait membre par membre. Ongle par ongle. Morceaux de peau par lambeaux de peau. Et à la préférence, le choix serait vite fait. Je la laissais me pousser, extérioriser sa colère. Je serrais contre moi les draps que je venais de sortir, comme s'ils étaient capables de m'apporter force et soutien. (foutaises que tout ça) « C’est toi qui a décidé de te mettre avec Lily ! Pas moi ! » Mais elle en était la cause indirecte. Cette situation faisait ressortir des parties de mon être que je n'appréciais pas. La jalousie, la possession, la morsure de la souffrance et l'abandon. Je ne voulais pas devenir cet homme là, je le refusais de toutes mes forces. Mais je demeurais un homme, avec ses faiblesses. Et si je voulais perdurer, il m'avait fallu trouver une alternative. Alternative que j'avais saisie en Lily. (tu es cruel de te servir d'elle)

« C’est bon, je peux me débrouiller pour le lit. Va-t-en. » L'inactivité venait de faire place à une bouffée de rage subite. J'en avais assez. Trop était trop. Peu m'importait le choix qu'elle avait fait, celui de me rejeter et de me laisser en pâture à la gente féminine. Peu m'importait que je venais de la blesser, de la contrarier. Et peu m'importait une entrée soudaine de mon paternel. Mon corps tout entier vibrait, et je sentais l'ébullition progressive de mon sang. Ce rejet était de trop, bien qu'il n'ait pas été le plus violent. Je jetais les draps sur le lit comme des malpropres, prêt à toute rébellion. Saisissant son bras plus violemment que je ne l'aurais souhaité, je la tirais vers moi, l'obligeant à me faire face. Et dans une coordination parfaite entre l'action et la réaction, je maintenais son visage d'une main pour laisser tout loisir à mes lèvres de venir rencontrer les siennes. Ce fut soudainement le calme. L'apaisement. Bien que ce ne soit pas là le baiser le plus doux que nous avions échangé, cette légère fougue que j'imposais me faisait trembler. Ses lèvres avaient été faites pour les miennes. Son corps, pour le mien. La moindre de ses courbes épousait les miennes, et c'était comme si je les connaissais par coeur. Comme une évidence. Je me rassasiais de ce baiser comme un assoiffé face à une oasis. Comme une question de survie. Haletant, je rompis le contact. Plantant mon regard dans le sien, tâchant de lui communiquer toute l'intensité de l'amour que j'avais pour elle. Toute la tendresse que je ressentais à son égard, et tout le bien qu'elle me procurait. Car elle était mienne. Elle était mon ancre, mon étoile. Le poids manquant pour établir mon équilibre. C'était elle, l'élue. « Je t'en prie, ne me repousse pas. » Une prière, une demande en pitié. J'avais le coeur sanglant, et le coeur au bord des lèvres. Si là n'était pas une métaphore, j'étais certain de parvenir à saigner.
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MessageSujet: Re: #1148 (megara) want to love so hard   Dim 20 Jan - 18:11


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Je laissais ma colère s’échapper. Ma rancœur pour ce qu’il s’était passé durant ce dîner, de m’avoir mis mal à l’aise devant mon oncle, de m’avoir rappelé mes erreurs, de m’avoir rappelé le fait qu’il était pris, le fait que ce n’était pas moi que mon oncle pourrait avoir en belle fille. Je lui en voulais pour tout ce qu’il s’était passé, je lui en voulais d’être tombée dans ses bras, je lui en voulais d’avoir emprisonnée mon cœur, je lui en voulais de m’avoir rendue accro, je lui en voulais de s’être immiscer dans mes pensées à chaque instant, je lui en voulais de faire arrêter mon cœur quand il est près de moi, je lui en voulais d’être de ma famille, je lui en voulais de rendre notre amour impossible, je lui en voulais de tout. Mon cœur explosait, mon corps tremblait. J’aurai aimé lui donner un gifle, hurler, pleurer, l’embrasser. J’étais désemparée. J’étais meurtrie. J’étais malheureuse. Je ne m’occupais pas du fait que mon oncle, encore dans le salon, pouvait facilement entendre mes paroles. Je voulais que Dorian sache à quel point ma haine était grande. Peut être pas envers lui particulièrement mais envers la situation dans laquelle nous étions. Deux âmes perdues qui ne demandent qu’à s’aimer mais qui est vouée à l’échec. Prends ma main. Dis moi que tout ira bien, que ce sera nous deux contre le monde, que notre amour peut traverser des montagnes. Aime moi jusqu’à m’en crever le cœur, désire moi au point de ne plus avoir de souffle. Serre-moi dans tes bras pour que je n’en sois jamais séparée. Rassure-moi, je t’en pris. J’aurais tellement aimé que ces mots sortent d’entre mes lèvres mais à la place, je l’ai rejeté.

Me retournant vers le lit, j’ai pris une grande respiration pour entreprendre de préparer l’endroit où je dormirai cette nuit. Mais Dorian n’était pas de mon avis. J’ai vu le drap s’écraser sur le lit avant qu’il ne m’attrape violement le bras. Je suis restée surprise, peut être même choquée. Je ne l’avais jamais vu encore en colère à ce point. Il m’a tiré vers lui pour enfin sceller nos lèvres. Mon souffle s’est coupé. La passion m’envahissait, mon amour m’a transporté. Nos corps l’un contre l’autre, nos lèvres qui ne voulaient plus se défaire, j’aspirai sans contrôle au bonheur d’un baiser tant attendu. Sa colère se mélangeait contre mes lèvres avec fougue. Je m’abandonnais. Plus rien n’existait. Juste nous deux. Juste lui. Mes mains se sont déposées sur ses avants bras, les serrant. Reste. Nos langues se sont rencontrées, la chaleur m’envolait. L’espace d’un instant, je me suis sentie voulant qu’il soit mien, qu’il n’aspire à personne d’autre, être l’unique, l’élue. Car il était le seul que je voulais du plus profond de mon cœur. Puis il s’est progressivement écarté. Tout deux haletant, j’ai gardé mes yeux fermés ne voulant pas revenir à la réalité. « Je t'en prie, ne me repousse pas. » Murmurait-il. J’ai ouvert lentement les yeux pour les relever vers les siens. Ils me transperçaient, lisant mon âme. Il me suppliait de ne pas rompre ce moment, de ne pas rompre nos derniers espoirs et ne pas nous détruire d’avantage. Je me suis à mon tour écartée d’un pas puis deux. Puis je me suis dirigée vers la porte, la tête baissée. Arrivée devant celle-ci, je pris conscience que j’allais surement commettre la plus grosse erreur et qu’il ne serait plus possible de faire marche arrière. Mais il le fallait, pour moi, pour nous. Il le fallait, je n’en pouvais plus. J’ai verrouillé la porte pour ne pas prendre le risque que mon oncle ne débarque dans la chambre et voir l’irréparable. Je l’ai fermé comme si je construisais une bulle autour de nous. Je me suis retournée ensuite vers lui pour le regarder, pour voir cet homme que j’aimais. Un petit moment. Juste un petit moment pour nous. Juste un instant pour se laisser aller. Juste un instant pour l’aimer. Je me suis approchée à nouveau de lui, me mordant la lèvre nerveusement. Puis j’ai laissé mon cœur parler. J’ai remonté une main sur sa nuque pour rapprocher son visage avant de sceller une fois de plus nos lèvres dans un sourire. J’espérais qu’il ne me repousserait pas comme la dernière fois. J’en avais peur. Mes lèvres saisissaient les siennes alors que mon corps se collait à lui. Je me laissais aller, je voulais plus penser aux conséquences mais uniquement à nous.

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MessageSujet: Re: #1148 (megara) want to love so hard   Dim 20 Jan - 18:57



Une implosion de sentiments divers et variés parcouraient mon bas ventre. Crainte, espoir, désir, passion, possession, détresse, révolte, impuissance. Je ne pouvais faire le tri dans ce flot de sensations qui m'embrouillait les idées. Je n'étais plus maître de rien, seul l'amour que je ressentais pour Megara dirigeait les rênes. Il était seul maître de la situation et de ce qui en découlerait. Lui seul allait décider, sceller notre destin. Et ce à jamais. Elle s'en alla vers la porte, et cette brève distance mise entre nous me donna un haut le coeur. J'avais peur. Peur de cet écart, peur qu'elle ne s'échappe, peur que je ne sombre à tout jamais sans avoir goûter une dernière fois au délice de ses lèvres. Peur que son regard ne me submerge, peur de ne jamais en ressortir indemne. Peur de ce que je ressentais. Pour la première fois j'étais effrayé parce que l'avenir nous réservait. Mais dans toute cette détresse, il était une chose dont j'étais certain: jamais plus je ne voulais être séparé d'elle. Jamais plus je ne voulais de tensions, de distances, de non-dits, d'impossible entre nous. Peu importait le prix que je devrais payer pour accéder à tout ceci, j'y étais enfin prêt. Et je savais que si je l'avais été dès le début, nos tracas auraient été différents. Pourtant également justifiés. Et tellement plus lourds à porter. Les battements frénétiques de mon coeur assourdissaient mon cerveau qui n'était plus apte au moindre effort. Les moindres parties de mon corps obéissaient par instinct: ne faire qu'un avec elle. S'imprégner de son effluve, de sa chaleur, de sa douceur. Se noyer dans ses bras, s'abandonner sous son regard. Je réalisais à cet instant précis que je n'avais jamais vécut que pour elle. Et que cette certitude perdurerait jusqu'à ce que la vie me quitte.

Je ne pouvais détourner mon regard du sien. Comme si rompre le lien allait me l'arracher à tout jamais. Sa main contre ma nuque m'électrocuta de désir, de passion et d'adoration. Idolâtre, passionné, admiratif, adorateur, amoureux, possédé, bref. J'étais fou d'elle, tellement fou d'amour que ma raison s'en était évanouie. Je rencontrais ses lèvres une nouvelle fois, laissant la chaleur de notre histoire m'envahir. Jamais, de mémoire, nous n'avions été aussi seuls au monde, mis de côté, respectés dans notre amour. Je la voulais, ici, maintenant, ailleurs, nul part, à tout jamais. Je souhaitais que rien ni personne ne brise ce halo d'une blancheur immaculée. Aussi pure que les sentiments que j'avais à son égard. Sang égal ou non, je ne l'en aimais que davantage. Je la fis basculer sur le lit défait, n'ayant de cesse d'apaiser les blessures d'antan de mon corps grâce aux vertus du sien. Mes lèvres s'abreuvèrent de la peau douce qui s'offrait à elles, parcourant son corps de baisers enfiévrés. Je visitais, découvrais, aimais, adulais, parcourais, redécouvrais ce corps familier et terriblement étranger à la fois. Je n'étais plus conscient de quoique ce soit autour de moi, autour de nous. J'en voulais plus, toujours plus, tellement plus, à jamais plus. Mais malgré la folie qui me ravageait, je gardais une faible lueur de conscience. Haletant, la respiration saccadée, je brisais une fois de plus le contact. Je me perdais en contemplation face à ce visage aimé. Il n'y avait qu'elle. Il n'y avait que moi. Il n'y avait que nous. Nous, seuls face au reste du monde. Je me retrouvais comme un débutant, étant mal à l'aise de cette gêne qui me saisissait. (c'est pas le moment de flancher) « Je... Tu en es sûre? Je veux dire, c'est bien ce que tu veux? » L'enjeu était d'une puissance telle que jamais le doute ne disparaitrait entièrement. Son avis, son désir seuls comptaient, malgré mes envies de l'aimer. Dans l'attente d'une réponse, quelle qu'elle soit, je me perdais à nouveau en baisers, l'effleurant, son visage, son cou, l'échancrure de sa poitrine. J'en étais fou. Fou d'amour pour ce petit bout de femme. Fou de tout, fou d'amour.
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MessageSujet: Re: #1148 (megara) want to love so hard   Dim 20 Jan - 20:39


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Ca faisait du bien, je me sentais moi-même, libre. J’avais l’impression de laisser tomber le masque que je portais depuis toutes ses années, de pouvoir m’ouvrir sans avoir peur des répercutions ensuite. Je me sentais juste bien et c’était avec lui. Bien que je faisais attention depuis le début à ne pas m’abandonner, ne pas me franchir les frontières, ne pas laisser mon cœur s’exprimer comme il le voulait, je me suis ouverte entièrement. J’ai laissé mon cœur, mon désir, mon envie et mon amour s’exprimer. J’en avais besoin. J’avais besoin de sortir tout ça. J’avais besoin de le toucher, de l’embrasser, de le sentir proche de moi comme nous ne l’avions encore jamais été. C’était comme si ma vie en dépendait. Depuis toujours, elle est entre ses mains. Depuis toujours, je suis à lui. Je ne voulais pas penser à la suite, je voulais juste vivre l’instant présent. Plus rien n’avait d’importance, tant qu’il était là avec moi. Je voulais rester dans notre bulle, dans notre monde. La terre pouvait bien s’écrouler à cet instant précis, je n’en avais que faire. Il avait juste lui et moi. Il m’a allongé sur le lit et mon cœur s’est mis à battre plus fort. Attrapant sa chemise, je l’ai tiré vers moi pour avoir de nouveau le goût de ses lèvres. Je n’imaginais pas un seul instant m’en séparer. Ma langue les goutait alors que ma main vint découvrir sa peau brulante, passant sous son haut. Je le serrais contre mon corps pour qu’il ne parte plus jamais. Je le désirais, pour toujours. Ses lèvres ont déviés sur mon cou, descendant progressivement. Mes yeux clos, je sentais mon cœur tapait contre ma poitrine. Pouvait-il l’entendre ? Je n’ai jamais compris comment une seule personne peut vous rendre totalement folle. Ma main parcourait son dos alors que l’autre se logeait dans ses cheveux. « Je... Tu en es sûre? Je veux dire, c'est bien ce que tu veux? » Murmurait-il avant que ses lèvres reprennent son chemin. J’en frissonnais, je découvrais des sensations que je n’avais jamais eu et que lui seul pouvait me procurer. A ce moment là, je ne regrettais pas. Parce que nous étions complices, parce qu’on se découvrait, parce qu’on le voulait, parce qu’on l’attendait.

En guise de réponse, je l’ai fais basculé pour venir me positionner sur lui avant de reprendre notre baiser. J’aurai voulu que ça dure éternellement, qu’il me garde contre lui à tout jamais. Un doux sourire se dessinait sur mes lèvres posées contre les siennes. Je voulais qu’il sache ce que je ressentais. Mes baisers ont déviés sur son cou où je m’y attardais intensément. Je regrettais le temps qui s’était déroulé sans ce contact, le temps que j’avais mis pour m’abandonner à ces bras. Mais qu’adviendrait-il ensuite de nous ? Que se passerait-il une fois que nous aurions franchir la porte de cette chambre ? Mon corps se mit à trembler légèrement, mon souffle était court. J’ai stoppé mes baisers mais je n’ai pas quitté ma tête de son cou pour autant. « J’ai peur, Dorian… » Murmurais-je. J’avais tellement peur de ce qu’il pouvait nous arriver ensuite, de mal faire si nous continuions, de tout gâcher une fois de plus et je ne voulais plus lui cacher cela. J’aimerai qu’il me rassure, que dans ces bras je ne craindrais plus rien. J’ai déposé un doux baiser sur son épaule avant de relever la tête pour le regarder. Ce doux visage, je ne m’en laisserai jamais, qu’il reste ancré dans mon être qu’importe notre destin.

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MessageSujet: Re: #1148 (megara) want to love so hard   Mer 23 Jan - 17:59



J'avais l'impression de rêver, j'étais dans une autre dimension. Un autre monde, un parallèle, un synonyme du paradis absolu. Les étoiles inondaient mon regard et l'espace alentour. J'étais dans un univers enchanté. Je rêvais, je n'en croyais pas un seul mot, une seule caresse, une seule chaleur. Pincez-moi, je vous en supplie. Il fallait que je me réveille. Mais Meg ne fit que m'apaiser un peu plus dans mes illusions en se mettant à califourchon sur moi. J'étais désireux de la toucher, de me rassasier de sa peau tout en ayant peur que le contact ne m'électrocute tant il était pur. Je m'abandonnais sous la torture de ses lèvres, aux frissons et aux sentiments nouveaux qui me parcouraient de la tête au pied. J'aurai voulu que cet instant ne cesse jamais, et que nous soyons unis ainsi jusqu'à la fin des temps. (si un dieu existe, c'est le moment de se faire entendre?)

« J’ai peur, Dorian… » Sa détresse me fit l'effet qu'un coup de poing en plein estomac. J'enroulais sa taille de mon bras, caressant ses cheveux de l'autre. J'essayais de l'apaiser, de la rassurer, de lui transmettre tout cet amour que je ressentais pour elle. Cette passion, cette folie. J'aurai aimé trouver les mots pour lui redonner le sourire, lui dire que tout irait bien. Que jamais plus nous n'aurions à nous battre contre la morale et le monde entier. Que cet avenir était notre, que jamais je ne quitterais la douceur de ses bras. J'aurai aimé. Mais la réalité était différente. Je n'avais pas ces mots, je ne pouvais les prononcer. Je ne pouvais lui promettre monts et merveilles mensongers. Pas elle. « Moi aussi, j'ai peur. Mais je t'aime plus encore. » Je lui avais relevé la tête, pour pouvoir me plonger dans l'infini de son regard. C'était la première fois. J'avais l'estomac noué, j'étais anxieux. Je n'avais pas réagi sur l'instant, mais ça m'avait fait l'effet d'une douche froide. Je t'aime. Avais-je réellement osé dire ça? (sur ce coup là j'suis fier de toi) Une main contre sa joue, je reprenais possession de ses lèvres. Je reprenais le dessus sur elle, m'oubliant une nouvelle fois dans les abysses de notre amour. Je la voulais, là, maintenant, immédiatement, sur le champs. Je voulais pour la première fois et à jamais sceller ce lien qui nous unissait. Ce lien unique, brûlant et destructeur. Je redevenais maître de la situation, maître de ce corps que j'affectionnais tout particulièrement. Et dans un baiser ultime la scellant à jamais à mon coeur, à mon âme et ma vie, je l'entraînais avec moi dans notre première danse endiablée. Danse où nos corps battaient le rythme, à l'unisson. Danse où je ne faisais plus qu'un avec elle, où chaque courbe de son corps épousait les miennes. La respiration saccadée, je goutais à ce fruit que l'on nous avait dès le début défendu. A cette pomme empoisonnée de passion et de luxure, à son jus sucré et son arôme enivrant. Je me noyais dans cette explosion de sensations, sentiments et ressentis. J'aurai aimé que le temps s'arrête, que l'on puisse vivre et mourir dans les bras de l'un et de l'autre. Subitement, une implosion de lumières et de chaleur emplirent mon espace vital, me laissant dans un état second. Pétrifié, tremblant, la respiration saccadée, je laissais les battements de mon coeur s'unir à ceux de Meg. La tête posée contre sa poitrine, je les écoutais. Je l'écoutais. Je l'écoutais vivre, respirer. Je l'écoutais être mienne, à cet instant précis et désormais à jamais. Elle et moi, envers et contre tout. Entrelaçant mes doigts aux siens, je collais mon visage contre le sien. « Pour toujours et à jamais. »
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MessageSujet: Re: #1148 (megara) want to love so hard   Mar 29 Jan - 17:08


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Une petite fille à la longue chevelure brune coiffée en tresse était assise dans l’herbe d’un jardin fleuris. Milieu de l’après-midi, le ciel était clair et un doux vent s’engouffrait dans quelques mèches qui s’échappaient de son élastique. De son visage de poupée en porcelaine, ses joues étaient noyées sous des larmes. Elle tenait son genou éraflé contre sa poitrine non formée. Elle devait être âgée d’à peine six ans. Un garçon d’à peu près son âge se penchait pour apercevoir ce qui rendait ce beau visage aussi douloureux. « Je suis tombée en sautant du banc… » Bafouillait-elle. Il approchait alors ses lèvres de son genou pour lui donner un baiser magique. « Avec ce baiser, tu seras guéris ! » S’exclamait-il. Un grand sourire rassurant trônait sur ses lèvres alors que son regard restait ancré dans celui de la petite fille. Cette dernière s’est jetée dans ses bras en calmant peu à peu son chagrin. La douleur superficielle s’était estompée. « Tu m’as sauvé, tu es mon prince ! » Ajoutait la petite brune. Depuis toutes ses années, cela n’avait pas changé. Déjà enfant, je le considérais comme mon prince. Aujourd’hui, Dorian était devenu mon prince charmant.

Une princesse qui chevauche pour d’autres horizons accrochée à son âme sœur. A ce moment précis, je m’envolais vers les cieux dans les bras de mon grand amour. Nous avons grandi et nous nous sommes prêtés à d’autres jeux, à d’autres sentiments. L’innocence de nos premières rencontres a disparu. « Moi aussi, j'ai peur. Mais je t'aime plus encore. » Murmurait-il. Alors que nos regards se sont mêlés, mon cœur s’est gelé. Trois mots, sept lettres, qui peuvent changer votre vision du monde, qui peut vous changer en un instant. Il me les avait dis. C’était la première fois que je pouvais les entendre de ses lèvres. C’était la première fois qu’il se risquait à me l’avouer. Mes peurs se sont dissipées et j’ai à nouveau scellé mes lèvres aux siennes comme le fut nos êtres, nos âmes. A ce moment précis, j’étais à lui. Je m’abandonnais à ses caresses, je le laissais prendre possession de mon corps et de mon cœur. Notre première fois. Ce lit, ces circonstances, mon oncle en bas, plus rien n’avait d’importance. Je m’étais mon âme à nue, mon corps à sa disposition, mon cœur dans ses mains. Je voulais être sienne pour toujours, que plus rien ne vienne se mettre en travers de notre amour. Nous étions seuls dans cette chambre, dans notre monde. Nos corps brulant, nos cœurs battant, nos mouvements rassurés, l’avoir contre moi, je me sentais vivante. Désormais, il me connait par cœur. Le bonheur, je pouvais désormais le toucher du bout de mes doigts, le parcourir sans hésitation. Comme un nouveau né qui pousse son premier cri, j’aspirai à cet amour qui nous consumait dans une dernière valse. Je tremblais, j’haletais, je ne me cachais plus. Mon cœur était prêt à traverser ma poitrine pour rejoindre le sien, battant tout deux à l’unisson. Sa tête vint se poser sur ma poitrine, ma main rejoint ses cheveux. Je les caressais lentement, les yeux clos. Ne pars jamais. Nos mains se sont jointes, se sont frôlées pour finir par s’entrelacer comme nos êtres l’ont fait. Son visage est remonté pour pouvoir se coller au mien. « Pour toujours et à jamais. » Ajoutait-il de sa voix rassurante. Pour toujours et à jamais, nous sommes unis. Je lui appartiens, je ne peux plus le nier. Il s’est rallongé à mes côtés et j’ai remonté le drap pour cacher ma poitrine dénudée. J’ai tourné la tête vers lui pour admirer son visage, m’imprégner de chacun de ses traits, qu’ils ne me quittent jamais. Ma main vint se déposer sur sa joue dans une tendresse absolue tout en ayant peur de blesser cet être qui était mon cristal. « Je t’aime… » Ais-je murmuré. Je ne voulais pas les prononcer dans l’euphorie de notre action. Je voulais qu’ils soient réfléchis, sincères, de mon cœur, de mon bon vouloir, de mon âme. A mon tour d’avouer ce mal qui me rongeait. Je l’aimais depuis toujours. Je l’ai aimé lorsque j’étais cette petite fille tombée du banc et je l’aime encore en étant cette femme qui vient de lui donner son corps.

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MessageSujet: Re: #1148 (megara) want to love so hard   Dim 17 Fév - 13:38

« C'est quoi pour toi, être amoureux? » Je cessais de regarder le ciel d'une pureté sans égale pour poser mes yeux sur elle. Elle paraissait pensive, sceptique. Et sa question me plongea dans le même état d'esprit. Je n'y avais jamais pensé, à ce que pouvait être l'amour. Du haut de mon adolescence avancée, je n'avais guère eu le loisir de me confronter à cet emblème de la vie. Ce passage obligé, paraîtrait-il. « Mon père dit que c'est la pire des punitions. Après sa propre femme. » J'eus un petit rire où se mélangeaient mélancolie et amusement. Mon père avait eu toujours le mot ironique pour caractériser chaque chose, c'était sa façon à lui de m'expliquer les choses. La vie. Et tous ses composants. Certes j'étais perdu, parfois, souvent, si ce n'était tout le temps. Je ne comprenais pas ses allusions, ses sous-entendus. Et il n'avait de cesse de me répéter, un jour tu comprendras. Je ne demandais que ça, et pourtant cet instant n'était pas encore arrivé. « Mais je pense que c'est avant tout une affaire de feeling. Ou que c'est écrit. Quelque chose du genre. Ca ne se décide pas, bien que je ne sache pas ce qui nous prédestine à passer notre vie avec telle personne plutôt qu'une autre. Les hormones? » Je haussais les épaules, peu convaincu par mon interrogation. Je ne savais pas comment ça marchait, mais ce que j'avais pu voir de mes parents m'en laissait un désir non camouflé. Comme une soif à étancher, un besoin à assouvir. J'avais envie de connaître ces choses là, et surtout la personne qui me ferait voir ces merveilles. Qui aurait pu croire qu'elle se tenait innocemment à mes côtés?

Je m'abreuvais de cette paix émanant de sa personne. De cet effet apaisant dont elle avait tout pouvoir. De cette passion dont son regard me subjuguait. J'accédais enfin à cette plénitude, cette sensation d'être comblé et que rien ni personne ne pourrait s'attaquer à mon bonheur. Notre bonheur. Nous étions intouchables, protégés par ce halo de puissance passionnée. « Je t'aime... » Rectification: là, à cet instant précis, je touchais à pleine main le bonheur. Je soutenais un laps de temps son regard avant de déposer un baiser sur son front. Lla serrant un peu plus fort contre moi. Humain et tellement faible, je ne trouvais les mots pour exprimer ce que mon coeur me chantait. Ce que mon âme susurrait. J'aurai voulu que cet instant dure à jamais, sans entrave ni embûche. Mais bien que j'aurai aimé préserver notre complicité, intimité, je ne pouvais nier qu'un obstacle se faufilait à l'horizon. Arizonna. Cette jeune femme qui était officiellement ma petite amie, et que je venais de trahir de la manière la plus odieuse. Et le pire dans toute cette histoire était que je ne regrettais rien. Bien, bien loin de là. Mes seuls regrets résidaient en notre relation qui risquait d'être détruite, brisée à jamais. Et jamais, ô grand jamais je n'aurai voulu lui faire du mal. Jamais. Et pourtant. (c'est chose faite, soit fier de toi.) J'eus un soupir lorsque je pris conscience que le monde s'écroulait une nouvelle fois sur mes épaules. Il n'y aura donc jamais de fin? « Je ne sais plus vraiment quoi faire à ce stade... » Je fixais le plafond de la chambre sans réellement le voir ni en avoir conscience. Je me devais d'être sincère et honnête mais en même temps... Je n'avais pas le coeur de lui détruire le sien. Je savais que de son côté, ses sentiments n'étaient pas surjoués, inventés comme l'étaient les miens. Et même si je n'avais pas d'amour pour elle, au moins avais-je de la tendresse, de l'affection. Beaucoup. « Je n'aurais jamais du infliger ça à Arizonna. »

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MessageSujet: Re: #1148 (megara) want to love so hard   Dim 24 Fév - 13:27


✝ So just give it one more try to a lullaby and turn this up on the radio.

Je me suis risquée à lui avouer. Pour la première fois, je n’ai pas eu peur de lui dire mon amour. Ces mots, mon cœur les avait temps hurlés sans que mes lèvres ne veuillent les souffler. Ce soir, je lui avais murmuré sans regret. Il m’offrit un tendre baiser alors que je me suis réfugiée dans ses bras. Ma tête dans le creux de son cou, j’aspirai à cette chaleur humaine que je rêvais depuis notre tout premier baiser. Car oui, je l’aimais. Je l’aimais depuis toutes ses années. C’est cet homme qui hantait mes pensées et avec qui, j’espérais secrètement passer la fin de mes jours. Nous étions maintenant dans notre bulle d’amour où je nous croyais intouchable, invincible. Je me sentais forte, aimée, heureuse. Je ne pensais pas que le bonheur à l’état pur pouvait exister et pourtant, c’est dans ses bras et ses baisers que je l’ai trouvé. Ne me lâche jamais. Les bouts de mes doigts se baladaient sur son torse, un tendre sourire sur mes lèvres. Alors, voilà ce que c’est l’amour. Il parait qu’on comprend vraiment ce qu’est l’amour qu’une fois qu’on l’a trouvé. C’est comme si mon cœur tremblait sous la sensation de ses bras autour de moi. Puis il s’est détaché de moi lentement, j’eu l’impression de part ce geste qu’il écartait nos sentiments par la même occasion. « Je ne sais plus vraiment quoi faire à ce stade... » Ajoutait-il. C’est simple, tu m’emmènes loin. On part ensemble comme un prince et sa princesse. On s’en va vivre notre vie, loin de tout. Juste toi et moi. « Je n'aurais jamais du infliger ça à Arizonna. » Terminait-il. C’est à ce moment précis que j’ai senti notre bulle s’éclater, que les quelques minutes d’amour que nous avions eu c’était évaporer dans le temps comme si cela n’était qu’un lointain souvenir. L’entente de son prénom me pinçait le cœur. Alors que nous venons tout juste de nous unir, il pensait à elle et non pas à nous. Dans un soupire, je me suis relevée pour m’assoir sur le lit, tenant le drap contre ma poitrine. « Tu as le don pour tout casser, Dorian… » Murmurais-je. Je passais ma main sur mes yeux avant de regarder le sol. « J’ai pas envie que tu restes avec elle… » Ajoutais-je simplement dans un souffle. Non, je n’en avais pas envie. Je voulais qu’il soit à moi, que je ne le partage pas avec une autre, que ce soit moi qu’il présente à son père, que ce soit ma main qu’il tienne dans la rue. Je me suis retournée vers lui pour le regarder dans les yeux. « Peut être que je devrai partir… Et faire comme si rien ne s’était passé… » Terminais-je avant de baisser les yeux. Je ne savais pas quoi faire, ni quoi dire. Tout se mélangeait dans ma tête et me donnait un mal de crâne pas possible.

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We both could see crystal clear. That the inevitable end was near. Made our choice. Do battle is the only way we feel.
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#1148 (megara) want to love so hard

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